Nous avons de merveilleux députés. L'un d'entre-eux, une dame de EELV, cause dans le micro et l'un de ses collègues se paye sa fiole en caquetant. Le vilain ! Et aussitôt le voilà jeté à la vindicte populaire: sale macho, sexiste, idiot, j'en passe et des meilleures. Philippe Le Ray est un monstre, il a caqueté. Chouette, il est en plus de l'UMP. Timbale et jackpot, c'est tout bénef pour l'opposition, pour la cause des femmes, pour la parité, pour la liberté d'expression et tout et tout. Les chaînes de télévision s'emparent de l'affaire. 4 minutes sur le sujet au JT de France 2. La vidéo - décevante, on n'entend même pas le caquètement - de l'incident repasse en boucle sur BFM et sur Itélé. Libération en fait une pleine page, Le Monde aussi. L'affaire est donc grave.
Un député (de droite) s'est moqué d'une député (de gauche). Ces hommes sont ignobles, ce monde machiste est ignoble, la droite est monstrueuse... Vous l'aurez compris, l'occasion était trop belle pour que l'on ne sombre pas dans toutes les digressions aussi exagérées que stupides. Et pourtant...
Il faut avoir assisté à une séance de l'Assemblée, ce que j'ai fait, pour savoir que si il y a bien un endroit en France qui ressemble à un poulailler en folie, c'est bien l’hémicycle, particulièrement lors des fameuses séances de questions au gouvernement. Allez-y donc, vous verrez que les retransmissions télévisées estompent totalement le bordel ambiant. Ça jacasse et caquête dans tous les coins, on s'y promène, on téléphone, on joue sur les tablettes, on lit les journaux, on s'interpelle, on y drague (Jérôme Guedj, si tu me lis...), on se moque, on y dort et on y pond bien souvent des lois inutiles. Et là, croyez moi, il n'y a pas un camp pour racheter l'autre. De gauche ou de droite, les gamins sont en récré à l'assemblée; c'est la pagaille dans le poulailler.
Alors voyez-vous, l'incident en question, qualifié par les médias et les politiques (de gauche) d'incident sexiste (sic) c'est du pipi de chat, monté en épingle, un UMP s'est moqué d'une EELV. C'est tout. demain, ce sera un(e) PS qui ironisera sur la robe ou le costume d'un(e) UMP ou que sais-je encore.
Ceci dit, le député en question a commis une sacrée bévue. Un, il manque de respect envers une de ses collègues. Deux, il se comporte comme un gamin. Trois, il donne une sale image de la classe politique, comme si besoin était d'en rajouter. Quatre, il donne une mauvaise image de lui-même et de la fonction. Cinq, il se ridiculise. Six, il déçoit certainement une partie de ses électeurs. Sept, il nuit à l'image de son camp politique. Huit, il n'a pas été élu pour faire le pitre même si tous le font à un moment ou un autre, le tout étant de ne pas se faire prendre par les caméras. Nous le voyons donc que le simple fait d'imiter bêtement une poule peut avoir de fâcheuses conséquences. On imagine même que le gars soit sanctionné avec sévérité. Il en va de l'honneur de cette digne assemblée, de celui de femmes, de la morale, de la politique et tant qu'a faire, des électeurs, du Vivre-ensemble et de la parité !
Et bien oui, il a été puni. Le collège des présidents de groupe, à l'unanimité, a décidé de sévir. Et croyez-moi, la sanction est terrible au regard de la faute commise et de l'ampleur qu'a pris cette affaire, pas encore d'Etat, mais sait-on jamais, toute diversion est bonne à prendre... Sanctionné lourdement, disais-je, jugez-en vous-mêmes: le caqueteur se voit infliger un rappel à l'ordre avec inscription de celui-ci au procès verbal de séance. Pire, Philippe Le Ray se verra amputé (aïe !) du... quart de son indemnité parlementaire pendant... un mois ! Soit en gros, 1 500 euros "d'amende". Le quart de son indemnité parlementaire et non pas le quart de l'ensemble de ses revenus de député. Le pauvre, je suis sûr que sous cape, il en rigole encore ! A ce tarif là, ça donne presque envie de recommencer, non ?
Nos députés sont merveilleux. Imaginons qu'ils soient aussi sévères entre eux qu'ils le sont avec nous au travers des lois qu'ils pondent, personne n'en voudrait de ce job. N'est-il pas ?
Pas grave, Le Ray a été sanctionné, qu'on se le dise, l'honneur de la distinguée assemblée est sauf, c'est bien cela qui compte.
Un député (de droite) s'est moqué d'une député (de gauche). Ces hommes sont ignobles, ce monde machiste est ignoble, la droite est monstrueuse... Vous l'aurez compris, l'occasion était trop belle pour que l'on ne sombre pas dans toutes les digressions aussi exagérées que stupides. Et pourtant...
Il faut avoir assisté à une séance de l'Assemblée, ce que j'ai fait, pour savoir que si il y a bien un endroit en France qui ressemble à un poulailler en folie, c'est bien l’hémicycle, particulièrement lors des fameuses séances de questions au gouvernement. Allez-y donc, vous verrez que les retransmissions télévisées estompent totalement le bordel ambiant. Ça jacasse et caquête dans tous les coins, on s'y promène, on téléphone, on joue sur les tablettes, on lit les journaux, on s'interpelle, on y drague (Jérôme Guedj, si tu me lis...), on se moque, on y dort et on y pond bien souvent des lois inutiles. Et là, croyez moi, il n'y a pas un camp pour racheter l'autre. De gauche ou de droite, les gamins sont en récré à l'assemblée; c'est la pagaille dans le poulailler.
Alors voyez-vous, l'incident en question, qualifié par les médias et les politiques (de gauche) d'incident sexiste (sic) c'est du pipi de chat, monté en épingle, un UMP s'est moqué d'une EELV. C'est tout. demain, ce sera un(e) PS qui ironisera sur la robe ou le costume d'un(e) UMP ou que sais-je encore.
Ceci dit, le député en question a commis une sacrée bévue. Un, il manque de respect envers une de ses collègues. Deux, il se comporte comme un gamin. Trois, il donne une sale image de la classe politique, comme si besoin était d'en rajouter. Quatre, il donne une mauvaise image de lui-même et de la fonction. Cinq, il se ridiculise. Six, il déçoit certainement une partie de ses électeurs. Sept, il nuit à l'image de son camp politique. Huit, il n'a pas été élu pour faire le pitre même si tous le font à un moment ou un autre, le tout étant de ne pas se faire prendre par les caméras. Nous le voyons donc que le simple fait d'imiter bêtement une poule peut avoir de fâcheuses conséquences. On imagine même que le gars soit sanctionné avec sévérité. Il en va de l'honneur de cette digne assemblée, de celui de femmes, de la morale, de la politique et tant qu'a faire, des électeurs, du Vivre-ensemble et de la parité !
Et bien oui, il a été puni. Le collège des présidents de groupe, à l'unanimité, a décidé de sévir. Et croyez-moi, la sanction est terrible au regard de la faute commise et de l'ampleur qu'a pris cette affaire, pas encore d'Etat, mais sait-on jamais, toute diversion est bonne à prendre... Sanctionné lourdement, disais-je, jugez-en vous-mêmes: le caqueteur se voit infliger un rappel à l'ordre avec inscription de celui-ci au procès verbal de séance. Pire, Philippe Le Ray se verra amputé (aïe !) du... quart de son indemnité parlementaire pendant... un mois ! Soit en gros, 1 500 euros "d'amende". Le quart de son indemnité parlementaire et non pas le quart de l'ensemble de ses revenus de député. Le pauvre, je suis sûr que sous cape, il en rigole encore ! A ce tarif là, ça donne presque envie de recommencer, non ?
Nos députés sont merveilleux. Imaginons qu'ils soient aussi sévères entre eux qu'ils le sont avec nous au travers des lois qu'ils pondent, personne n'en voudrait de ce job. N'est-il pas ?
Pas grave, Le Ray a été sanctionné, qu'on se le dise, l'honneur de la distinguée assemblée est sauf, c'est bien cela qui compte.