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mercredi 14 octobre 2015

Le respect, ça se mérite !


Des syndicalistes qui s'en prennent violemment à des dirigeants d'Air France. Des " responsables " politiques qui en appellent à la violence contre les patrons; appel bien reçu par la base. Un délégué syndical qui remet Président en place et refuse de lui serrer la pince. Une militante que l'on nous présente comme d'extrême-gauche qui jette un pot de yaourt ( ou un pot de riz au lait, la chose fait débat; si,si...) sur le ministre de l'économie. Des policiers, tous syndicats confondus, commissaires compris, qui vont aller défier le ministre de la justice. Des médecins qui continuent de manifester leur opposition à une loi pourtant votée sur le tiers payant généralisé. Des agriculteurs à la ramasse qui n'en peuvent plus de lutter contre une concurrence mondiale et qui continuent de se battre. Des gens du voyage qui bloquent un autoroute bravant une autorité totalement absente ou pis, passive. Des profs qui descendent en masse dans la rue pour fustiger une réforme dont ils ne veulent pas. Et si on remonte quelques mois en arrière, un pompier qui refuse là aussi de serrer la main du premier ministre ou un Président qui se fait copieusement huer lors de cérémonies officielles. Des réseaux sociaux en ébullition sur lesquels les gens n'hésitent plus à déverser avec des mots " choisis " leur bile sur la classe politique, classe politique en permanence défiée, critiquée, insultée par les Français. Des personnalités politiques qui n'hésitent plus à s'insulter mutuellement en public. Le numéro 2 d'un parti politique qui se permet de traiter ouvertement de " connards " des gens qui ne partagent pas son avis. Une presse et des médias qui se repaissent de ces petites choses... etc, etc, etc... J'en oublie de tous ces petits faits qui mis bout à bout...

Il me semble que l'air devient de plus en plus irrespirable et que nos politiciens, tous, feraient bien de s'en inquiéter sérieusement. Ça pue !

Ceci dit, j'écoutais ce matin ce brave Raffarin qui disait que la cause de toutes ces " incivilités " était une absence de plus en plus manifeste de respect. On ne se respecte plus. Soit !

Il est dommage que le journaliste qui l'interrogeait ne lui  ai pas répondu du tac au tac: Le respect, ça se mérite.

Folie passagère 2934.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 11 février 2013

Habemus nullum papam !

Nous n'avons plus de pape ! 


A la différence de Jean-Paul II, je n'ai jamais eu d'atomes crochus avec Benoit XVI, je lui ai toujours trouvé un air triste. On me dit que pour les catholiques, il restera un grand pape; celui du retour aux fondamentaux. Un intellectuel brillant, un théologien hors pair, un professeur d'université érudit, tout le monde s'accorde pour le dire. Je le crois volontiers.

Même pour un agnostique comme moi, Jean Paul II avait su m'épater. J'avais de l'admiration pour l'homme, pour son sourire, pour son charisme, pour sa bonhommie et sa façon d'avoir " rajeuni " l'Eglise, d'avoir fait, compte-tenu des dogmes et de l'enseignement qu'elle dispense, entrer l'Eglise dans la modernité, un peu. Benoit XVI, c'est l'inverse. Il me semble. 

On me dit que Benoit XVI est un pape de transition; qu'après le tumulte de l’ère Jean Paul II,  il arriva à point nommé pour recentrer les choses, pour rabibocher l'Eglise avec ses brebis égarées, pour " calmer " le jeu. Possible.

Jean Paul II a laissé dans le grand public une empreinte. Benoit XVI ne laisse rien, si ce n'est aux initiés, aux fidèles, à ceux qui savent.

Oui, ainsi, Benoit XVI n'a jamais soulevé chez moi le moindre intérêt si ce n'est celui d'être Pape et à ce titre, il avait tout mon respect.  Aucun intérêt, disais-je, jusqu'à aujourd'hui. Il a décidé de renoncer à sa tâche, l'âge et ses capacités physiques ne lui autorisant plus les folies qu'imposent la charge. C'est peut-être en cela que désormais Benoit XVI m'aura marqué: Le Pape qui aura su renoncer.

Il partira sans trop nous laisser l'image d'un pape ( et donc celle d'une église ) vieillissant, sénile et tremblotant. Il part avant que de ( trop ) prêter le flan à la moquerie ou à des billets débiles et ridicules. Il part comme un homme responsable, préférant renoncer plutôt que de s'accrocher ad vitam aeternam  à la fonction.

Si seulement il pouvait servir d'exemple à tous ces vieux grincheux égrotant qui s'accrochent encore et sans fin à leur poste... 


Folie passagère 1567.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.