mercredi 6 juillet 2011

Sénateurs, les gorets de la République


C'est curieux, j'ai regardé les principaux JT, je les ai trouvé bien timides sur le sujet, à peine un petit sous-titre en déroulé en bas de l'écran: Nos grassouillets sénateurs, à l'unanimité gauche-droite - et une telle unité fait plaisir à voir - se sont octroyés une prime exceptionnelle de 3531,61 euros ! 

Comme je les comprends, les temps sont si durs...pour tout le monde y compris pour ces élus que la République chérit tendrement. Mais je suis médisant, ce p'tit bonus ne serait pas une prime, juste: " un rattrapage exceptionnel sur un complément d’Indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) versé en une seule fois fin juin ". Que c'est, en termes technocratiques incompréhensibles pour les communs que nous sommes, joliment dit.
M'enfin, s'ils se sont attribués cette petite prime, c'est sans doute qu'ils en ont besoin. Parce que avec, pour un sénateur lambda, une rémunération brute mensuelle de base de 7100 euros (à laquelle  s'ajoutent 6240,18 euros afin de faire face aux diverses dépenses liées à l'exercice de leur mandat), nous comprenons que, même pour eux, les fins de mois sont difficiles. Pourquoi ne pas admettre, tant qu'à faire, que la République, qui comme chacun sait n'a aucun problème de pépètes, ne vienne pas au secours de nos bons sénateurs !

Ils ont tout compris ces p'tits gars de la maison haute, pourquoi se priver puisque personne ne dit rien. Nous disait-on pas, il y a peu, que 45% des Français ne partiront pas cette année en vacances ?

Gageons que nos gorets républicains partiront sans remords ni regrets !

Folie passagère 730.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr


mardi 5 juillet 2011

Tout est beaucoup plus simple

Parc naturel régional de Brière ( S. Kieffer )

Il faut tout de même que je vous raconte mes vacances. Rassurez-vous, vous ne saurez rien d'éventuelles frasques ou d'opportunes rencontres, je tiens à ma réputation et ne voudrait en aucun cas bousculer la chape moralisatrice qui semble peu à peu s'installer en Gaule.

Non, je vais juste vous faire part de ces impressions curieuses que j'ai eu, celles ressenties par un banlieusard parisien migrant en province le temps d'une semaine de vacances, à la campagne, près de Saint-Nazaire.

Avant le grand rush des juillettistes.

D'abord, le calme. Le calme partout. Ce calme saisissant qu'on oublie à la ville. Les agressions sonores sont si... charmantes:  cris d'oiseaux,  tracteurs qui passent, le vent dans les arbres, le son de la mer, au loin, le pouet-pouet du boulanger itinérant, le crin-crin produit par le vélo du facteur, le bruit des tongs claquant sur les talons, les conversations apéritives dans les jardins avoisinants... Des bruits, des sons, des odeurs que l'on oublie souvent le reste de l'année.

Ensuite, la gentillesse des gens. La boulangère, le boucher, la caissière, au tabac, dans la rue, il y a comme une gentillesse et une nonchalance ambiantes. Il y a des bonjours sympathiques, des mercis gratuits, des au revoirs qui donnent envie de revenir. Des petites politesses naturelles, en rien commerciales. Les autochtones sont sympas, nettement moins stressés que les citadins, en apparence peut-être, possible, nettement plus relax, sûrement. Il y a du sourire et de la proximité.

Et puis ces petits plaisirs tout simples: s'habiller à la coule, boire un demi pression à 2,50 euros en terrasse, déjeuner ou diner à point d'heure, prendre son temps, lire un journal sans que l'on te presse pour faire place au client suivant, s'apercevoir que l'on te gruge en beauté le reste de l'année quand tu compares ton ticket de caisse à l'hyper du coin, ne pas être bousculé par l'angoisse de louper le dernier métro... des petits plaisirs tout cons.

Enfin, ce décalage ressenti entre les préoccupations de l'urbain qui sait-tout-et-qui-veut-tout-savoir-et-tout-avoir-tout-de-suite et celles des gens d'ici... La pression médiatique n'est pas la même. Lorsqu'à Paris, Europe1, BFM ou RTL font l'évènement, vous donnent le "la" matinal, ici c'est Radio Côte d'Amour qui vous pousse à chanter des chansons désuètes parfois, ringardes, sans doute, mais dont on connaît par cœur les paroles. Le quotidien des Quotidiens Nationaux semble si déconnecté des kermesses et autres joyeusetés locales qui rythment la vie, ici.

En fait, c'est ça, en vacances, tout est beaucoup plus simple. On prend le temps, comme les gens du coin qui eux semblent n'avoir jamais oublié de le prendre.

Folie passagère 729.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Mr Huchon, d'où vient le pognon ?


En 2010, Jean-Paul Huchon est élu Président (PS) du Conseil Régional d'Ile de France. Il a mené campagne contre Dame Pécresse; logique, il a gagné. Mais patatras, embrouilles et carabistouilles, les comptes de campagne du monsieur ne sont pas très clairs, il est donc menacé d’inéligibilité. S'en suivra une procédure menée par le Conseil d'Etat qui conclura qu'il n'y a guère de motifs d'annulation de la dite élection. Huchon reste donc Président mais devra rembourser ses frais de campagne qui se montent à 1,6 million d'euros.

Sans viser particulièrement monsieur Huchon dont je me fous royalement si ce n'est qu'il gère la région que j'habite, nous avons tout de même, dans cette histoire, un drôle de cas d'école.

Nous apprenons donc que Jean-Paul Huchon a dépensé plus de 1,6 million en frais de campagne. C'est donc qu'il disposait d'une telle somme. Premières questions: comment les a-t-il obtenus? Piochage dans les caisses du Conseil Régional, sans doute pas. Cagnotte personnelle? Non, cela se saurait. Emprunt bancaire? Garanti par qui ? Par le PS ? Par l'Etat? Par le Conseil Régional? Avec ou sans intérêts ? Enveloppe mise à disposition par l'Etat ?

Peu importe, de quoi nous mêlerions-nous, l'important est de savoir qu'il avait les sous et qu'il les a dépensé pour se faire réélire. Et comme, il a été élu, il a pu rembourser sans problème les sous empruntés (à qui ?).
Sauf qu'il doit rembourser aujourd'hui les pépètes qu'on lui avait préalablement remboursé afin qu'il puisse, le Huchon, rembourser à son tour ceux qui lui avaient, à l'origine, prêté le pognon. Vous suivez ?

Vient donc logiquement la dernière question: Comment va-t-il faire, Huchon, pour rembourser l'argent alors que nous savons qu'il n'en dispose pas puisqu'il avait emprunté pour pouvoir le dépenser.

Ce billet prouve sans doute ma méconnaissance du système officiel de financement non-occulte des campagnes électorales. Et bien, justement, j'aimerai qu'on éclaire ma lanterne. Pas vous ?
Ben, c'est vrai, quoi, tous les journaux (quand ils paraissent avec l'aimable autorisation du syndicat du livre CGT) nous annoncent qu'Huchon doit rembourser mais aucun ne nous explique comment...

Folie passagère 728.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 4 juillet 2011

Le Perv, DSK, connaît bien les Français


Bon et bien puisque tout le monde a son opinion sur le sujet, je serai bien idiot de ne pas vous dire ce que j'en pense: 

1) DSK ne reviendra pas dans la course à l'Elysée,
2) Les partisans de la théorie du complot sont des rigolos même pas drôles.

DSK ne reviendra pas, pourquoi ? Parce que cet homme connaît bien les Français, il admettra que son come-back en politique serait absurde.

Franchement, vous iriez voter pour un mec qui fortuitement, et avant d'aller déjeuner avec sa fille adorée, tombe dans la petite culotte d'une soubrette aguicheuse ? Vous voteriez pour un gars qui n'hésite pas à tromper sa femme régulièrement, avec ou sans l'accord de celle-ci ? Vous iriez soutenir un gars qui s'est ( a été ) ridiculisé aux yeux du monde entier ? Vous choisiriez un bourgeois de la haute dont nous avons "apprécié" la chute ?  Le Perv, Président de la République, avouez-le, ça ne le fait pas. Vous pousseriez vers le Château un homme dont nous pourrions craindre à chaque instant les faux pas et l'appel de la quéquette ? Dans notre beau pays, conservateur quand il s'agit des mœurs et de la défense du mariage en tant qu'institution, vous éliriez un homme qui accommode tout à son goût vertus et moralité ? Porteriez-vous au pinacle un pseudo-socialiste qui, par l'étalage quasi-ostentatoire de sa fortune, fait peu de cas de la misère ambiante ? Voter pour un personnage qui, qu'on le veuille ou non, aura été déstabilisé psychologiquement ( séquelles éventuelles ) ? Voteriez-vous...

Les Français vont se les poser toutes ces questions, ils ne sont pas aussi cons qu'on le voudrait. De tout cela on va débattre, argumenter et se chamailler devant lé télé, autour des tables conviviales, familiales ou bien au zinc des bistrots.

L'opposition, régulièrement, se gausse de la République Irréprochable de Sarko.Et, à force de nous le rabâcher, les Français se sont pris, si aveugles qu'ils sont, à rêver aussi de politiciens irréprochables. Ils ont découverts que le libidineux ex-champion du PS était tout sauf irréprochable. Alors, non, dans le secret de l'isoloir, qu'il soit primaire ou présidentiel, les Français ne voterons pas pour DSK.

DSK le sait, il connaît bien les Français, ai-je écrit plus haut. Il n'aura pas envie de se prendre une nouvelle déculottée. D'ordinaire, avant, les déculottées, c'est lui qui les donnait.

Et puis comme dirait l'autre, j'ai comme dans l'idée que DSK, il n'est pas sorti de l'auberge...

Folie passagère 727.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 3 juillet 2011

Editions Spéciales !


Quelle semaine, les amis, quelle semaine ! Rarement l'actualité nous aura autant bousculé. Alors, comment suivre tous ces carambolages médiatiques tandis que vous vous dorez la pilule sous un soleil breton ( si, c'est possible ), tache ardue s'il en est ! J'ai réussi néanmoins à suivre le tourbillon de news et de scoops. On ne se refait pas;  et à l'heure où le fournil voisin  s'ébrouait, je consultai le monde par la lucarne.

Et dans le désordre, l'actu nous a bichonné, choyé, gavé ces derniers jours: Cheftaine Martine part en campagne, Lagarde finissant la sienne, est élue top chef du FMI. Sarko nous fait un point presse avant d'aller se faire un pot de rillettes dans la Sarthe avec Fillon. On organise magistralement le murmure autour de la candidature de Martine: étouffer le non-évènement. Et comme si ces petites tactiques ne suffisaient pas, vlan, on nous libère nos saints otages. A la lumière de l'évènement, celui-là en est un, la caste médiatique se vautre dans les Editions Spéciales, Vous en boufferez jusqu'à plus faim: Sanglots d’Élise, émotions de Stéphane et d'Hervé, coup de gueule d'une gourdasse de France 3 jalouse et frustrée de n'avoir point assisté à la descente des marches des 2 miraculés afghans, le hall de France TV transformé en cathédrale pour saluer le retour des divins... Indigestion, beurps !...
C'était sans compter sur notre " ami " américain. Vous aura coupé la chique celui-là. Hop, à la trappe les Taponier, pas le temps de finir les coupes de champ. DSK ne serait pas si brusque que cela. L'aurait fauté, le bougre, certes, mais en disant " s'il vous plaît, Nefi, svp, how much la p'tite gâterie ? ".  Il serait blanc comme neige question violence et elle, sombre, noire et vénale, la pute ! Roule, ma poule, dans quelques jours, on nous fera une nouvelle Edition Spéciale 24/24, DSK totalement blanchi !

La seule question qui vaille, maintenant, c'est: faut-il ou non reporter les primaires socialos ? Font braire ces primaires, non ? Fait chier ce DSK !

Bon vous me direz, tous ces faits divers auront occulté plein de trucs tout de même: Les français se sont encore fait déculotter à Wimbledon. Les tarifs Sncf ont encore augmenté au 1er juillet, jour où la moitié de la France part encore en vacances. le Tour de France, hélas, c'est encore reparti. Kadhafi  aux oubliettes. La Syrie, calme plat. Sarko "agrippé" vers 15h sur TF1, "violemment agressé" à 20h sur BFM...

Tiens, même ce pauvre Alexandre et son bout de jambe retrouvé n'aura pas réussi à stopper cette incroyable succession de télescopages médiatiques. Même l'explosion " suspecte" à Tricastin n'aura pas suffi à faire taire les flonflons et trompettes monégasques... 

C'est chouette la vie, chouette comme une Edition Spéciale

Folie passagère 726.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 1 juillet 2011

Laisse tomber tes problèmes


Ça y est, nous y sommes,  je crois que l'on a touché le fond !



Collectif Métissé que cela s'appelle !

Bon, je retourne à mes vacances,  mais je n'irai pas à la plage cet après-midi des fois qu'on y ferait des mauvaises rencontres...

Folie passagère 725.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.