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mardi 10 octobre 2017

Manifestations de fonctionnaires: Le bide, le gros bide !


Bon, on nous avait annoncé de grandes manifestations, plus de 130 sur tout le territoire, on nous avait dit que pour la première fois depuis une dizaine d'année la quasi totalité des syndicats se la jouait unitaire.

Ces mêmes syndicats-syndiqués nous ont dit que l'heure était grave, qu'ils étaient bientôt à poil, qu'ils mangeait des pâtes dès le 10 du mois, que leur pouvoir d'achat était en baisse,  que les conditions de travail se dégradaient, que la hausse de la CSG allait les plumer, que le moral était au plus bas, que la cohésion sociale était menacée, que le gouvernement (de riches pour les riches) cassait tous les acquis sociaux et posait son cul sur le code du travail... Bref, toutes les bonnes raisons de manifester en force, en grand, partout. Et comme vient de l'annoncer BFM: une journée de mobilisation massive et très importante...

On a vu. 

Premier bilan (selon la CGT...): 400 000 manifestants sur toute la France dont 40 000 à Paris. Soit moins de 8% des effectifs. Moins de 16% de grévistes à l'Educ' Nat ! Perso, j'appelle ça un bide ! Un gros bide.

Et ce malgré le renfort des lycéens qui, à leur manière ont manifesté:

 

(Lycée Voltaire à gauche, lycée Bergson à droite. Vous noterez le joli drapeau sur la photo de droite...)

Quelques incidents par ci, par là mais pas de quoi fouetter un chat.

Le bide, vous dis-je ! (et peut-être de quoi relativiser mon billet précédent).

Il se passe donc bien quelque chose en France...


Manifestation du 10 octobre : plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Bordeaux
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 7 juin 2016

La dictature des minorités, version 2016.


Cette photo illustre bien ce que l'on pourrait appeler exemple type de la dictature des minorités. Un cégétiste peut, à lui tout seul, faire braire des milliers de voyageurs. Il est cégétiste, il a donc le droit de descendre sur les voies alors que cela est rigoureusement interdit aux usagers; usagers qui, qu'on le veuille ou non sont pourtant, quelque part, propriétaire des dites voies.

Enfin, bref, voilà à quoi on assiste depuis des jours: une minorité de gens empêchent une majorité d'autres gens de vivre normalement, d'aller travailler et de gagner leur vie. ces derniers n'auront pas de compensation. La partie de la majorité des gens qui n'est pas impactée par les grèves ne se cotisera pas pour aider ceux qui pâtissent du merdier ambiant. Les petits artisans, nul ne les aidera à compenser la perte d'heures de travail, les chantiers qui s'éternisent ni à calmer les banquiers qui chouinent. Rien ne compensera le fait que des milliers de petites gens auront à transférer en jours de congés les jours où ils n'auront pas pu aller travailler. Rien ne compensera la fatigue et le stress engendrés par des transports en trains et en métros bondés.


" Rien n'est épargné à la CGT et aux cheminots en grève (réunions secrètes, culpabilisation des grévistes, acharnement médiatique, etc.) " ose clamer le syndicat ! Pauvres bichons incompris et mal-aimés. Rien ne leur est épargné, t'as qu'à croire. Et à nous, à tous ceux qui souffrent et qui galèrent avec ce blocage, de quoi sont-il épargnés ? Pas de la souffrance, de la chaleur dans les transports en communs, des retards, des pertes de revenus ou d'activité, etc...


Quant aux minorités qui bloquent, rassurez-vous, ça cotise à tout va pour aider à l'effort de guerre et ça négocie le paiement de tout ou partie des jours de grève.

La collectivité, dans son ensemble, vous et moi et contribuables réunis, devra d'une manière ou d'une autre payer le prix fort parce qu'une minorité de grévistes ou de glandus, tantôt à la SNCF, tantôt chez les aiguilleurs du ciel ou ailleurs ( Nuit Debout) - aujourd'hui, ce sont les agriculteurs qui s'y mettent - aura décidé de faire prévaloir ses droits sur ceux de la grande majorité.

On aurait pu croire que les inondations et leurs conséquences auraient infléchi le jusqu’au-boutisme de ces monstres d'égoïsmes, solidarité nationale oblige, pensez-vous, " Ils ne sont pas responsables des inondations " ont-ils osé dire ! Et puis d'ailleurs, ils ne sont responsables de rien, ces grévistes qui empoisonnent nos existences; les méchants, ce ne sont pas eux, ce sont les patrons, le gouvernement, la droite, l'extrême-droite, l'Europe et qui bon leur semblera, mais aussi, disons-le, les millions de Français qui, finalement, se laissent faire, encore et encore.

Ceci dit, ces empêcheurs de vivre normalement auraient bien tort de se priver, ils ont un allié de poids: un gouvernement et un président qui, après avoir tout fait pour mettre les gens dans la rue, cèdent maintenant à tous les caprices et revendications obsédés qu'ils sont par un euro de football qu'il ne faut en aucun cas entacher, un euro qui doit absolument se tenir et une présidentielle en ligne de mire. Alors, il cède, il recule, il paie (avec vos sous), il baisse les bras et abandonne, encore, en rase campagne, toutes velléités de réforme. Les minorités sont en passe de gagner. Elles gagneront.

Quant à la majorité, celle qui ne demande qu'à bosser et à vivre paisible, elle n'a qu'à la fermer et assister affligée au naufrage d'un pays dans lequel le consensus n'existe plus.

Folie passagère 3198
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 6 octobre 2015

Lynchage en réunion au siège d'Air France

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Nous savons qui a fait ça: syndicalistes CGT, FO ou de je ne sais quelle autre paroisse syndicale. Je sais ce que j'ai vu puisque je regardais la télé à ce moment et que j'ai pu voir en direct ce qui n'est rien d'autre qu'un lynchage.

Je sais que j'ai vu une meute de salariés d'Air France en colère faire irruption violemment, aux cris de " on est chez nous " (tiens donc, seraient-ils du FN ?) dans une salle de réunion où se tenait le CCE puis s'en prendre physiquement à deux dirigeants du groupe, dirigeants qui en haillons ou torse nu ont du se carapater vite fait pour éviter de passer à la casserole de mecs complètement abrutis. Des mecs dont un certain nombre portaient des gilets fluo, plusieurs avec les sigles CGT ou FO ou SUD-je-ne-sais-quoi imprimés dessus. J'ai entendu l'un d'eux, un barbu avec une casquette rouge, crier à l'un des dirigeants poursuivis un truc du genre: " on vous aura ". J'ai vu le DRH tomber par terre. J'ai appris plus tard qu'il y avait eu 7 blessés dont un grave.

Rien ne justifie la violence, qui plus est dans un pays dit civilisé. Absolument rien. Et qu'on ne vienne pas me dire comme le DRH l'a sans doute fait pour calmer les esprits que l'on ne sait pas qui a fait cela ni qui sont les coupables. Des flics étaient présents, des caméras de télévision aussi, des caméras de vidéo-surveillance ( le site en est truffé ) fonctionnaient et de nombreux témoins ont assisté à la scène. Il y a donc absolument tout ce qu'il faut pour chopper ces " syndicalistes " voyous. Et qu'ils soient le plus sévèrement punis, au minimum de la prison s'impose: violences, violences aggravées, violences aggravées en réunion. Les faits sont là.

Quant à ceux, et ils sont nombreux, Besancenot, Yann Brossat, quelques journalistes lus sur twitter, militants et dirigeants syndicalistes, gauchistes déboussolés qui osent dire qu'il faut comprendre cette violence parce que les " manifestants " subiraient " une violence sociale " et bien qu'ils continuent à délirer en ce sens et bientôt, il ne restera rien de ce syndicalisme français débile, stupidement revendicatif, corporatiste et recourant trop souvent à des méthodes d'un autre temps.

Le syndicalisme se meurt lentement mais surement, il ne représente plus que 7 à 8% de la population active et s'il meurt c'est qu'ils l'auront bien cherché. Les salariés n'auront plus qu'à pleurer sur leur propre sort.

Sur le plan international,  les images de ce lynchage ont fait le tour du monde, les événements d'hier ont été hautement préjudiciable à l'image du pays - on avait bien assez de Président et de sa clique pour cela - mais ils auront eu le mérite de montrer à tous à quoi ressemblent les syndicalistes Français: à rien !

Plainte devrait être déposée. Il serait normal que l'Etat, en tant qu'actionnaire ou en tant que garant de l'ordre public, porte lui aussi plainte. Sauf à considérer qu'il pourrait souhaiter ne pas " envenimer " les choses...

Folie passagère 2924.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 30 avril 2014

Bayrou aurait vu la vierge et autres brèves...


- Il paraîtrait que Alstom aurait choisi GE plutôt que Siemens. Montebourg se prend donc encore un camouflet. Si tous les patrons qu'il a insulté se mettaient à lui renvoyer l’ascenseur, ce pauvre ministre du redressement improductif serait noyé sous un tombereau d'ordures. Et voilà qui ne serait pas pour me déplaire.

- Selon Wikistrike, au Brésil, des gens en colère ont attaché à un poteau, à la vue de tous, un politicien corrompu dénommé Mendes da Costa. Personnellement, je préfère la fessée déculottée en place publique, nettement plus humiliant, mais l'idée est bonne.

- Anne Roumanoff a fait un sketch dans lequel elle se moquait de la Taubira dont elle singeait imitait l'accent. Le plus grand des hasards a fait que je voie ce sketch qui m'a fait bien rire. Mais cela n'a pas eu l'heur de plaire aux antiwouacistes qui se déchaînent contre elle. Les cons.

- J'ai lu qu'au Canada un couple gay intentait un procès à la sécurité sociale locale. Le couple voulait avoir un enfant via GPA et espérait que la sécu prendrait en charge le processus. Celle-ci refusant, les deux hommes portent plainte et pour leur défense arguent ne posséder ni l'un, ni l'autre, d'utérus et considèrent donc être défavorisés par la nature et discriminés par la sécu. J'attends avec impatience le jugement final.

- Pour faire peur à Vladimir Poutine, Président envoie quatre avions Rafale en Pologne. Poutine a ri.

- Une loi a été votée qui permettra aux personnes ayant des RTT en stock de les céder à un collègue ayant besoin de temps pour être auprès de son fils ou de sa fille malade. Une sorte de don du temps en quelque sorte. C'est bien. Mais pourquoi avoir fait une loi, le geste ne serait-il pas "naturel "? Faut une loi maintenant pour donner une partie de son temps libre ?

- C'est chouette les ponts du mois de mai, surtout quand c'est une année "salariés". il suffit cette année à un salarié de poser trois vendredis pour profiter au total de douze jours de repos. Cela représenterait, selon une étude menée par Europe 1, près de 0,19 point de PIB soit une perte de création de richesse de 4 milliards d'euros. Même pas mal.

- Je crois que Bayrou a enfin vu la Vierge. Alors qu'il était en meeting pour la campagne des européennes, il a déclaré; "Nous avons la foi !". A mon avis, il n'a pas du consulter les sondages qui sortent en ce moment. Si lui a foi en l'Europe, cela ne semble pas être le cas des Français. Dans la même allocution, il a déclaré: " Nous ne sommes pas des flageolants, nous sommes des solidaires !". Yo, brother, free cannabis ! J'admire Marielle de Sarnez qui n'a pas démérité et qui se bat aux côtés d'un tel looser depuis tant d'années dans un engagement désintéressé...

- Une exécution capitale s'est mal passée aux USA. Les substances injectées au condamné n'ont pas été vraiment efficace. Il a fallu plus de 43 minutes pour qu'il meurt enfin... d'une crise cardiaque. Itélé a commenté ainsi en bas d'écran,: "Peine capitale inhumaine". Je n'ai pas pu m'empêcher; j'ai ri.

- Les articles les plus lus sur Libération aujourd'hui: "Le prince Harry est à nouveau célibataire", " Micheline Dax, le sifflet coupé", "La banane de Dani Alves", "Pour protéger les abeilles, les épandages de pesticides bientôt interdits le jour, mais pas la nuit"," Pénuries de profs au Capes de maths"... Bien, il était tant que Demorand démissionne, cela aurait pu être pire.

- Je viens de lire le billet d'un blogueur de gouvernement. Dans celui-ci, il écrit 9 fois " ce pays est foutu"... et cela ne fait que deux ans que Président est "en responsabilité". Foutu au bout de deux ans? Imaginez dans quel état on va le ramasser notre blogueur de gouvernement dans trois ans...

- Demain, c'est le 1er mai (et mon muguet est en retard). Les syndicats défileront à Paris et dans toute la France. Les syndicats ? 7% de la population active; c'est ce que l'on appelle les " partenaires sociaux" sans qui rien ne peut se faire.

Voilà, c'est tout pour le moment. C'était le dernier billet du mois d'avril, le mois au 119 568 pages vues sur ce blog à l'heure ou j'appuie sur la touche" publier". Merci à tous.

Folie passagère 2258.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 19 décembre 2013

Vous avez aimé Florange, vous adorerez Saint Nazaire... ( et STX )


Le croisiériste MSC est sur le point de passer commande de 2 super-paquebots aux chantiers navals de St Nazaire STX. Juste une "petite" commande de 2,4 milliards d'euros incluant une option sur 2 autres bateaux.

Les chantiers navals STX sont heureux, cela faisait presque, jour pour jour, un an qu'ils n'avaient pas enregistré de nouvelles commandes. 2+2 paquebots, c'est donc des millions d'heures de travail en prévision. Ce sont des emplois sauvegardés, des sous-traitants souriants, c'est une ville qui respire, une région qui souffle et une entreprise qui peut regarder l'avenir un peu plus sereinement. 

Sauf que pour l'emporter, l'entreprise doit aligner un prix de vente inférieur à ceux des concurrents italiens ou allemands et qu'après avoir serré les boulons de partout, elle sait pouvoir l'emporter si les ouvriers consentent à travailler 20 minutes de plus par jour, sans compensation financière.

C'était sans compter sur les syndicats CGT et FO, 53% des ouvriers à eux deux, qui bien évidemment ne sont pas d'accord pour bosser "gratis" quand bien même sont-ils déjà aux 34,75 heures de travail par semaine (payées 39 ou 35 selon que vous serez de droite ou de gauche). La CFDT, 32% des ouvriers, a quant à elle annoncé qu'elle signerait cet accord ponctuel de compétitivité.

Et voilà où nous en sommes, 52% des ouvriers refusant de bosser 20 minutes de plus par jour risquent de faire perdre à l'ensemble de l'entreprise la commande qui permettrait de ne pas... couler.

L'actionnaire majoritaire de STX Europe, une banque coréenne, a annoncé depuis plusieurs mois vouloir se débarrasser de cette entreprise qui "multiplie les exercices déficitaires". Gageons que si les Coréens bradaient les chantiers - on ne vend pas avec profits une entreprise qui perd - pas grand monde ne se bousculerait pour racheter les chantiers STX. La perte éventuelle de cette commande pourrait décider les coréens à, enfin, quitter le navire. Ce serait la fin de l'entreprise STX France, condamnant ses 2 000 employés et 4 000 sous-traitants à des lendemains difficiles.

La fin ? Fort possible sauf à espérer un secours de l'Etat français, actionnaire à 33% de STX France via la BPI. Moscovici l'a promis fin octobre: "L'Etat ne laissera pas tomber STX, il ne restera pas inerte ". Soit, prenons note.

Mais dites-moi, qui pourrait bien vouloir d'une entreprise autant vérolée par des syndicats qui préfèrent, possiblement, perdre leur emploi plutôt que de bosser 20 minutes de plus par jour. Même "bénévolement" ? Qui voudrait passer commande à une entreprise dont le respect des délais et les offres de prix dépendent du bon vouloir des syndicats ? Personne.

2014, j'en prends le pari, STX et Saint Nazaire seront à la Une; on en parlera beaucoup et croyez-moi, ce ne sera pas pour fêter la signature de nombreux contrats.

Vous avez aimé Florange, vous adorerez Saint Nazaire et STX...

Folie passagère 2057.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 7 février 2013

Non, sans déconner ?


" Le gouvernement s'inquiète des risques d'explosion sociale ! " titre le magazine Challenges:

" Les bombes sociales se multiplient en France, ce qui ne manque pas d'inquiéter le gouvernement. Grèves, débrayages, blocages d'usines: face au durcissement des mouvements sociaux en France, le gouvernement socialiste craint désormais ouvertement des risques d'explosion sociale. " La colère sociale, avec les conséquences de la crise économique et financière, la précarité, le chômage, les plans de licenciements, elle est là, elle gronde depuis des années", a reconnu ce mardi 5 février le ministre de l'Intérieur Manuel Valls. "Aujourd'hui on assiste moins à des mouvements sociaux, qu'à des implosions ou explosions sociales"

Et du coup, inquiet qu'il est, le gouvernement envoie un petit peu partout des flics des RG pour tâter le pouls des gens en colère à la sortie des usines; celles déjà en grève ou celles dont on sent que la soupape de sécurité ne suffit plus à contenir la rage des salariés. Il s'agit pour le gouvernement d'anticiper les risques d'explosion sociale, d'analyser pour mieux la contenir une possible " radicalisation des mouvements sociaux ." Un délégué syndical affirme même que la police est venue à la rencontre des syndicats pour leur demander de tempérer leurs troupes

Ces risques d'explosion sociale, " Il faut les comprendre, mais on ne peut pas les admettre. On peut essayer de comprendre les raisons qui poussent des hommes et des femmes au désespoir mais on ne peut pas casser l'outil de travail." a déclaré Manuel Valls ! ( surtout ne pas casser l'outil de production, imaginez un peu si Sarko ou Guéant avaient dit cela ... )

Non, sans déconner, la coupe serait-elle pleine pour des dizaines de milliers de salariés ? Assurément, et c'est sans compter sur ceux qui vivent la précarité au quotidien: les chômeurs, les laisser pour compte, les pauvres, les qui-n'en-peuvent-plus, les mal-logés...

Ben ouais, mon brave m'sieur, perso, cela fait un moment que je le dis: toutes les conditions sont réunies pour que cela pète !

Mais en attendant, on va vous faire une petite guerre au Mali, un mariage zinzin, une réflexion sur l'utilité ou non de changer l'appellation " école maternelle ", le retour de la pastille verte pour les voitures qui polluent pas ( celle des gens plus ou moins aisés, donc) , la chasse aux riches, etc... Du flan !

Ben ouais, m'sieur, des fois, je me demande si finalement faudrait pas que ça pète un bon coup. Sans déconner ! 

Un grand nettoyage de printemps. Qu'on respire, enfin !

Folie passagère 1560.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 10 janvier 2013

Réforme du marché du travail: Y a un truc qui déconne, non ?


On nous dit que patronat et syndicats sont sur le fil pour négocier les nouvelles règles du marché du travail: flexibilité, aménagement des CDI et des CDD, taxation éventuelle des CDD, sécurisation de l'emploi,  modulation du temps de travail (et donc de la rémunération ) en fonction de l'activité économique des entreprises, etc... Du changement donc, de vrais changements qui modifieront profondément les rapports entre les employeurs et les salariés.

En clair, vous avez d'un côté de la table la CDFT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC et de l'autre, le Medef, la CGPME et l'UPA et tout ce beau monde est chargé d'organiser les conditions qui régiront le monde du travail de demain.

Demain justement, ce serait le jour du jour de la dernière chance pour parvenir à un accord. Et si pas d'accords conclus, l'hollande se fâche et légifèrera d'office. Soit, c'était la règle du jeu.

Mais crénom, il n'y a personne que cela choque ou personne pour oser le dire: Ce sont les syndicats qui, comme chacun le sait, ne représentent que 8% de la population active, et qui par la voix de leurs représentants, élus avec en moyenne un taux de participation de 30% aux élections professionnelles, sont chargés de négocier cette réforme " historique " du marché du travail !!

Une réforme qui devrait concerner, au bas mot, 16 millions de salariés ! Une réforme négociée par des gens qui ne représentent quasiment personne !

Il y a vraiment un truc qui déconne dans notre système paritaire.

Folie passagère 1528.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 4 décembre 2011

Les grosses fortunes...syndicales


Les syndicats ne représentent que 8% de la population active globale, secteurs public et privé confondus. Ça, on le savait, nos franchouillards syndicats ne représentent quasiment rien. Le taux de syndicalisation de la France est le plus bas d'Europe. La CGT revendique 670 000 adhérents quand la teutone IG Metall en annonce 2,4 millions !

Et pourtant nos syndicats sont omniprésents: défense des salariés, manifestations en tous genres, grèves à répétition dans les transports ou dans l'Education Nationale...

Ce n'est pas que je veux vous gâcher votre week-end mais je vous invite à lire l'enquête ( disponible ici ) réalisée par le Figaro Magazine: L'argent caché des syndicats ! On me rétorquera que c'est le Figaro, alors, forcément...  Possible, mais les chiffres sont là et ils donnent le tournis. La crise oui, mais pas pour tout le monde.

Quelques chiffres:

- seuls 3 à 4% des budgets des syndicats proviennent des cotisations-adhérents,

- 4 milliards d'euros engagés chaque année pour le fonctionnement des syndicats de salariés,

- 90% du financement de l'activité syndicale provient des employeurs ( Etat inclus ),

- La trésorerie disponible de la CGT s'élève à 42 millions d'euros, celle de la CFDT à 34,7, celle du MEDEF à 38 millions,

- La total du bilan de la CFDT est de 347,5 millions,

- Le ministère de la Fonction Publique reconnait mettre 17 000 personnes ( équivalent temps plein ) à la disposition des syndicats,

- Le coût de la réprésentation syndicale dans le privé s'élève, selon la commission d'enquête parlementaire, à 1,6 milliards d'euros,

- Les organisations syndicales et patronales gèrent les circuits de la formation professionnelle ( 6 milliards ) et le fameux 1% logement,...

Et tout cela sans compter la gestion des comités d'entreprise... tel celui d'EDF qui compte pas moins de 4000 permanents

Une enquête édifiante qui prouve par le menu que tous les intervenants profitent du système, Etat compris.

" Tout le monde se tient car tout le monde en croque ", enfin, tout le monde...seulement 8% de la population active.

Folie passagère 944.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.