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lundi 1 septembre 2014

Genre, théorie du Genre, ABCD, c'est pas fini...

Non, non et non, on vous l'a dit et répété la théorie du genre n'existe pas,  tout juste peut-on parler d'études du genre (gender studies). Oui, oui et oui, on vous l'a dit et répété, les ABCD de l'égalité, c'est fini, leur promotrice-égérie, Belkacem, nommée ministre de l'Education Nationale, nous l'a certifié, promis, juré, craché. Tout juste devrons-nous nous contenter d'une sensibilisation poussée aux problèmes de l'égalité entre les petits garçons et les petites filles, de quoi leur permettre de s'interroger sur les stéréotypes. Bref, tout cela ne fut que feux de paille bien évidemment allumés par les fachos-intégristo-cathos habituels.

Ah oui, et ça, c'est quoi ?:


Voilà t-y pas que l'on découvre, au détour d'un tweet, que se tiendra du 3 au 5 septembre, à Lyon le premier congrès organisé par l'Institut du Genre, congrès dont le thème sera: Etudes de Genre en France. Nous découvrons par la même occasion, qu'avec vos thunes, a été créé, en 2012, un Institut du Genre, institut principalement sponsorisé et animé par le CNRS, la quasi totalité des universités françaises, le CNAM, l'Ined, l'Inserm et une kyrielle de fonctionnaires et de scientifiques du dit CNRS. "S’appuyant sur des UMR et des équipes explicitement engagées dans la recherche sur le genre, l'Institut du Genre constitue un lieu de coordination, de référence et d’accueil scientifique des recherches françaises sur le genre et les sexualités".

Lors de ce congrès auquel participeront essentiellement des gens du CNRS, des universitaires, des enseignants et autres spécialistes de la pédagogie, une bonne vingtaine d'ateliers de travail seront proposés, ateliers au nom aussi évocateurs que parfois surprenant:

- Introduire le genre en éducation: "Le genre étant un structurant identitaire précoce, de nombreuses résistances sont susceptibles de survenir lors d’enseignements le remettant en question. La question de la pédagogie d’un enseignement sur le genre est donc au cœur de la problématique de la prise de conscience des inégalités en vue d’un changement vers des attitudes et pratiques égalitaires entre les filles et les garçons,et qui soit également non homophobe ni transphobe".

-  Des usages de la lutte contre la violence "de genre" dans le contexte de la mondialisation néolibérale (sic). 

- "Serrer les dents" et "être beau". Tensions et pluralité des modèles masculins à l'armée.

- Hétéréogénéité, Hétéronormativité, quelle place pour les filles et les garçons au sein d'une classe.

- Quand le genre permet une relecture des nationalismes israéliens et palestiniens. 

- Le corps enfantin entre socialisation de genre et socialisation de classe. Le cas des familles de classes moyennes. 


Bref, toute une série d'ateliers qui - il suffit de lire les descriptifs pour s'en convaincre - visent à imprimer partout où cela est possible de l'école à l'armée en passant par la politique, la culture et l'économie, du plus jeune âge jusqu'aux adultes les éléments de la théorie du genre communément rebaptisée Gender Studies, études de genres. L'objectif étant, je cite: "de comprendre les modes de façonnement de l’ordre sexuel par l’ordre ou les ordres culturels androcentrés." afin de déstructurer un ordre établi donnant la préséance au sexe fort au détriment de l'épanouissement du sexe faible. 

Ce qui est frappant pour toute personne qui aura été se promener sur le site de cet Institut, c'est que sans jamais l'écrire formellement, on s’aperçoit que cet institut, ses chercheur-e-s et enseignant-e-s ( tout mot masculin sur leur site se voit accoler son extension féminine) n'ont qu'un objectif: la fameuse déconstruction des stéréotypes, en clair, ce que Belkacem se proposait d'inculquer dès le plus jeune âge aux enfants avec ses ABCD. 

La sauce n'ayant pas pris à la base, dans les écoles, le couvert est remis par le haut, par des chercheurs et des universitaires appointés par le contribuable. Il suffit juste d'attendre maintenant que le truc s'imprime progressivement dans les esprits par un mouvement descendant: chercheurs-scientifiques-universitaires-pédagogue-formateur pédagogue-enseignant-maîtres des écoles... 

Mais à part cela, on vous l'a dit, la théorie du genre, les études de genre, tout cela, c'est du flan qui jamais, ô Grand Jamais, n'atteindra votre progéniture... 

Folie passagère 2435.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 30 juin 2014

Flagrant délit d'homophobie et des ABCD de l'égalité bien vivants !

Regardez la tronche du gamin, si ça,  ce n'est pas une preuve évidente d'homophobie, je ne sais pas ce que c'est !


Sale gosse !

Sans transition. Sinon, à part cela ? Pas grand chose si ce n'est cette entourloupe de nos branquignols gouvernementaux à propos des ABCD de l'égalité... 

Pour ceux qui crierait victoire: "Le gouvernement recule sur les ABCD de l'égalité !", rien ne sert de se réjouir. 

