dimanche 28 avril 2019

Les ravages de la dhimmitude: Le Champagne interdit de stade...

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Les vainqueurs de la prochaine Coupe d'Angleterre ne sabreront pas le champagne. C'est une volonté de la Fédération anglaise de football, qui se veut plus "inclusive". Le champagne, c'est fini. La Fédération anglaise de football (FA) a annoncé ce mercredi que le vainqueur de la prochaine Coupe d'Angleterre, dont la finale aura lieu le 18 mai prochain, ne fêtera plus son triomphe au champagne. 

Dans toutes les compétitions organisées par la FA, les équipes victorieuses recevront un champagne non alcoolisé pour leurs célébrations, à partir de la finale de la FA Cup cette année, explique la Fédération anglaise de football dans un communiqué relayé par les médias britanniques. 

"Cela a pour but de s'assurer que nous sommes aussi inclusifs que possible, pour les joueurs et les communautés qui peuvent être interdits de consommer de l'alcool, ainsi que pour tous les joueurs âgés de moins de 18 ans", justifie la fédération...

Pour les joueurs et les communautés qui peuvent être interdits de consommer de l'alcool... Comme c'est joliment dit... Combien de temps avant que cela ne s'applique chez nous ?

Tiens, et bien pour la peine, je vais me servir une petite coupette !

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samedi 27 avril 2019

Le retour des peuples

Vous attendiez peut-être un billet sur la prestation de Macron... Hélas, comment commenter la médiocrité... J'ai préféré un peu de Bercoff.



Le retour des Peuples, par André Bercoff pour RT France:

" La politique se meurt, la politique est morte. Mais non. Fake news. Ce sont les politiques, comme on les pratique et comme ils se vivent, qui vont de moins en moins bien. Depuis des années, en effet, comme ils font leurs dénis, ils se couchent. Ils n’ont pas voulu voir que la représentation parlementaire, voire présidentielle, l’un des fondements de la démocratie, est devenue peu à peu un théâtre d’ombres sur la scène duquel les marionnettistes ne tiennent plus grand compte des spectateurs. Sécession des élites, en leur oubli volontaire et organisé des populations soi-disant non productives à qui, faute de pain et d’avenir, on propose de la brioche et du minimum vital. Un peu partout, en Europe en particulier, et jusqu’aux frontières de l’Occident, des millions de laissés-pour-compte, d’invisibles et de «gens de peu» ne se demandent même plus à quelle sauce ils sont mangés puisqu’on leur a expliqué  qu’au fond ils ne servent pas à grand chose mais que dans leur grande générosité et leur indéfectible humanisme, les princes qui nous gouvernent ne vont pas leur indiquer tout de suite le chemin des abattoirs. Ils continueraient à être nourris, logés, blanchis, à la condition expresse qu’ils rabotent définitivement leurs exigences et qu’ils se contentent de survivre.

Et voilà-t-il pas que ça et là, des brèches apparaissent, des failles se creusent, des coups de canifs se multiplient dans les contrats léonins qui régissent le système. Un humoriste italien, Beppe Grillo, crée le mouvement Cinq Étoiles et organise un VaffanculoDay. Déjouant tous les pronostics, sondages et autres clichés plus ou moins avariés, il conquiert en quelques années un électorat qui, aujourd’hui, avec la Ligue de Matteo Salvini, a pris le pouvoir dans la péninsule. Ce qui aurait été considéré comme une impossibilité délirante il y a encore quelques années.

Et il y a quelques jours, en Ukraine, un humoriste qui n’avait jamais touché à la politique et ne brillait que dans les séries télévisées et le one man show, remporte la présidence de la république avec 73% des votants. À des milliers de kilomètres de là, il y a plus de deux ans, un magnat de l’immobilier qui lui non plus n’avait jamais fait de politique active et se partageait entre les caméras de la téléréalité et les milliards de dollars par lui investis dans la construction de gratte-ciels, remporte, contre toute attente, et contre la quasi totalité des médias, les élections présidentielles américaines. Un peu plus au sud, fatigués de la corruption et surtout de l’insécurité quotidienne, les Brésiliens ont plébiscité un ancien général, à la surprise catastrophée des sachants, experts et autres spécialistes auto-proclamés de phénomènes qu’ils n’ont même pas vu venir. Si l’on complète le tableau avec l’Europe de l’Est qui célèbre sa liberté retrouvée en faisant de la Frontière, jadis considérée comme une régression frileuse, le concept essentiel de leur survie, et d’une Angleterre qui ne sait plus à quel Brexit se vouer, force est de constater qu’un grand basculement a commencé : celui du retour des peuples. Il ne s’arrêtera pas.

Les raisons de cet ébranlement des plaques tectoniques, on les connaît : une mondialisation heureuse pour les uns, tragique pour d’autres. Libre circulation des hommes et des armes, de l’argent et des produits, lutte de tous contre tous dans les eaux glacées du calcul égoïste, comme l’écrivait l’ancêtre Karl Marx. Diminution incontestable et bienvenue de la pauvreté dans les pays dits du Tiers monde, prospérité foudroyante des élites productives des grandes métropoles planétaires, où se situent toutes les innovations et les créations startuppeuses des nouveaux territoires de la ruée vers l’or ; migrations de masse, voulues par les uns, subies par les autres ; fuites aussi éperdues que luxueuses dans les paradis fiscaux de la part de ceux qui protègent leurs fortunes et leurs manoirs à l’aide de hauts murs et de polices privées ; glorification, par ceux qui considèrent le monde comme leur résidence principale, du nomadisme, du multiculturalisme, de la perte d’identité considérée comme l’un des beaux-arts. Les nouveaux maîtres de l’univers prônent évidemment la société ouverte, l’accueil permanent sans quotas ni filtres, l’Occident comme passoire et l’Europe comme maison de tolérance. Qu’importent les malaises dans la civilisation pourvu que les salaires restent les plus bas possibles. Une nouvelle lutte des classes naît ainsi qui n’oppose plus gauche et droite réconciliées depuis longtemps dans la soumission aux lois de la finance, mais ceux d’en haut et ceux d’en bas. Toute la question désormais est de savoir si les premiers sauront tendre la main aux seconds afin que ceux-ci ne se transforment pas en bombes à retardement.

Aujourd’hui, nous sommes entourés d’hommes et de femmes qui ne savent plus où ils habitent, qui ont perdu leurs repères et qui se demandent si leur avenir et surtout celui de leurs enfants sera fait de sang, de sueur et de larmes, ou des couleurs arc-en-ciel d’un horizon encore possible. Une chose est sûre, ils ne se tairont plus. Et ne se terreront plus."

Une chose est sûre, ils ne se tairont plus. Et ne se terreront plus." J'aimerais être aussi optimiste qu'André Bercoff...

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mercredi 17 avril 2019

Notre-Dame et moi

C'était en 1993 ou 1994, je retrouvais une copine au zinc d'un bistrot guyanais. Zaza, c'était son surnom, était accoudée au bar et avait à côté d'elle toute une pile de CD qu'elle cherchait à vendre. Je regarde les disques et là, ô stupeur, je vois parmi eux celui-ci:


Grandes Heures Liturgiques à Notre-Dame de Paris avec aux grandes orgues le Maître Pierre Cochereau et pour les chœurs la Maîtrise de ND. Un disque enregistré en 1973 et dans lequel je chantais, soprano que j'étais en ce temps-là. Retrouver ce disque vingt ans après à plus de 6 000 km de Paris, comprenez ma surprise. Je lui rachetais derechef et l'ai depuis gardé précieusement, il est aujourd'hui introuvable.

L'histoire de Notre-Dame de Paris commence, pour moi, en 1973...

Vous l'aurez compris, j'étais donc à la Maîtrise de Notre Dame de Paris en classe de 6ème.  Une chorale d'une quarantaine de jeunes garçons triés sur les volets cordes vocales. Nous partagions notre temps entre enseignement et chant. Un vrai bonheur. Membre de cette "élite" qui n'avait pour concurrent, à l'époque, que ceux que nous surnommions les Petits Chanteurs à la Gueule de Bois, nous chantions tous les dimanches en la cathédrale et assurions donc,  en aubes blanches, toute la partie chorale des offices, y compris ceux des grands jours comme Pâques ou Noël. Quel pied de balancer le Messie de Haendel ou l'Ave Maria de Gounod en ces lieux ! Avec les grandes orgues !  Une douzaine de fois par an environ, nous donnions des concerts ici ou dans d'autres lieux de la capitale, de vraies vedettes ! Elève de cette école située juste à côté de l'édifice, rue Massillon, j'ai eu maintes fois l'occasion de parcourir dans tous les sens Notre-Dame: les coursives, la charpente, les cloches et leur Bourdon, les extérieurs, l'éblouissante salle du trésor, la crypte... A dix ans, je tutoyais régulièrement les inquiétantes gargouilles en embrassant du regard tout Paris. Que de souvenirs !


Et Bien d'autres encore... 

L'année suivante, en 1974, le 6 avril pour être précis, j'eus la chance, si j'ose dire, de chanter au service solennel pour le Président Pompidou décédé quelques jours avant. Le monde entier était là: Celui qui devint l'actuel roi du Maroc Mohamed VI (Nous avons le même âge et il faudra que je prenne le temps, un jour, de vous raconter notre deuxième rencontre...), Nixon quelques temps avant qu'il ne soit dégagé, le Prince Rainier de Monaco et Grace Kelly, tous les grands de ce monde, le ban et l'arrière ban de La République étaient présents. J'ai conservé le laissez-passer ainsi que le carnet de chant de cet office mémorable commencé par un "Du fond de notre peine" sur une musique de JS Bach et qui s'acheva avec le final de la Passion selon Saint Jean du même Jean Sébastien Bach!

Deux mois plus tard, en juin, je faisais en ces lieux ma communion solennelle lors d'une grande messe célébrée par le "mythique" Cardinal Marty. Pas donné à tout le monde ça, nananère... ! Quatre mois plus tard, je chantais à l'ordination de mon cousin Patrice !

Deux années mémorables donc durant lesquelles j'ai eu la chance - le privilège - de parcourir en tous sens ce merveilleux édifice. C'est ici, en ce lieu, que j'ai découvert mes racines chrétiennes personnelles. C'est à Notre-Dame que j'ai appris à aimer Bach, Haendel, Gounod, et bien d'autres compositeurs d'exception. C'est à Notre-Dame que j'ai appris à aimer les églises. Alors quelle tristesse de l'avoir vu brûler, quel choc que d'avoir vu cette flèche partir en flammes. Quelle douleur en l'instant.

Aujourd'hui la Maîtrise n'est plus; Modernœud l'a remplacé par une espèce de chorale d'une vingtaine d'adultes et autant d'enfants habillés couleur bleu électrique, façon chanteurs de gospel.

Hier, j'étais à Paris, spécialement pour aller voir ce qu'il restait de Notre-Dame. Nul véritable Français ne peut contempler ce massacre sans verser au moins une petite larme. Notre-Dame sera reconstruite - mais pas en cinq ans comme l'a annoncé l'autre prétentieux - c'est certain mais ce ne sera plus tout à fait celle de mon enfance...

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Fabrice Lucchini a écrit ces quelques mots:


"Hier en rentrant sur scène, je me suis permis d’évoquer le drame de Notre Dame. Il était impossible de commencer un spectacle sur les écrivains et l’argent sans évoquer les flammes dans le cœur de Paris. Et le texte de Charles Péguy et sa passion chrétienne nous ont plongés dans une communion dont je ne mesurai pas la puissance. Notre Dame de Paris, c’est un symbole d’Occident. Même si on n’est pas chrétien, même si nous ne sommes plus chrétiens: la France est chrétienne. C’est un fait. Moi-même je suis frappé en plein cœur. Hébété. Quelque chose de supérieur est venu perturber les calendriers des rencontres médiatiques, de la vie anecdotique, de la frénésie. C’est la métaphysique qui descend dans l’hallucinant débat agité des combats politiques pour affirmer une tragédie, restaurer une gravité (...) On pourrait presque penser à un signe."


Un signe ...

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samedi 6 avril 2019

Le Grand Débat National, un succès ? Vraiment ?

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Ça y est le Grand Débat, c'est fini. Et vous l'avez entendu comme moi: c'est un véritable succès ! Un véritable succès ? Vraiment ?

Déjà, pour commencer, on s'aperçoit que dans les bouches des uns ou des autres, les chiffres ne sont pas les mêmes. Pour Emmanuelle Wargon, citée par le journal La Provence, ce sont près de deux millions de contributions qui ont été laissées sur la plateforme internet par plus de 500 000 personnes. Parallèlement, les 10 134 réunions ont rassemblées 500 000 personnes sur tout le territoire. Pour France Info, 450 000 personnes ont participé  aux 10 300 réunions et 1 500 000 contributions ont été laissées sur la plateforme. 1,5 million de contributions d'un côté, deux millions de l'autre... 500 000 personnes d'un côté, 450 000 de l'autre... Le Grand débat étant fini, la plateforme bouclée, les chiffres devraient être les mêmes mais tant pis, prenons la version haute de Wargon et admettons que les Français ayant laissé une contribution ne sont pas les mêmes que ceux qui ont été aux réunions, ce sont donc 1 000 000 de personnes qui ont pris part de manière formelle au GD. 1 million de participants sur une population de 66 millions d'habitants soit à peine 1,5% de la population totale; un peu léger tout de même, non ?

16 000 cahiers doléances ont été remontés et numérisés en 400 000 pages, pages qui seront analysées non une par une mais à l'aide de mots clés sélectionnés par on ne sait trop qui. Les mots destitution et dissolution seront-ils pris en compte  ? J'ai comme qui dirait un doute... En gros, vous avez émis des doléances, laissez nous faire le tri à notre convenance.

Après quoi, on s'aperçoit que 77% des participants ont plus de 50 ans et que les moins de 35 ans ne représentaient que 11% des participants. 65% des personnes présentes aux réunions possèdent un diplôme de l'enseignement supérieur. On voit clairement que les participants à ce GD ne sont guère représentatifs de l’ensemble de la population et certainement pas des gilets jaunes pourtant déclencheurs d'une certaine manière de ce grand débat. Il s'agissait de faire oeuvre de démocratie participative, on a eu démocratie sélective.

Un grand débat qui aura donc certes réuni du monde, une première dans le genre, mais dont les conclusions et les mesures prises par la suite risque de décevoir fortement une bonne partie des Français. Le premier ministre, dans un français approximatif, a même annoncé la couleur: "Le risque déceptif(1) est important quant à la sortie (...) Il faut préparer nos concitoyens à ce que les propositions à la sortie du Grand débat national ne seront pas les réponses à toutes les remontées du grand débat". Sensé, pour une part, apaiser la colère des gilets jaunes, il y a fort à parier que ce ne sera pas le cas.

Le gouvernement se réjouit de ce qu'il présente comme un succès mais un succès à 12 millions d'euros tout de même ! 12 millions d'euros pour une grosse déception à venir, ça fait cher le bout mais comme disait l'autre, c'est pas cher, c'est l'Etat qui paie ! Plus de la moitié de cette somme a été financé par le ministère de la transition écologique; pas sûr que, contrairement à ce que l'on nous rabâche, la transition écologique soit la principale préoccupation des Français, encore moins celle des gilets jaunes ! Les gilets jaunes et les Français attendent des mesures concrètes, pas sûr que les 4 thèmes retenus par Macron - la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’État et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté - permettent de répondre à ces attentes. Quid, par exemple, du pouvoir d'achat, du chômage, de l'immigration,... ?

Alors un succès ce Grand Débat (2) mené de bout en bout par Macron et LaRem ? Nous verrons mais j'ai une certitude, ce n'est pas cela qui apaisera la colère des gilets jaunes (mais pas que) tant la déception risque d'être énorme. 61% des Français estiment d'ailleurs que  les propositions qui émaneront de ce GD n'infléchiront pas la politique du gouvernement, 57% des Français estiment que la synthèse qui sera restituée par Edouard Philippe lundi prochain ne sera pas "transparente et impartiale"; scepticisme de rigueur donc ! Alors pour ne pas être déçu, il fallait faire comme moi, déserter absolument un grand débat organisé à la hâte, ne surtout pas y participer. Je dois d'ailleurs signaler que dans mon entourage proche ou lointain interrogé, je ne connais absolument personne qui y ait participé...

"Enfin, nous connaissons le coût du Grand Débat" s'est exprimé Julien de Normandie. C'est vrai, "enfin" mais précisons tout de même que ce coût ne prend absolument pas en compte les 15 pérégrinations régionales de Macron, pérégrinations dont je suis prêt à parier là aussi que le coût total dépasse celui de ce grand débat. Il serait pourtant indispensable que nous ayons connaissance de celui-ci, histoire de l'imputer aux comptes de campagne de LaRem pour les élections européennes... Je sais, on peut rêver !

(1) Le mot déceptif , néologisme et faux ami signifiant tromperie, est ici employé à tort par Philippe selon l'Académie Française
(2) Lorsque l'on tape sur Google Image "grand débat national", il est amusant de constater que l'essentiel des photos montrent Macron en action lors de ses pérégrinations et non pas des photos des 10 134 réunions organisées partout en France.

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mardi 2 avril 2019

Pas Sibeth la nomination de Ndiaye !

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Ah ! depuis hier, c'est un vrai festival avec Sibeth ! La voilà promue par Macron porte-parole du gouvernement et secrétaire d'Etat; presque ministre. A 39 ans, c'est tout de même pas mal ! Et comment ne pas l'aimer cette brave fille, elle qui a juré de donner à la France tout ce que la France lui avait donné... Merde, tout de même, en voilà une diverse qui a réussi; elle nous l'a dit d'ailleurs, elle a habité Saint Denis, le Saint Denis du 9-3; si ça ce n'est pas une preuve de la réussite de l'ascenseur social républicain. Respect, chapeau et cheveux crépus, trop forte Sibeth ! Bon, okay, elle a oublié de dire au grand public qu'elle est issue de la plus haute bourgeoisie sénégalaise et qu'elle n'a jamais eu le moindre problème de thunes dans sa vie, même pas grave.

Là n'est pas l'important. L'important, c'est qu'elle est belle, qu'elle est cash, qu'elle s'habille vachtement bien, qu'elle a le charme de Whoopie Goldberg au petit matin; bref, tout ce qu'il faut pour cet austère poste qu'elle devra désormais occuper. Cerise sur le gâteau, elle est femme et elle est black et ça, voyez-vous, ça a encore plus d'importance car quoiqu'elle dise, y compris en avouant qu'elle n'a aucun scrupule à mentir pour protéger son mentor, on ne pourra rien dire, rien objecter sinon... nous serons automatiquement d'affreux racistes nauséabonds qui puent du bec. Bien vu Sibeth, bien vu Manu, donc.

Et aussitôt promue, aussitôt les biens pensants nous dire qu'elle est super bonne, peu importe qu'elle soit coiffée comme une africaine, peu importe qu'elle n'ait d'autre garde-robe qu'un fatras de trucs criards, ce qui compte, c'est qu'elle soit bonne dans ce qu'elle fait ( on oubliera toutes les gaffes et bévues qu'elle  a fait faire à son patron du temps, jusqu'à avant hier, où elle était sa directrice de communication). Comme l'a dit ce matin le monsieur sur la radio qui appartient à Drahi: "Elle est femme, elle est noire et alors? On s'en fout !". On a l'habitude, ils nous avaient déjà fait le coup avec Taubira.  Et nous voilà donc coincés: plus le choix, on ne pourra pas critiquer ses boniments et ses réflexions. Les rares qui depuis hier ont essayé s'en sont pris plein la tronche. Toujours sur la même radio, un autre s'offusquait que les critiques viennent naturellement de la droite extrême ou pas. "C'est purement et simplement du racisme ". Heu... Qu'est-ce qu'il en sait ? N'aurait-on pas le droit de critiquer cet entre-soi dans lequel se vautre Macron en nommant à des postes importants, non pas des spécialistes mais des copains-copines de la première heure ? N'aurait-on plus le droit de critiquer l'accoutrement de la dame, accoutrement que l'on pourrait trouver peu adéquat avec la fonction ? N'aurait-on plus le droit de critiquer ses propos anciens ?

Et bien non, vous n'avez plus le droit, bande de racistes ! Comment ça raciste ? Il en sait rien le mec de la radio si je suis, si nous sommes racistes; si ça se trouve on en a juste marre de la macronie, on en a juste mare de ces charlots incompétents, on en juste marre qu'on nous impose cette diversité à toutes les sauces, en politique ou dans les pubs ( ah, ces pubs où les malotrus sont des blancs et les bons des divers...). D'ailleurs, comment peut-il supposer que nous serions racistes ? Y a même pas un sondage qui le prouve. On fait des sondages pour tout et n'importe quoi et pas un pour nous demander si nous sommes racistes, pas une étude sérieuse pour analyser le (supposé) côté obscur de notre nature. Ce serait pourtant très instructif, si il y  avait, on serait fixés, mais comme il n'y a pas, on ne peut que supposer et supposer n'a jamais eu valeur de preuve.

Il est donc temps de réparer ce manque en réalisant un petit sondage sur Sibeth:



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Ne vous abstenez pas, ce ne sont pas les européennes, juste un petit sondage, anonymat garanti, votez !

Addendum qui vaut le coup !: 



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mercredi 27 mars 2019

Quand Bruxelles part en guerre contre l'Afrophobie, un racisme bien à part...

C'est tout frais, ça vient de sortir au Parlement européen, dernière résolution adoptée ce mardi 26 mars... Et après on va nous dire qu'à Bruxelles ils ne foutent rien, franchement, un tel travail laisse pantois... C'est un peu long mais ça vaut le détour. Vous y apprendrez par exemple que nous sommes depuis 2014 dans la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine, que le "Black Face " c'est pas bien ou bien encore qu'ils nous faut faire, encore et encore, devoir de repentance... Vous pouvez passer les "VU" et allez directement aux "considérant".

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– vu le traité sur l’Union européenne (traité UE), et en particulier les deuxième, quatrième, cinquième, sixième et septième alinéas de son préambule, ainsi que l’article 2, l’article 3, paragraphe 3, deuxième alinéa, et l’article 6 du traité UE,

– vu les articles 10 et 19 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (traité FUE),

– vu la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne,

– vu la directive 2000/43/CE du Conseil du 29 juin 2000 relative à la mise en œuvre du principe de l’égalité de traitement entre les personnes sans distinction de race ou d’origine ethnique(1) ,

– vu la directive 2000/78/CE du Conseil du 27 novembre 2000 portant création d’un cadre général en faveur de l’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail(2) ,

– vu la décision-cadre 2008/913/JAI du Conseil du 28 novembre 2008 sur la lutte contre certaines formes et manifestations de racisme et de xénophobie au moyen du droit pénal(3) ,

– vu la directive 2012/29/UE du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2012 établissant des normes minimales concernant les droits, le soutien et la protection des victimes de la criminalité et remplaçant la décision-cadre 2001/220/JAI du Conseil(4) ,

– vu la deuxième enquête de l’Union européenne sur les minorités et la discrimination (EU-MIDIS II) publiée en décembre 2017 par l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA) et le rapport de la FRA sur la discrimination raciale et la violence raciste que rencontrent les personnes d’ascendance africaine dans l’Union européenne(5) ,

– vu sa résolution du 1er mars 2018 sur la situation des droits fondamentaux dans l’Union européenne en 2016(6) ,

– vu la création, en juin 2016, du groupe de haut niveau de l’Union européenne sur la lutte contre le racisme, la xénophobie et d’autres formes d’intolérance,

– vu le code de conduite visant à combattre les discours de haine illégaux en ligne convenu, le 31 mai 2016, entre la Commission et les grandes entreprises de technologies de l’information ainsi qu’avec d’autres plateformes et entreprises de médias sociaux,

– vu la recommandation générale nº 34 du Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination raciale du 3 octobre 2011 sur la discrimination raciale à l’égard des personnes d’ascendance africaine,

– vu la résolution 68/237 de l’Assemblée générale des Nations unies du 23 décembre 2013 proclamant la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine pour la période 2015-2024,

– vu la résolution 69/16 de l’Assemblée générale des Nations unies du 18 novembre 2014 établissant le programme d’activités relatives à la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine,

– vu la déclaration de Durban et le programme d’action adoptés en 2001 par la Conférence mondiale des Nations unies contre le racisme, qui reconnaît le racisme, la discrimination et les injustices séculaires qu’ont subis les personnes d’ascendance africaine,

– vu les recommandations stratégiques générales de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance,

– vu la recommandation du Comité des ministres du Conseil de l’Europe du 19 septembre 2001 sur le Code européen d’éthique de la police(7) ,

– vu le carnet des droits de l’homme du commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe du 25 juillet 2017 intitulé «L’Europe doit combattre l’afrophobie, née du colonialisme et du commerce des esclaves»,

– vu le protocole nº 12 de la convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, portant sur la non-discrimination,

– vu la question à la Commission sur les droits fondamentaux des personnes d’ascendance africaine en Europe (O-000022/2019 – B8‑0016/2019),

– vu l’article 128, paragraphe 5, et l’article 123, paragraphe 2, de son règlement intérieur,

A. considérant que le terme «personne d’ascendance africaine» recouvre les termes «Afro-européen», «Noir européen», «Afro-caribéen» ou «Noir antillais» et fait référence aux personnes d’ascendance africaine qui sont nées ou vivent en Europe ou en ont la citoyenneté;

B. considérant que les termes «afrophobie» et «racisme anti-Noirs» font référence à une forme particulière de racisme, qui comprend tout acte de violence ou de discrimination qui s’inscrit dans la continuité de violences historiques ou qui fait intervenir des stéréotypes péjoratifs et qui mène à l’exclusion et à la déshumanisation des personnes d’ascendance africaine; que cette forme de racisme est le fruit des structures historiquement répressives du colonialisme et de la traite transatlantique des esclaves, comme l’a reconnu le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe;

C. considérant que, selon les estimations disponibles, 15 millions de personnes d’ascendance africaine vivent en Europe(8) , bien que la collecte de données relatives à l’égalité par les États membres de l’Union ne soit pas systématique, ne se fonde pas sur l’auto-identification et exclue souvent les descendants de migrants ou «migrants de troisième génération» et au-delà;

D. considérant que la FRANCE a rapporté que les minorités originaires d’Afrique subsaharienne en Europe sont particulièrement exposées au racisme et à la discrimination dans tous les aspects de la vie(9) ;

E. considérant que, selon la deuxième enquête de l’Union européenne sur les minorités et les discriminations conduite par la FRA(10) , les jeunes répondants d’ascendance africaine, âgés de 16 à 24 ans, ont connu au cours des 12 derniers mois précédant l’enquête des taux de harcèlement motivé par la haine plus élevés (32 %) que les répondants plus âgés et que le cyberharcèlement touche beaucoup plus les jeunes, et diminue avec l’âge;

F. considérant que les injustices à l’égard des Africains et des personnes d’ascendance africaine qui ont jalonné l’histoire, comme la réduction en esclavage, le travail forcé, la ségrégation raciale, les massacres et les génocides qui se sont produits dans le contexte du colonialisme européen et de la traite transatlantique des esclaves, sont très peu reconnues et prises en compte par les institutions des États membres;

G. considérant que la persistance de stéréotypes discriminatoires dans certaines traditions européennes, comme la pratique consistant à se noircir le visage, perpétue des idées préconçues bien ancrées au sujet des personnes d’ascendance africaine, et peut ainsi exacerber les discriminations;

H. considérant que les importants travaux menés par les organismes nationaux de promotion de l’égalité et par le réseau européen d’organismes de promotion de l’égalité (Equinet) devraient être encouragés et soutenus;

I. considérant que, selon le rapport annuel sur les crimes haineux(11) du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme de l’OSCE, les personnes d’ascendance africaine sont souvent la cible de violences racistes mais que, dans de nombreux pays, les victimes d’agression n’ont pas accès à une aide juridique ni à un soutien financier;

J. considérant que les États sont les premiers responsables du respect de l’état de droit et des droits fondamentaux des citoyens, et donc du suivi et de la prévention des violences, y compris des violences afrophobes, et de la poursuite de leurs auteurs;

K. considérant que, si les données relatives à la discrimination raciale dans le système éducatif sont limitées, les études disponibles portent à croire que les enfants d’ascendance africaine vivant dans les États membres ont de moins bons résultats scolaires que leurs camarades blancs et que le décrochage scolaire précoce est sensiblement plus élevé chez les enfants d’ascendance africaine(12) ;

L. considérant que les adultes et les enfants d’ascendance africaine sont de plus en plus vulnérables lorsqu’ils sont placés en garde à vue, de nombreux incidents violents et décès étant recensés; considérant le recours systématique au profilage racial, à l’interpellation et à la fouille discriminatoires et à la surveillance, dans le contexte d’abus de pouvoir perpétrés par les forces de l’ordre, de la prévention de la criminalité, des mesures de lutte contre le terrorisme et du contrôle de l’immigration;

M. considérant que, s’il existe des voies de recours contre la discrimination, il convient, pour lutter contre le racisme structurel rencontré par les personnes d’ascendance africaine, notamment en ce qui concerne l’emploi, l’enseignement, la santé, la justice pénale, la participation politique et les conséquences de la migration sur les politiques et les pratiques en matière d’asile, d’adopter des politiques fermes et adaptées;

N. considérant que les personnes d’ascendance africaine vivant en Europe sont victimes de discriminations sur le marché immobilier et se trouvent souvent cantonnées, par un effet de ségrégation spatiale, à des zones à faible revenu, dans des logements exigus et de mauvaise qualité;

O. considérant que, alors que les personnes d’ascendance africaine ont grandement contribué au développement des sociétés européennes au cours de l’histoire, nombre d’entre elles rencontrent des discriminations sur le marché du travail;

P. considérant que les personnes d’ascendance africaine sont surreprésentées dans les couches à plus faible revenu de la population européenne;

Q. considérant que les personnes d’ascendance africaine sont fortement sous-représentées dans les institutions politiques et législatives aux niveaux local, national et européen;

R. considérant que les politiciens d’ascendance africaine sont toujours la cible d’attaques abjectes dans la sphère publique, tant à l’échelle nationale qu’au niveau européen;

S. considérant que le racisme et les discriminations dont sont victimes les personnes d’ascendance africaine sont structurels et sont souvent associés à d’autres formes de discrimination et d’oppression fondées sur le sexe, la race, la couleur, les origines ethniques ou sociales, les caractéristiques génétiques, la langue, la religion ou les convictions, les opinions politiques ou toute autre opinion, l’appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance, un handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle;

T. considérant que les agressions afrophobes qui se sont récemment multipliées en Europe visaient directement les ressortissants de pays tiers, et en particulier les réfugiés et les migrants;

1. invite les États membres et les institutions européennes à reconnaître que les personnes d’ascendance africaine sont particulièrement exposées aux racisme, à la discrimination et à la xénophobie et, de manière générale, jouissent de façon inégale des droits de l’homme et des droits fondamentaux, ce qui est la définition même du racisme structurel, et qu’elles doivent bénéficier, à titre individuel et collectivement, d’une protection contre ces inégalités, y compris par des mesures positives visant à promouvoir la jouissance pleine et égale de leurs droits;

2. estime que la participation active et authentique des personnes d’ascendance africaine sur les plans social, économique, politique et culturel est essentielle à la lutte contre l’afrophobie et à l’intégration de ces personnes en Europe;

3. demande à la Commission d’élaborer un cadre de l’Union pour les stratégies nationales en faveur de l’inclusion sociale et de l’intégration des personnes d’ascendance africaine;

4. condamne fermement toute agression physique ou verbale à l’encontre de personnes d’ascendance africaine dans la sphère publique comme privée;

5. encourage les institutions européennes et les États membres à reconnaître officiellement l’histoire des personnes d’ascendance africaine en Europe, y compris les injustices passées et présentes et les crimes contre l’humanité, comme l’esclavage, la traite transatlantique des esclaves ou les actes perpétrés dans le cadre du colonialisme européen, de même que les grandes réussites et les contributions positives réalisées par ces personnes, en observant, aux niveaux européen et national, la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves et en consacrant un mois de l’année à l’histoire noire;

6. encourage les États membres et les institutions européennes à observer officiellement la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine instaurée par les Nations unies et à prendre des mesures efficaces en vue de la mise en œuvre du programme d’activités y afférent, dans un esprit de reconnaissance, de justice et de développement;

7. rappelle que certains États membres ont pris des mesures de réparation fortes et efficaces au regard des injustices et des crimes contre l’humanité dont ont été victimes les personnes d’ascendance africaine, tout en tenant compte des effets durables de ces actes sur le présent;

8. invite les institutions de l’Union et le reste des États membres à suivre leur exemple en offrant, par exemple, des réparations sous la forme d’excuses publiques ou d’une restitution d’objets volés à leurs pays d’origine;

9. invite les États membres à déclassifier les archives coloniales;

10. demande aux institutions de l’Union et aux États membres de s’employer à lutter systématiquement contre les discriminations ethniques et les crimes de haine, aux côtés des autres acteurs clés, et d’élaborer des réponses juridiques et politiques efficaces et fondées sur des éléments probants à ces phénomènes; estime que si des données relatives aux discriminations ethniques et aux crimes de haine devaient être collectées, elles devraient l’être dans le seul but d’identifier les racines des discours et des actes xénophobes et discriminatoires pour lutter contre le phénomène dans le respect des cadres juridiques nationaux et de la législation de l’Union européenne en matière de protection des données;

11. demande aux États membres d’élaborer des stratégies nationales de lutte contre le racisme axées sur la réduction de l’écart entre les personnes d’ascendance africaine et le reste de la population dans les domaines de l’enseignement, du logement, de la santé, de l’emploi, des relations avec la police, des services sociaux, du système judiciaire et de la participation et de la représentation de ces personnes en politique, et d’encourager leur participation aux programmes de télévision et autres médias pour mettre un terme à leur sous-représentation ainsi qu’à l’absence de modèles pour les enfants d’ascendance africaine;

12. souligne l’importance des organisations de la société civile dans la lutte contre le racisme et les discriminations et appelle de ses vœux un accroissement du soutien financier apporté aux organisations sur le terrain aux niveaux européen, national et local;

13. invite la Commission à intégrer la question des personnes d’ascendance africaine parmi les priorités de ses programmes de financement actuels et de ceux de la prochaine période pluriannuelle;

14. demande à la Commission de mettre en place, dans les services concernés, une équipe exclusivement chargée des questions d’afrophobie;

15. insiste sur le fait que les États membres devraient pleinement mettre en œuvre et faire respecter la décision-cadre du Conseil sur la lutte contre certaines formes et manifestations de racisme et de xénophobie au moyen du droit pénal, notamment en considérant les motifs discriminatoires à l’origine d’infractions fondées sur la race ou l’origine nationale ou ethnique comme une circonstance aggravante, afin de faire en sorte que les crimes haineux à l’encontre des personnes d’ascendance africaine soient enregistrés et donnent lieu à une enquête, à des poursuites et à des sanctions;

16. demande aux États membres d’adopter une réaction efficace au regard des crimes haineux, notamment par la prise en compte, dans les enquêtes pénales, des motivations discriminatoires fondées sur la race ou l’origine ethnique ou nationale, et de faire en sorte que les crimes haineux à l’encontre des personnes d’ascendance africaine soient enregistrés et donnent lieu à une enquête, à des poursuites et à des sanctions;

17. demande aux États membres de mettre un terme au profilage racial ou ethnique sous toutes ses formes dans le cadre de l’application du droit pénal, des mesures de lutte contre le terrorisme et du contrôle de l’immigration, de reconnaître officiellement l’existence de discriminations illégales et de violences au sein de leurs forces de l’ordre et de combattre ces pratiques en dispensant à ces dernières des formations visant à lutter contre le racisme et les préjugés;

18. invite les États membres à dénoncer et à décourager le maintien de traditions racistes et afrophobes;

19. demande aux États membres de contrôler la diffusion de préjugés raciaux au sein de leurs systèmes judiciaires pénaux, de leurs systèmes éducatifs et de leurs services sociaux et de prendre des initiatives en vue de garantir l’équité des services sociaux, du système éducatif et de la justice et d’améliorer les relations entre les minorités, d’une part, et les services sociaux, les autorités éducatives et les autorités répressives, d’autre part, notamment dans le cas des communautés noires et des personnes d’ascendance africaine;

20. invite les États membres à veiller à ce que les adultes et les enfants d’ascendance africaine bénéficient d’un accès égal à une éducation et à des soins de qualité non discriminatoires et non ségrégatifs et, le cas échant, à proposer des mesures d’aide à l’apprentissage adaptées; encourage les États membres à intégrer l’histoire des personnes d’ascendance africaine dans leurs cursus scolaires et à présenter une perspective complète du colonialisme et de l’esclavage qui reconnaisse les répercussions néfastes que ces phénomènes ont eues par le passé et ont encore aujourd’hui sur les personnes d’ascendance africaine, et à faire en sorte que les enseignants reçoivent une formation adaptée à cet effet et possèdent toutes les ressources nécessaires pour aborder la question de la diversité au sein de leurs classes;

21. invite les institutions de l’Union et les États membres à promouvoir et à soutenir les initiatives favorables à l’emploi, à l’entrepreneuriat et à l’émancipation économique des personnes d’ascendance africaine aux fins de lutter contre les taux de chômage anormalement élevés et les discriminations sur le marché du travail dont elles sont victimes;

22. demande aux États membres de combattre les discriminations à l’égard des personnes d’ascendance africaine sur le marché immobilier et de prendre des mesures concrètes contre les inégalités dans l’accès au logement, garantissant ainsi une offre de logements adaptée;

23. invite la Commission et les États membres à garantir aux migrants, aux réfugiés et aux demandeurs d’asile, en tenant compte des législations et des pratiques existantes, des voies d’entrée sûres et légales dans l’Union;

24. demande à la Commission et au Service européen pour l’action extérieure de veiller, le plus efficacement possible, à ce qu’aucun fonds de l’Union ne soit mis à la disposition d’organisations ou de groupes associés directement ou indirectement à l’esclavage, à la torture et à l’extorsion de migrants noirs et africains, ou ne soutienne ou ne collabore avec ces organisations et ces groupes;

25. invite les institutions européennes à adopter, dans le cadre d’une stratégie pour la diversité et l’inclusion au sein de leur personnel, un plan stratégique pour l’intégration des minorités ethniques et raciales qui compléterait les efforts déjà déployés à cette fin;

26. invite les partis européens et les fondations politiques européennes, ainsi que les parlements à tous niveaux, à soutenir et à mettre en place des initiatives qui encouragent la participation politique des personnes d’ascendance africaine;

27. demande à la Commission de travailler en étroite collaboration avec des acteurs internationaux tels que l’OSCE, les Nations unies, l’Union africaine et le Conseil de l’Europe, ainsi qu’avec d’autres partenaires internationaux, afin de combattre l’afrophobie au niveau international;

28. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, aux parlements et aux gouvernements des États membres et à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.
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Ben mazette, l'Afrophobie, un racisme à part...?  Z'avez compris abominables européens de souche dont la seule infortune est d'être nés blanc, faisons amende honorable sinon ça va chauffer...

(merci à E.Cusas qui a relevé ce truc là)


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