Quel pays de fadas que celui dans lequel nous vivons en ce moment. Prenez une heure de votre temps, survolez l'actualité, la vraie qui compte ou la futile qui compte tout autant, voire plus. Et vous verrez, aujourd'hui est un grand jour: C'est la fête du slip, du grand n'importe nawak. Voyez...
Quelle est la première chose que fait Président après deux jours passés en compagnie de son ennemi intime Angela sur les bords de la Baltique? Il se rend direct au jardin du Luxembourg à Paris pour commémorer l'abolition de l'esclavage, entre soi, le quartier est bouclé, seule une centaine de personnes est admise. Et que fait son Premier, même chose à 17h30 place du général Catroux, il ira saluer la mémoire du général Dumas. La république s’incline aujourd'hui; à la mémoire des milliers de gens esclavagés par le méchant toubab d'avant. Ce faisant, nos deux sinistres donnent du crédit aux actions et aux délires d'un vil exploitant de la même cause: Louis-Georges Tin. Le même qui sous les feux de tous les médias complaisants n'hésite pas à réclamer réparation pour les fautes - était-ce en ce temps là une faute ? - commises par des gens morts et enterrés depuis des lustres. Le con. Et qu'est-ce qu'il dit le Tin que tout le monde applaudit: "C'est le travail des esclaves qui a permis de constituer la Banque de France et c'est la Banque de France qui a permis de constituer la France." ! Si, si, vous avez bien lu, la France a attendu la Banque de France pour se constituer et cette salope de BdF, elle s'est construite sur l'esclavage. Et comme aujourd'hui, la Banque de France, c'est la France, vous l'aurez compris, la France est une salope ! Comment ça, je fais des raccourcis, ben quoi, je fais comme tous ces gens que la repentance nourrit ou fait bander, je raccourcis l'Histoire et les faits, j’occulte une partie du roman pour n'en retenir que le laid. Le beau et le grand - notre Histoire regorge pourtant de merveilleux et beaux moments - ne nourrissent pas, ne font plus recette.
"Réparations" !, " Dédommagement" !, "Repentance" !, " Pognon" !, les voilà s'abreuver de ces mots qui pètent et qui font que vous êtes un vilain ou un sale babtou si vous ne voulez pas les prendre à votre compte. Vous verrez qu'on viendra vous traiter de raciste si vous ne voulez pas participer à ce jeu-là. Vous avez le choix: ou vous prenez une part de responsabilité dans ces barbaries d'antan ou bien vous êtes un enfoiré. Pis, ne pas communier à cet esprit de repentance fera de vous celui qui accepte l'esclavage d'aujourd'hui tel qu'il peut se pratiquer au Nigéria, chez nos amis économiques du Qatar ou des Emirats Arabes Unis, voire dans certaines de nos ambassades parisiennes.
Et bien, non, pas de ça chez moi, j'emmerde ces commémoratifs stipendiés, ces nouveaux profiteurs de nos péchés d'hier, je ne baisserai pas la tête devant le général Dumas. Que cela plaise ou pas à Président, Claude Ribe, Taubira ou Tin. Le général Dumas serait un héros ? Je veux bien mais ni plus ni moins que tant d'autres. Il a lutté pour sortir de la fange dans laquelle il était né, il s'est battu contre l'esclavage et toussa, tant mieux, c'est bien. Bravo. Il s'est battu pour des trucs auquel il croyait ? Tant mieux, comme des millions d'autres personnes se sont battues pour diverses causes. Allez, je vous l'accorde, Dumas, Schoelcher et compagnie, des héros, oui, des héros parmi d'autres héros.
Ils étaient où tous ces gens qui aujourd'hui commémorent l'abolition de l'esclavage à grand renfort de flonflons et de slogans pourris, il y a un mois lorsque ces pauvres jeunes filles sans défense ont été enlevées au Nigéria. J'en parlais sur ce blog alors que pas un ne pipait mot. Et les voilà tous à s'offusquer et s'indigner, à crier, à nous demander de faire repentance pour l’esclavage d'autrefois; mais moi, il n'y a que l'esclavage d'aujourd'hui qui m'indigne et me révolte. Et l'esclavage, de nos jours, je n'ai pas vraiment l'impression qu'il soit le fait d'affreux occidentaux.
Allez, basta, ils m'énervent avec leur compassion surfaite; je ne verserai pas dans cette commisération républicaine et vous invite à en faire autant.
Il n'y a pas que l'abolition de l’esclavage d'autrefois dans la vie, libère-toi de tes chaînes mémorielles !
Sur ce bonne soirée à tous, même en Socialie!
Folie passagère 2273.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr