mardi 12 février 2019

A tous les ayatollahs de la lutte contre l'antisémitisme, je dis prudence



Laurent Nunez a tweeté cela hier: "Indigné par la profanation des arbres plantés en souvenir d’Ilan Halimi.Face aux vents mauvais de l’antisémitisme, la République fera bloc. C’est son honneur, c’est son devoir."

Montrant à un ami comment fonctionnait twitter, je dis à celui-ci: tiens, regarde, je vais te montrer comment on se fait allumer sur ce réseau social en moins de deux minutes. Et me voilà répondre à Nunez: "Et face aux actes anti-cathos, la république fera-telle bloc de la même manière ?"

Et aussitôt la première réaction d'une folledingue: "Je trouve ton commentaire très déplacé corto74 oui Emmanuel Macron fait bloc avec les cathos ! On dirais que ça te gêne le soutien du gouvernement aux juifs ????? J’exige une réponse sans ambiguïté merci."

"J'exige" qu'elle me dit la greluche qui se présente comme pro Macron et pro Sarkozy. Je ne suis pas encore qualifié d'antisémite... mais ça ne devait pas tarder. Me voici aussitôt taxé de "crétin" puis une autre  me poser la question: "Elle veut juste savoir si tu es antisémite. La question se pose..." et enfin, c'était prévisible, me voici définitivement classé dans la rubrique "antisémite" !  Et tout ça pour avoir demandé à Nunez, en reprenant ses termes, si la république ferait aussi bloc en cas d'actes anti-cathos ! Ce monde devient fou ! Tu parles des cathos et tu te fais traiter d'antisémite ! Complètement fou !  Y en a dans ce pays qui ont tellement été baignés dans la shoah et les pseudos valeurs de la République que pour un oui ou pour un non ils voient de l'antisémitisme partout.

Bien sûr que ces tags sont odieux, bien sûr que l'antisémitisme c'est pas bien, bien sûr qu'il ne faut pas oublier, devoir de mémoire et toussa mais merde à la fin, y a pas que les juifs en ce bas monde, y a pas que les muzz, y a aussi les chrétiens, les cathos.

Une montée brutale de l'antisémitisme en 2018 qu'ils rabâchent à la télé. C'est vrai puisqu'ils le disent: 545 actes antisémites en 2018 pour 300 et quelques en 2017. Okay, c'est pas cool.  545 actes dont 1/3 sont des agressions physiques et 2/3 des tags, des dégradations, des paroles ou des gestes déplacés d'après ce que j'ai compris. Oui, et alors, y aura toujours des couillons sur terre, je crois même qu'il y en a de plus en plus; et pas que chez les antisémites.

Alors à la question: "on dirait que cela te gêne le soutien du gouvernement aux juifs". je réponds oui ! Oui, il me dérange parce que ce soutien est à géométrie variable. Vous les verrez comme un seul homme venir jouer les offusqués dès qu'un "juden" est tagé sur un Baglestein ou une croix gammée sur le visage de Simone Weil. Vous les verrez tous se bousculer sur les plateaux télé ou sur twitter dès qu'une mosquée se prend un lardon sur le paillasson, vous les entendrez en appeler à la République et à ses valeurs, ils vous feront marrer quand sur un air grandiloquent ils déclareront qu'avec ces actes antisémites ou anti-muzz, c'est la République qu'on assassine... Oui, on a l'habitude. 

Mais p'tain grave, les entendrez-vous quand il s'agira de causer d'actes anti-cathos ou anti-chrétiens ? Macache, nada.  5  églises profanées et vandalisées (celle de Houilles l'a été trois fois en dix jours), 1 calvaire tronçonné, le tout en moins d'une semaine !  878 atteintes aux édifices chrétiens en 2017 ! Des vierges brisées, des crucifix cassés, des excréments déposés,... Et qu'est-ce qu'ils disent nos ayatollahs de la lutte contre l'antisémitisme ? Qu'est-ce qu'il dit Castaner ? Nunez s'est-il engagé à ce que la République fasse bloc ? Niet, nada, queue-de-chie, que dalle ! Pas un ne s'est déplacé. Pas un ne s'est fendu d'un communiqué de compassion. Pas un pour condamner ces actes anti-cathos. Vous me direz, même la Conférence des Evêques de France garde le silence, sans doute sont-ils en train de tendre l'autre joue... Alors oui, encore une fois, ce soutien du gouvernement et des pros de l’indignation sélective aux juifs me gêne et il me gênera tant qu'il sera à géométrie variable, il me gênera tant que tout le gratin de la République se bousculera pour aller au dîner du CRIF ou à la rupture du jeûne mais "oubliera" de souhaiter de bonnes fêtes de Noël ou de Pâques aux chrétiens de France, il me gênera tant qu'ils confondront, sciemment, devoir de mémoire et repentance.

