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| ( Scène d'entraide dans le métro parisien après qu'un type ait fait tomber son #CharlieHebdo sous la rame... ) |
Il est temps que l'on passe à autre chose parce que ce qui nous est donné à voir fait malheureusement pitié. Certes, je comprends, approuve, bénis et ce que vous voulez cet élan de solidarité pour Charlie. Certes, je dénonce ces odieux attentats, tous les attentats y compris ceux dont on ne parle pas, presque plus, ou ceux qui médiatiquement ne valent pas un clou faute d'avoir quelques journalistes parmi les victimes. Certes, c'était beau de voir tous ces députés chanter la Marseillaise parce que l'un d'eux, de droite pas de gauche, a eu une inspiration subite (qu'il en soit remercié). Certes, c'était grand ces quelques 5% de la population française descendant dans la rue avec pour seule arme un stylo et une pancarte, criant, chantant, dansant: " Je suis Charlie - Liberté - Liberté - Not in My Name " et tutti. Ouais, tout cela était, est bien, bel et beau, émouvant à nous tirer les larmes.
Mais tout de même , quelle pitié, disais-je, de voir et de constater combien notre pays comptait d'hypocrites ou d'idiots en tous genres; de ceux qui devraient avoir honte de crier " Je suis Charlie ":
Ceux qui n'avaient jamais lu ce canard et qui d'un seul coup sont capables de se lever à 5 heures du matin pour pouvoir l'acheter et le lire,
Ceux qui se mettent à encenser un journal qui est à l'exact opposé de ce qu'ils sont (coucou François Fillon),
Ceux qui voudraient nous arracher quelques larmes de gré ou de force,
Ceux qui malgré ce cri qui monte Liberté D'Expression ! voudraient " repérer et traiter " les gens qui ne sont pas Charlie (Coucou Nathalie Saint Cricq),
Ceux qui hier demandaient à Zemmour de se taire et qui aujourd'hui tweetent sans honte: "ils croyaient tuer le journal, ils en ont fait l'étendard de nos libertés " (Coucou Bruno Le Roux),
Ceux qui ne veulent pas admettre qu'au nom d'une foi profondément ancrée, on puisse être choqué par les caricatures de Charlie Hebdo; le sacré n'est pas pour tout le monde soluble dans l'humour, c'est ainsi.
Ceux qui nous demandent de ne pas amalgamer et qui ce faisant continuent à se voiler la face,
Ceux qui refusent d'admettre l'évidence: il y a bien un problème avec l'Islam,
Ceux qui depuis des années nous donnent des leçons et qui aujourd'hui, sans rire proclament: " il n'y a pas de leçons à donner, il n'y a que des leçons à tirer " (Coucou, Valls),
Ceux qui pointant les députés de droite osaient dire il y a quelques semaines: " Le retour du terrorisme, c'est vous! " et qui aujourd'hui réclament l'union nationale contre le terrorisme ( re-Coucou, Valls),
Ceux qui critiquaient le RAID lors de l'assaut contre Merah et qui l'encensent aujourd'hui (Coucou, Président),
Ceux qui depuis 1968 clament CRS, SS ! et qui, parce Charlie Hebdo, applaudissent un cortège de ces mêmes CRS,
Ceux qui voulaient voir crever Charlie (Coucou, Guy Bedos et Rokhaya Diallo) et qui pleurent maintenant,
Ceux qui sont peinés par tous ces morts mais qui ont permis à Amedy Coulibaly de sortir un an plus tôt de prison,
Ceux qui le plus sérieusement du monde osent dire: " Sans ces morts, je n'aurais jamais acheté Charlie ". Merci les frères Kouachi ! (Coucou, l'étudiant débile),
Ceux dont le premier réflexe fut de se précipiter sur les lieux du crime accompagnés de leurs conseillers... en communication ! (Coucou, Président),
Ceux qui critiquaient les manifestants de La Manif Pour Tous qui défilèrent avec enfants et poussettes mais qui s'enchantent de voir tous ces jeunes et enfants venus en famille dans la rue dimanche dernier ( Coucou Elise Lucet)
Ceux qui veulent minimiser les incidents dans les collèges et lycées lors de LA minute de silence ( Coucou Najat),
Ceux qui disent être Charlie et qui tentent de minimiser la responsabilité des terroristes en accusant de négligence l'aide sociale à l'enfance (sic !) ( Coucou Emmanuelle Cosse)
Ceux qui trouvent que Président a fait un sans faute alors que pour une fois, il a juste bien fait le job pour lequel il est payé,
Oui, à tous CEUX-là, et à ceux que j'aurai pu oublier, les Charlie à la petite semaine, je leur dénie le droit de se prétendre Charlie.
Je ne suis pas Charlie - et exceptionnellement, je reprendrais les mots de Philippe Bilger - pour la simple et bonne raison que " L’esprit de cette publication n’a jamais été le mien et je suis persuadé que Charlie n’aurait jamais voulu être, même par solidarité, le réactionnaire que je suis. " Question de cohérence.
Et j'emmerde Nathalie Saint-Cricq.
Folie passagère 2613.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr
