Comme promis, l'Etat à 17 heures a rendu son avis sur le projet de rachat de la branche énergie d'Alstom par Général Electric. J'ai écouté Montebourg nous expliquer tout cela et j'ai été une nouvelle fois sidéré et par Montebourg et par l'option retenue par le gouvernement.
Après nous avoir bassiné pendant des semaines en nous disant que Alstom devait rester Français ou à défaut européen, " Le gouvernement, dans sa diversité, a tranché " qu'il a dit Montebourg ! Dans sa diversité ... L'Etat a décidé de s'allier avec Général Electric en se payant Alstom ! Confondant euros et dollars, Montebourg nous a donc annoncé que l'Etat prendrait 20% d'Alstom en rachetant les 2/3 de la participation de Bouygues, une paille à environ 1,8 milliards d'euros. Comment ces près de 2 milliards seront-ils financés ? Pour l'instant: mystère. Incapables de nous dire comment ils vont trouver les 50 milliards de réduction de dépenses publiques prévues dans le pacte de responsabilité, ces charlots s'engagent pourtant à dépenser au bas mot 2 milliards dans cette opération.
Et tant qu'à faire, le gouvernement impose ses conditions: "La répartition du capital de la nouvelle entreprise sera de 50/50. Le gouvernement fera valoir son droit de veto si besoin. 50% des administrateurs seront approuvés par l'Etat, dont le directeur général. La propriété intellectuelle des brevets dans le nucléaire sera assurée par une société française qui en disposera. GE sera financièrement pénalisé s'il ne respecte pas ses engagements de créer 1 000 emplois." La confiance règne...
L'américain (comme le conseil d'administration d'Alstom) a encore quelques jours pour se décider mais pour avoir eu l'occasion de négocier, dans le passé, avec quelques huiles de chez GE, je serais bien surpris qu'il accepte tel quel ce plan.
Si le projet du gouvernement est adopté, ce dont je doute, Montebourg connaîtra son jour de gloire: Après deux ans d’effort, il aura enfin trouvé quelque chose à nationaliser... Et nous, nous paierons.
Pitoyable pitre !
L'entreprise et l'économie sont des choses trop sérieuses pour être confiées à des politocards mais ils ne l'ont toujours pas compris.
Folie passagère 2339.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr
