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vendredi 23 mars 2018

Mise en examen de Sarkozy: Rien ne tient dans cette histoire...



Bon, ben ça y est j'ai visionné ce que je n'avais pas pu voir hier soir.

A la limite, j'aurai pu m'en dispenser tant je n'avais pas être convaincu de ce qui m'apparaît évident depuis longtemps: cette histoire d'un versement libyen de 50 millions d'euros à Sarkozy, c'est du grand n'importe quoi ! Enfin, on parle de 50 millions comme l'affirme Merdapart ou  de 5 millions comme le dit Takiédine ou de 38 000 euros comme le disent les trois juges ? Faudrait savoir tout de même.

Sauf erreur de ma part les comptes de campagne de Sarko en 2007 ont été approuvés par deux fois, une fois par le Conseil Constitutionnel et une autre fois, par ricochet, lors de l'enquête sur l'affaire Bettencourt. Par deux fois donc, on n'a rien trouvé d'anormal. Le candidat Sarkozy d'alors avait dépensé environ 21 millions d'euros pour une campagne que tout le monde jugea flamboyante. Qu'aurait-il fait de plus avec ces pseudos 50 millions, ou 5 ou 38 000 euros ?

Rien ne tient dans cette histoire, rien et Sarko, hier soir, l'a plutôt bien montré.

Des indices graves et concordants valant cette garde à vue hallucinante, cette mise en examen abracadabrantesque et ce non moins délirant contrôle judiciaire ? Quels indices ? Quelles preuves ? Aucun, aucune. Au bout de cinq ans d'enquête, un beau matin, la GAV est ordonnée. Pourquoi maintenant et pas il y a deux mois, six mois ou un an là où tout le monde s'accorde à dire qu'il n'y a rien de nouveau depuis un bon moment ? Le document de Mediapart dont personne ne s'accorde pour affirmer qu'il soit vrai ou faux, un peu léger tout de même. Le carnet d'un suicidé-assassiné, Choukri Ganem, miraculeusement retrouvé 9 ans après son décès, carnet sur lequel il serait fait mention d'un versement de 1,5 million d'euros, encore plus léger. Des témoins pour le moins douteux.

Alors de deux choses l'une, ou bien le juge Tournaire dont on rappelle qu'il avait co-signé une tribune appelant à ne pas voter pour Sarko a voulu 6 mois avant son départ se payer Sarko et l'humilier (et par ricochet, il humilie ainsi tous les Français en mettant un ex président de la République en examen, mise en examen assortie d'un contrôle judiciaire) ou bien il a effectivement de sérieux biscuits, des preuves solides pour agir ainsi; mais dans cette deuxième hypothèse, pourquoi seulement maintenant ? Et pourquoi, alors que tout fuite merveilleusement bien et rapidement à la Justice, personne n'est-il capable de révéler ce qui a permis aux juges de prendre une telle décision. Décision que nombre de magistrats trouvent aussi scandaleuse qu'inutile.

Curieuse justice qui non contente d'accuser demande à un présumé innocent de se disculper au lieu de faire elle-même, comme il se doit, la preuve de la culpabilité...

Tribunal médiatique ou tous ceux qui devraient se taire prenne la parole, déchaînement de haine sur les réseaux sociaux, journalopes qui racontent tout et n'importe quoi (on aurait retiré à Sarko ses lacets et sa cravate pendant la GAV), procureurs autoproclamés, rien ne sera épargné à Sarkozy quand bien même il n'a jamais été condamné, quand bien même, une à une, les affaires dans lesquelles il aurait été "mouillé" se déballonnent. Il faut que  la horde, dans le chaos mental [et médiatique], se reconstitue en se déchaînant contre un personnage objet de haines indicibles qui des années plus tard, retrouvent leur acuité; elle jubile de sa vengeance un peu comme la foule assoiffée de sang qui se bouscule pour être aux premières loges de la mise à mort d’un condamné, une scène d’autant plus excitante si l’on devine que ce dernier est innocent (1)...

Je suis convaincu qu'une nouvelle fois Sarkozy bénéficiera dans cette affaire d'un non-lieu mais encore une fois, le mal aura été fait, l'homme (et le pays) aura été sali et les excuses n'auront pas la hauteur des accusations et des torrents de boue déversée. Et comme d'habitude, le juge et les accusateurs (Plenel, Arfi et consorts) s'en laveront les mains sans doute déçus de ne pas avoir pendu le gibier mais somme toute satisfaits de lui avoir bien nui.


(1) La curée, Maxime Tandonnet

NB: Dans cette histoire, il y en a un qu'on aimerait bien écouter mais que personne ne semble vouloir entendre, pas même les juges ou les chroniqueurs, c'est Jean-François Copé...


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

jeudi 22 mars 2018

A propos de Sarkozy, de la Libye et de Kadhafi

A propos de Sarkozy et de l'opération menée en Libye visant à éjecter Kadhafi, j'entends tellement de conneries qu'il me paraît intéressant de rediffuser le billet que j'avais écrit, il y a 3 ans, le 25 avril 2015; Hollande est à ce moment là président de la République depuis 3 ans:

" Sarkozy responsable du chaos libyen ? Stupidité, ignorance et manipulation...


 

Il est communément admis que le bordel actuel en Libye, permettant entre autres choses cette immigration massive, serait du aux inconséquences et à l'absence de suivi de l'intervention militaire française de 2011 ordonnée par Nicolas Sarkozy. A gauche, mais pas que, au FN aussi, on nous repasse le truc en boucle; ils s'amusent avec cela et s'autorisent ainsi à taper sur Sarko. C'est la faute à Sarko !

Et bien comptez sur moi pour dire que ce raisonnement est aussi simpliste que ridicule et que cela m'attriste que tant de gens se fassent ainsi abuser. Et voici pourquoi...

Depuis des semaines, en fait depuis fin 2010, la révolte libyenne fait des milliers de morts parmi les rebelles opposés au régime de Kadhafi. Avec la plus grande barbarie, Kadhafi tente de terrasser cette révolution en massacrant sans discernement aucun rebelles, civils, femmes et enfants. Là dessus, tout le monde est d'accord: Il faut que cela cesse. Dans un premier temps, Nicolas Sarkozy tente de mobiliser l'UE mais sans succès, en particulier à cause de l'opposition d'Angela. Puis dans un deuxième temps, Sarkozy, Obama et Cameron arrivent à mobiliser la communauté internationale: ce sera la résolution 1973 de l'ONU. Sarkozy est le premier à reconnaître et à inviter à l'Elysée le Conseil National de Transition Libyen.

Premier élément, l'intervention n'a pas été que française, plus de quinze nations se sont militairement engagées dans le combat, le tout sous l'égide des Nations Unies: la fameuse résolution 1973 du Conseil de Sécurité. Cette résolution permet aux pays qui le souhaitent de participer à une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye pour protéger la population civile, et de " prendre toutes mesures nécessaires pour protéger les populations et les zones civiles menacées d’attaque par les forces armées de Kadhafi ". Celui-ci proposera bien un cessez-le-feu auquel personne ne croira.

L'intervention de la coalition internationale débute le 19 mars 2011. Les avions Français sont parmi les premiers à frapper. Durant toute l'opération Harmattan (nom donnée à cette opération par la France, chaque pays participant aura son propre nom d'opération) les forces militaires françaises resteront sous le commandement unique de Sarkozy (Actuellement, dans le golfe, le porte-avions Charles de Gaulle est sous commandement US). 

Le 20 mars, François Hollande, alors Président PS du CG de Corrèze déclarera approuver le déclenchement des frappes aériennes, déclenchement qu'il juge " nécessaire et légitime ". Le 22 mars, conformément à nos institutions, le premier ministre, François Fillon, présente les enjeux de cette opération devant l'Assemblée Nationale. Le président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault, dans son discours de réponse, émettra plusieurs réserves (pas de troupes au sol, par ex. ) mais validera l'opération, il déclarera: " Nous avons suffisamment dénoncé la perte de crédibilité de la France au démarrage des révolutions arabes pour ne pas saluer son engagement aux côtés du peuple libyen et son action décisive pour obtenir un mandat de l’ONU. " Approbation est donc donnée aux autorités françaises de prendre part à cette intervention par la quasi totalité de la classe politique (cocos mis à part).

Toujours conformément à nos lois et l'engagement militaire se prolongeant au delà de quatre mois, le 12 juillet 2011, un vote solennel a lieu à l'Assemblée autorisant le gouvernement et le Président Sarkozy à poursuivre les opérations. A une quasi unanimité, droite et gauche confondues, la prolongation est adoptée par 482 voix pour et 27 contre (dont FDG et une partie de EELV, de mémoire, même Noël Mamère votera pour). On le voit, si c'est Sarkozy qui est aux manettes en tant que chef des Armées et Président de la République, c'est à la quasi unanimité que la classe politique le soutient. En août 2011, Hollande, alors candidat à la primaire socialiste, déclare: " Il fallait cette intervention ". Mi-septembre 2011, Benghazi est libérée, Sarkozy et David Cameron y font un voyage éclair durant lequel ils sont acclamés par les Libyens.

Sans aucune contestation en France, les opérations dureront jusqu'au 20 octobre 2011, date à laquelle Kadhafi est tué. Bien fait pour lui ! Tripoli tombe et le CNT, reconnu par toutes les forces politiques françaises, prend le contrôle du pays. Peu à peu, la coalition internationale se retire et laisse au CNT le soin de réorganiser le pays et de " l'amener vers la démocratie ".

Nous sommes fin octobre, dans six mois auront lieu en France les élections présidentielles... Et toute la classe politique, gauche et droite confondues, d'oublier, certainement pour des raisons électorales la Libye. Les deux finalistes de la présidentielle n'évoqueront quasiment pas le problème libyen. Devait-on à l'époque, fin 2011, s'inquiéter de l'avenir de la Libye ? Après tout, il y avait bien à ce moment le CNT, une organisation validée par la communauté internationale, à la tête du pays. On imagine bien par ailleurs que la classe politique française avait alors d'autres chats à fouetter: mai 2012 en ligne de mire. Sarkozy fera un dernier voyage à Tripoli et dans une Libye " apaisée " le 19 mars 2012: A ce moment là, rien ne laisse présager du chaos à venir. Enfin, dès lors que Sarkozy revêt l'habit de candidat à sa réélection, difficile d'intervenir par la suite, si besoin s'en était fait sentir, entre mars et mai 2012.

Alors au vu de tout cela, continuer de dire que le bordel en Libye, c'est de la faute à Sarkozy; continuer de faire croire aux Français que si la Libye est devenue ce qu'elle est, et en particulier, un des lieux d'embarquement d'une immigration de masse vers l'Europe c'est de la faute de Sarkozy, est au mieux une preuve d'ignorance totale des faits et de la chronologie, au pire de la stupidité et une manipulation grossière de l'opinion; le tout avec la complaisance des médias, ne l'oublions pas.

Enfin, à ceux qui croiraient encore que Sarko a initié cette intervention militaire pour être sûr de dézinguer Kadhafi avant que celui-ci ne révèle comment il finança la campagne électorale de Sarko en 2012, rappelons que cette intervention a démarré en mars 2011, que Kadhafi a été zigouillé en octobre 2011 soit 8 mois durant lesquels ce dernier aurait pu apporter les preuves de ce soi disant financement...

Par contre, on peut en toute objectivité, dire que oui, François Hollande porte lui une part de responsabilité indéniable pour l'état de déliquescence dans lequel se trouve aujourd'hui la Libye. Après tout, n'est-il pas président de la République depuis 3 ans ? Qu'a-t-il fait depuis 3 ans pour éviter ce naufrage ? Rien.

Ceci dit, peut-être ne sait-il toujours pas qu'il est Président; n'a-t-il pas déclaré hier à Bruxelles, cherchant à tacler bêtement son prédécesseur: " La question est de savoir comment se fait-il qu'après une intervention il y a maintenant plus de trois ans et demi, il n'y ait eu aucune réflexion sur ce qui devait se passer après. Alors maintenant, il s'agit de réparer les erreurs du passé ! "

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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 21 mars 2018

La victoire du néfaste Syndicat de la Magistrature et de sa pernicieuse idéologie



De l'ami Alexandre Koltchack:

" L'évolution du traitement médiatique et judiciaire de certaines affaires, notamment celles impliquant François Fillon, Nordahl Lelandais, Jonathann Daval, Tariq Ramadan, Nicolas Sarkozy, pour ne citer que les plus récentes et célèbres, illustrent la victoire du néfaste Syndicat de la Magistrature et de sa pernicieuse idéologie, reposant en majeure partie sur la doctrine Ancel, qui entend instaurer une justice fondée sur le principe de la "défense sociale", traduction judiciaire de la lutte des classes.

Pour ceux qui ne seraient pas versés dans la connaissance de la doctrine de ce syndicat, une de ses revendications les plus fortes reposait sur la transparence de la justice, c'est à dire sur la fin du secret de l'instruction. C'est aujourd'hui chose achevée, puisque avocats, policiers, magistrats instructeurs, procureurs, ont table ouverte dans les médias, que des pièces du dossier sont publiées en toute impunité par les journaux de la presse écrite et idiotvisuelle.

Bien entendu, personne ou presque ne s'émeut de ce que la justice soit en train de ressembler à un grand bazar où tout le monde peut exposer, en toute liberté, sa vision de telle ou telle affaire, que la justice soit rendue en fonction de celui qui aura fait le plus de bruit, rameuté à lui le plus de péquins lambda qui ne connaissent rien du dossier sinon ce qui en aura fuité au gré des intérêts du moment. Le prétoire est descendu dans le caniveau, la solennité des débats a été remplacée par le tumulte de l'opinion publique, dont le vrai visage avait pourtant été tracé par me Moro-Giafferi : " Chassez-la, cette intruse, cette prostituée qui tire le juge par la manche ! C'est elle qui, au pied du Golgotha, tendait les clous aux bourreaux, c'est elle qui applaudissait aux massacres de septembre et, un siècle plus tard, crevait du bout de son ombrelle les yeux des communards blessés. " Bon, pour ce qui est des communards il aurait pu s'abstenir, mais pour le reste il avait mille fois raison. "

Koltchack

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 26 avril 2017

Faîtes gaffe au torticolis

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Constatant les résultats du premier tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy s'est dit " atterré par la défaite de la droite ". Raison pour laquelle et " considérant que l'élection de Marine Le Pen et la mise en œuvre de son projet entraîneraient des conséquences très graves pour notre pays et pour les Français ", renonçant au ni-ni qu'il a pourtant, contre vents et marrées, défendu, il appelle à voter pour Emmanuel Macron tout en n'omettant pas de préciser qu'au mois de juin tous ceux de la droite et du centre qui auront voté pour Emmanuel Macron devront se mobiliser pour faire gagner la droite et le centre dont la défaite au premier tour l'a atterré.

Vous suivez ? Je résume:

Comme la quasi totalité des ténors de la droite et du centre, Nicolas Sarkozy vous demande de girouetter, un coup à gauche, un coup à droite, faire gagner la gauche, puis faire gagner la droite. Simple.

Conseil d'ami: Faîtes gaffe au torticolis !

Gageons que nombreux seront ceux qui en auront marre de ne plus savoir de quoi est faite la colonne vertébrale des politiciens de la droite et du centre, fossoyeurs de leur propre camp. C'est tout bénef pour les politiciens qui n'ont jamais cessé de regarder droit devant eux. Suivez mon regard !

C'est tout pour le moment, bonne soirée à tous, même en Socialie...

Folie passagère 3522
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jeudi 3 novembre 2016

Supposé financement libyen: Les juges Tournaire et Buresi seront-ils dessaisis ?

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Cela fait des années - en fait depuis l'arrivée des socialistes au pouvoir - que deux petits juges du pôle financier de Paris cherchent, sans trouver, à savoir si, d'une manière ou d'une autre, Sarkozy aurait pu financer sa campagne de 2007 avec des fonds libyens. Ils auraient en possession des centaines de témoignages, certains venant de personnes pas franchement recommandables, des centaines d'heures d'écoutes téléphoniques, des carnets " secrets " retrouvés dans les poches d'un ancien dignitaire du régime retrouvé mort dans le Danube, des notes " déclassifiées "... Des années d'enquêtes et d'instruction menées par deux juges et leurs équipes. Plus de trois ans et demi pour être précis. Trois ans et demi " d'investigations poussées " avec tous les moyens dont la Justice sait pouvoir disposer quand elle veut la peau d'un bonhomme...

Mais comme le souligne Le Monde, malgré tout cela, rien, pas l'ombre d'une preuve sur un " possible financement ", rien qui puisse démontrer que " Nicolas Sarkozy a bien fait l’objet d’un financement illicite provenant de la Libye ". Rien, nada, queue-de-chie ! Pas le moindre élément permettant aux juges de convoquer Sarkozy pour l'entendre ne serait-ce comme simple témoin.

Non seulement la Justice a déployé tous les moyens pour savoir si..., mais quelques médias bien intentionnés, Le Monde, Médiapart ou Libération ont eux aussi su ne pas ménager leurs efforts pour faire tomber Sarkozy. Certains allant même jusqu'à produire, en guise de preuves, des documents qui se révéleront être des faux grossiers. Et toujours rien ! Rien. Et toujours ces juges qui enquêtent, à vos frais. Et toujours ces mêmes journaux qui enquêtent et qui, toujours fort opportunément, relancent la polémique avec l'aide complice des services judiciaires.

Pour qui, comme moi, suit de près l'activité médiatique entourant Sarkozy, depuis 2012, à chaque fois que le pouvoir est d'une manière ou d'une autre en difficulté un ou des articles ont paru relançant " l'éventualité d'un financement libyen de la campagne de 2007 ". La  fichue primaire de la droite et du centre approchant, Sarko semblant se refaire une petite santé dans les sondages, je m'attendais à ce qu'une nouvelle " bombe " foireuse sorte sur cette affaire. Je m'annonçais même lundi dernier lors d'un déjeuner entre amis. Je n'ai pas eu à attendre longtemps, juste ce matin. Le jour du second débat, hasard du calendrier, dira-t-on...

Le Monde, toujours lui, publie aujourd'hui pas moins de deux article titrés ainsi: " Enquête sur le financement libyen : les soupçons qui pèsent sur les réseaux Sarkozy " et " Les investigations sont tentaculaires et les efforts des enquêteurs considérables ". je vous en épargne la lecture mais qu'y apprend-on ? Ben rien de plus qui n'ait été déjà publié. Ou peut-etre si, on y apprend d'abord que faute de pouvoir coincer Sarkozy, on s’intéresserait " aux réseaux Sarkozy ". ce n'est plus le bonhomme qui est directement visé mais ses supposés " réseaux ", réseaux incluant parfois des personnages n'ayant jamais approché Sarko, ni de près, ni de loin. On y apprend, avec force de sous-entendus, que Sarko serait peut-être coupable de quelque chose parce qu'il... s’intéresserait de près à cette enquête... L'emploi du conditionnel, toujours et encore. La lecture de ces deux articles nous apprend aussi que, conformément à ce que tout le monde sait, la justice a mis le paquet, " des efforts considérables ".

On y apprend aussi que les p'tits gars du Monde savent aussi employer, quand ils le veulent ou quand ils sont vraiment sûrs de leur coup, le présent de l'indicatif, le présent de certitude. " Le Monde révèle les détails de l'enquête ". Le Monde a donc eu accès aux détails de l’enquête menée par les juges du pôle financier Serge Tournaire et Aude Buresi et les voilà nous montrer avec force de détails, de dates et de noms le déroulé de l'enquête. Les voilà même se livrer à une interview questions-réponses d'un de leur journaliste avec les lecteurs...

On apprend donc aussi, comme si quelqu'un pouvait encore en douter, que les journalistes ont accès au dossier d'instruction d'une enquête dont l'objet même devrait pouvoir garantir à celle-ci la plus grande confidentialité. Sauf à imaginer que les juges fassent fuiter afin, par ricochets, de déclencher certaines réactions ou de nouveaux témoignages, ce qui serait ni plus ni moins que de la collusion

Nous sommes donc là en présence manifeste d'une violation d'un dossier d'instruction, encore une, qui nécessiterait au minimum que soient dessaisis de l'affaire les juges Tournaire et Buresi ainsi que la mise en examen des journalistes du Monde. Après tout, j'ai le souvenir d'un haut responsable de la police qui fut lui mis, un temps, en examen pour s'être procuré, illégalement, les pièces d'un dossier sensible, juste quelques fadettes...

On peut toujours rêver... comme on peut longtemps rêver d'établir un quelconque financement libyen de la campagne de Sarkozy de 2007 puisque après tout et jusqu'à plus ample informé " aucune preuve n'a été mise à jour "...

Folie passagère 3342.
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mardi 18 octobre 2016

Il faut maintenant dézinguer Alain Juppé

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A force d'avoir encensé et porté Alain Juppé aux nues, histoire de vouer Sarkozy aux gémonies, le monde politico-médiatique hollando-compatible est entrain de se rendre compte qu'il a peut-être fait une grosse erreur. Juppé au plus haut dans les sondages, donné gagnant de cette fichue primaire de la droite et du centre, c'est finalement la perte assuré du candidat de gauche à la présidentielle.


Alors ça y est et comme je l'avais prédit dans un récent billet, il ne fallait pas attendre bien longtemps avant qu'ils ne se mettent à taper sur Juppé: Faire remonter absolument Sarko, en faire, autant que faire se peut, le gagnant de la primaire. A cette fin, une lettre sans en-tête, est partie ce matin à destination, les médias faisant relais, de tous les gauchistes qui s'apprêteraient à aller voter à la primaire de la droite: N'y allez pas, question d'honneur ! N'y allez pas sinon vous favorisez Juppé. N'y vas pas camarade, c'est une mauvaise idée: " Tu souhaites la victoire de la gauche en 2017. Tu la souhaites tellement que tu es prêt à aller voter Juppé à la primaire de la droite pour éviter Sarkozy. Mais pour que la gauche gagne en 2017, il faut que (son) candidat soit présent au second tour de la présidentielle ". Mieux, l'électeur de gauche qui irait à la primaire, et ce faisant signerait lacharte de la droite et du centre, est mis en garde: " Ce n'est pas en se résignant à une hypothétique défaite de la gauche et en faisant tout pour éviter Sarkozy que tu aideras la gauche à se préparer à l'élection présidentielle". Une mise en garde qui confirme clairement les craintes de l'Élysée quant à la menace que représenterait une candidature Juppé en mai 2017.


Et si jusque là ce même monde médiatico-politique avait épargné Juppé, le voici, toujours en relayant avec insistance cette lettre, accuser celui qu'elle choyait de tous les maux et rappeler à qui veut l'entendre que l'homme n'est pas aussi clean que cela: casier judiciaire, grèves de 1995, libéral, tec... Tout y passe et mézavi que ce n'est que le début.

Juppé, le nouvel homme à dézinguer ! Il faut maintenant épargner Sarkozy et ( tenter ) de sauver le soldat Hollande.

En toute logique, maintenant, Juppé devrait voir sa cote sondagière s'inverser (dans quelles proportions ? ) et celles de Sarko et des autres compétiteurs s'améliorer. Je parierais même que " la lâcheté des magistrats " devrait permettre à Sarko de souffler un peu, question justice !

On verra... Ce qui est sûr, c'est qu'on ne devrait plus voir de sitôt Juppé et Président trinquer ensemble.

Folie passagère 3321.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonnenur@yahoo.fr

jeudi 1 septembre 2016

En 2017, Marine Le Pen ne sera pas élue !

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Bien des amis, des connaissances ou des commentateurs me disent que MLP pourrait peut-être gagner la présidentielle 2017. Je n'y crois pas un instant.

Alors certes, la multiplication des déclarations de candidatures, une quarantaine à ce jour, devrait en toute logique faciliter l'accession de La Marine au deuxième tour de la présidentielle. Des quarante déclarés candidats, il est bien évident que seule une quinzaine, au maximum une vingtaine, auront rassemblé suffisamment d'argent, de soutiens et de parrainages pour aller au feu le 23 avril 2017 !  Qui peut imaginer que 500 maires de France acceptent de s'afficher et de soutenir une grossièreté comme Gérard Filoche ou des inconnus à la ramasse comme Jean-Pierre Média, Philippe Préval, Pierre Guiraud ou bien encore Bahia Idjouadiene ou Charlotte Marchandise Frouquet ? Personne.

Il y aura donc un éparpillement des voix au premier tour, comme toujours, avec une petite vingtaine de candidats, éparpillement qui pourrait même s'étirer encore avec la probable candidature du micro Macron. Au soir du 23 avril, les marchandages, négociations et carabistouilles repartiront de plus belle; seule Marine n'aura personne avec qui négocier, elle est la seule dont l'électorat est sûr et " fidèle ". Elle a acquis une base solide de près de 30% des votants ( 27% aux dernières régionales ). Elle est donc quasiment assurée d'aller au second tour, personne pour en douter. Pas moi en tout cas.

A vingt heure, le 23 avril, tout le landernau politique sera en émoi, et tous nos grands sachant s’extasieront, s'énerveront ou s'exciteront: Marine Le Pen est en tête ! Les politiciens s'écharperont et en coulisse, ça négociera sec. La gauche comme la droite, une nouvelle fois dépitées par le succès de MLP, se rassembleront: Non, MLP ne passera pas. Les socialistes de Solferino, explosés par un quinquennat calamiteux, appelleront à voter pour le candidat de gauche si celui-ci est arrivé en deuxième position, au rassemblement le plus large des Français pour défendre les valeurs de la République si son candidat arrive troisième. La droite, si elle finit seconde, derrière Juppé ou Sarkozy, ramassera le pactole et MLP sera battue. Si le candidat de droite est troisième, on aura le sempiternel débat du ni-ni ou du front républicain, peu importe, la gauche alors l'emporte et MLP est là aussi battue. Le plafond de verre n'explosera pas.

Sans doute fera-t-elle un score bien plus élevé que celui de son père en 2002, 35% à 40% , difficilement plus, des suffrages, selon moi, mais elle sera battue. Et le 7 mai, Juppé, Sarko, Hollande ( si tant est qu'il ait osé se présenter ) - qui d'autre ? - deviendra le nouveau Président de la République. Un nouveau Président qui n'aura finalement été élu que grâce à une alliance hétéroclite, avouée ou non, allant de l'extrême-gauche à la droite dite républicaine, en passant par le PS, les écolos, etc... Le nouveau Président aura la légitimité des urnes et la colère ou l'amertume de tous ceux qui auront du voter pour le camp d'en face afin de battre MLP. Bref, le nouveau locataire du Château ne sera pas à la fête. Fini, l'état de grâce. Finis les cent jours.

Seul le résultat des législatives pourra lui donner l'indispensable assise que ne lui aura pas apportée la présidentielle; si tant est que le FN n'obtienne pas un nombre de députés suffisant pour empêcher le système de ronronner ce à quoi je ne crois pas pour les mêmes raisons.

On le voit donc, la véritable élection de 2017, la seule qui finalement comptera, sera celle des législatives. D'elle dépendra que l'on se goinfre une nouvelle fois la gauche ou que l'on puisse enfin respirer. C'est à ces élections qu'il faudra voter massivement, plus que jamais.

NB1: Si quelqu'un sait où l'on peut trouver un document récent exposant le programme du FN, je suis preneur.

NB2: M'en vais ce soir faire un petit tour en Aveyron, absent donc jusque lundi soir. Pas sûr que je puisse, de mon trou perdu, publier, on verra. 

Folie passagère 3281.
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jeudi 25 août 2016

Un poison nommé Bayrou



Quelle plaie celui-là ! Il a déclaré que si Nicolas Sarkozy gagnait la primaire de la droite et du centre, au détriment de Juppé, cela signerait «à l'instant» le déclenchement d'une résistance préparée de longue date. Autrement dit, il se présenterait au premier tour de l'élection présidentielle.

Quelle haine peut à ce point agiter un bonhomme qui ne pèse plus grand chose pour qu'il en vienne à nous faire prendre un risque non négligeable de refaire passer Président ? Par deux fois, en 2007 et 2012, Bayrou s'est opposé frontalement à Sarkozy. Son soutien clair a sans nul doute permis à Hollande d'être élu. On voit où nous en sommes aujourd'hui... Et le gars est prêt à remettre le couvert. 9% des voix en 2012... il en a manqué moins de 3 pour que Sarkozy repasse.

La haine justement... J'ai eu beau chercher, je n'ai pas réussi à trouver ce qui a pu susciter tant de haine pour Sarko chez Bayrou. C'est pas une valeur chrétienne, ça, la haine et pourtant c'es bien de cela qu'il s'agit, non ? Dans son programme, Hollande avait promis le mariage zinzin, promis de faire évoluer l'euthanasie, promis la gratuité totale des actes concourant à une IVG, etc... Plus largement, selon moi, l'idéologie qui anime la gauche est aux antipodes de ce qu'un catholique qui se dit fervent pratiquant peut cautionner. Et pourtant Bayrou a apporté son soutien à Hollande. Sa haine de Sarko a emporté ses convictions. Sans état d'âme !

Et le voilà qui voudrait à nouveau prendre le risque de reconduire la gauche une nouvelle fois. La gauche de Hollande, de Valls, de Cazeneuve, de Taubira, de Todeschini, de Touraine, de Belkacem, de Le Roux, de Binet, de Peillon, de Rihan-Cypel, des franc-macs, j'en passe et des pires, tous prompts à bouffer du curé... Les mêmes qui ont su, en 2012, si bien capter le vote musulman. Voilà avec qui Bayrou entend jouer et perdre. Parce qu'il perdra. Et qu'en perdant, il condamnera la France.

Qu'il se présente au premier tour de 2017 pour s'opposer plus à Sarko qu'à la gauche, il fera quoi comme score ? 9% comme la dernière fois ? 5 % ? 15% ? Suffisamment en tout cas pour favoriser la présence d'un candidat de gauche au deuxième tour; quand Sarkozy et La Marine en feront probablement autour de 3 fois plus.

En novembre 2015, on prêta à Sarko les propos suivants: " Bayrou ? Mais on a intérêt à ce que Bayrou soit candidat ! Regardez les chiffres : au deuxième tour, le tiers de ses électeurs votent pour moi… Et au premier ? Au premier tour, il prend à la gauche ! C'est simple, Bayrou c'est le Taubira de Hollande ! ". Possible mais je n'en prendrai pas le pari. 8 jours après il y eut le Bataclan, les terrasses, le stade de France puis St Quentin, Nice, Magnanville, les burqini, etc... Le FN fera certainement un score très élevé au premier tour; la droite et le centre se doivent d'arriver avec le plus haut score possible au soir du premier tour. Avec une candidature de Bayrou, c'est la possibilité de voir le FN arriver en tête du premier tour. Et ce poison de Bayrou d'appeler une nouvelle fois à voter pour la gauche ou bien d'appeler à voter pour celui qu'il déteste. Pire, il pourrait se taire quitte, une nouvelle fois à se renier, ses convictions avec. Un poison, vous dis-je. Un poison que Houellebecq dans son livre Soumission voyait en premier ministre du Président de la République Française fraîchement élu, Mohammed Ben Abbes !

Quant à Juppé et Bayrou, posez-vous la question de savoir qui ils soutiendront si d'aventure le FN se trouvait au second tour face à un candidat de gauche ...

NB: Je vous invite, si vous avez le temps et l'envie, de lire la bio wikipédia de Bayrou, on y trouve quelques perles... comme par exemple son souhait, un moment de faire alliance avec le parti socialiste ou son passage à la très controversée communauté des Béatitudes.

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samedi 2 juillet 2016

Juppé, Le Maire, NKM, Fillon: De petites gens. Vraiment.


Les Républicains ont donc à une très large majorité ( sur 1 000 participants seuls 14 ont voté contre ) adopté leur projet pour 2017; en quelque sorte la trame du programme que devrait défendre le candidat vainqueur de la Primaire en se présentant à l'élection présidentielle.

Nombreux sont ceux que j'ai pu lire ou entendre qui ironisaient sur l'absence de programme du parti dirigé par Nicolas Sarkozy; j'avais beau leur dire, patientez, rien ne presse, il est en gestation, ça va viendre, ils se marraient. Au moins auront-ils l'occasion maintenant de rire de ce programme pour peu qu'ils le lisent... 364 pages de réflexions, d'idées et de propositions concrètes. Une bonne base donc !

Comment a été construit ce projet-programme ? 

Depuis un peu plus d'un an, la direction du parti avait mis en place des groupes de travail, tous animés par un des ténors de la rue de Vaugirard, ateliers auxquels étaient conviés des adhérents. Tous les thèmes furent étudiés: La défense, la santé, l'école, les institutions, l'agriculture, l'immigration, l'environnement, la pêche, la mer, le numérique, l'Europe, la famille, l'international, etc... Chaque groupe de travail présentait une synthèse de ses travaux au cours de réunions auxquelles, là aussi, étaient conviés les adhérents. De chaque synthèse était tirée une série d'une douzaine de questions soumise aux votes de l'ensemble des adhérents par internet. C'est le résultat de l'ensemble de ces votes qui validèrent donc les propositions et qui servirent à la rédaction de ce projet. Au total, 20 ateliers donnant lieu à 20 synthèses soumises 20 fois aux quelques 200 000 adhérents à jour de leur cotisation. 

Ainsi la synthèse sur la défense fut validé par plus de 18 000 votes, celle sur la famille par 22 157 votes, celle sur l'éducation par 27 005 votes, celle sur l'agriculture par 22 929 votes, celle sur la sécurité par 44 118 votes, celle sur la réforme du code du travail par 42 031 votes, celle sur l'immigration par 53 000 votes, etc...

Pourquoi je vous raconte cela ? D'abord pour montrer qu'il y a bien un programme politique chez Les Républicains, un programme solide, bâti et adopté par 99,5 % des cadres du parti et validé par les adhérents. Ensuite pour vous montrer à quel point Alain Juppé, Bruno Le Maire, NKM et dans une moindre mesure François Fillon qui n'ont eu de cesse de critiquer Sarkozy, de dire que ce projet était celui de Sarkozy, que Sarkozy utilisait à son profit les structures et les moyens du parti sont des petites gens ou des trous du cul de première, au choix.

Bien plus par curiosité, affinité " idéologique ", pour voir de l’intérieur et envie de soutenir Sarkozy que par militantisme, j'ai adhéré aux Républicains, il y a 3 ans, juste après que celui-ci explose après le calamiteux duel Fillon - Copé puis soit mis sous la coupe intérimaire du triumvirat Raffarin - Juppé - Fillon. Durant toute cette période, rien ne fut fait ni entrepris, le parti partait en quenouille, un vrai marigot dans lequel grouillaient  des ego boursouflés. Quoique l'on puisse penser de Sarkozy, il a fallu attendre l'arrivée de celui-ci, élu par 64,5% des adhérents ( 29% pour Le Maire, Juppé, Fillon et Raffarin ne se présentant pas ) pour que le parti, devenu Les Républicains, se restructure, éponge ses dettes, se remette en ordre de marche, gagne les élections municipales, les départementales, les régionales, les européennes, la majorité au Sénat et bâtisse un solide projet pour 2017. Qui dit mieux ?

Alors, quand je vois ces petites gens, passer leur temps à critiquer Sarkozy, à aller à la buvette, à ne pas voter lors des assemblées du parti ou à causer sur le trottoir avec des journalistes alléchés par les  petites phrases assassines pendant que l'on adopte le dit-projet, je me dis que ceux là n'ont vraiment pas d'envergure. De petites gens, en somme. Qu'ont-ils fait, eux, depuis 2012 pour reconstruire " leur famille " politique ? Rien, strictement rien, absolument rien. Et pourtant, ils comptent sur elle pour gagner le cocotier... Petites gens, vraiment.

Folie passagère 3227.
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dimanche 8 mai 2016

Les deux " Chut ! " du jour: Nicolas Sarkozy et Jeannette Guyot

Vous savez ce qu'est un " chut ! " ? Un " chut ! ", c'est un truc ou un événement que l'on tait, une info que l'on ne veut pas trop répandre, que l'on m'a pas envie de répandre. Un " chut ! " c'est un truc qui est tu par les médias, pas relayé. Parfois, on se demande pourquoi et d'autres fois, on n'est même pas surpris...


Aujourd'hui, il y a eu deux " chut ! ", deux " chut ! " qui n'ont aucun rapport entre eux. mais deux " chut ! " quand même. 

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Le premier concerne Nicolas Sarkozy. Pour la première fois, un sondage Ipsos pour le Point révèle que " si la Primaire de la droite et du centre avait lieu dimanche prochain Sarkozy l'emporterait si l'on se réfère aux intentions des 7 % de Français de tous bords, y compris de gauche, qui déclarent avoir la ferme intention de voter à la primaire " !  Et oui, Sarkozy l'emporterait ! Chut ! Pas un mot sur ce sondage ! Et à peine quelques lignes, toutes empreintes de moqueries et de sarcasmes, dans Le Point qui a pourtant commandité le sondage ! Le journal, par la voix de Hugo Domenach, qualifie même ce résultat " d'incroyable, on se pince en lisant les résultats (...) ". Une info " incroyable ", si incroyable qu'on lui donnera... le minimum de retentissement. Rendez-vous compte: Sarkozy qui pourrait battre Juppé, le chouchou des médias, faudrait pas que cela s'ébruite de trop... N'est-ce pas...

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Le deuxième concerne Jeannette Guyot. Vous ne la connaissez pas ? Normal, elle est morte le 10 avril dernier à l'âge de 97 ans. Et on ne l'apprit qu'il y a deux jours grâce à la presse anglaise. Et aujourd'hui, nous sommes le 8 mai, on commémore à tout va la fin de la seconde guerre mondiale, Président fait son show sur les Champs et personne, aucun média en tout cas pour nous parler du décès d'une des plus grande résistante que la France ait compté: Jeannette Guyot. Le lieutenant Jeannette Guyot, Chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre avec palmes, British Georges Medal, et, excusez du peu, l'une des rares femmes non américaines à avoir reçu la Distinguished Service Cross pour " son héroïsme extraordinaire lors d'opération militaire ". Une " vie toute entière dédiée au service de la France " trouve-t-on écrit sur la petite page Wikipédia qui lui est consacrée. Ouais, nous sommes le 8 mai, l'occasion aurait été belle, parfaite pour lui rendre hommage, non ? Et bien, non, silence radios, silence médias, silence politiciens. Il est vrai qu'entre temps le Siné a cassé sa pipe et qu'il était juste, n'est-ce pas,  de rendre hommage à l'un de ceux qui font de la grossièreté, de la vulgarité et de coups de crayon leur gagne-pain.

Demain, retour mardi soir, je m'en irais accompagner un " vieux " de 90 ans, l'un des derniers pilotes survivants de cette guerre oubliée, faire une conférence à Bordeaux, conférence dont le thème sera " Pour que l'on n'oublie pas l'Indochine ". Que restera-t-il de l'Indochine dans le crâne des génération suivantes quand celui-ci aussi sera parti...

Que reste-t-il de Jeannette Guyot si même les médias oublient de parler d'elle ?

Pour qu'on n'oublie pas... On ne devrait pas avoir le droit d'oublier ou de passer sous silence ceux qui se sont battus pour le pays, ceux qui ont dédié toute leur vie au service de la France.

Folie passagère 3168.
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France, 2019.