jeudi 16 juin 2011

Le journaliste, un travailleur fatigué


Hier ou avant hier, une nouvelle importante est tombée: Guy Birenbaum, las, au bout du rouleau, cramé, arrêtait de bosser pour Arrêts sur Images. Il n'est pas journaliste, disons juste, assimilé. Comme lui, les journalistes sont fatigués. Ce sont les enseignements d'une enquête effectuée fin 2010 par le cabinet Technologia, spécialisé dans l'évaluation des risques professionnels, dont les résultats sont dévoilés ces jours-ci. " L’occasion de rappeler le lien entre qualité de l’information et santé de la démocratie ". L'heure est grave, les amis, les biquets sont épuisés, la république est en danger. Les journalistes considèrent qu'ils travaillent davantage, plus rapidement et que leur fatigue a augmenté.

Mon Dieu, j'ai mal pour eux. Il paraîtrait donc que la surcharge de travail s'est accrue ces 5 dernières années et qu'elle serait due au manque d'effectifs. Et pourtant dans le même temps, l'offre et la demande informationnelle n'ont cessé de se développer: on a besoin de plus en plus de journalistes. Un journal dégraisse mais 5 autres se sont créés. Un chaîne télé réduit ses effectifs mais nous avons vu depuis le nombre de chaînes multiplié par 10. Donc, il y a du boulot pour tout le monde apparemment, beaucoup de boulot même. C'est peut-être pour cela qu'ils sont fatigués, va savoir.

Et puis, en fouillant dans cette enquête, on comprend qu'en fait, ils sont fatigués parce qu'on leur demande de travailler plus et plus vite: "On nous demande d'être plus productifs, plus polyvalents. Il faut être présent sur tous les supports, sur Internet et sur papier ". Bref, les mecs sont obligés de se battre sur tous les fronts. L'augmentation de la productivité qui leur est demandé tue nos journaleux à petits feux.
Comme ils doivent travailler plus et plus vite, 55% des répondants à l'enquête considèrent que leur travail et les conditions de travail qu'ils subissent ont une incidence négative sur leur santé. Ils découvrent donc que plus on travaille, plus on fatigue... Sacrée découverte.
Ils ont même des inquiétudes. Non, pas la pression du patronat, ni celle des annonceurs, encore moins celle du pouvoir politique, non, 54% craignent la pression induite par l'évolution de leur lectorat: " Les entretiens permettent d'exprimer le sentiment qu'ont les journalistes de courir après un lecteur qui s'échappe ". La vache, j'en suis tout retourné, les journalistes découvrent qu'un lecteur est aussi et peut-être avant tout un client qu'il faut satisfaire. L'enquête révèle aussi qu'ils seraient en proie à des questions existentielles: quitter ou ne pas quitter le métier. Mais dans le même temps, ils avouent à 50% s'auto-censurer pour ne pas risquer de perdre leur emploi. Dur, dur...

Compatissons les amis, compatissons, les journalistes sont fatigués. Fatigués comme tous ceux qui bossent finalement. Ils découvrent peu à peu le monde impitoyable du travail avec son lot de satisfactions, de contraintes, d'heures passées à se ruiner au taf; le lot quotidien de beaucoup en somme.

Tiendront-ils le coup ? Il le faut, ne sont-ils pas " les garants de notre démocratie " ? ... 
 

Folie passagère 711.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr


mercredi 15 juin 2011

Je suis une aberration anthropologique


C'est sûr, nous y sommes. La campagne pour l'élection présidentielle a bien commencé. Et pour s'en assurer, il y a des signes qui ne trompent pas. Comme à chaque fois, ou presque, la gauche boboïde parisienne ( ailleurs, on s'en fout ) nous repasse les plats habituels: le mariage gay et la dépénalisation du cannabis.
Pour le cannabis, que l'on appelle ainsi uniquement dans les média, je m'en tiendrai à la définition de mon dico-perso: En dire du bien , ce serait faire du prosélytisme illégal, en dire du mal, ce serait mentir. Donc je ferme ma gueule sur le sujet. Sauf pour dire que chez les écolos, c'est rigolo, l'écolocoptère Hulot prêche pour la dépénalisation, la prude jolie-joly est grave contre. Sauf pour dire, que Daniel Vaillant, ex-ministre de l'Intérieur, lui est pour mais à la sauce socialiste: L'Etat, maître du jeu cannabistique libéré.

Pour le mariage gay, la cause est entendue, à moins que la gauche ne passe en 2012, il ne faudra pas compter dessus avant quelques temps. Les préjugés et les à-priori sont tenaces. J'en ai tellement lu sur la question que j'ai de quoi vomir pour quelques temps. Donc, je ne remets pas 20 balles dans le nourrain; viendra un jour où l'on trouvera ridicule d'avoir pu se disputer pour une chose qui sera devenue normale.

Néanmoins, néanmoins... je voudrais tout de même signaler que depuis peu, je sais enfin ce que je suis. Je suis une aberration anthropologique ! dixit ce vieux con homophobe de Vanneste, élu UMP du nord de la France. Il n'en est pas à son coup d'essai en matière d'homophobie, rien ne l'effraie.  je sais qu'en plus, pour un peu, on me cataloguerait  zoophile ! Grace à cette gourdasse  de Brigitte Barèges, député UMP de Montauban, nous savons qu'il est possible d'assimiler le mariage gay à la zoophilie ou à la polygamie.

D'aucuns trouvent normal d'avoir mis à l'index le pachydermique Emmanuelli pour un doigt d'honneur dressé dans l’hémicycle mais personne, à droite,  pour condamner les propos outranciers de Vanneste et Barèges.

J'ai parfois honte d'appartenir à la même famille politique. Suis-je une aberration anthropologique, possible ! Mais une aberration qui vous emmerde. Dame Barèges et Sieur Vanneste, vous n'êtes que des aberrations démocratiques qui me donnent envie de gerber !

Folie passagère 710.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Immigration, " côte d'alerte atteinte "...

Je ne sais pas si le blog du sieur Hoplite est fréquentable ou pas. Sans doute ne l'est-il pas puisqu'il serait selon lui, et je veux bien le croire, sous surveillance étroite d'une Haute Autorité Morale, le Mrap. Néanmoins, y allant presque par hasard, j'y ai trouvé ça:


Il fut donc une époque où être contre l'immigration ( illégale et clandestine ) n'était pas forcément l'apanage des affreux p'tits gars de droite ! 

C'est fou comme les choses changent, non ?

Folie passagère 709.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 14 juin 2011

Ségolène et l' écologie

Comment endosser une posture écologique sans débourser un rond ? Facile, Ségolène l'a fait en se montrant aux côtés de José Bové.


La Madone du Chabichou est venu à la barre témoigner en faveur de José Bové qui comparaissait une nouvelle fois pour destruction volontaire de biens d'autrui !: 

"Mon témoignage a trois raisons d'être : valoriser le devoir d'alerte exprimé par les prévenus, constater que ce droit d'alerte a été entendu puisque la France a pris début 2008 un moratoire sur les OGM et démontrer, enfin, que des alternatives aux organismes génétiquement modifiés permettront de relever le défi alimentaire mondial ".

En attendant le délibéré, les prévenus, dont José La Moustache, encourent 3 ans de prison et 150 000 euros d'amende.

Elle est trop chou la Ségolène et... accessoirement à la ramasse dans les sondages et dans la course aux primaires socialistes.

Folie passagère 708.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr


lundi 13 juin 2011

La nuit du testing, racisme supposé...


La nuit du testing ! Vous ne savez pas ce que c'est ? C'est une expérience forte, j'explique.

Pour faire simple, c'est une bande de jeunes, ou de moins jeunes, issue de la diversité qui, soutenue par les assoc' qu'on aime, essaie de rentrer dans les bars, les restaurants ou dans les boîtes de la nuit. En fonction de l'heure, du faciès , de la tenue et de l'humeur du physionomiste et de la clientèle déjà présente, certains sont acceptés, d'autres non. On teste ainsi " l'ouverture à la diversité " des tauliers de discothèques, on prend des notes, on fait parfois des constats d'huissier et on dresse des statistiques.

Exemple: le gars est très, très typé maroc, il a mis son beau Lacoste et ses Nike dernier cri à 150 euros la paire, comme ses potes, mais comme il est pas blanc-blanc, on lui refusera l'entrée du saturday night live au Macumba. Racisme ! Discrimination ! Salauds !
Vous aves compris ? Enfantin !

Bien, la 2ème nuit du testing a eu lieu en France mais aussi dans 15 capitales européennes. Et le constat n'est pas terrible: "Des Roms, Africains, Arabes ou Noirs se présentant dans des boîtes de nuit, bars et restaurants, en même temps que des Blancs et habillés de la même façon, s'étaient vu refuser l'entrée sous un prétexte fallacieux". (ndlr: notez les majuscules).
Et bien oui, les tauliers, parce qu'ils n'ont pas le choix, usent de prétextes fallacieux car la loi leur interdit de refuser une quelconque entrée, y compris à une clientèle dont ils ne veulent pas. En clair, si tu es propriétaire d'une boîte de nuit, tu n'as pas "humainement" le droit de refuser l'entrée à qui que ce soit !
Ben voyons, j'm'excuse, mais moi quand je vais en boîte, je vais là où je sais que l'ambiance et la clientèle seront en adéquation avec mon état d'esprit. je veux être peinard et je fais confiance au portier. Et croyez en ma longue expérience de clubber, on n'est jamais aussi bien qu'entre " soi ".
Cela fait-il de moi un odieux raciste nauséabond qui pue ? Cela fait-il des tauliers des monstres d'intolérance ? Cela fait-il des portiers des kapos intraitables ? Non assurément, cela fait juste de nous des gens qui ne veulent pas d'embrouilles.

Il y a des boîtes "blacks", des boîtes "whites", des "mixtes", des "remix" et des boîtes "open", il y en a pour tous les goûts et toutes les couleurs. Alors pourquoi aller se faire chier à se faire refuser l'entrée si ce n'est par pure provocation ?

Je me souviens qu'une nuit, nous étions fous, nous avons voulu entrer au Divan du Monde à Paris. On nous a refusé l'entrée au motif que c'était une soirée antillaise. Pourquoi se formaliser, nous fûmes acceptés ailleurs. Pas de quoi fouetter un chat.

En guise de conclusion, je vous laisse méditer sur celle d'un des initiateurs de cette testing night, membre de SOS Racisme, expliquant les refus enregistrés par " le climat de haine entretenu par les partis populistes d'extrême-droite ".

Encore un qui n'a rien compris !

Folie passagère 707.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr


Ferry n'a strictement rien à rembourser !


C'est drôle cette propension que nous avons à vouloir rogner le moindre os qui trainerait. Surtout quand on est de gauche. Prenez " l'affaire " Luc Ferry, bel exemple d'os jeté aux chiens.

Ferry fait sa tirade sur  l'air de on m'a dit que: un supposé ex-ministre aurait eu des relations coupables avec de jeunes garçons marocains et tout le monde savait mais personne n'a rien dit. J'en ai déjà parlé, je n'y reviens pas.
Mais bon, sa sortie n'a pas plu, il fallait donc le punir. Le canard déchaîné publie donc l'info scandaleuse: Ferry a été payé 4500 euros à ne rien foutre par une fac. Horreur et collusion, profiteur, salaud, pourri ! Que n’ai - je donc pas lu ! Sauf que le Luc, il a été payé pour un job qu'il a fait en tant que président d'un truc qu'on appelait autrefois Le Plan. La fac, avant la mise en œuvre de la loi d'autonomie des universités, avait accepté de détacher Luc au Plan. Rien d'anormal, pratique courante, c'est assez fréquent qu'un chercheur, un prof ou une personnalité soit détachée à une autre administration. On peut critiquer mais c'est ainsi. Il a donc fait son boulot au Plan au su de tout le monde y compris du doyen de la fac d'origine.
La loi d'autonomie étant passée, la délégation n'était plus de mise, il fallait donc trouver une solution: soit il restait au Plan, soit il retournait professer. Les négos étaient en cours. Et patatras, l'affaire marocaine ...

Le doyen pète les plombs et, on peut l'imaginer, balance au Canard. Celui-ci, dès qu'une supposée bouse traîne, il la ramasse à pleine main.

On va donc calmer le jeu, mettre fin aux négociations engagées entre les parties depuis un moment et Matignon, pas Ferry, décide de rembourser à la fac les salaires payés volontairement et par délégation. Normal, puisque Matignon est l'autorité de tutelle du Plan. Ferry, il ne l'a pas volé son pognon, il a bossé tout de même; au salaire qu’on a accepté de lui verser dès le départ, primes comprises. Vous en connaissez, vous, des gens qui bossent gratis ? Moi pas.
Au nom de quoi, donc, Luc Ferry devrait-il rembourser de sa poche les salaires qu'il a perçu pour un boulot qu'il a effectué ? Au nom de rien !

Faut vraiment aimer ronger les os pour voir dans cette histoire une affaire d'Etat ou un quelconque scandale; sauf à être de gauche et en campagne, blogueur désœuvré, humoriste à 2 balles, twittos en manque d'inspiration ou canard à sensation.

Folie passagère 706.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.