"L'antisémitisme est un poison qui s'insinue partout" qu'il a dit Castaner, oui et bien moi je dis méfi ! Méfi parce qu'à force de crier à l’antisémitisme, à force de voir de l'antisémitisme partout, même où il n'y en a pas, on risque de sombrer dans le contre-productif et de susciter des "vocations" antisémites. Comment ça je déconne ? On a vu exactement le même phénomène avec l'homophobie lors du mariage pour tous; elle était en pause depuis quelques années, peut-être la bête immonde sommeillait-elle, mais c'est au moment où la bien-pensance voyait un homophobe derrière chaque personne qui manifestait contre le mariage pour tous qu'elle s'est réveillée. Désolé, je n'ai pas la mémoire courte.

Alors à tous les ayatollahs de la lutte contre l'antisémitisme, je dis prudence. Les bêtes immondes sont puissantes, on ne peux les tuer, laissons les donc sommeiller. Le remède est ailleurs.


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 11 février 2019

Scoop: CNews a trouvé les incendiaires de la maison de Richard Ferrand

Alors que les gendarmes s'interrogent encore sur l'absence de revendications pour le début d'incendie criminel dans le taudis de campagne de Richard Ferrand, les fins limiers de CNews ont trouvé le coupable ou plutôt les coupables:



Bon sang mais c'est bien sûr: les Gilets Jaunes !

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jeudi 7 février 2019

Avec ses shows à répétition, Macron bat la campagne. Est-ce légal ?

La grande tournée réalisée par Emmanuel Macron dans le cadre de son « grand débat national » a toutes les apparences d’une campagne électorale. A cinq mois des élections européennes, le président a-t-il le droit ?

(Par Régis de Castelnau pour Causeur)



Après avoir fait organiser à sa main le fameux « grand débat » qu’il avait promis, Emmanuel Macron vient de se lancer dans une tournée de représentation que Johnny Hallyday n’aurait pas reniée.

Devant les caméras qui relaient à satiété ses meetings, accompagné par l’adoration enthousiaste des éditorialistes, des chroniqueurs et des intellectuels stipendiés, dans des villes mises en coupe réglée avec forces de l’ordre et blindés, Monsieur s’enferme dans une salle préalablement remplie des petits maires du coin et se livre à son show.

Un président à la campagne…

La voix tremblante d’émotion et de ravissement des présentateurs télé vous annonce que, exploit digne du Guinness des records, il a parlé plus de six heures. Mais tout à leur logorrhée d’admiration, journalistes et commentateurs commettent une grave erreur. Les phrases qui reviennent le plus souvent sont les suivantes : « Il a retrouvé la verve de sa campagne électorale présidentielle. Il déroule brillamment son programme. »

Eh bien c’est justement là que le bât blesse gravement. Monsieur Emmanuel Macron, comme il l’avait fait pour ses vœux du Nouvel An, en désignant une partie du peuple français comme ennemi, ne se comporte pas en président de la République, pour tous les Français. Il essaie de rassembler et d’élargir son camp, dans la perspective des élections européennes. Il est donc en campagne, à quatre mois de l’échéance. Problème: c’est strictement illégal, et caractérise un comportement pénal. Et il faut le dire clairement, les élections européennes sont d’ores et déjà faussées. Si les organes de contrôle recommençaient à contrôler, leur contrôle devrait déboucher sur l’annulation du scrutin et sur des poursuites pénales.

…et apparemment en campagne

Que dit le Code électoral ?

Rappelons tout d’abord que la loi du 25 juin 2018, relative à l’élection des représentants au Parlement européen, rétablit une circonscription électorale unique sur l’ensemble du territoire. Ce sera donc un scrutin de liste, le nombre de postes à pourvoir étant de 79. Le plafond des dépenses électorales est de 9 200 000 €.

Rappelons ensuite que les lois de 1988 de 1990 qui ont organisé le financement public de la vie politique, suivies par d’autres textes et une jurisprudence abondante, ont posé trois principes : une dotation financière par l’État en fonction des résultats électoraux, la limitation des dépenses en période électorale et le contrôle par une Commission nationale. Concernant les sommes données aux partis ou aux candidats à des élections, il est possible d’ajouter à la dotation d’État. Mais ces dons sont réglementés et limités de façon stricte. Les dons des personnes morales sont interdits, apports en numéraire ou services directs ou indirects dont la valeur doit être calculée et intégrée aux comptes de campagne. La jurisprudence recèle quantité d’histoire de ce genre et, dans une année d’élections municipales, les services de communication des communes se gardent bien de mettre le maire sortant en avant, que ce soit en utilisant son nom ou en affichant une photo… Gare au couperet. Le juge est donc vigilant sur ces apports extérieurs qui se rattachent manifestement à de la propagande électorale surtout que le législateur a fixé une période de six mois pendant laquelle la surveillance est renforcée.

Nous sommes à quatre mois de l’échéance électorale, la mise en scène et les propos tenus le démontrent, les shows Macron ont toutes les apparences de meetings électoraux.

Un « Macron tour », deux problèmes

Nous sommes par conséquent confrontés à deux problèmes. Le premier est le coût de ces douze débats/meetings qui devra inéluctablement être réintégré aux comptes de campagne de la liste LREM. Compte tenu des moyens mis en œuvre par l’État, déplacement des personnalités, mise des villes-accueil en état de siège et mobilisation considérable de forces de sécurité, les sommes sont probablement exorbitantes.

On rappellera brièvement la mésaventure de Nicolas Sarkozy en 2012. Profitant d’un déplacement officiel à Toulon du président sortant, il avait tenu le soir un meeting. Le coût de l’ensemble avait été réparti à 30 % pour le compte de campagne et 70 % pour l’État. La Commission nationale, suivie par le Conseil constitutionnel de Jean-Louis Debré, inversa d’autorité les proportions, ce qui permit ainsi de dépasser le plafond autorisé et de rejeter le compte. Sanction : 300 000 € d’amende et non remboursement par l’État de 11 millions d’euros de frais de campagne.

Mais ce n’est pas tout, et c’est le second problème : la simple lecture de l’article L 52–8 du Code électoral démontre que les avantages en nature apportés à la liste LREM sont des dons interdits de personne morale, ce qu’est l’État. Le « Macron tour », tournée électorale en vue des élections européennes – le masque du « grand débat national » ne trompant personne – a, semble-t-il, ce caractère de dons interdits et impose le rejet du compte, son montant fut-il inférieur au plafond légal.

On peut donc d’ores et déjà penser que la régularité juridique des élections européennes est lourdement obérée.

Qui se donnera la peine de contrôler ?

Le contentieux électoral des européennes relève de la compétence du Conseil d’État. Celui-ci aura à examiner les recours dont il aura été saisi et répondre à la question de savoir s’il n’a pas été porté atteinte à la sincérité du scrutin. Dans le contentieux électoral classique sont visées toutes les actions et manœuvres prohibées par le code électoral. En présence d’un faible écart de voix, le juge vérifiera si les manœuvres dolosives ont pu altérer la sincérité du scrutin et pourra prononcer l’annulation de l’élection. Mais, désormais, les lois sur le financement public de la vie politique ont apporté une modification très importante : la simple violation des règles de financement des campagnes peut entraîner l’annulation, quel que soit l’écart de voix. Et les juges disposent en plus de prérogatives importantes pour prononcer l’inéligibilité des candidats fautifs. Compte tenu du fait que tout électeur aura intérêt pour agir à saisir le juge d’un recours en annulation, il est à craindre que le rôle du Conseil d’État soit encombré au mois de juin prochain.

On ajoutera pour faire bonne mesure que ces dons possiblement interdits, représentés par le « Macron tour », ne seraient pas seulement susceptibles de plomber le scrutin lui-même mais ouvriraient la voie à des poursuites pénales. L’article L 113–1 alinéa IV prévoit pour l’auteur des dons interdits, même à l’insu du candidat, une peine de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende… On pourrait aussi penser à la notion de « détournement de fonds publics » prévue et réprimée par l’article 432–15 du Code pénal. Et le fait que le président de la République est lui-même protégé par son immunité ne change rien pour ceux à qui il a donné des ordres pour organiser cette tournée. L’article 122–4 du Code pénal dit bien que l’on est responsable si l’on a commis une infraction pénale en obéissant à un ordre « manifestement illégal ». Pas besoin donc « d’aller chercher Emmanuel Macron » pour poursuivre les fonctionnaires qui auront organisé des meetings. Ils ont commis les infractions en toute connaissance de cause.

Etant donné la mansuétude dont le macronisme bénéficie de la part des institutions judiciaires, et du fait que les équipes qui entourent le chef de l’État et lui-même se comportent avec une désinvolture « no limit » assez époustouflante, il est peu probable que le président de la Commission nationale des Comptes de Campagne s’émeuve de ces opérations grossières. De la même façon, les parquets, occupés à chasser les gilets jaunes qui partagent des statuts Facebook, n’ont pas de temps à perdre avec ces vétilles.

Et si c’était les électeurs ?

En revanche, ce qui pourrait être amusant, compte tenu du fait que, pour les recours électoraux, tout électeur a intérêt à agir et peut saisir le Conseil d’État d’une requête en annulation, c’est que beaucoup s’en avise. Concernant l’aspect pénal, l’intérêt à agir étant rattaché spécifiquement au statut d’électeurs, la recevabilité de la plainte pénale serait aussi probablement acquise.

Après tout, l’État de droit n’est pas à géométrie variable.


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mardi 5 février 2019

La loi Alimentation pour les nuls... et contre le pouvoir d'achat !

Attention: Billet technique !



Depuis le 1er février beaucoup de produits alimentaires ont vu leur prix augmenter de manière plus ou moins importante. On parle, par exemple, de 8% pour le Coca et le Nutella, de 10 % pour le Ricard. Ces augmentations, fort mal venues dans un contexte de bronca populaire pour la défense du pouvoir d'achat, sont la conséquence directe de la loi Alimentation votée par les branques de LaRem (mais pas que), une loi sensée permettre d'aider nos agriculteurs-éleveurs à mieux gagner leur vie...

Déjà, je vous vois froncer  les sourcils: En quoi l'augmentation du Nutella pourrait-elle aider le paysan de la Creuse ou l'éleveur porcin du Morbihan ? Qu'est-ce qui ferait qu'une augmentation de 10% du Ricard permettrait d'assurer de meilleurs revenus au producteur de lait de l'Aveyron ?

Nous sommes le 5 février et, oui, les prix de ces produits ont bien augmenté comme prévu et comme l'impose cette nouvelle loi, loi qui prouve, si besoin était, que nos députés LaRem sont déconnectés des réalités quotidiennes et n'y connaissent rien en matière de grande distribution.

Auparavant, des dizaines et des dizaines de produits connus (Ricard, Nutella, Piles Duracell ou Energizer, etc...) étaient vendus par la grande distribution à prix coûtant, soit le prix d'achat facturé + la TVA.  Ceci ne voulait pas dire que, sur ces produits, les grands groupes (Leclerc, Auchan, Carrefour,...) ne gagnaient pas d'argent, la marge, ils se la faisaient "en arrière" avec les remises, rabais, ristournes et diverses prestations négociées annuellement avec les fournisseurs.

Ainsi le litre de Coca payé en caisse 0,96 euro était acheté par l'enseigne à 0,80 euros pour une TVA à 20% (1). Sur ces 0,80 euro, l'enseigne négocie, par exemple, une remise de fin d'année avec Coca: Sur l'année, je vous achèterai 1 000 000 de bouteilles et en échange, vous me refilez en fin d'année 10% du chiffre d'affaire facturé, soit en l’occurrence: 1 000 000 x 0,08 euros = 80 000 euros. 80 000 euros de marge arrière. Le Coca était bien vendu à prix coûtant et l'enseigne se rémunérait sur ces avantages négociés. Cette technique, légale jusque lors, avait l'avantage  de permettre aux consommateurs de trouver sur ce produit quasiment les mêmes prix partout puisque tous les grands distributeurs, en accord avec les fournisseurs, pratiquent ainsi. Autre avantage, puisque ces produits étaient vendus à prix coûtant et que la vente à perte est elle interdite, nul hyper ne pouvait se permettre de casser les prix: Distributeurs et fournisseurs, finalement, main dans la main quoiqu'on en dise et quelque soient les tensions lors des négociations. Vous pouvez vérifier, sur une zone géographique, voire sur le territoire entier, voire à l'échelle européenne pour certains, tous ces produits phares et repérables, autrement appelés produits d'appel, sont vendus quasiment au même prix par la grande distribution.

Le gouvernement a décidé de mettre en partie fin à cette pratique en obligeant les enseignes à vendre tous ces produits avec au minimum une marge "avant" de 10%. Ainsi, notre litre de Coca sera désormais payé en caisse à (0,80 euros + 10%) + 20% de TVA soit 1, 056 euro. Le distributeur se voit donc dans l'obligation d'augmenter sa marge, le consommateur paiera son litre de Coca 9 centimes de plus et l'Etat empochera un surplus de TVA de près de 2 centimes... Vous avez compris ?

Et les agriculteurs-éleveurs-pêcheurs ou fruitiers dans tout ça ? Que leur apporte cette loi ? Et bien rien ! Ou du moins pas beaucoup et en tout cas, seulement au bon vouloir des distributeurs. Car si le gouvernement a obligé les distributeurs à augmenter leur marge de 10% sur ces produits phares, en contrepartie, ces derniers n'ont aucune obligation. On leur demande juste, gentiment, sans contrainte réglementaire, de "reverser" tout ou partie de cette marge supplémentaire en acceptant une baisse de leurs marges de plus ou moins 10% sur les marchandises (lait, pomme de terre, porc, etc...) achetées aux agriculteurs... Vous suivez toujours ?

Oh, nous aurons bien une enseigne ou deux qui se la jouera cool, un temps, en annonçant urbi et orbi qu'elles vont refiler une partie, une partie seulement, de ce bonus aux agriculteurs en acceptant d'acheter plus cher leurs marchandises  et ça s'arrêtera là. Sur les 8 centimes gagnés sur le Coca et histoire de se faire bien voir, Monsieur Auchan ou Monsieur Leclerc accepteront bien une hausse du prix d'achat de la laitue de 1 ou 2 ou 3 centimes sans augmenter le prix payé en caisse et ce sera tout dès lors que rien ne les oblige à tout refiler.

Alors, une loi Alimentation pour améliorer les revenus des agriculteurs ? Que nenni, ça les aidera peut-être un chouïa mais c'est tout. Les vrais perdants, ce seront les consommateurs qui verront peut-être les prix de la laitue et de la patate baisser quand ceux du Nutella, des piles, du jambon Herta, du Ricard, du thé, du café et de tout ces produits de grandes marques incontournables augmenteront d'au moins 10% !

Ah mais, me direz-vous, si le Nutella ou le Coca Cola augmentent trop, j’achèterais du coca ou de la pâte à tartiner à marque de distributeur, elles sont moins chères. Vous auriez raison et... vous feriez le bonheur des distributeurs qui gagnent bien plus d'argent sur leurs propres marques que sur les marques nationales et internationales !

Alors, avec cette loi Alimentation, c'est qui le grand gagnant ? Le distributeur, l'Etat mais certainement pas les agriculteurs, encore moins les consommateurs ! L'exemple type d'une aberration "En Marche" !


(1) Hypothèse retenue pour la démonstration: le litre de Coca payé en caisse 0,96 euro était acheté par l'enseigne à 0,80 euros pour une TVA à 20% 

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 30 janvier 2019

Oui à une justice au coin du bois pour les 130 djihadistes "français" !


Le 8 mai 1945, jour de la capitulation du IIIe Reich, douze français appartenant à la division Waffen SS « Charlemagne » se rendaient aux troupes américaines à Bad Reichenhall en Bavière. Présentés au général Leclerc, celui-ci leur dit: « Vous n’avez pas honte de combattre sous l’uniforme allemand ? ». L’un d’eux répondit « Et vous sous l’uniforme américain ? » Cette forme de panache du vaincu ne fut pas du tout du goût de Leclerc qui les fit fusillés sur le champ. L’histoire fut clémente avec lui, car on se débrouilla toujours pour ne pas attribuer au général la paternité de l’ordre d’exécution.

En ce moment, 130 français égarés sous un autre uniforme dans un combat qui les a conduit à approuver des attentats sur notre sol, à porter les armes contre une coalition dont nous faisons partie, voire à souhaiter l’anéantissement de notre mode de vie, se rendent. Ces combattants de l’Etat Islamique seront jugés chez nous. Ils échapperont à la justice au coin du bois qui animait les hommes de Leclerc. Autres temps, autres mœurs... (Nicolas Delesalle)...


"Ce sont des Français avant d'être des djihadistes" a dit Castaner hier chez Bourdin. Et parce qu'ils sont français avant d'être djihadistes, voilà t'y pas que cette andouille, avec l'aval de son boss, ne l'oublions pas, a décidé qu'il fallait en "accueillir" 130 ! Non mais allo, quoi ! Bon okay, Castaner nous a assuré qu'ils seraient arrêtés, jugés (de quelles preuves formelles disposerons-nous pour les condamner ?) et embastillés à peine posé le pied sur la mère patrie mais tout de même ! A quelle degré de stupidité faut-il être pour annoncer ce genre de chose ! A-t-il la mémoire aussi courte pour ne pas se souvenir que parmi ceux qui ont commis les attentats du Bataclan et des Terrasses, au moins deux terroristes revenaient de là-bas ?

Il disait quoi le benêt en janvier 2016, du temps où il était encore député socialiste: "Dans l'absolu, il faudrait pouvoir déchoir tout auteur d'un crime terroriste de la nationalité française, qu'il soit binational ou non". La brêle ! Le droit national et international nous interdisent, à nous gentils bisounours, de déchoir de sa nationalité un Français qui ne serait pas bi-national. Fabriquer des apatrides: Verboten ! Quant aux bi-nationaux, une simple formalité que de les déchoir de leur nationalité française, juste une question de volonté dont n'a pas fait état Castaner. Ceci dit, Français ou bi-nationaux, on s'en fout. Déchéance de nationalité ou pas, on s'en fout. Le problème n'est pas là.

Y a pas à tortiller, les gars, et ces dames, ont choisi d'y aller en Syrie ou en Irak, ils ont choisi d'aller se battre avec ces barbares musulmans, ils ont choisi de prendre part à une entreprise de destruction massive, ils ont décidé de leur plein gré de renier leur pays d'origine, de le trahir et de participer à cette entreprise terroriste que l'on a appelé Daesh. Et ben tant pis pour leur gueule, ils y restent, ils sont jugés et condamnés là-bas, peut-être même seront-ils exécutés. Comme dirait le "grand" Jacques, ça m'en touche une sans faire bouger l'autre.

Au nom de quoi faudrait-il les faire rentrer ? Que Castaner m'explique, je ne demande pas mieux mais je doute qu'il réussisse à me faire changer d'avis. 

On les fait revenir, on les juge (procédures qui prendra des mois voire des années), on les héberge en taule, okay, ça coûte combien ? Un bras ! Ils seront jugés, okay, ils prendront quoi ? 5 ans, 10 ans, 15 ans au bout desquels, jeunes comme ils sont pour la plupart, ils auront encore toutes les capacités de nuire et de détruire. Mieux vaut prévenir que de panser  à nouveau nos plaies et pleurer nos morts. Alors basta, ils restent là-bas, les Kurdes, les Irakiens ou les Syriens s'en occupent. Point barre. Après tout, notre dispendieux Président vient  bien de refiler 1 milliard d'euros à l'Irak, s'il n'a pas été foutu de négocier le "traitement" local des djihadistes d'origine française, c'est qu'il est vraiment trop con !

On fait la guerre au terrorisme ou on ne la fait pas. Mais si, comme ils se plaisent à le dire, on la fait et bien dans ce cas, on joue avec les mêmes règles que l'ennemi: pas de quartiers, pas de sensibleries, pas de droits de l'homme qui tiennent en ce cas. Point barre, là aussi ! Hors de question que ces 130 terroristes musulmans échappent à la justice au coin du bois.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

samedi 26 janvier 2019

Castaner appelle les musulmans à prendre part au grand débat national !

Aux vœux du CFCM, Christophe Castaner plaide pour des « représentants puissants » du culte musulman

Pas besoin d'être fin observateur de la vie politique pour l'avoir remarqué, deux pans de notre société ne sont pas apparus en tant que tels dans les manifestations des gilets jaunes: Les "communautés" religieuses et les racailles de banlieue. Jusqu'ici, je n'ai pas entendu, ni vu, un catho ou un muzz déclarer: je suis un gilet jaune muzz (ou catho). De même, hormis le saccage de l'Arc de Triomphe, point de racailles se revendiquant gilets jaunes. Pas vu jusque lors de drapeaux algériens ou palestiniens dans les cortèges comme on pouvait le voir fréquemment lors des manifs contre la loi Travail. Les gilets jaunes qui déambulent et font la ronde sur les giratoires depuis 12 semaines, il faut le dire, c'est plutôt la France rurale, la France Johnny Hallyday, une France plutôt blanche dans l'ensemble, de souche ? Non ?

Et bien tout cela, c'était sans compter avec le kéké de Fortcalquier, Christophe Castaner. Voilà t'y pas que le 23 janvier, à l'occasion de la nouvelle année, celui-ci était convié à une petite sÔterie mondaine organisée par le CFCM à la Grande Mosquée de Paris. Il y fit un discours qui laissa tout le monde indifférent, conclusion mise à part. Ainsi termine-t-il son blablabla: " Je compte sur vous pour peser sur les débats qui traversent la société française. Le grand débat national s’ouvre. Vous y avez toute votre place comme citoyens musulmans, toute votre place comme citoyens français. (…) Emparez-vous aussi de ce débat !  (...) Cette défiance de l’islam est un fléau qui divise et contre lequel il faut lutter tous ensemble. La spiritualité se conjugue évidemment avec la citoyenneté et l'islam a toute sa place en France. "

Quel besoin avait-il de leur dire cela ? Ne sont-ils pas assez grands pour savoir s'ils doivent y prendre part ou non  ? Et pourquoi ce "citoyen musulman "? Après tout, et c'est aussi ce qu'on peut saluer dans ce mouvement gilets jaunes ainsi que dans les premiers débats qui ont eu lieu, globalement et heureusement, aucune revendication religieuse n'a été émise. Logique, cela n'en n'était pas l'objet. Avec cette déclaration, Castaner sous-entend qu'en tant que musulmans - ce qui implique des revendications en rapport avec cette communauté - et en tant que citoyens, ils doivent prendre part au débat. Ben voyons ! En tant que citoyens, oui s'ils le souhaitent en tant que muzz, non ! Et puis d'ailleurs, si depuis le début des événements on ne les a pas vu ni entendu, c'est peut être bien qu'ils n'avaient pas de raison, ni l'envie, de prendre part au zinzin et aux débats.

Pourquoi ce "citoyens musulmans" ? Pourquoi vouloir communautariser ce grand débat ? L'imagine-t-on, le Castaner, se rendre à la conférence des évêques de France et déclarer: "En tant que citoyens catholiques, vous et vos ouailles, avez toute votre place, je compte sur vous pour peser sur les débats qui traversent la société française, emparez-vous de ce débat ! La spiritualité se conjugue évidemment avec la citoyenneté et le catholicisme a toute sa place en France.". On ne l'imagine pas et nous savons bien que cela ne lui serait même pas venu à l'idée, pis, il s'y refuserait de peur qu'on parle d'atteinte à la laïcité (et que cela nuise, par exemple, à la légalisation de la PMA pour toutes) ! Et puis, a-t-on déjà vu un socialo en appeler aux cathos ? Non.

Imagine-t-on un imam, sensibilisé par ces propos, aller dans son prêche du vendredi suivant inciter jeunes et moins jeunes fidèles à prendre part au grand débat en ces termes: "Mes frères, vous êtes citoyens français, certes, mais vous êtes aussi, voire avant tout, musulmans,  et en tant que tels vous devez vous emparer vous aussi de ce débat" ? Oui, sans problème. N'est-ce pas ce qu'a fait d'une certaine manière Castaner en disant: " je compte sur vous pour peser sur les débats qui traversent la société française. " ?

Alors pourquoi ce "citoyens musulmans" de la part de Castaner? Pour les caresser dans le sens du poil ? Par électoralisme, clientélisme ?  Islamogauchisme ? Pour faire la nique aux cathos ? Sans doute un peu de tout cela avec ce petit plus bien à lui: la connerie !

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France, 2019.