J'en ai un peu marre des branques de chez EELV dont on nous bassine les oreilles depuis des mois. Mais faisons le point, un petit peu, et nous verrons que leur succès aux législatives est autant relatif que surfait. Un parti dont les apparatchiks sont des arrivistes nés, les adhérents, ce qu'il en reste, des gogos en pleine déshérence.
Flashback. On se souvient de leurs primaires lamentables; primaires qui virent la victoire de la peste sur le choléra: Joly coiffait Hulot. La pucelle en écologie et en politique battait l'écolocoptère millionnaire. Dès le début, l'erreur de casting était évidente et ce serait douter de leur santé mentale de croire qu'ils ne le savaient pas. La dame aux lunettes parla de beaucoup de choses pendant la campagne présidentielle mais bien peu d'écologie. Résultat, d'un score attendu de 5 à 7%, ils se vautrèrent à 2,5%. Non sans avoir, du moins les caciques, signé un accord avec le PS tout à leur avantage: beaucoup de pipeau et de n'importe quoi mais dans le fatras, une quinzaine de circonscriptions pour les législatives. Saluons ici, tout de même, la performance remarquable de négociateurs du Placé et de la Duflot et les piètres talents du PS particulièrement envieux des 7% dont était crédité EELV.
2,5 % à la Présidentielle...
Les résultats des législatives sont à la hauteur des espérances d'EELV; 17 élus, de quoi former un groupe à l'Assemblée (Ils en ont obtenu un au Sénat). Et un gros ministère confié dans un premier temps à la Duflot.
Ainsi, à priori, tout semble baigner en vertitude. Tout n'est cependant qu'apparences.
Les circonscriptions, ils les gagnent là où ils pouvaient se réclamer de la majorité présidentielle. Ailleurs, ils obtiennent à peine 4% des voix. En nombre d'adhérents, c'est la Bérézina, de 15 000, ils ne seraient plus que 5 à 6 000. Le taux de ré-adhésion à la coopérative (réservée aux associations et sympathisants non encartés ) est de 5%. Les effectifs fondent comme neige au soleil. Les finances sont exsangues, Joly est obligée de faire appel à la générosité du public pour rembourser les frais de campagne. Côté image dans le public, c'est catastrophique. Une telle cata que Dany voit rouge, tout rouge. Opportunisme, clientélisme, arrivisme, quête de maroquins, tout y passe. Alors que sur la même période ( fin présidentielle, fin égislatives ), le parti est passé à la trappe de l'info. On parle de Duflot, de Placé... Pas d'EELV. Et viendra la mascarade des gouvernement Ayrault I et II. Duflot perd l'écologie mais garde le logement. Sa ministre déléguée, Nicole Bricq, sera rétrogradée pour crime intempestif de défense de l'environnement en Guyane et remplacée donc au ministère de l'écologie par Delphine Batho, une spécialiste... du logement, soutien de... Ségolène Royal. Et un hollande qui semble faire bien peu de cas de l'écologie.
Ne restait plus qu'à la Duflot de démissionner de la direction d'EELV. Ce fut fait aujourd'hui, entre rancoeur, soupirs, jalousies, insultes et soupe à la grimâce. La " superdiva " n'aura qu'à s'éclipser rapidement, les yeux rougis de larmes: " Elle n'est plus écologiste ! ".
Alors aujourd'hui, que reste-t-il d'EELV ? 17 élus à l'Assemblée, 11 au Sénat et 1 ministre ! A ceux-ci que reste-t-il d'écologiste ? Les ors de la République. C'est à peu près tout. Les quelques 5000 adhérents qui restent encartés ? Qu'ils se débrouillent, les ténors ont d'autres chats à fouetter maintenant: une carrière politique !
Folie passagère 1220.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr
( Le titre du billet est emprunté à Daniel Cohn-Bendit )

