Passionné par l'actu, les infos et le bruit du monde, un truc me surprend depuis quelques temps: Rien ne filtre sur les grands médias à propos de Pégida. Rien. Je tape Pegida dans Google et ne vois que quelques articles de Libé, du Figaro, de Boursorama, des Inrocks, du Huff mais rien du Monde, rien sur TF1, France2, Itélé, BFM. Etonnant, non ?
Voilà que depuis 4 mois, chaque lundi en Allemagne des manifestations rassemblent des milliers de gens contre l'Islamisation et quasiment rien sur nos ondes. Il aura fallu une gueulante de fin d'année d'Angela pour que l'on commence à chuchoter: il se passe quelque chose en Allemagne.
En octobre dernier, à Dresde, ils ne sont que 500 à défiler pour protester contre l'islamisation du pays mais de semaine en semaine, chaque lundi, ils sont de plus en plus nombreux à dire " Non ". A la dernière manifestation, celle de lundi dernier, ils sont plus de 20 000 à réclamer la tolérance zéro contre les groupes religieux radicaux et les immigrés délinquants, la prévention contre «l'islamisation de l'Occident», le désir de «préservation et de protection de l'identité allemande», la fin de la «subversion religieuse radicale de la culture judéo-chrétien de l'Ouest» et une limitation du droit d'asile. Rien que ça ! Tous les lundis, ils y sont et le mouvement s'implante peu à peu dans toute l'Allemagne. Il ne s'agit plus d'un épiphénomène localisé à l'ex-RDA mais bien d'un réveil populaire, celui d'une Allemagne qui commence à en avoir ras le bol des immigrés, du multiculturalisme, de l'islamisation rampante du pays et de dirigeants qui, faute d'avoir su stimuler la natalité de ses citoyens, n'a rien trouvé d'autre que de faire appel massivement à l'immigration pour faire tourner l'économie.
Ce qui surprend c'est que l'Allemagne se porte plutôt bien économiquement et que le chômage y est relativement faible. Les allemands voient donc dans cette immigration galopante et l'islamisation de sérieuses menaces pour leur identité. Crise identitaire, le mot est lâché car il semble bien qu'il s'agisse de cela bien plus que d'un simple courant d'extrême droite et/ou xénophobe quoiqu'en dise les quelques journalistes français qui en parlent et qui ne voient dans ce mouvement qu'une copie de notre Front national hexagonal (Huffington Post) ou une preuve d'intolérance (Libération) voire d'un "néo-fascisme version sympa" (sic).
Le problème est pourtant tout simple et tient en quelques chiffres: Les étrangers constituent 9% de la population allemande, 12% dans certains lands, 13% a Berlin. En 2008, l'Allemagne accueillait 8 000 demandeurs d'asile, ils étaient 127 000 en 2013 et seront plus de 200 000 en 2014.
Le mouvement Pégida se revendique patriote et a pour logo un bonhomme qui jette une croix gammée, un drapeau communiste, un logo de l'Action Antifasciste et un drapeau de l'EI dans une poubelle.
Alors d'aucuns diront que nous assistons à un réveil des HLPSDNH, possible; je dirais plus simplement que les allemands de Pegida ont juste une bonne longueur d'avance sur nous: Vient un moment où la perte d'identité, le multiculturalisme, la négation des origines chrétiennes de l'Europe, l'islamisation rampante, la confrontation forcée de religions que tout oppose et le clientélisme électoral pro-musulman de certaines élites échauffent sérieusement les esprits. On peut le comprendre, être d'accord, ou pas, le refuser, c'est ainsi.
Pegida fera-t-il tache d'huile ? Le mouvement, après s'être étendu à toute l'Allemagne, traversera-t-il les frontières ? Un Pegida made in France ? Mezavi que oui si les partis politiques traditionnels français ne réagissent pas rapidement en cessant de considérer l'immigration comme une chance. Le discours habituel et éculé de défense des valeurs républicaines cher à nos gauchistes ne suffit plus, il a fait long feu depuis longtemps et si le score du FN aux dernières élections n' a pas suffi pour que nos dirigeants s'en rendent compte, qu'ils jettent un œil sur Pégida au lieu de se voiler la face et de courir après un électorat musulman qui un jour ou l'autre leur bottera les fesses.
Les " Pegida " scandent lors de leurs manifs: " Wir sind das Volk ". Le Front National, lors de ses défilés (ou en fond de scène, en plein Paris, pour fêter Jeanne d'Arc) affiche la couleur: " Le peuple d'abord ". C'est un peu kif-kif, non ?
Folie passagère 2594.
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