samedi 9 juillet 2011

Consommation écolo-responsable et...citoyenne


Le gaspillage de nourriture, ce n'est pas bien, tout le monde le sait. Mais tant pis, on a beau savoir cela ne nous empêche pas, nous, braves petits Français, de jeter en moyenne 90 kgs de bouffe consommable chaque année. L'équivalent, grosso merdo, de 430 euros qui partent aux ordures.
Rendez-vous compte: en France, chaque seconde, 38 kilogrammes de nourriture consommable sont balancés à la poubelle !
Ce n'est pas bien ! Il y a des gens qui crèvent la dalle, ici et ailleurs, et nous on jette, on gaspille, on balance et on... s'en fout !

Imaginez, tiens, histoire de comparer et de culpabiliser: Jeter un steak représenterait un gaspillage équivalent à laisser une ampoule de 60 watts allumée pendant 70 heures. Jeter une baguette – vu la quantité d’eau dépensée pour produire la farine – revient à gaspiller l’équivalent en eau d’une baignoire pleine. Gaspiller un pain équivaudrait à rouler pendant 2,24 kilomètres...

Il va falloir, les p'tits loups, vous mettre à la consommation responsable, soyons raisonnables, bordel !  Voici venu le temps de l'écolo-consommation-responsable-citoyenne-et-durable.

Moi, j'ai pris la bonne décision, par anticipation, je n'allumerai plus jamais la lumière du cellier, j'aurai moins de remords lorsque je balancerai un beef de chez Steak Country et dès demain, je me mets à la biscotte, j'aime trop ma baignoire.

Folie passagère 736.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Il n'y a plus d'otages français dans le monde


Pendant 547 jours, les chaînes de télévisions françaises troublaient à chaque édition nos agapes en diffusant les photos de Hervé Ghesquière et de Stéphane Taponier. Normal, on n'abandonne jamais sur le terrain les collègues. Les journalistes, c'est un peu comme les Marine's: " Semper Fi ". On pense à vous, les mecs ! On fait pression !

Et chaque jour, le cruel et triste décompte s'égrenait à notre grand désespoir: 217, 435, 492, 540..., 547 ! Il nous fallait compatir et ne pas oublier. Ne pas les oublier, de gré ou de force !

Le 547ème jour est arrivé: Délivrance ! Flonflons et Cotillons ! Nous étions heureux.

Hervé et Stéphane sont rentrés au pays. Finies les photos-souvenirs quotidiennes. On passe à autre chose.

8 autres otages Français sont actuellement détenus dans le monde. Ils ne sont pas journalistes et n'ont donc pas médiatiquement de valeur semble-t-il. Nous ne connaissons pas leurs visages. Sans doute, la corpo des journalistes elle-même ne sait pas à quoi ils ressemblent.

Ils sont 8 et n'ont pas l'honneur des JT pour perturber nos agapes. Peut-être bien qu'il n'existent pas... On va pouvoir manger tranquille.

Folie passagère 735.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 8 juillet 2011

Guérini, Aubry, au PS tout est limpide


Contrairement à ce que l'on pourrait penser, à Marseille, tout est limpide. 

Souvenez-vous, en 2007, Guérini, le tout puissant patron de la fédération PS des Bouches du Rhone, apportait son soutien à Ségolène Royal pour la présidentielle; rebelote lors du tout aussi limpide - quant à son épilogue -  Congrès de Reims.

Manque de chance, c'est Cheftaine Martine qui l'emporta.

Peu importe, le PS marseillais ne saurait se soucier de ce qu'il peut bien se passer au QG parisien du parti. Paris est loin et à Marseille, on ne fait pas de politique, on fait du business.
Les mois passent, tranquillou et levers de coude anisés, jusqu'au jour où Arnaud de Montebourg, le chevalier blanc, pond un rapport explosif sur les curieuses habitudes socialistes de Marseille. Le rapport est accablant pour Guérini et toute sa nébuleuse: menaces en tout genre, pressions sur les récalcitrants, élus socialistes terrorisés, collusion et corruption, le frère de Guérini en taule pour passation de marchés douteux, etc, etc, etc... rien que du très banal à Marseille; rien que de l'insupportable pour tous ceux qui tiennent encore aux valeurs de probité et de droiture... même en politique, ... même à Marseille.

Le rapport de Montebourg, accablant et sans concessions, est donc transmis à Solférino où comme chacun sait on ne saurait transiger avec l'honnêteté, même s'il s'agit de Marseille. Montebourg, avocat de formation, fin politique et fin connaisseur du PS, demande la mise sous tutelle de la fédération marseillaise. Il serait temps de faire table rase des us et coutumes locales; mettre de l'ordre.

Curieusement, par 26 voix sur 27, seule la voix de Montebourg manque, le conseil national du PS refusera avec bienveillance clémence cette mise sous tutelle et finalement, aucune mesure réellement concrète ne sera prise afin de veiller à ce que le PS marseillais se conduise en bon père de famille. Devant tant de gentillesse, Frêche, six pied sous terre, doit bien se marrer, lui qui vit les foudres martiniennes lui tomber sur le coin de la figure lors des régionales.

Dépité devant tant d'aveuglement solférinien, Montebourg, candidat aux Primaires socialistes déclara: " Je m'inquiète que le Parti Socialiste soit solidaire d'élus dont les liens avec le grand banditisme apparaissent. "

A Marseille, on sait ne pas être ingrat... Cette semaine, Jean-Noël Guérini, et donc toute la fédération locale du PS aux ordres, apportera son soutien indéfectible à Cheftaine Martine dans la course aux Primaires. Promettant de s'engager pleinement aux côtés de Martine, Guérini déclare: " J'ai vu le travail de Martine Aubry à la tête du parti. Elle est bosseuse, travaille ses dossiers sérieusement et demande aux responsables du parti de s'investir comme elle le fait. J'ai aussi découvert une femme d'une grande force de conviction. "

Quand je vous disais en guise d'introduction qu'à Marseille ou bien rue de Solférino tout était limpide, avouez que j'avais raison, non ?

L'histoire ne nous dit pas encore ce qu'en pensent La Madone du Chabichou, François le candidat "normal" ainsi que les autres prétendants à qui je cherche encore des surnoms... A suivre.

Folie passagère 734.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr


jeudi 7 juillet 2011

Guyane: Un pont trop loin, un pont très con


Pour y avoir habité au tout début des années 90, des années-bonheur, je garde toujours un œil protecteur sur la Guyane, extraordinaire et méconnu département d'outre-mer, " tête de pont " entre la France ( et donc l'Europe ) et le continent sud américain.

En ce temps-là, là-bas, c'était un peu le far-west. Quand bien même le bagne était fermé depuis des lustres, on y bossait dur, on gagnait plus ou moins bien sa vie mais j'en garde de merveilleux souvenirs: les ballades en rivière, la chasse (interdite) aux caïmans, les nuits en carbets, les escapades dans la forêt, les départs de fusées, la mangrove, les plages, les tortues Luth, la vie nocturne ( Le Pénitencier ou le 106 ), la bamboche et le carnaval, le ski nautique, les îles du Salut chères à Dreyfus, le Maroni et Saint Laurent, Saül, Papaïchton-Pompidouville, les morphos, somptueux papillons bleus... Des noms exotiques, chargés d'histoire pour certains, de misère pour d'autres.

A cette époque, à l'aventure, nous mettions 3 bonnes heures avec mon vieux 4x4 Lada pour aller à Cacao, le village des maraîchers Hmongs, en empruntant une vieille piste en latérite défoncée; 3 bonnes heures aussi pour aller dans les marais de Kaw via Roura où l'on prenait le bac pour traverser la Comtée. Il y a un pont maintenant. Faut-il à peine 1 heure aujourd'hui ?

La Guyane d'alors était encore une terre d'aventure, le bout du bout de la France, le département délaissé par la République. L'immigration clandestine pointait de plus en plus le nez: Surinamiens, Brésiliens, Haïtiens, asiatiques égarés; tous en quête de l'Eldorado français. La drogue était facile à trouver, il suffisait d'aller à la Crique, le quartier craignos. Le sida commençait ses ravages. Mais bon an, mal an, que l'on s'y plaisait bien !

Pour aller au Brésil, c'était soit l'avion, soit des heures de piste puis l'on prenait le bac ou la pirogue à Saint Georges de l'Oyapock où l'on traversait en 20 minutes le fleuve du même nom. C'était bien ainsi et tout le monde, même les locaux, savait se contenter de ce périple. Il fallait, si mes souvenirs sont bons, à peu près 4 heures pour aller de Cayenne à Oiapoque, le premier village brésilien accessible. Une aventure, une expédition.

Et puis, ce matin, je suis tombé sur la photo ci-dessus. Un pont, encore un, a été construit. Il a couté 50 millions d'euros, payé pour moitié par la France, moitié par le Brésil. Il fait 378 mètres de long reliant ainsi les 193 millions de Brésiliens aux 190 000 Guyanais. C'est, parait-il, un pont "politique", une promesse commune de Chirac et de Lula, un trait d'union entre l'Europe et le Brésil qu'ils disaient.

Le problème, d'après ce que j'ai cru comprendre, c'est que de ce pont, pas grand monde ne veut, un pont qui sert à rien, un pont inutile. Un pont pour la modernité, sans doute, au détriment de l'authentique et de l'aventure.


Naturellement, la "découverte" de ce pont m'a attristé. Un pont trop loin, un pont très con.


Folie passagère 733.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Ridicule, même pas drôle mais révélateur

Je vous prie de bien vouloir ne pas rigoler après la lecture de ce qui suit:

" Appel pour la candidature de Dominique Strauss-Kahn aux primaires socialistes

Avec quelques amis, membres ou non du PS, nous lançons le texte suivant ce jour, qui est ouvert aux signatures de toutes celles et ceux qui le souhaitent. Une première liste de signataires sera bientot rendue publique.
Pour la candidature de DSK aux Primaires

Dsk Nous adressons cet appel à ceux, de tous bords, membres du Parti socialiste ou non, ayant ou non choisi un autre candidat en l'absence de Dominique Strauss-Kahn, qui, comme nous, pensent qu'il serait un bon président pour la France et les Français.
Aujourd’hui, l’emballement politico-médiatique, nourri de rumeurs et de soupçons, s’effondre. La vérité doit être établie sans que personne ne se substitue à la justice.
Nous voulons dire à ceux qui misent sur une impossibilité de son retour à la vie politique française de s’abstenir d’alimenter en arguments notre principal adversaire : la droite !
 Nous voulons qu’un délai suffisant soit proposé par la Direction du Parti socialiste afin que DSK se détermine sereinement.
Nous voulons qu’il puisse se présenter aux Primaires du Parti socialiste. Sa stature internationale et ses compétences d’homme d’Etat, reconnues par tous, font toujours de lui un candidat à la Présidentielle capable de battre Nicolas Sarkozy et, ce qui demeure notre but à tous, de faire revenir la gauche au pouvoir pour transformer notre société. "
Cette pétition à l'initiative entre autres d'élus socialistes circule depuis hier sur le net.

Oui, ses compétences d'Homme d’État capable de se mettre dans les pires situations !  Comment peut-on encore imaginer que DSK puisse se présenter... Révélateur d'un état d'esprit où la morale et l'irréprochabilité ne semblent pas avoir de place. Ça me sidère ! Pas de quoi rire, plutôt pleurer, non ?

Folie passagère 732.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 6 juillet 2011

Tel le chat échaudé, le FMI...

... craint l'eau froide.



Voilà ce qui me vint à l'esprit quand j'ai lu la clause supplémentaire incluse dans le contrat de travail de Christine Lagarde au FMI:

" Il est attendu de vous, en tant que directrice générale, que vous observiez les normes les plus élevées de conduite éthique, conformément aux valeurs d'intégrité, d'impartialité et de discrétion. Vous vous efforcerez d'éviter ne serait-ce que l'apparence d'une inconvenance dans votre comportement. (...) Dans la conduite de vos activités de directrice générale, vous avez un devoir de loyauté exclusive au Fonds et éviterez tout conflit d'intérêt ou l'apparence d'un tel conflit. "

De plus, Christine Lagarde devra assister, comme maintenant tous les membres du Fonds, à une formation obligatoire sur l'éthique.

Avant l'Affaire, il n'était donc pas besoin d'exiger du boss du FMI un comportement irréprochable tant cela paraissait évident, inhérent en quelque sorte à la fonction. Avec DSK, les pontes du FMI ont compris qu'ils s'étaient trompés.

A posteriori, donc, cette clause sur l'éthique est une bonne claque, un camouflet aux curieuses habitudes de Dominique Strauss Kahn. L'absence de cette clause permit à DSK de démissionner sans problème et d'obtenir des indemnités de départ de près de 300 000 dollars ainsi qu'une retraite annuelle.

Je me prends à rêver que l'on fasse signer ce genre de clause à tous nos élus...

Folie passagère 731.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.