Ce matin, sur Europe 1, en 2 phrases, Olivier Duhamel m'a mis en colère. Que disait-il, en substance ? Que okay, il y avait eu des attentats mais qu'il fallait cesser de regarder en arrière et que ceux qui aujourd'hui répètent à l'envie Y avait qu'à... les yakafautqu'on, ça suffisait ! En gros, on tire un trait sur le passé, regardons l'avenir et trouvons les solutions pour que plus jamais ça. Ben voyons !
Trouver des solutions pour que plus jamais ça, le gouvernement semble avoir pris la mesure et se décide, apparemment à sévir. Il était temps. Parce que désolé, moi je regarde en arrière, je relis ce que j'ai maintes fois écrit sur ce blog. Je me souviens des avertissements que nous, blogueurs dits " nauséabonds ", mais aussi quelques lanceurs d'alerte, quelques courageux chroniqueurs, quelques plus rares personnalités, lancions depuis longtemps: Ce qui s'est passé le 13 novembre était prévisible, pas étonnant, pas une surprise, juste un coup de plus porté à d'innocentes victimes. 130 tués et plus de 300 blessés. A qui la faute ?
Indubitablement à une bande de terroristes dont on sait que la plupart étaient français, qu'au moins deux d'entre eux faisaient partie de ces hordes de migrants que l'on voit sur nos écrans déferler en l'Europe et qu'ils étaient tous muzz radicalisés.
Des terroristes parmi les migrants ? Et bien oui, il y en a. L'EI avait prévenu et nous étions nombreux à en avoir depuis des mois la certitude, à l'avoir dit et écrit. Mais il ne fallait pas le dire, c'était franchement pas sympa de le dire, ces pauvres migrants... Et quand je pense que tous nos politiques au pouvoir, sur la question, se voilaient encore la face; " Des terroristes parmi les réfugiés, cela relève du fantasme ! " C'est ainsi que Valls et Cazeneuve balayaient d'un revers de la main le sujet, il y a encore deux mois. Accueillons et ouvrons des centres de déradicalisation pour ces braves français qui rentrent de Syrie, c'était la bisounoursienne solution que préconisait encore la clique au pouvoir il y a quelques semaines. Sauf qu'avant, il y a seulement trois ans, Merah était aller faire un séjour là-bas, que l'on sait que Coulibally et un des frères Kouachi, que Nemmouche avaient été en Syrie ou au Yémen connaître le grand frisson et se former pour mieux nous dézinguer. Et qu'ont-ils fait nos dirigeants ? Rien ou si peu. En 2013, le régime de Damas était prêt à nous filer la liste des djihadistes français présents sur son territoire mais d'un revers de main, encore un, Valls et Fabius, donc Président, ont refusé de la prendre au simple motif qu'Assad est un enfoiré !
Etat d'urgence maintenant ? Et pourquoi pas après les 7 et 9 janvier ? 17 morts ce n'était pas assez pour déclencher le plan ORSEC anti-terrorisme. Nous savions tous - enfin surtout ceux qui ont les yeux ouverts et aucun intérêt électoraliste en jeu - que ce n'était qu'un avant-goût de ce qui allait suivre, Merah et tous les autres pseudos-déséquilibrés qui ont suivis, juste des mises en bouche. Qu'on fait nos dirigeants depuis ces sinistres 11, 15 et 19 mars 2012 ? Les mosquées salafistes ont continué à accueillir du monde et l'imam de Brest professait déjà les pires ignominies. Un salon de la femme musulmane se tient à Pontoise, des imams prônent de frapper les femmes et aucune sanction n'est prise. Les foyers de radicalisation muzz étaient déjà parfaitement connus au Mirail, à Bagatelle, à Sarcelles, à Mantes, Garges, Cergy, Saint Denis, Drancy, Montreuil, Lyon, Avignon ou à la désormais célèbre Molenbeek en Belgique. Et malgré les " mises en bouche " rien n'a été fait. Absolument rien pour, avec les moyens qui s'imposent, tenter de désamorcer ces bombes à retardements. En 2009, place Arnaud Bernard à Toulouse, des muzz faisaient le commerce de clopes de contrebande, en 2014 on s'y échangeait en plein jour des Kalach', à Marseille, la routine... Rien vous dis-je !
