J'aurai pu aborder tout plein de sujets aujourd'hui: les funérailles de Mandela, l'annonce de suppressions d'emplois chez EADS, entreprise pourtant suffisamment performante pour que Montebourg l'intègre à ses 34 projets pour réindustrialiser la France ou de ce même Montebourg qui encense Free, un jour, pour mieux le vilipender, un autre jour, de mes doutes quant à cette intervention en Centrafrique, etc... oui de plein de choses.
Mais j'ai préféré m'arrêter sur ça:
Georges Tron, accusé de viols, obtient un non-lieu
Souvenez-vous... Alors que les socialistes sont en plein naufrage, hélas évité, avec l'affaire Sofitel / DSK, le sécrétaire d'Etat, maire UMP de Draveil et ex-député est accusé de viols par deux de ses secrétaires de mairie. On nous dira que les dames étaient du FN. Tron, lui-même, verra dans ces accusations une tentative du parti frontiste de le déstabiliser. La suite de l'histoire, on la connait. Il est mis en examen suite aux plaintes déposées par les dames et la machine s'emballe.
Georges Tron est jeté à la vindicte populaire, traité comme un moins que rien, sali, moqué. Il doit démissionner de ses fonctions gouvernementales, son immunité parlementaire est levée, il est mis en examen pour agression sexuelle, viol et tentative de viol en réunion. Rien que ça !. Autant dire, à écouter les médias, qu'il est coupable. Comme d'habitude, quelques fuites dans le dossier d'instruction, habilement distillées, auront lieu... Sans doute Georges Tron n'aurait-il pas dépareillé sur le "mur des cons", n'est-ce pas...
A cette époque, son ministre de tutelle, Eric Woerth, est en charge de la réforme des retraites; Tron s'occupe plus spécifiquement de la réforme des retraites dans la fonction publique. La cible est facile et la gauche va se déchaîner contre lui, moyen comme un autre de dégommer un secrétaire d'Etat UMP, d'affaiblir Woerth et donc Sarkozy et de nous divertir des frasques strausskaniennes.
Les blogueurs gauchistes d'alors, pas encore blogueurs de gouvernement, ne mémageront pas leurs efforts pour se moquer du bonhomme (et par voie de conséquence de la Sarkozie). Le niveau de leurs billets oscillaient entre caniveaux et bouches d'égouts. Qu'ils relisent leurs bouses et qu'ils se mouchent, c'est ce que font les morveux, en principe.
Je me souviens très bien de ce déferlement de haine surfaite mais parfaitement utilisée: déstabiliser l'homme et ce qu'il représentait.
Je ne sais pas comment Georges Tron a pu tenir devant toutes les saloperies et ignominies qui ont été proférées contre lui. Peut-être a-t-on évité une fin dramatique. Je ne sais pas; ce que je sais, par contre, c'est que par chez moi, il y a 4 ou 5 ans, un voisin, dentiste de profession, n'avait pas eu la force de Georges Tron. Il n'est plus de ce monde. Accusé à tort des mêmes faits, jeté pareillement en pâture.
Mais voilà à quoi jouaient bien des gens: détruire un homme, en faire un parfait coupable, un violeur tout en oubliant encore une fois deux des éléments clés de notre supposée Justice: la présomption d'innocence et le secret de l'instruction.
Alors aujourd'hui, les juges, suivant les réquisitions du parquet, ont rendu un jugement de non lieu au bénéfice de Georges Tron... "au terme d'une enquête approfondie [...] et un examen très minutieux du dossier, le parquet a conclu à l'insuffisance des charges".
Georges Tron n'était en rien coupable de ce dont on l'accusait. Son honneur a été injustement sali et sans doute, malgré ce non lieu, ne s'en remettra-t-il jamais tout à fait.
Et tout ceux qui se sont foutus de sa gueule en le mettant plus bas que terre n'auront, eux, aucun compte à rendre. C'est cool, non ? J'espère seulement que si une histoire du même type devait se produire à nouveau les chiens auront la décence de se taire.
Folie passagère 2041
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