lundi 11 juin 2018

Jean-Jacques Bourdin m'énerve

Entendu Bourdin sur BFM. Il nous a dit "qu'il en avait marre, vraiment marre de tous ces politiciens" qui pour un oui ou pour un non la ramènent. Oui, et bien heureusement qu'ils sont là pour qu'il puisse faire son beurre avec chaque matin dans son émission.

Un peu plus tard, le même déclarer: " Heureusement que nous sommes dans un pays dans lequel on ne pratique pas la censure ". On ne doit pas vivre dans le même pays.

Ce type, Jean-Jacques Bourdin, est insupportable, donneur de leçons, démago à souhait; un populiste qui feint de s'ignorer comme tel.

Il m'énerve.


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

samedi 9 juin 2018

Je me suffis d'Allah, crucifions les laïcards !

Je vous présente Medine, rappeur à succès (si, si, surtout auprès des jeunes de cités), 35 ans, une page wikipédia lui est consacrée, une dizaine de CD au compteur, des concerts toute l'année...

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Il peut chanter toutes les saloperies du monde, c'est aussi ça la liberté d'expression... mais pas "Don't Laïk" (2015, chanson sortie juste avant les attentats), pas au Bataclan !



" Dieu est mort selon Nietzsche
« Nietzsche est mort » signé Dieu
On parlera laïcité ente l'Aïd et la Saint-Matthieu
Nous sommes les gens du Livre
Face aux évangélistes d'Eve Angeli
Un genre de diable pour les anges de la TV Reality
Je porte la barbe j'suis de mauvais poil
Porte le voile t'es dans de beaux draps
Crucifions les laïcards comme à Golgotha
Le polygame vaut bien mieux que l'ami Strauss-Kahn
Cherche pas de viande Halal dans tes lasagnes c'est que du cheval
Au croisement entre le voyou et le révérend
Si j'te flingue dans mes rêves j'te demande pardon en me réveillant
En me référant toujours dans le Saint-Coran
Si j'applique la Charia les voleurs pourront plus faire de main courante
Ils connaissent la loi, on connait la juge
Pas de signe ostentatoire, pas même la croix de Jésus
J'suis une Djellaba à la journée de la jupe
Islamo-caillera, c'est ma prière de rue
Ta barbe, rebeu, dans ce pays c'est Don't Laïk
Ton voile, ma sœur, dans ce pays c'est Don't Laïk
Ta foi nigga dans ce pays c'est Don't Laïk
Madame monsieur, votre couple est Don't Laïk
On ira tous au paradis, tous au paradis on ira
On ira tous au paradis, tous au paradis incha'Allah
On ira tous au paradis, tous au paradis on ira
On ira tous au paradis, enfin seulement ceux qui y croient
Ils n'ont ni Dieu ni maître à part Maître Kanter
Je scie l'arbre de leur laïcité avant qu'on le mette en terre
Marianne est une femen tatouée "Fuck God" sur les mamelles
Où était-elle dans l'affaire d'la crèche?
Séquestrée chez Madame Fourest
Une banane contre le racisme, du jambon pour l'intégration
Pour repousser les nazislamistes, on
Ferme les portes de l'éducation
"Ah bon? Pardon patron, moi y'a bon"
Vas-y Youss', balances le billet
J'mets des fatwas sur la tête des cons
Religion pour les francs-maçons, catéchisme pour les athées
La laïcité n'est plus qu'une ombre entre l'éclairé et l’illuminé
Nous sommes épouvantail de la République
Les élites sont les prosélytes des propagandistes ultra laïcs
Je me suffis d'Allah, pas besoin qu'on me laïcise
Ma pièce de bœuf Halal, je la mange sans m'étourdir
À la journée de la femme, j'porte un Burquini
Islamo-racaille c'est l'appel du muezzin
[...]
Que le mal qui habite le corps de Dame Laïcité prononce son nom
Je vous le demande en tant qu'homme de foi
Quelle entité a élu domicile dans cette enfant vieille de 110 ans?
Pour la dernière fois ô démons, annoncez-vous ou disparaissez de notre chère valeur
Nadine Morano, Jean-François Copé, Pierre Cassen et tous les autres
Je vous chasse de ce corps et vous condamne à l'exil pour l'éternité
Vade retro satanas "


Pour justifier ses paroles, "l'artiste" avait déclaré: " cette chanson est une caricature tendue aux fondamentalismes, une caricature qui singe à la fois ceux qui font de la laïcité un outil d’exclusion, et à la fois ceux qui la subissent et l’expriment à travers une réaction d’hyper-identification de circonstance".

Mais c'est bien sûr...

Medine au Bataclan... on hésite entre indignation et colère...

Le chanteur a annoncé que toutes les places avaient été vendues...

Les propriétaires de la salle auraient-ils oublié ce qui s'est passé ?  90 morts ce soir-là au Bataclan, victimes de la barbarie islamiste

La dhimmitude ?

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vendredi 8 juin 2018

Pour que la France, ou ce qu'il en reste, reste la France !

Il paraît que ce tract fait polémique. Je le trouve très bien ce tract même si le slogan manque un peu d'originalité puisqu'il a déjà été utilisé dans le passé par Mitterrand, Sarkozy et... Nadine Morano. Les médias ont fait monter la polémique, comme à chaque fois qu'ils peuvent cornériser Wauquiez; la thématique du tract serait trop frontiste. Et comme si les médias ne suffisaient pas, quelques branquignols de la droite molle macron-compatible (Calmels, Pécresse, Jupé-de-Calan et quelques autres) sont aussi montés au créneau pour dénoncer soit la bêtise du slogan soit la supposée dérive frontiste de Laurent Wauquiez.


Très bien ce tract ? Pas tout à fait. Le slogan aurait du être: " Pour que la France, ou ce qu'il en reste, reste la France "; c'était pourtant simple d'y penser, non ?

Pour les mous du genou cités plus haut, il serait temps qu'ils se décident soit à rejoindre En Marche, les portes sont grandes ouvertes, soit qu'ils la ferment une bonne fois pour toutes et qu'ils digèrent enfin le fait que Laurent Wauquiez a été élu à la régulière par 70 % des adhérents.

L'idée en vogue en ce moment, largement véhiculée par nos serviles medias, c'est: l'Union des Droites... Il faudrait que les droites, de la molle aux extrêmes, s'allient pour rendre l'alternance possible en 2022. Ce faisant, médias, LREM et quelques noeuds-noeuds de la droite molle instillent l'idée que les LR de Wauqiez devraient s'allier avec le Front Rassemblement National ou comment utiliser à nouveau l'épouvantail que représenterait Marine, sa clique et les adhérents du RN et faire de Wauquiez un pote à Marine... C'est stupide ! Et d'une parce que Wauquiez a maintes fois répété qu'il ne s'allierait pas avec le RN et de deux parce qu'il n'y a aucun intérêt à s'allier avec des gens qui n'ont qu'une idée en tête: vous chercher des poux, vous dézinguer et prônant la sortie de l'Euro, ce que ne souhaite pas une très large majorité des Français.

L'un des objectifs de Wauquiez, auquel j'adhère, n'est donc pas de s'allier avec la bande à Marine mais bien de regagner le vote des électeurs partis au RN. Cela aurait du être fait depuis longtemps. Le RN n'a pas le monopole des questions migratoires et de la défense de notre souveraineté. Le RN n'a pas le monopole de la défense de notre identité. Le RN n'a pas le monopole de la lutte contre l'Islamisation du pays.

Cessez d'avoir honte d'être de droite !

Wauquiez est le nouvel homme à abattre des médias, tout sera fait pour lui nuire. Dernier exemple en date ?: Le Parisien titrait hier: " Mais où est donc passé Wauquiez " laissant ainsi croire que ce dernier était invisible, absent de la scène médiatique et du jeu politique,... alors qu'en fait il est en voyage en Irak au près, entre autres, des Chrétiens d'Orient depuis déjà trois jours. Quant à BFM, ils osaient la question: Y a-t-il un problème Wauquiez chez les Républicains ?  Ils ont même été capables, hier, de débattre pendant 20 minutes sur son cas en occultant totalement son voyage... Quand Mélenchon va à Moscou, tout le monde le sait, quand Wauquiez se déplace à Mossoul ou Bagdad, tout le monde doit savoir... qu'il y aurait un problème Wauquiez chez Les Républicains.

Un problème Wauquiez chez Les Républicains ? En tout cas pas pour les 70% d'adhérents ayant voté pour lui.

Quant à Wauquiez, il a compris qu'il avait le temps pour lui. On verra... Et puis, qui d'autre que lui à ce jour ?


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 6 juin 2018

La gare de mon enfance

Autrefois, et il n'y a plus personne pour s'en souvenir, nous avions cette vieille gare. Une gare d'autrefois comme tant d'autres... avec un garde-barrière chef de gare, sa femme, ses enfants et le potager attenant. Des billets, il ne devait pas en vendre beaucoup et sans doute n'y avait-il pas plus de 3 ou 4 trains par jour. Ils venaient de Paris ou de Pontoise et ils allaient sur Creil... à la vapeur !


Puis la vieille gare fut rénovée dans les années 60 et devint une gare assez moderne pour l'époque, plutôt charmante, presque mignonnette. D'un côté la petite ville qui alors ne comptait pas plus de 3 000 habitants lorsque nous nous sommes installés en 1974 et de l'autre des champs à perte vue et au loin l'Oise. La gare de mon enfance, la gare de mon adolescence, la gare où je prenais le train pour aller au collège puis au lycée, la gare de départ vers mes premières escapades parisiennes et mes premiers rendez-vous secrets. La gare d'où je partis pour aller servir mon pays pendant deux ans dans la Coloniale. Je me souviens que ma maman, m'y déposant ce jour-là, eut cette réflexion qu'aucun jeune d'aujourd'hui n'entendra plus: "Tu verras, quand tu reviendras, tu seras un homme mon fils".

Le garde-barrière disparu, il fut remplacé par un couple. Elle, assez désagréable pour autant que je m'en souvienne, vendait les billets quand elle avait le temps. Elle ne disait jamais bonjour aux jeunes mais elle nous avait à l’œil. Son mari travaillait ailleurs. Leur fils, une vraie teigne avec qui, au collège, je me prenais le chou régulièrement.

A l'époque, les trains, c'étaient les vieux gris tout en alu. On pouvait fumer, les gens causaient entre eux; certains, les habitués, considéraient même avoir leur place attitrée; gare à qui la piquait. L'ambiance était conviviale, les téléphones portables n'existaient pas: on lisait, on discutait, on jouait aux cartes, on regardait le paysage et... on arrivait à destination. Généralement à l'heure.

Que d'heures passées sur les quais de cette gare à patienter dans le froid l'hiver, sous le cagna l'été. Les premiers et horribles boutons d'acné, les premiers jeans, les premières clopes, les premiers amours, les premières virées... la gare de mon enfance, de mon adolescence et de mon début de vie d'adulte.


Alors quel ne fut pas le choc lorsqu'il y a quelque mois j'appris qu'elle allait être détruite. Il semble plus rationnel et moins coûteux de raser que de rénover ou de maintenir en activité certains métiers... N'ayant pas vu les plans, je m'imaginais qu'ils allaient construire une nouvelle gare moderne et tout et tout. Ben non ! A la place de ma vieille gare qu'ils ont rasé sans scrupule, ils ont construit un mur en béton tout con, tout moche. A la place de l'acariâtre vendeuse de billets, ils ont mis un distributeur automatique tout aussi con. Et de l'autre côte de ce mur tout moche, ils ont construit un enclos encore plus con parce qu'on ne voit absolument pas à quoi il peut servir, enclos ceinturé de grilles vertes... Le tout pour un budget de 200 000 euros. (Photos ci-dessous prises cet après-midi)


 


Ma vieille gare n'est plus, elle a été remplacée par un simple mur sur lequel sera peint le nom de la ville de mon enfance. La modernité et le progrès sont sans pitié avec nos souvenirs.



D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 5 juin 2018

Ainsi va la vie en Macronie (19) ... et je le sens mal, de plus en plus mal...


Hier, on ne parlait que de ça: Monsieur Kohler, secrétaire général de l'Elysée et proche parmi les plus proches de Jupiter, voyait une plainte être déposée contre lui par l'Association Anticor. Une histoire alambiquée de conflit d'intérêt... Le parquet national financier - le même qui s'était saisi du cas Fillon avec une diligence incroyable - a décidé d'ouvrir une enquête. Voilà qui fait désordre au plus haut sommet de l'Etat. Si l'affaire en elle-même ne m’intéresse pas, c'est la réaction du monde médiatique qui m'a amusé: Jamais je n'avais entendu autant de chroniqueurs, de commentateurs et de journalistes défendre avec un tel enthousiasme... la présomption d'innocence... La palme revenant sans doute à Laurent Neumann sur BFM. A en rendre jaloux les Sarkozy, Woerth et tous ceux qui, parce qu'appartenant au camp du mal, ont eu à subir le lynchage médiatique, coupables avant même d'être jugés...

Et comme si cela ne suffisait pas à éteindre la polémique, les mêmes journalistes et commentateurs qui, hier défendaient la présomption d'innocence, se sont aujourd'hui répandus sur les plateaux sans discontinuer sur la visite qu'effectuera plus tard dans la journée le couple Macron à Clairefontaine, histoire d'aller grignoter avec les Bleus. L'observateur attentif aura remarqué que les journalistes auront moins insisté sur le fait que Macron aille à la rencontre des Bleus que sur le fait que ce dernier faisait... comme ses prédécesseurs; histoire de bien nous faire passer le message: attendez, msieurs dames, ce n'est pas de la com', rien qu'un rituel présidentiel ! Résultat: quelque soit la chaîne de télévision, plus personne ne parlait aujourd'hui du cas Kohler ! De la même manière, personne ne parlera des sondages catastrophiques concernant la popularité de Président et de son Premier. Ainsi va la vie en Macronie, tout passe, tout glisse sur Macron comme l'eau sur les ailes d'un canard.

Tenez, non content de nous préparer une loi anti fake news plutôt liberticide, le voilà nous proposer imposer une réforme, encore une, de l'audiovisuel public. Non que ce secteur ne soit pas à reformer vu la gabegie qui s'y est développée ces cinq dernières années, c'est bien plutôt ce qui est derrière qui devrait nous inquiéter et ce ne sont pas les propos de la pseudo ministre de la Culture, Françoise Nyssen, qui seront à même de nous rassurer:

Qu'a-t-elle déclaré ? (source Le Figaro et Libération):

- Création d’une «plateforme commune de décryptage des fausses nouvelles». Le gouvernement et la justice seront seuls habilités à « peser » ce qui doit être diffusé, ou pas.
- L’audiovisuel public doit devenir «le miroir de nos différences».
- Taxant certains Français de «hautement réactionnaires», l'ancienne éditrice a annoncé que les chaînes et radios du groupe «changer[aient] les mentalités sur le terrain». En plein discours, un clin d'œil était même lancé à Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, pour approuver ses propos de 2015 sur les «mâles blancs» trop nombreux à l'antenne: «Delphine, tu n'es plus seule».
- Évocation d'une redevance télé qui serait appliquée à tous les Français que ceux-ci possèdent ou non une télévision, soit une manière comme une autre d'imposer cette redevance aux ordinateurs et autres tablettes numériques; bref, réussir là où ses deux prédécesseurs avaient échoué.

Ils ont promis qu'il n'y aurait plus de nouvel impôt... pas de problème, il suffit d'élargir l'assiette de ceux qui existent déjà !

- Renforcement des pouvoirs du CSA (qui n'hésite pas à ouvrir une instruction (sic) à l'encontre de CNews lorsqu'un des commentateurs, André Bercoff, ose poser les questions que nombre de gens se posent sur le cas Mamoudou mais qui sont politiquement incorrectes).

Non, mais vous avez bien lu ? On se croirait revenu sous Hollande lorsque celui-ci, main dans la main avec la Taubira, la Filipetti, la Azoulay ou la  Pellerin, prenait un malin plaisir tout idéologique à massacrer tout ce qui pouvait encore l'être dans ce pays.

Parce qu'il s'agit bien ici d'idéologie. Le Nouveau Monde de Macron, ce n'est rien d'autre que la continuité des cinq années socialistes que nous avons subies: Déconstruction de la famille, PMA pour toutes, légalisation de l'euthanasie à venir (avant celle du cannabis?), main mise sur l'audiovisuel, stigmatisation du mâle blanc, égalitarisme pour tous (sauf pour les z'élites), mise à l'école des gamins de plus en plus tôt histoire de mieux les formater et de les " arracher au plus tôt des déterminismes familiaux", etc, etc, etc...

Sous ses airs de modernité et de jeunesse, l'équipe Macron-Philippe ne fait que prolonger le quinquennat Hollande. Cela devrait faire peur mais j'ai l'impression que plus les jours passent et plus nombreux sont  les gens qui s'en foutent... Dépités, désabusés et sans courage ?

Je le sens mal ce quinquennat, de plus en plus mal. Avec Hollande, tout était prévisible, avec Macron, c'est beaucoup plus pervers, plus sournois.


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

dimanche 3 juin 2018

Révoltez-vous ! Unissez-vous ! Remigrez-les !

Plieux, samedi 2 juin 2018, Discours de Renaud Camus devant l'assemblée plénière du mouvement qu'il a fondé, le Conseil National de la Résistance Européenne.



“Les Deux Récits” :


" Mesdames et Messieurs les Présidents, Messieurs les généraux, Mesdames et Messieurs, Mes Chers Amis,

« à banqueter dans une vieille forteresse perdue, entre gens de bonne compagnie, par une belle journée de printemps, nous pourrions donner à croire que nous sommes dans un rêve, dans un roman médiéval, dans une sorte d’heroic fantasy, troubadour et un peu kitsch.

« Or c’est tout le contraire. Nous sommes un des derniers lambeaux de la seule réalité.

« Deux grands récits se partagent le monde, ou, à tout le moins, l’Occident. Le partage est tellement inégal, à vrai dire, que partage n’est peut-être pas le mot. Si partage il y a, il est à 98 % contre 2. L’un de ces récits règne, l’autre est réfugié parmi nous. Celui qui règne a pour lui les juges, les banques, l’université, le gouvernement, le pouvoir, la quasi totalité des médias, les fameux “gafas”, et, il faut bien le dire, la majorité de l’opinion publique, hélas. C’est précisément cela, le pouvoir : la possibilité d’imposer son récit jusqu’au tréfonds des âmes, des consciences, des cœurs et des masses. Dans toute l’histoire de l’humanité, jamais ce pouvoir de manipulation des cerveaux n’a été plus puissant qu’aujourd’hui. Jamais l’effet cumulatif du pouvoir n’a été si fort. Jamais le pouvoir n’a été plus pouvoir.

« L’autre récit, celui qui se terre, n’a plus que nous ; et quelques parias pourchassés, censurés, harcelés, persécutés, diffamés, calomniés, haïs, traînés quotidiennement dans l’opprobre et la boue par les desservants tout puissants de l’autre culte.

« Dans le premier de ces récits, celui qui triomphe, des flots de réfugiés harcelés et martyrs, chassés de leurs pays d’origine par la misère, par la persécution et la guerre, se précipitent vers l’Europe comme vers le seul refuge possible à leur effroyable malheur. Et l’Europe égoïste en accueille une partie, certes, mais beaucoup moins qu’il ne le faudrait, doublement moins : moins que ne l’exigeraient les sentiments de la plus élémentaire humanité face aux périls auxquels sont exposés ces infortunés ; moins aussi que ne le voudrait le propre intérêt de ce vieux continent à la population déclinante, qui aurait tout à gagner à élargir et rajeunir sa force de travail, et surtout de consommation. Mais inutile d’aller plus avant. Ce récit-là, vous le connaissez par cœur. Il est celui qui est déversé sur nous du matin au soir et du soir au matin. Il est nos acouphènes, que l’on ne peut pas ne pas entendre, en permanence.

« Le second récit est bien différent, faut-il le dire. Il y figure très peu de réfugiés, qui, comme certaines saveurs précieuses dans les produits de l’industrie agro-alimentaire, sont une part tout à fait marginale des énormes masses humaines que ce récit-là évoque lui aussi, au point qu’elles y sont plus considérables encore que dans l’autre. Mais ces masses, en leur masse, ne sont pas, selon lui, jetées à travers les déserts, sur les mers périlleuses, dans les montagnes enneigées et la jungle des villes par la guerre, par la persécution et la misère, qui n’affectent qu’une petite partie de leur ensemble. Elles sont mises en mouvement par la nouvelle stupéfiante, qu’un continent jadis riche, ordonné et puissant est à l’encan, qu’on peut aller y faire sa vie, que d’où qu’on vienne on peut s’y installer et jouir de ses richesses, de sa chance, de son heureuse organisation, des avantages de sa civilisation et de son organisation sociale.

