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lundi 31 juillet 2017

Un violent coup de poing à la tempe droite qui s'explique parfaitement...

«Aucun désaccord politique ne peut justifier la violence», a réagi le premier ministre.

Dîtes-moi, c'est quoi le truc ? Parce que là, franchement, je n'ai pas bien compris. Je vous explique...

Alors que les élections sont enfin terminées depuis un bon moment, voilà t'y pas qu'une député d'En Marche s'en va, ce dimanche, distribuer des tracts sur un marché en compagnie de quelques militants marcheurs. Laurianne Rossi arpente donc les allées avec ses tracts lorsqu'un homme l'interpelle. Aux dires de la dame, au début, ça se passe bien, puis le ton monte. Le gars se plaint du gouvernement, de la com' Macron et des députés qu'il juge - moi aussi - godillots. Laurianne Rossi aurait eu à peine le temps de répondre que le lascar lui colle " un violent coup de poing dans la tempe droite " avant de prendre la fuite (Il sera alpagué quelques minutes plus tard).

" Un violent coup de poing dans la tempe droite ", si violent qu'à peine dix minutes plus tard, la député, sans bleu ni ecchymose, toute pimpante et souriante, toute juste " sonnée, un peu choquée " répondra aux questions de quelques journaleux accourus aussi vite.

Et là, la machine s'emballe. Le truc de ouf ! Tout ce que compte la République de personnalités politiques va réagir, qui avec un tweet, qui par une déclaration, qui par un message de soutien. Bref, tout le monde y va de son bon petit mot pour dire qu'un élu agressé et c'est la République qui est en danger. Même Jupiter s'y colle. Même le premier ministre. Même le Président de l'Assemblée Nationale qu'on avait du mal à trouver lors des débats chaotiques sur la loi de Moraline réapparaît pour exprimer son " soutien et sa compassion ". Les télés se saisissent du truc, un sondage est réalisé à la hâte pour savoir si les Français aiment et respectent les politiciens (pas de surprises dans les résultats, c'est niet !) et les chroniqueurs de chroniquer sur les plateaux.

Non mais allo, quoi ! C'est quoi ce brin ? Bon okay, nous sommes tous d'accord, ce n'est pas bien d'agresser les gens et on ne frappe jamais une femme (même avec une rose, comme disait mère-grand), mais tout de même, merde, y a pas eu mort d'homme ! Ni de femme d'ailleurs. C'était quoi le truc ? Monter l'affaire en épingle pour que la République en Marche puisse avoir son premier martyr ? Rien de plus préoccupant dans le monde ou en France ? Pour oublier que les copains vénézuéliens de Mélenchon ont plus de 120 morts sur les bras en moins de 4 mois (dont 10 pour la seule journée d'hier) ? Pour nous faire oublier l'amateurisme de la nouvelle assemblée. Pour relancer, par ricochet, la côte de popularité de l'exécutif ?

Si encore tous ces gens-là justifiaient de manière intelligente leur " effroi " mais même pas...

Macron, il est monté aussitôt au créneau (enfin, plus de 6 heures après le drame): " Tout mon soutien à Laurianne Rossi agressée parce qu'elle défendait ses convictions. Respecter les élus, c'est respecter la République ". Taratata, Jupiter, ton idée, elle fonctionne à condition que les élus et la République soient eux-mêmes respectables. Est-ce vraiment le cas ? La République est-elle respectable lorsqu'elle laisse 9 millions de ses enfants sur le carreau ? Est-elle respectable quand elle s'oublie pour se soumettre à des intérêts qui ne sont pas les siens ? Est-elle respectable lorsque son Président humilie publiquement son chef d'état-major ? La République et bon nombre d'élus sont-ils respectables lorsqu'ils laissent des quartiers entiers partir à la dérive ?

Et Castaner - ah lui, je ne l'aime vraiment pas, arrogant qu'il est - qu'est-ce qu'il a trouvé à dire ?: " Rien n'explique la violence ". Et bien si mon con, si elle parfaitement condamnable, elle s'explique tout aussi bien. Il y a de quoi être violent quand depuis des années tu cherches du boulot, que tu n'en trouves pas et que tu vois à côté des élus qui se goinfrent, des migrants que l'on choie et des SDF qui  crèvent (500 en 2016!). Elle s'explique quand chaque jour dans le métro, dans la rue ou dans le train, tu dois faire face à des incivilités à répétition. Elle s'explique parfaitement quand ceux qui te font la morale ne la respecte pas eux-mêmes, quand ceux qui sont chargés de faire respecter l'ordre public laissent flics et pompiers se faire caillasser. Elle s'explique encore mieux lorsque las de voir ta voiture cramer un 14 juillet, tu entends des élus en appeler au Vivre-Ensemble pour que cela cesse.

Et Valérie Pécresse avec son " 2 femmes politiques agressées, trop, c'est trop ! ", ah, ça c'est sûr, c'est toujours trop quand ça vous touche de près. Combien de femmes politiques violées chaque année ? Zéro, à ma connaissance. Combien de gamines passées à la tournante, combien de femmes lambda battues, violées ? Ce sont des dizaines, chaque jour.

Alors oui, un beau jour, par un dimanche ensoleillé, sur le marché de Bagneux, il y en a eu un, un qui n'était même pas radicalisé ni déséquilibré, pour perdre ses nerfs. Il y en a eu un qui en a eu marre des beaux discours et des phrases toutes faîtes. Il y en a eu un qui en a eu marre d'être sans arrêt pris pour un con par les politiques. Il lui a mis un pain à la député. Et alors ? Il y en aura d'autres, hélas. L'aurait-il fait si le député avait été un homme, sans doute pas mais tant pis, ce dimanche là, la colère était trop grande, trop forte, étouffée sans doute depuis trop longtemps. Les prémisses de quelque chose ?...