Bartolone fait le guignol, nous la joue " Je suis Paris " et ose se présenter à la présidence de la région Île de France; faut-il qu'il ait un sacré paquet de merde dans les yeux et un paquet d'électeurs muzz à séduire ou à conserver pour ne pas voir ce qui se passait dans son département de Seine-Saint-Denis depuis qu'il eut accèdé à la députation en 1981. Vous pouvez vérifier, absolument tous les Français - puisqu'il faut ainsi les qualifier - qui ont commis des tentatives ou des actes terroristes étaient nés ou avaient grandi dans ces quartiers que nos élites, de droite comme de gauche, ont abandonné aux salafistes, à la radicalisation et à l'islamisation rampante par électoralisme ou faute de vouloir, d'oser ou de pouvoir lutter contre. Quant à ceux qui osent... L'ancien maire PS de Conflans Ste Honorine avoue publiquement que le préfet local lui a ordonné de ne pas se formaliser ni de faire sanctionner les femmes portant le voile intégral, il est mis au ban de la Socialie et perd sa mairie. Quand Sarkozy, en 2012, et bien d'autres tirent la sonnette d'alarme en disant qu'il faut réformer Schengen, pouvoir déchoir de leur nationalité les djihadistes et rendre plus hermétiques nos frontières, la socialie dans son ensemble leur tombe dessus; les mêmes qui aujourd'hui, 130 morts plus tard, ceux de Charlie, de l'hyper casher ou de Toulouse et Montauban n'ayant pas suffi, mettent en place le contrôle aux frontières, pratiquent la déchéance de nationalité et les perquisitions " administratives " à tour de bras. Quand Malek Boutih, pourtant socialiste, crie halte au feu, Julien Dray et Cambadélis lui tombent là aussi dessus. Quant le FN, depuis des années, tout en surfant sur la problématique, pointe du doigt le danger de cette musulmanisation de la société et la montée des communautarismes, il est vilipendé et considéré comme un " danger mortel pour la République ". Les juges Bruguière et Trévidic ont beau avertir, pisser dans un violon aurait eu le même effet. Je parle de musulmanisation et d'islamisation, on me traite de raciste et d'islamophobe...
Depuis des années, trop nombreux sont les élus locaux, régionaux ou nationaux qui pour des raisons évidentes ont fermé les yeux laissant ainsi se former un terreau ultra fertile pour une radicalisation sournoise, grandissante puis exponentielle. Et que dire de ces foutus " progressistes " qui au prétexte de ce tout aussi foutu vivre ensemble et d'un soi disant multiculturalisme bénéfique pour tous n'ont pas voulu appeler un chat, un chat, considérant que nous ne sommes jamais aussi riches que parce que divers et tant pis si dans le lot, y a de la merde par paquets de douze.
Et il faudrait ne pas regarder en arrière, ne pas chercher à savoir qui porte une part de responsabilité dans tout ce merdier ? Absoudre sans écouter ? Ben voyons !
Le retour du terrorisme, c'est aussi eux ! Ce sont tous ceux qui ont laissé faire et tous ceux qui n'ont pas voulu, par aveuglement, idéologie, manque de courage ou électoralisme, prendre les mesures qui s'imposaient depuis des années. Ce sont tous ceux qui n'ont jamais voulu désigner l'ennemi par son nom. Oui, le retour du terrorisme, c'est aussi eux parce que par leur inaction, ils ont permis que Al Qaïda ou aujourd'hui, l'auto-proclamé Etat islamique trouvent chez nous, sans difficulté, les appuis nécessaires à leur entreprise de destruction.
Tous ces gens dont je parle n'ont certes pas appuyé sur la détente mais ils portent une lourde part de responsabilité dans tout ce qui se passe en ce moment. Ils méritent pleinement leur place sur le banc des accusés.
Sauf que comme d'habitude, en France, on peut être responsable, sans être coupable. Hélas.
Folie passagère 2982.