Afin de faire taire l'opposition, la tactique du gouvernement et d'Hollande serait-elle de chercher à nous épuiser ?
Nous épuiser à la tâche; celle de relever toutes les conneries, couacs, incohérences, reniements, reculades, tergiversations et renoncements qu'ils ne cessent d'accumuler depuis qu'ils se sentent si bien au Château.
Ils étaient prévenus pourtant, eux-mêmes agréaient: la chose, gouverner et diriger ce pays en pleine tourmente économique, ne serait pas facile. Mais même pas grave, nous allions voir ce que nous allions voir: Bons socialistes ne sauraient mentir, ils y parviendraient !
Que ma vieille mère me pardonne mais: Mon cul !
Pas une journée, écrivais-je hier dans un commentaire, ne passe, oui vous pouvez vérifier, pas une journée ne passe sans que nous soyons les témoins atterrés des errements de la fine équipe de pieds nickelés qui nous dirige. Hier je faisais état de l'amateurisme du boss en Afrique; ce matin et à propos de l'avion présidentiel, je pointais la tartufferie de ces guignols, celle de Fabius en particulier. Et aujourd'hui, ce sont les propos de Peillon sur la dépénalisation du cannabis qui déclenchent une nouvelle polémique et révèlent, comme si besoin était, le cafouillage permanent qui règne au sein de ce gouvernement. Alors, certes, encore une fois, une de plus, Ayrault a recadré l'impétueux et dévoyé Peillon. Et comme si cela ne suffisait pas, le ministre de l'Education Nationale ( ou ce qu'il en reste ) de se prendre une avoinée en provenance directe de l'Elysée: " Une engueulade maîtrisée " qu'il a dit le conseiller du président. Sans doute ce dernier croyait-il que la production d'oxymores sauverait la face !
Parce que Peillon, il peut penser ce qu'il veut du cannabis, c'est son droit. Mais à partir du moment où ses patrons ont claironné que non, trois fois non, ils ne dépénaliseraient pas le tarpé, il a tout juste le droit de fermer sa grande babèle. Quel fantastique signal donne-t-il aux collégiens et lycéens: Fumer n'est pas pêcher puisque même le ministre le dit ! Prendre l'exact contrepied, publiquement, de son patron, dans une boîte privée, ce n'est pas une engueulade maîtrisée que vous vous prenez, juste la porte ! Remarquez, lorsque la duflot a fait pareil, les boss, ils se sont contentés de la recadrer, elle aussi. Alors si à mettre en péril et régulièrement la cohérence gouvernementale ne vaut que petits recadrages entre faux-amis, pourquoi se priver ?
Tenez, vous voulez un autre exemple d'incohérence chez nos branquignols ? Le 29 septembre, Moscovici annonce que l'objectif de réduire le déficit à 3% n'est " ni biaisé, ni intenable ". Et paf !, le lendemain, c'est Bartolone, président de l'AN et quatrième personnage de l'Etat qui jugeait cet objectif... intenable; suivront, du même avis, David Assouline et Harlem Désir, respectivement porte-parole et premier secrétaire du PS !
Tous les jours, vous dis-je ! Tous les jours, une preuve manifeste de leur amateurisme.
A croire, vraiment, qu'ils veulent nous épuiser à relever toutes les preuves de leur incompétence. Compteraient-ils sur notre lassitude devant tant de couacs accumulés pour qu'à la fin nous nous taisions ?
Là aussi ce serait faire preuve de bêtise: celle de mal nous connaître !
Et pendant ce temps-là, la crise continue de faire des ravages.
Folie passagère 1389.