Sacré Chevènement ! On apprend que le monsieur, à nouveau candidat à la présidentielle, occupe, tout à fait légalement, depuis 1983, un appartement municipal de 120m² dans les beaux quartiers de Paris. Le tout pour un loyer modique de 1519 euros, soit au minimum moitié moins que sa valeur sur le marché.
Il est clair que ce n'est pas un hasard si l'on apprend cela aujourd'hui. En se présentant, le Che fait à nouveau planer le spectre d'un 21 avril qui verrait les voix de gauche s'éparpiller au bénéfice de la droite. Et donc, la mairie de Paris, fief socialiste depuis 2001, se réveille, médiatiquement, et demande que Chevènement quitte le logement qu'il occupe, rappelons-le, depuis 1983! Ce n'est pourtant pas la première fois que la Mairie se manifeste pour ce genre d'affaire, on se souviendra de Juppé et d'un bon ami de Dame Boutin, contraints tous les 2 de déménager sous la pression. Force est de constater que le cas Chevènement ne posait jusqu'alors aucun problème... jusqu'au jour où. Donc, ne nous leurrons pas, la mairie a la mémoire tout aussi sélective qu'opportune.
Ceci dit, on peut tout de même s'étonner que le Che, vaillant défenseur, lui aussi, d'une république irréprochable, n'ait pas eu de lui-même l'idée, depuis le temps, de quitter l'endroit, histoire d'accorder ses principes ( la justice sociale et toussa...) avec la réalité. Ça aurait eu de la gueule; surtout lorsque l'on sait qu'à peine 10% des demandes de logement sociaux sont satisfaites à Paris. Mais, c'est bien connu, en politique plus qu'ailleurs apparemment, les principes, il faut en avoir, suffisamment, pour pouvoir s'assoir dessus... confortablement.
Folie passagère 908.
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