Le saviez-vous ? Peut-être pas, alors laissez moi vous le dire: L'Union Européenne envisage la création d'une armée commune européenne financée par tous les contribuables européens, vous et moi. Dans l'esprit de ses concepteurs à la tête desquels on trouve bien évidemment Juncker, il s'agirait en premier lieu de montrer à la Russie " qu'il faut nous prendre au sérieux ! ", mais aussi de pouvoir intervenir partout où les intérêts de l'UE et de ses ressortissants sont menacés . Cette future armée pourrait aussi intervenir dans le cadre de missions humanitaires, d'opérations de " maintien ou de rétablissement de la paix " ( que les eurosceptiques appellerons opérations de maintien de l'ordre ).
Tout a été pensé et prévu; par exemple, dans un premier temps, histoire de montrer les dents rapidement, l'armée commune, baptisée curieusement Coopération Structurée Permanente, se verrait doter en premiers équipements des 2 Mistral non livrés à la Russie et de trois divisions d'intervention rapide composées par exemple des déjà constitués bataillons de l'Eurocorps.
Le grand chef Juncker aurait en charge les orientations politiques de la future armée et nommerait un Commissaire chargé de l'organisation et du fonctionnement. Juncker soumettrait les conditions d'engagements à un haut conseil composé des chefs d'Etat et de gouvernements des pays participants à cette armée ( tous les pays de l'UE ne seront pas obligés d'y adhérer, au moins dans un premier temps ).
" L'Armée européenne commune posséderait une chaîne de commandement indépendante. Elle organiserait de façon autonome ses écoles militaires (navale, terrestre et aérienne). Elle serait dotée de son propre service de renseignements (information et contre-espionnage). Des mécanismes de collaboration étroite entre ceux-ci et ceux des Etats membres participant à la CSP seraient établis. Les bases navales, terrestres et aériennes de l'Armée européenne commune seraient établies en fonction de critères stratégiques et en tenant compte des déséquilibres entre les pays participants en matière d'industries de l'armement. Ainsi les premières bases navales seraient établies en Pologne, en Bulgarie et au Portugal, les bases terrestres en Roumanie, en Espagne et dans les pays baltes. "
Cette future armée a été pensé comme compatible avec l'Otan et pourrait même si, besoin était, se placer sous commandement de l'Otan si l'un des pays européens, membre de l'Otan, était menacé.
Bref, et sans entrer dans les détails compliqués, visiblement, tout a été pensé, prévu, budgété, organisé et l'ennemi principal désigné d'office: La Russie... Y a plus qu' à !
Maintenant, essayez de vous projeter dans le temps, dans trois, quatre ans ou dix ans, lorsque cette armée sera mise en place - et nul à Bruxelles ne semble douter de sa mise en place - et posez vous la question de savoir, si celle-ci existante, les armées nationales pré-existantes auront encore une raison d'être...
Certains gouvernements européens semblent, au moins en façade, opposés à cette création mais tous ont élu, à la majorité, Juncker et sa nouvelle équipe...
Nigel Farage aura beau s'insurger, vous et moi aussi, nous n'aurons qu'à constater qu'une nouvelle fois nos souverainetés auront encore pris un sacré pet au casque !
Remarquez que cette création aurait un avantage: sortir à terme des PIB nationaux les budgets de la défense. C'est d'ailleurs ce que cherche à négocier en ce moment Manuel Valls pour ce qui concerne le budget des opérations extérieures décidées unilatéralement par la France.Celui-ci devrait se monter pour 2015 à 1 milliard d'euros, les sortir du PIB permettrait de diminuer d'autant l'effort supplémentaire de 4 milliards que nous impose l'UE pour tenter de réduire notre déficit...
Allez, bonne soirée à tous, même en Socialie !
Folie passagère 2703.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr