Bon, ben ça y est, l'avortement deviendra dès le 1er avril prochain - et ce n'est même pas un poisson - un moyen de contraception comme un autre. Un truc aussi banal que la prise de pilules ou la pose d'un stérilet. C'est acté, c'est dans la boîte à lois.
Dès le moi d'avril, l'intégralité des frais liés au parcours médical d'interruption de grossesse sera remboursée à 100% par la sécu, donc, qu'on le veuille ou non, avec vos sous. C'est clair ? Visites médicales, entretiens, intervention, consultations, éventuelles échographies, etc... tout ça, ce sera gratos. Et pour peu que le tiers payant généralisé soit... généralisé, il n'y aura pas le moindre fifrelin à sortir de sa poche.
Mieux encore, le délai de réflexion de, je crois, huit jours, avant l'intervention sera lui aussi supprimé dès l'été prochain !
Mieux, mieux, encore, le gouvernement paie désormais les sites de recherche internet ( Google,...) afin que les sites gouvernementaux d'information sur l'IVG arrivent en premiers dans les résultats de recherche ce qui en langage Touraine se dit: " renforcer la notoriété des outils d'information officiels sur l'IVG "
On se souvient, pour ceux qui suivent, que nos chers parlementaires ont supprimé il y a quelques temps du texte de la loi de 1975 la notion de " situation détresse ", notion qui avait permis à l'époque de faire passer la loi sur l'avortement.
Ainsi, grâce à la gauche, et quoiqu'en disent les pro et les antis IVG, l'avortement devient " confortable ".
Alors attention, qu'on n'aille pas dire que votre serviteur est un farouche anti-IVG, ce n'est pas le cas mais:
- Je trouvais que la notion de " situation de détresse " se suffisait à elle-même pour " justifier " une IVG
- Hormis les IVG pratiquées suite à une agression, un viol, un acte non consenti, il me semble que les moyens de contraception et d'information mis à la disposition des femmes suffisaient pour éviter d'en arriver à une telle extrémité.
- Je ne suis pas sûr que banaliser à ce point cet acte gommera les éventuels dégâts ou troubles psychologiques qui pourraient survenir par la suite. Toutes les femmes que je connais ayant subi une IVG me disent n'en être jamais sorti totalement indemnes psychologiquement. Qu'on le veuille ou non, un avortement reste la " mise à mort " d'un enfant, d'un être humain en devenir. Dès lors que l'on banalise à ce point cette " mise à mort ", c'est la vie qu'on banalise. C'est mon avis, comme dirait l'autre...
- Enfin, j'aurais préféré que l'accent, la combativité de Marisol et les moyens soient mis sur la prévention plutôt que sur la " réparation ".
Alors, j'ai écouté Marisol présenter cet " incontestable progrès pour les femmes ", le remboursement intégral par la sécu, et je me suis dit que ce n'était pas possible dès lors que l'on a vu au moins dans sa vie ne serait-ce que la photo d'un fœtus de 12 semaines. Il faut croire que si...
Ces gauchistes finiront par tout pourrir !
Allez, bonne journée, même en Socialie !
Folie passagère 3041.