Cette nouvelle étonnante, la disponibilité de l’Europe au reste du monde, fait bien état pour la forme d’un peu de résistance officielle à la transplantation sur le continent de populations venues d’ailleurs, et même d’obstacles que ces multitudes pourraient avoir à surmonter en chemin ; mais, en même temps, elle s’arrange pour laisser comprendre, à mille signes multipliés, qu’il ne faut pas prendre trop au sérieux ces embarras annoncés, qui sont surtout publiés dans le souci de ménager les opinions publiques locales. Pour l’essentiel, le message est bien clair et il est parfaitement compris jusqu’en les villages les plus reculés de la savane africaine : « Venez, venez, venez, accourez, la voie est libre, vous serez toujours mieux que chez vous, et rapidement vous serez chez vous ! »

Et en effet ils seront chez eux, mais peut-être pas au sens où ils l’entendent. Ce nouveau chez eux sera comme l’ancien, car l’ancien, ils l’apportent avec eux. Les Africains désirent une Europe qui n’est si désirable que parce qu’ils n’y sont pas. Ils sont comme des hommes qui n’aimeraient que les vierges. Elle est comme un livre dont tous les caractère s’effaceraient sitôt l’ouvrirait-on. À peine y débarquent-ils, elle n’existe plus. Car ce qui fait les civilisations ce sont les peuples qui les ont forgées. Avec d’autres peuples elles sont autres, sauf bien sûr pour l’industrie de l’homme, post-humaine ou trans—humaine.

« En attendant l’évanouissement sinistre de ce leurre, pas un adolescent en bisbille avec ses parents, ou avec son école, ou avec la police, qui n’entende à merveille le discours subliminal, l’appel de l’Europe à être remplacée, qui déborde de toute part le discours officiel et le remplace dans les esprits. Ce discours subliminal, à peine subliminal, d’ailleurs, est d’autant plus irrésistible qu’il s’assortit de l’assurance prodiguée aux mineurs, par exemple, que non seulement il seront inexpulsables, à peine arrivés, mais que très vite ils pourront faire venir toute leur fratrie et toute leur parentèle.

« Cette nouvelle urbi et orbi de la disponibilité de l’Europe au reste du monde, qui la lance ? Tout le monde, comme le premier récit — mais lui se garde bien d’en faire état : il en dénierait l’existence comme il dénie tout. Cette nouvelle est lancée par les Nations Unies, par l’Union européenne, par la grande majorité des États et des gouvernements européens, par leurs juges, par leurs journalistes, par la plupart de leurs artistes ou de leurs travailleurs de la culture, par leurs films, par leurs séries télévisées, par leur industrie culturelle, par leur industrie de l’hébétude, par leur industrie de l’homme. Car l’homme est une industrie, pour cet enchevêtrement de puissances intéressées. Et accessoirement un commerce, bien sûr. Cette galaxie, ce lacis de volontés agissantes et froides, c’est ce que j’ai nommé le remplacisme global : l’ensemble des intérêts et des mécanismes, des mécanismes d’intérêts, qui veulent l’homme normalisé, standardisé, homogénéisé, pasteurisé, désoriginé, déculturé, remplaçable ; et qui exigent que soient amalgamées en une seule ses trois hypostases au regard de l’économisme régnant : producteur, consommateur, produit.

« Il faut perfectionner la formule fameuse et trop rabâchée, If it’s free, you are the product : si c’est gratuit, le produit c’est vous — si ce n’est pas gratuit aussi, et même encore davantage. Car le raffinement suprême est de faire payer les victimes, comme en Chine on fait payer aux familles la balle qui tue le condamné. Notons au passage que l’Europe est la première civilisation dans l’histoire de l’humanité à se ruiner pour subventionner sa propre colonisation, sa propre destruction, son propre remplacement.

