Oui, oui, je me suis fait gronder. Et plutôt deux fois qu'une. Je suis un affreux wouaciste parce que j'ai écrit que la Taubira était la madone de la négritude ultra-marine. Je suis un affreux contempteur (Falcon, si tu me lis) de la nouvelle équipe qui dirige le pays. Je ne dis que des méchancetés sur l'hollande. C'est immonde, je ne l'honore même pas d'une majuscule. Pire, je me moque.
Oui, je suis un méchant qui fait, shame on me, de l'antihollandisme. Ce n'est pas bien. Je ne laisse même pas au néo-nain la chance de nous prouver qu'il est bon, qu'il est grand, qu'il est brillant. De l'antihollandisme, rendez-vous compte, crime de lèse majesté, oser critiquer le Moi-Je-Président. Il faut vraiment être gonflé pour oser railler un homme qui a été élu pour 5 ans. Ça ne viendrait jamais à l'idée de quiconque, encore moins à un degauche lambda de vilipender, parfois outrageusement, le président de la République. Ça ne se fait pas; d'ailleurs jamais personne ne l'a fait, n'est-ce pas. Si ça ce n'est pas la preuve que je suis un affreux troll (?) de droite, un vilain du camp du mal, je ne sais pas ce que c'est. Non, non, il n'y a pas à tortiller, je suis un mécréant, un fasciste, un odieux nauséabond, un extrémiste.
Tout cela m'a été dit ou écrit, récemment sur ce blog, assez souvent par email ou ailleurs, c'est bien mieux, rarement en direct, logique. Mais c'est de ma faute aussi, quelle idée de s'en prendre à plus petit que moi. Ce n'est pas parce que les degauches ont insulté pendant 5 ans l'équipe d'avant, que moi, je peux me permettre de faire la même chose avec l'équipe d'après. Il y a des privilèges qui ne se discutent pas. A la gauche, le bâton pour bastonner, au blogueur de droite, de baisser la tête, de faire le dos rond, de se taire et de ne rien dire... Normal, non ? C'est dans la logique des choses, inscrit dans les habitudes. La critique est un domaine réservé au camp du Bien. Que ne l'ai-je pas compris ! Pour un peu, il me faudrait fermer boutique, tirer ma révérence, saluer avec respect ce nouveau gouvernement de branquignols; encore une fois, se taire...
Sauf que cela ne va pas être possible. Désolé. Pendant des années, on m'a fait comprendre que j'étais un gros naze de droite qui ne comprenait rien à rien, alors forcément, j'ai imprimé. Les degauches m'ont fait rentrer le truc de force: je suis de droite, du camp du Mal. Et il faudrait que je ferme ma gueule parce que nous avons des socialistes, des écolos et des bobos à la tête du pays ? Non mais, ça va pas la tête. Ceux qui m'ont grondé ne peuvent pas exiger de moi des prouesses, je ne peux pas me changer en gentil du jour au lendemain. Ça ne s'est jamais vu. On ne mute pas ainsi, juste en claquant des doigts, juste en refermant les urnes électorales.
Et puis, à l'aune ce que nous avons vu, lu et entendu depuis 8 jours, il faut avouer qu'ils sont un peu maso nos degauches, ils ne loupent pas une occasion pour que je leur tape dessus... Comment veulent-ils que je devienne doux comme un agneau. C'est mission impossible.
Folie passagère 1156.
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