Pour ceux qui crierait au scandale: "Le gouvernement recule encore devant une poignée [tiens, encore une poignée...] d'illuminés réactionnaires" comme le prétend un reliquat de communiste dans l'Humanité (Maud Vergnol), pas la peine de s'offusquer. 

Ils ne sont pas retirés, encore moins abandonnés, bien au contraire. Belkacem l'a dit: on supprime cette appellation qui fit polémique et "On va développer un programme encore plus ambitieux en le généralisant à toutes les écoles. Les ABCD ont fait leur preuve. Il y a des choses à améliorer, comme offrir davantage d'outils pédagogiques aux enseignants et plus diversifiés. Le nom “ABCD de l'égalité” attaché à l'expérimentation n'apparaîtra plus puisque nous allons passer à une étape où toutes les écoles, tous les enseignants, tous les élèves seront concernés." 

Avec les ABCD, c'est un peu comme le racisme, suffit de gommer le nom pour faire croire aux masses qu'il n'existe plus. Le programme des ABCD est bien maintenu et comme l'a affirmée cette brêle de Benoit Hamon: "Il s'agit de faire en sorte d'inscrire la lutte pour l'égalité entre les femmes et les hommes dans le socle de savoirs que tout élève devra maîtriser à 16 ans." 

Les manuels, les outils pédagogiques ("Papa porte une jupe", etc...), tout cela demeure et restera à la disposition des enseignants dans les centres pédagogiques. "Les ABCD, c'était pour les 600 enseignants volontaires. Dès la rentrée, Tous les enseignants, de la maternelle au lycée, vont être formés avec une priorité aux 330 000 du premier degré " a déclaré le ministre de l'éducation. Passons sur le coût de cette formation et sur le temps qui y sera consacré au lieu d'enseigner... Et on voudrait nous faire croire que le gouvernement recule sur cette mascarade ? Il va tout de même falloir qu'ils arrêtent de nous prendre pour des cons.

Voilà, c'est tout pour le moment et bon match France / Nigéria à ceux qui regardent.

Folie passagère 2354.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 30 janvier 2014

Le rose sied-il mieux aux garçons qu'aux filles ?


Comme si il n y avait rien de plus important, Peillon l'idéologue s'est lancé dans un nouveau combat: La théorie du genre, ça n'existe pas. Son enseignement à l'école n'est qu'une rumeur. Et que 100 écoles de la République (sur 40 000, il me semble) aient vu l'absentéisme se développer parce que des parents auraient peur qu'on enseigne la masturbation aux enfants, c'est un drame national orchestré, vous vous en doutez, par des méchants extrémistes de droite.

L'objet de ce billet n'est pas de prouver que la théorie du genre ou que les gender studies existent ou n'existent pas, on trouvera autant de gens pour dire foutaises que de gens, comme moi, pour dire qu'elles ont leur influence, influence promue par des progressistes à la recherche de "l'homme nouveau", sur l'enseignement que l'on cherche à inculquer aux enfants (cf les ABCD de l'égalité).

L'objet de ce billet est juste d'écrire, encore une fois, que la sexualité des individus n'appartient pas à l'Etat. La sexualité est du domaine de l'intime, de la sphère éminemment privée de chaque individu. L'enseignement n'a pas à promouvoir tel ou tel comportement. Le rôle de l'éducation nationale, en matière de sexualité, doit se contenter uniquement d'apprendre aux enfants, en âge de comprendre, comment fonctionne le corps humain, à quoi servent les organes reproducteurs, ce qu'est la contraception et ce que sont les maladies afférentes à la sexualité, bref, apporter aux élèves le minimum de connaissance en la matière. Toute tentative d'aller plus loin est une intrusion inadmissible de l'Etat. Le reste est du ressort exclusif de la famille et, pourquoi pas, des copains. 

Jamais dans le passé, l'Etat et l'éducation nationale ne se sont mêlés à ce point de la sexualité des enfants et pourtant nous devenions tous adultes... avec plus ou moins de réussite.

Et puis franchement, les gamins de la première école ou du primaire n'ont-ils pas autre chose à foutre en classe que de savoir si une petite fille devenue grande peut être maçonne ou si un garçon devenu couillu pourra devenir un parfait puériculteur. Et les instits, hein, tout aussi franchement, ne feraient-ils pas mieux de mettre toute leur énergie à faire en sorte que les petit(e)s sortent du primaire en sachant lire, écrire et compter plutôt que de leur bourrer le crâne en leur faisant croire illusoirement qu'une fille pourra devenir déménageuse et un garçon esthéticien ?

En fait, le truc qui serait chouette, et plutôt que de savoir si le rose sied mieux au garçon qu'aux filles, ce serait que l'éducation nationale donne à chaque gamin un maximum de chances de n'être pas chômeur plus tard. 

Dieu qu'ils m'emmerdent, il n'y a pas d'autre mot, avec leur volonté d'exploser les déterminismes et les stéréotypes...

Comme si il n'y avait rien de plus important...

Folie passagère 2114.

D'accord, pas d'accord: atoillhonneur@voila.fr

France, 2019.