Son geste n'est en rien excusable mais il s'explique, il s'explique parfaitement même. Et c'est peut-être bien cela qui fait peur à tous ces élus qui hier sont venus massivement apporter " soutien et solidarité " à Laurianne Rossi. 

Laurianne Rossi s'en remettra et prendra sans doute du galon chez En Marche.

Folie passagère 3399
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 12 mai 2014

Deux racailles de banlieue. Tout simplement.

J'aurais pu vous parler de cette pauvresse qui assimile La Marseillaise à un karaoké d'estrade mais elle n'en vaut vraiment pas la peine. Elle n'aime pas la France, ne l'a jamais aimé et n'aimera sans doute jamais la République qui l'a adoubée, on se demande bien pourquoi, ministre. Qu'elle aille se faire voir ailleurs, le plus tôt sera le mieux.


J'ai préféré revenir sur ce qui aurait presque du rester qu'un simple et triste fait divers. Rappelez vous cette agression homophobe qui survint en plein "débat" sur le mariage zinzin. La photo ci-dessus va vous remettre en mémoire l'histoire. Deux gays se baladent et se font sauvagement agresser. Il n'en faut pas plus pour que tout ce qui compte de pro-mariage zinzin entonnent le même refrain: les opposants ne sont que des homophobes et leur discours génèrent ce genre de drames. Blogueurs gauchistes, politocards de gauche (et pas des moindres), figures LGBT, tous tombent d'accord - je m'en souviens très bien; forcément - cet acte ne peut venir que de salopards de droite ou d'extrême droite, de cathos intégristes, de jeunes cons défendant les valeurs ringardes de la famille traditionnelle. Peut-être, sans doute, certainement même, les agresseurs étaient-ils du Front National ou membres de groupuscules identitaires. J'ai tout entendu (et pas son contraire) sur cette agression. Les médias s'en donnèrent à cœur joie et Le Nouvel Observateur osa même "impliquer" astucieusement Henri Guaino dans cette agression. Un éditorialiste à la petite semaine écrira:"il faudrait être sourd, aveugle ou sacrément de mauvaise foi pour refuser d’admettre que Wilfred et Olivier sont des victimes collatérales de ce pourrissement de la folle lutte des opposants." Les coupables se situaient donc à deux niveaux: des couillons qui ont cassé du pédé et tous ceux qui par la supposée violence de leurs propos contre la loi Taubira avaient relancé la machine à donner des baffes aux pédés. Les deux agressés, Wilfried et Olivier, n'avaient pas contredit. Pour eux, il y avait obligatoirement un rapport entre leur agression et l'atmosphère tendue du moment.

Et puis, et c'est tant mieux, les agresseurs furent arrêtés et viennent d'être jugé. Et l'on s'aperçoit que ce n'est pas tout à fait la même mayonnaise que l'on nous avait servi à l'époque. Le jugement a été mis en délibéré au 3 juin; Malik, oui Malik, et Taïeb, oui, Taïeb, ont écopé d'une peine de 18 et 24 mois de prison ferme. Peines que personnellement, je trouve bien légère.

Malik et Taïeb, voilà deux prénoms qui sonnent mal le catho intégriste, deux prénoms qui n'ont rien à voir avec ceux que pointaient les progressistes du camp du Bien, deux prénoms qui ne collent pas avec les petits gars du Front, deux prénoms de gens comme on en voyait peu dans les manifs. 

Taïeb, 20 ans est un multi-récidiviste avec 7 condamnations pour vols, faits de violences diverses et agressions. Au tribunal, pour l'affaire qui nous concerne, il déclarera: "J'étais bourré, j'étais avec des amis, j'ai frappé les deux types, j'ai honte." Il niera toute motivation à caractère homophobe. 

Malik, 19 ans seulement, condamné lui aussi à plusieurs reprises, six, pour vols et violences. il a reconnu avoir cogné mais parce que: "J'avais un peu bu et j'ai cru que c'était une embrouille." Et puis, Malik a des excuses, des circonstances atténuantes comme on dit: "Une enfance difficile entre un père algérien éboueur à Paris et des grands-parents qui le récupèrent en Algérie à la mort de sa mère, à l'âge de quatre ans.

Ne sont-ils pas merveilleux nos soi-disant réacs anti "changement de civilisation" ? En fait, visiblement, de simples racailles de banlieues qui n'auraient pas dépareillés parmi la foule de connards qui mirent le souk au Trocadéro lors de la victoire du PSG. 

Mais non, à l'époque, on accusa les manifs pour tous d'être responsables mais pas obligatoirement coupables du climat pourri qui régnait et donc de cette atroce agression; encore que... Pourquoi je me souviens si bien de tout ce qui avait été dit à l'époque ? Simplement parce qu'en tant que participant actif à ces manifs,  j'ai été indirectement accusé d'avoir participé à cette agression et cela m'était insupportable. 

On sait aujourd'hui qu'il en est tout autrement. Cette agression était juste un odieux fait divers presque banal dans lequel deux racailles sans intérêt, des primates décérébrés, ont tabassé deux pédés qui passaient. 

Avec le recul, je pense que mon aversion définitive pour les gauchistes bas du front qui n'hésitent pas à raconter n'importe quoi date de cette époque. Le problème étant que du n'importe quoi, on sait faire bon usage... 

Folie passagère 2277.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.