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vendredi 21 octobre 2016

Le débat démocratique français est devenu une farce médiatique

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Découverte d'un nouveau blog, L'Avant-Garde,  prometteur avec cette chronique de Cyrille Dalmont publiée sous le titre: Les démocraties encouragent le débat d’idées, les dictatures le judiciarisent !


" Le débat démocratique français est devenu une farce médiatique. « Lâchez les chiens et brûlez-les tous sur l’autel du péché médiatique ». C’est quasiment ce que l’on peut lire entre les lignes de nos maîtres censeurs concernant les derniers propos d’Éric Zemmour.

Pourtant, ces « versets sataniques » ne sont finalement qu’une transposition des préceptes de « Sun Tzu » sur le respect de ses adversaires dans l’art de la guerre : « Si tu ne connais ni ton adversaire ni toi-même, à chaque bataille tu seras vaincu ». Il en va de même avec le lynchage médiatique de Karine Le Marchand dont l’unique tort est de n’avoir pas déshumanisé Marine Le Pen.

Comme si la diabolisation permanente sans argument ni débat de fond était une stratégie politique efficace. Il suffit de regarder les derniers résultats électoraux pour s’en convaincre : c’est une farce.

Notre passé prestigieux, notre influence culturelle, notre rêve d’universalisme du bien, se sont écroulés au profit d’une pseudo-culture consumériste individualiste et communautariste avec pensée unique obligatoire. Les identités nationales construites au fil des siècles en opposition aux intérêts régionalistes, communautaristes, identitaires, corporatistes et de replis sur soi ont laissé place à un ventre mou, un maelstrom d’intérêts individuels qui s’opposent les uns aux autres.

Les nouveaux communautarismes et leurs recherches identitaires sont totalement incompatibles avec la notion d’intérêt général ne revendiquant finalement que des droits individuels qui viennent se percuter les uns les autres.

On ne se définit plus par rapport à son appartenance à une nation ou une civilisation mais par rapport à, son orientation sexuelle, sa couleur de peau, son mode de consommation, son style vestimentaire, ses tatouages, ses piercings, les marques de téléphones…. Nous ne sommes plus des hommes libres et égaux en droits, mais simplement des consommateurs défendant le droit de consommer de telle ou telle manière.

Les hommes politiques qui nous représentent, objets de tous nos reproches sont à l’image de cette société. Lobbyistes spécialisés de haute volée, ils font dans la défense d’intérêts catégoriels électoralement payants. Ils ne représentent plus que des minorités électives espérant que la somme de celles-ci constituera une majorité de circonstance.

La professionnalisation de la politique voulue dans les années 80 par François Mitterrand est venue accroître l’absence de vision des « élites » représentatives qui font carrière de leurs mandats au même titre que les PDG des groupes internationaux ; à peine élus/nommés, ils préparent leurs postes/mandats suivants.

Nous assistons aujourd’hui de façon criante à l’achèvement de la construction de l’homme politique «monsieur tout le monde», professionnel carriériste, fuyant comme la peste toute innovation et toute prise de risque; tout occupé qu’il est à la gestion de son plan de carrière ; il n’a guère de temps pour gouverner la France.

La fonction présidentielle toute entière bâtie sur une logique de l’homme d’exception, l’homme providentiel, l’homme qui se sublime et qui quittant sa condition d’homme ordinaire devient le Président des français, est bien trop lourde à porter pour un homme banal, le costume est beaucoup trop grand pour un Président normal ou simplement commun.

Les hommes politiques d’exception ont disparu. Non pas que le fluide créateur se soit tari. C’est simplement la professionnalisation de la politique et le mode de financement des partis politiques qui empêchent de manière systémique à ce type d’homme ou de femme de pouvoir accéder aux plus hautes responsabilités. 

Les partis politiques sont in fine financés par l’Etat au travers des élections législatives ce qui empêchent l’émergence de nouvelles forces politiques. Les dons et cotisations des adhérents sont plafonnés de tels sorte que le mécénat politique ne puisse plus exister, il ne reste que les apparatchiks des partis.

Pourtant les médias nous vendent à chaque seconde dans leur fil d’actualité le miracle de ce modèle « soviétique » qui exclut le plus grand nombre des français de toute participation possible au débat électif comme un aboutissement suprême de l’évolution humaine. Le peuple finalement à quoi ça sert ? A rien selon eux.

Il n’y a plus de débats d’idées ou de dialogues mais une recherche permanente de pousser l’autre vers une soi-disant « faute morale » afin de le réduire au silence devant les tribunaux. Nous observons passivement la destruction de nos valeurs, de nos traditions, de notre fierté nationale, de notre avenir commun d’un regard bovin. Pourtant le compte n’y est pas et le système s’est emballé.

Les anathèmes furieux lancés à tour de bras par les maîtres censeurs à longueur de tribunes et de shows télévisés n’y font plus rien. Les grands prêtres de la bien-pensance tout drapés de vertus qu’ils se croient se sont trop isolés des français, ils ne vivent plus dans la même réalité. 

Le vivre ensemble incantatoire à la sauce bisounours qu’ils proposent n’a vraiment pas le même goût dans un 200 mètres carré dans le Marais que dans une tour pourrie des quartiers nord. Les drames deviennent quotidiens, la violence ordinaire omniprésente, et tout un chacun observe stupidement le bateau sombrer.

Continuer dans cet aveuglement ne peut conduire qu’à une violence endémique et la disparition de tout avenir commun. "

Cyrille Dalmont
Juriste en droit public

Folie passagère 3326.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

dimanche 18 mai 2014

Mitterrand vs Hollande: Portraits croisés


Le sondage dont je faisais état ce matin montre que seuls 0,5% des Français pensent que Hollande est le meilleur président de la Vème république. C'est vrai que cela ne fait pas beaucoup. Didier Goux, en commentaire, s'étonnait que Mitterrand, "cette vieille crapule" puisse être le 2 ème choix des Français, juste derrière de Gaulle. Essayons de comparer Mitterrand et Hollande, les deux seuls arnaqueurs présidents de la cinquième qui se présentèrent comme socialistes devant les électeurs. Ainsi peut-être aurons-nous une idée de ce qui motive ce désamour des Français vis à vis de Hollande. Portraits croisés...

Mitterrand avait, lui, une histoire et un passé qui l'amenèrent de Vichy à l'Elysée; certes une histoire pas toujours reluisante, mais au moins en avait-il une. Hollande n'a pas d'histoire.

Mitterrand fut résistant quand Hollande cède devant les fonctionnaires, les bonnets rouges, les pigeons, les lobbies LGBT, les Sacrifiés, Ségolène Royal ou la finance.

Mitterrand avait de l'expérience ministérielle quand Hollande entretient, deux ans après son élection, son statut d'amateur.

Mitterrand était cultivé, Hollande ne l'est pas.

Mitterrand était toujours tiré à quatre épingles quand Hollande n'est qu'étriqué dans ses costumes de chez Tati.

Mitterrand avait du charisme, Hollande celui d'une tortue-piquet.

Mitterrand était un illusionniste, un prestidigitateur hors pair quand on devine, avant même qu'il ne les fasse, les tours de passe-passes de Hollande.

Mitterrand n'était pas un démagogue, il promettait, les gens le croyait, cela n'engageait qu'eux. Hollande est un démagogue de première bourre; le discours du Bourget a été définitivement enterré dès qu'il eut fini de le prononcer.

Mitterrand était un chaud lapin mais au moins avait-il la décence de ne pas se faire poisser, quitte à ce que la République paye le prix du silence. Hollande est un jouisseur qui se fait choper comme un adolescent au saut du lit lorsqu'il sort de chez sa deuxième maîtresse.

Mitterrand jouait avec les mots et le verbe, citait de mémoire Péguy ou Jaurès quand Hollande fait des blagounettes que même Carambar n'ose imprimer sur ses emballages.

Mitterrand était un bâtisseur: SOS Racisme, le FN, la Très Grande Bibliothèque, la Pyramide du Louvre, TF1, Canal +, TV6, la Géode, le pont de Normandie, le musée d'Orsay, etc... Hollande n'a pour l'instant pas posé la moindre première pierre.

Mitterrand abolit la peine de mort quand Hollande condamne à mort le mariage et la famille traditionnels.

Mitterrand ne s’embarrassait pas avec ceux qui le dérangeait, ils se suicidaient. Hollande s'entoure de gens qui ne tarissaient pas d'insultes à son propos.

Mitterrand savait se faire rare quand Hollande est omni-présent.

Mitterrand partait en vacances en hélicoptère à Brégançon  ou à Latche quand Hollande joue les bidochons en TGV et à Bormes les Mimosas.

Lorsqu'il arrive au pouvoir, Mitterrand augmente le smic de 10%, Hollande de 1%.

Mitterrand créa en 1981 l'Impôt sur les Grandes Fortunes (qui deviendra l'ISF en 1988) quand Hollande instaure l'impôt pour tous.

Mitterrand fit supprimer les notions de "bonne moralité" et de "bonne mœurs" du statut général des fonctionnaires. Hollande s'en est souvenu.

Il y aura une vraie complicité entre Mitterrand et le chancelier allemand quand Hollande se fait offrir un tonnelet de harengs par l’actuelle chancelière.

En 14 ans de mandat, Mitterrand ne verra jamais baisser sa cote de popularité en dessous de 22%. Lorsqu'il annonce le tournant de la rigueur en octobre 83, 32% des Français sont satisfaits de Mitterrand. Lorsqu’il nous parle de "retournement", Hollande est à 18%.

En 1987, Mitterrand célébrera le millénaire capétien en la basilique de Saint Denis. En 2013, Hollande célébrera les soldats musulmans morts pour la France et souhaitera un "joyeux Aïd " à la communauté muzz.

Non, contrairement à Didier Goux, et après ces évocations, il m'apparaît comme tout à fait "normal" que Mitterrand, cette "vieille crapule", ait encore une sacrée cote chez les Français.

Folie passagère 2287.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 8 janvier 2013

Il y a 17 ans Mitterrand disparaissait... Aujourd'hui, nous avons hollande


Je n'aimais pas Mitterrand.

Je ne l'aimais pas parce qu'il était socialiste ou tout du moins prétendait l'être. Sa trajectoire politique fut sinueuse; de Vichy à Epinay puis jusque l'Elysée, les retournements de vestes que d'aucuns appelleront évolutions successives furent nombreux. Magouilleur comme tout bon politique, affabulateur prêt à s'inventer quelque attentat contre sa personne pour se faire mousser, calculateur, fourbe et retors, Mitterrand avait tous les défauts du monde, ces mêmes défauts bien souvent nécessaires voire indispensables pour réussir en politique. Il n'épargna personne: amis ou ennemis. Rien ni personne n'aurait pu lui barrer la route. Aucun scrupule.

Deux fois, il fut élu, plutôt confortablement. Il exerça la plus haute fonction pendant 14 ans. Tout au long de sa carrière politique, il fut mouillé dans un nombre de scandales politiques et/ou économiques impressionnants: la francisque, les écoutes, le Rainbow Warrior, les mutuelles, Urba, j'en passe et des meilleurs. Il réussit néanmoins à marquer de son empreinte le XXème siècle soit par des réformes importantes, l'abolition de la peine de mort fut sans doute la plus emblématique, soit par des réalisations architecturales, la Grande Bibliothèque par exemple.

Oui globalement, je n'aimais pas Mitterrand. Mais pour quelques raisons que je ne m'explique pas, j'avais du respect pour lui. Je savais apprécier l'homme cultivé et posé. Difficile de trouver sur ces 50 dernières années, un homme politique de premier plan aussi cultivé, aussi épris d'histoire et de littérature. J'appréciais sa façon de " se tenir ". Mitterrand avait une certaine classe. Il sut, comme sans doute personne depuis, " habiter " la fonction présidentielle ". Il n'était pas " normal " ni " anormal ", il était Président. Point barre. Démagogue, sans aucun doute, mais pas cette démagogie populiste et vulgaire consistant, par exemple, à se faire passer pour Monsieur Toulemonde en prenant le train pour aller en vacances. Ses vacances, elles étaient présidentielles, de Venise à Louxor en passant par Brégançon; en avion ou en hélicoptère.

Mitterrand avait beau avoir autant de défauts que de casseroles au cul, je ne sais pourquoi, il imposait un certain respect. Il avait de la hauteur.

Mitterrand est mort, il y a 17 ans jour pour jour. 

Et aujourd'hui, nous avons un président tout aussi pseudo-socialiste mais un président que je n'arrive pas à respecter, un président fade et sans interêt, un présiflan qui devient chaque jour plus ridicule. Oui, aujourd'hui, nous avons hollande. Nous avons rien.

Pour un peu, il me ferait regretter Tonton.

Folie passagère 1525.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 21 juin 2012

Le changement, c'est avec ceux d'hier... ( Mitterrand still alive ! )

Le changement, c'est pas pour maintenant... Jugez-en:

Elisabeth Guigou, pupuce mitterrandienne, ministre chargée des affaires européennes en 1990,

Jean Glavany, comme sa copine, dinosaure solférinien, Sécrétaire d'Etat sous Mitterrand en 1992,

Claude Bartolone,  lui aussi un pur produit mitterrandien, membre du comité directeur du PS à partir de 1982 puis secrétaire national du même Machin,

Daniel Vaillant, au propre comme au figuré, un pachyderme solférinien, n° 2 du PS du temps d'Hollande et la gauche plurielle, copain comme cochon avec Mitterrand... La Nièvre...

Et tout ce beau monde se dispute le perchoir... La place est belle: 4ème personnage de l'Etat, 20 000euros d'émoluments ( soit environ 30% de plus que le hollande ), logé dans un des plus beaux palais de la République. Bienvenue en Socialie !

Edit de 17h10: And the winner is.... Bartolone !

Et l'on nous fait part de l'éventuelle nomination au gouvernement de Robert Hue. Fidèle de Georges Marchais, il lui succèdera à la tête du PCF, histoire d'entamer doucement mais surement le long déclin du parti.

La chose est acquise, le changement, c'est avec ceux d'hier... Moscovici, Fabius, Sapin, Aubry,...

Folie passagère 1218.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.