« Tout le monde l’a remarqué depuis longtemps, ce ne sont plus des travailleurs qu’importent les intérêts économiques et financiers : ce sont des consommateurs. L’objection selon laquelle ces consommateurs n’ont rien n’est pas pertinente. Sans doute ils n’ont pas d’argent mais demain ils auront le vôtre : les transferts sociaux du premier récit sont des transferts raciaux dans le deuxième, de même que les prétendus “logements sociaux” du premier récit sont dans le second les postes avancés de la colonisation, le maillage du territoire par la conquête imposée, les casernes de l’Occupant — qu’il faut reconstruire indéfiniment, pour une raison mystérieuse. Mais surtout les nouveaux venus ont des besoins et des désirs, et ce sont là les qualités premières de tout consommateur. A l’exception éventuelle de la libido sciendi, la soif de connaissance, on a cru remarquer que les libidos diverses, dans l’ensemble, n’étaient pas leur point faible. Ils ont besoin de vêtements, ils ont besoin de communications, ils ont besoin de divertissement, ils ont besoin d’hôpitaux pour y être soignés, ils ont besoin d’écoles pour leurs enfants et plus que tout ils ont besoin de logements : c’est-à-dire de bâtiments, de routes, de ville, d’extension infinie de la banlieue universelle, avec disparition du peu d’espace qui reste entre les villes, effacement des blancs de la carte.

« Les indigènes européens, les blancs, qui ont obscurément conscience, en leur sagesse de très vieux peuples, que toutes les politiques écologiques sont parfaitement vaines et illusoires aussi longtemps que perdure la croissance démographique, se garde bien s’assurer encore, par leur taux de natalité, cette disparition de l’espace libre, de la campagne, qui est le vœu secret des croissantistes, des bétonneurs, des desservants religieux de la bulle immobilière et financière. Il faut les remplacer, ces populations indigènes trop sages, trop blanches, trop chères et trop pourvus, par des populations qui n’auront pas leurs scrupules, ni leur degré d’expérience et réflexion ; et qu’on attirera vers l’Europe, et vers leur fonction de remplacement, par l’ardente subvention de ce rêve auquel elles n’ont déjà que trop tendance à s’abandonner pour le bien de la Terre, croître et multiplier. C’est en France la fonction de la C.A.F., caisse d’allocations familiale, que des plaisants ont défini comme troisième lieu saint de l’islam, en rivalité comme telle avec la mosquée Al Aqsa de Jérusalem et sans doute, bientôt, avec la basilique Saint-Denis.

« Au passage on pourra s’étonner que nos amis écologistes, en leur affligeante majorité, soient des immigrationnistes à tout crin, quand c’est l’immigration de masse qui assure à elle seule la croissance démographique, c’est-à-dire l’artificialisation sans merci. Artificialisation, c’est l’un des mots clefs du remplacisme global. Attaché à tout remplacer, dans un souci taylorien de normalisation, de standardisation, de baisse des coûts, d’économie, d’économisme et d’obsolescence programmée, le remplacisme est très logiquement l’empire du simili, du double, de l’ersatz, du toc, du low-cost, du faux, de ce que le français appelle familièrement, je m’en excuse, le bidon. Tout le monde a renoncé à parler de village universel pour décrire les effets de la globalisation, l’expression était trop bucolique pour la triste réalité. On dit plutôt et plus justement banlieue universelle, à présent. Mais il serait plus juste encore de parler de bidonville global. Cette expression présente en effet l’avantage, au moins en français, de qualifier à la fois l’horreur physique du monde qu’apprête, pour l’humanité déshumanisée par ses soins, le remplacisme global, et dont la jungle de Calais et nombre de quartiers parisiens deviennent les archétypes, les appartements-témoins, et, d’autre part, le caractère de fiction totale, l’essence bidon, fake, fausse, menteuse, constamment menteuse, de cet univers que nous imposent la révolution post-post-industrielle, le taylorisme planétaire et ce que je désigne familièrement, beaucoup d’entre vous le savent déjà, comme la davocratie directe, la gestion sans intermédiaire du parc humain par Davos et les “grands financiers”, avec pour idéologie officielle l’antiracisme et pour milices les antifas. J’opposais pour commencer deux récits : d’une part celui qui montre de malheureux réfugiés se précipitant vers l’Europe pour fuir la guerre et la misère ; d’autre celui qui expose un continent livré, trahi, abandonné à l’invasion provoquée, à l’occupation étrangère, à la colonisation, à l’islamisation, au changement de peuple et de civilisation, à l’ethnocide, au génocide par substitution. Le premier de ces récits nous écrase, l’autre peut seul nous libérer, comme un dormeur se réveille in extremis d’un cauchemar dans lequel il s’avançait vers l’abîme ou vers l’abattoir au sein d’un troupeau hébété. Le premier constitue ce que j’ai nommé le faussel, le réel faux, le faux réel, l’espace de la substitution, du remplacement, du simili, de la contrefaçon, du bidon, du bidonville, du bidonmonde, médiatisé par les médias, artificialisé pour les besoins de l’industrie de l’homme, de la production de la MHI, la Matière Humaine Indifférenciée. Le second est le réel vrai, le vréel de Lacan ou de Kristeva, si l’on veut, le réel auquel on se cogne : notre misère et notre honte, notre malheur et leur crime, l’épreuve de notre détermination et de notre courage.

Si le CNRE n’était que cela, ce ne serait déjà pas mal : le champion du vrai récit, je n’ose pas dire du vrécit — celui qui montre du doigt la Lettre volée, la réalité trahie, le mystère en pleine lumière, l’abomination du changement de peuple, qui crève les yeux et le cœur. Le négationnisme aujourd’hui, c’est la négation du Grand Remplacement, la contestation de l’ethnocide, le déni triomphant face à la Destruction des Européens d’Europe et de leur civilisation. Cette destruction est un effondrement, entraîné par l’absence de structure porteuse, à l’intérieur, autant que par la pression extérieure : par la Grande Déculturation autant que par le Grand Remplacement ; par la décivilisation autant que par la substitution ethnique. Face à cet effacement notre mission est d’être : de dire, de parler, de nommer, de montrer, mais d’abord d’être, d’exister, d’incarner visiblement un immense refus ; de donner forme, dirais-je, figure, apparence et de maintenir.

Ce n’est évidemment pas suffisant, il faut faire, aussi, agir et empêcher. Mais faire, chacun de vous et chacun de vos mouvements le font déjà, “For Britain” le fait déjà, le Siel le fait déjà, la Ligue du Midi le fait déjà, Les Volontaires pour la France le font déjà, les Amoureux de la France le font déjà, Génération Identitaire le fait déjà, et avec quel talent, quelle inspiration, quel brio, quel humour et quel courage. Vous êtes des exemples et des sources d’inspiration pour nous tous et pour chacun d’entre nous, comme l’est aussi cette grande espérance venue du centre et de l’est de l’Europe, de l’Autriche, des pays du pacte de Visegrad, de notre membre éminent le président Vaclav Klaus, qui refgrette de ne pouvoir être parmi nous et dont je vous ai lu tout à l’heure un message, et plus que tout de la Hongrie de Viktor Orban, de cette chère Hongrie qui a tant souffert en grande partie par notre faute, qui sait ce que c’est que l’occupation étrangère, que l’étouffement des libertés et que l’islamisme, et dont je tiens à saluer tout particulièrement ici les représentants, avec amitié, admiration et respect.

Le Conseil National de la Résistance, faut-il le dire et le répéter après cette énumération de compétences, de luttes et d’accomplissements, n’a aucune espèce d’intention de se substituer à tous les mouvements, partis et personnalités qu’il rassemble, et qu’il entend rassembler toujours plus largement. Il n’est pas remplaciste, vous l’aurez compris. Et il n’entend dire à personne de ceux qui veulent bien le rejoindre ce qu’ils ont à faire, d’autant qu’ils le font à merveille. Certes il n’exclut pas de prendre des initiatives, et pas plus tard qu’après-demain, à Paris, devant la statue de Winston Churchill, une de ses références favorites, en soutien à la liberté d’expression, à la liberté tout court, à Tommy Robinson, un autre ces héros, et toujours en faveur de la décolonisation, de la libération du territoire, de la remigration. Mais il aspire d’abord à être une image, un symbole, un emblème, un drapeau : celui du refus de la mort — le drapeau du refus des Européens face à la disparition qui leur est promise, et ménagée.

Révoltez-vous ! Unissez-vous ! Remigrez-les !

Que chacun retrouve sa patrie, sa civilisation, sa culture, la vibration sympathique de l’air et de l’esprit, autour de l’être."

Renaud Camus

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France, 2019.