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jeudi 30 janvier 2014

Le rose sied-il mieux aux garçons qu'aux filles ?


Comme si il n y avait rien de plus important, Peillon l'idéologue s'est lancé dans un nouveau combat: La théorie du genre, ça n'existe pas. Son enseignement à l'école n'est qu'une rumeur. Et que 100 écoles de la République (sur 40 000, il me semble) aient vu l'absentéisme se développer parce que des parents auraient peur qu'on enseigne la masturbation aux enfants, c'est un drame national orchestré, vous vous en doutez, par des méchants extrémistes de droite.

L'objet de ce billet n'est pas de prouver que la théorie du genre ou que les gender studies existent ou n'existent pas, on trouvera autant de gens pour dire foutaises que de gens, comme moi, pour dire qu'elles ont leur influence, influence promue par des progressistes à la recherche de "l'homme nouveau", sur l'enseignement que l'on cherche à inculquer aux enfants (cf les ABCD de l'égalité).

L'objet de ce billet est juste d'écrire, encore une fois, que la sexualité des individus n'appartient pas à l'Etat. La sexualité est du domaine de l'intime, de la sphère éminemment privée de chaque individu. L'enseignement n'a pas à promouvoir tel ou tel comportement. Le rôle de l'éducation nationale, en matière de sexualité, doit se contenter uniquement d'apprendre aux enfants, en âge de comprendre, comment fonctionne le corps humain, à quoi servent les organes reproducteurs, ce qu'est la contraception et ce que sont les maladies afférentes à la sexualité, bref, apporter aux élèves le minimum de connaissance en la matière. Toute tentative d'aller plus loin est une intrusion inadmissible de l'Etat. Le reste est du ressort exclusif de la famille et, pourquoi pas, des copains. 

Jamais dans le passé, l'Etat et l'éducation nationale ne se sont mêlés à ce point de la sexualité des enfants et pourtant nous devenions tous adultes... avec plus ou moins de réussite.

Et puis franchement, les gamins de la première école ou du primaire n'ont-ils pas autre chose à foutre en classe que de savoir si une petite fille devenue grande peut être maçonne ou si un garçon devenu couillu pourra devenir un parfait puériculteur. Et les instits, hein, tout aussi franchement, ne feraient-ils pas mieux de mettre toute leur énergie à faire en sorte que les petit(e)s sortent du primaire en sachant lire, écrire et compter plutôt que de leur bourrer le crâne en leur faisant croire illusoirement qu'une fille pourra devenir déménageuse et un garçon esthéticien ?

En fait, le truc qui serait chouette, et plutôt que de savoir si le rose sied mieux au garçon qu'aux filles, ce serait que l'éducation nationale donne à chaque gamin un maximum de chances de n'être pas chômeur plus tard. 

Dieu qu'ils m'emmerdent, il n'y a pas d'autre mot, avec leur volonté d'exploser les déterminismes et les stéréotypes...

Comme si il n'y avait rien de plus important...

Folie passagère 2114.

D'accord, pas d'accord: atoillhonneur@voila.fr

France, 2019.