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lundi 14 octobre 2013

Hors le FN, point de salut pour François Hollande !

Quel dimanche soir, les amis: Grosse poilade avec le spectacle que nous ont offert les socialistes à Marseille et un FN victorieux à Brignoles, victoire nous ayant permis d'entendre Ayrault et les socialistes se ridiculiser. Pas mal, non ?


A Marseille, des 6 candidats  concourant à cette primaire dite-ouverte, deux étaient de purs produits du système Guérini. C'est l'un des deux, Samia Ghali, qui emporte la première manche; l'autre, ministresse, inconnue du grand public mais soutenue par tout le gouvernement dans cette entreprise, est éliminée, pulvérisée façon puzzle dès le premier tour. A Marseille, les chiens ne font pas des chattes ! Vérolée un jour, vérolée toujours ? La ministresse Carlotti, ancienne porte-parole de Guérini, dépitée par ses résultats, en appelle à tous les saints de la Socialie et accuse sa rivale de tous les maux pour que l'on rejoue la partie. Un coup de fil de  céleste de hollande l'amadouera vite fait bien fait, elle ferme son clapet et appelle à voter pour le clone, à gauche, de Gaudin, Patrick Mennucci. La Carlotti n'est pas démissionnée mais les Marseillais l'auront tout de même sanctionnée, faute de pouvoir pour le moment faire de même avec le gouvernement. Pour ça, on attendra les municipales. Alors que donnera, semaine prochaine le deuxième tour ? Mennucci ou Ghali, Ghali ou Mennucci ? Si j'étais gauchiste et Marseillais, Dieu me préserve de l'un comme de l'autre, je voterai pour Menucci, le seul à n'avoir pas dans son CV la mention "élevé en politique par Guérini", histoire de redorer localement le blason socialiste. Sauf qu'avec les Marseillais, rien n'est jamais acquis d'avance, probité inclue. Il me semble que Marseille et magouilles ont toujours été synonymes.


A Brignoles, petit canton du Var dont tout le monde ou presque ignorait l'existence, c'est le candidat du FN qui l'emporte haut la main devant le candidat de l'UMP et après avoir balayé celui de gauche au premier tour. Et encore une élection partielle de perdue pour le PS. Avait-on déjà vu un tel déferlement médiatique pour une petite élection locale ? Non, sans doute jamais. C'est bien la preuve que cette élection - toute locale fut-elle - avait une portée nationale. Malgré les appels répétés de nos z'élites socialistes, et dans une nettement moindre mesure de ceux de l'opposition, à faire jouer le Front républicain, malgré les jolis petits pin's d'Harlem, Le FN gagne. Et là, on voit nos grands benêts socialistes, Ayrault en tête, imputer cet "échec de la démocratie" aux dirigeants de l'UMP ! Et j'entends quelques personnalités de gauche, Delphine Batho, David Assouline ou bien encore Christophe Borgel déclarer, sans rire, que le FN n'estt pas un parti républicain ! Pas républicain, le FN ? Mais qu'attendent-ils alors pour demander son interdiction? Echec de la démocratie ? Mais qu'attendent-ils alors pour demander l'internement en camp de rééducation de tous ceux qui, élections après élections, grossissent les rangs du FN ? 

Et bien, ils n'attendent rien du tout. Ils se régalent, sous cape, des victoires du FN. Ils ne demandent que cela, les socialistes. Que le FN grimpe, encore et encore, point trop, mais juste ce qu'il faut pour espérer, le soir venu du premier tour de 2017, que hollande se retrouve face à la Marine au second tour. Voilà, la vérité ! Elle est toute crue mais elle est est éblouissante. Toutes les offuscations des z'élites socialistes ne sont qu'hypocrisie et calcul électoral: L'espoir d'un 21 avril 2017. Et voyez-vous cela me fait de la peine pour les militants de base, pour quelques blogueurs de gauche et autres partisans de la rose, ceux-là ont des convictions, combattent le FN sur les idées sans même se rendre compte que pour hollande et la Socialie, contempteurs bidons ou surfaits du parti de Marine Le Pen, et tels qu'ils sont partis, hors le FN, point de salut !

Aux municipales, aux européennes, en 2017, ils nous referont le coup du Front Républicain: Tout sauf la peste brune ! Sauf que, nous l'avons vu à Brignoles, le Front Républicain n'est plus ce qu'il était.

Folie passagère 1942.
D'accord, pas d''accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 7 octobre 2013

Brignoles: Le FN en tête, ça fait chaud au cœur !


Rhoooo, le FN largement en tête à Brignoles au soir du premier tour des cantonales avec près de 50% des voix si on additionne les suffrages qui se sont portés sur le candidat officiel du FN ainsi que sur le candidat dissident. La gauche balayée, zou !, et l'UMP qui s'en tire avec un petit 20%.

Voilà une nouvelle qui fait chaud au cœur. Non pas que je sois fan du FN, loin s'en faut, mais parce que encore une fois ces résultats nous démontrent toute l'impéritie des partis dit classiques. Plus ils sont nuls, plus le FN monte. Plus ils diabolisent le FN, plus celui-ci grimpe dans les sondages. La Marine, troisième ex-æquo au dernier baromètre du Figaro avec Fillon, Juppé et Lagarde; tout juste précédée par... Sarkozy et Valls ! Ça en jette tout de même ! Première personnalité de gauche: Martine Aubry; on se marre !

Alors certes, l'abstention a joué à plein en faveur du FN à Brignoles et alors ? Les gens ne vont pas voter soit parce que ce qu'on leur propose ne les intéresse pas, soit parce qu'il fait soleil ce jour-là ! Point. Le PS n'a pas su motiver ses troupes et l'UMP a fait service minimum engrangeant sans doute bon nombre de voix de ceux qui n'ont pas encore osé sauter le pas en votant FN. Les électeurs qui se sont déplacés ont "boudé et défié" l'establishment. Et c'est bien fait pour celui-ci. 

Depuis 30 ans, droite et gauche classiques ont fait le jeu du FN. La gauche, à l'initiative de Mitterrand, en s'en servant de rempart contre la droite classique; la droite en le snobant et en n'osant pas aborder, pour cause de politiquement correct, à bras le corps les thématiques qui ont fait le succès du FN: l'immigration, l'envahissement et  l'ensauvagement  du pays, le déphasage entre les z'élites parisiennes et le peuple, le chômage, la mondialisation... Les rares, à droite à s'y être attaqué furent crucifiés par une partie de leur camp, la gauche et la bien pensance progressiste. Le seul à gauche à s'y essayer, Manuel Valls, est honni par ses "amis" d'hier... 

Alors, j'entends déjà les commentateurs patentés s'offusquer (je note que pour l'instant les blogueurs de gouvernement sont peu diserts sur cette victoire du FN), crier que péril est en la demeure, que la démagogie frontiste est dangereuse, que son programme économique est nul et blablabla... Oui, sans doute mais comme d'habitude, pas un couillon pour se remettre en cause, pas un de ces grands benêts médiatico-politiques pour oser appeler un chat, un chat: le FN séduit, trouvons le moyen de séduire intelligemment ceux qui se laissent embringuer dans cette dangereuse dérive frontiste.

Et  bien savez-vous ce qui va se passer ? Ca va continuer: Bouh, méchant FN, bouh, danger pour la démocratie, beurk, raciste FN etc... Et le FN continuera inexorablement de monter: Ras de marée sans précédent aux municipales, déferlante aux européennes. Pourquoi ? Parce que étonnamment les Français ont un peu plus de mémoire que celle qu'on leur prête: Vous, PS, PC, EELV et UMP les avez-pris pour des quiches depuis des lustres, ils vous rendent la monnaie de votre désintéressement total pour ce qui les énerve et/ou les préoccupe. Vos recettes parisiennes sont foireuses et hors d'âge quand elles ne sont pas hors-sol.

Aujourd'hui, à l'aune des ces résultats - que l'on me permette de paraphraser Jean-Luc Mélenchon -  la question n'est pas de mobiliser face au Front national, c'est mobiliser pour que quelque chose change dans ce pays, parce que la vie est insupportable. Pour l'instant, l'impression est que c'est du côté du Front national que se trouverait l'énergie, et pas ailleurs. (...) Vous PS, UMP, EELV, PC, FDG et consorts, par votre confusion, votre irrésolution, vous donnez l'impression de ne pas savoir où vous allez.

Si seulement il ne s'agissait que d'une impression...

Folie passagère 1932.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.