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vendredi 24 mars 2017

L'Emission Politique ou le naufrage du débat politique télévisé

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Non mais qu'est-ce que c'était que cette " Emission politique " d'hier soir sur France 2 ? J'ai halluciné, pas vous ?

Voilà une chaîne du service public (dont la patronne, pistonnée par l'Elysée et le CSA, a annoncé soutenir Macron) qui invite l'un des candidats à la présidentielle, François Fillon, pour, en principe, débattre et qui organise tout par le menu pour faire en sorte de torpiller le dit candidat.

A la manœuvre, Pujadas dont le talent d'animateur est à la hauteur de sa petite taille et un Fillon, plutôt serein en début d'émission à qui le gnome a réservé un programme mitonné aux petits oignons.

Bon, ne parlons pas de Langlet, il est aussi doué en économie qu'un élève de Terminale, c'est dire si son intervention fut passionnante.

Aurélie Filippetti (soutien de Hamon), ça c'est du lourd. Faire venir cette nana qui n'a pas spécialement brillé au ministère de la culture et qui n'a eu de cesse de torpiller son patron d'alors, fallait oser, Pujadas l'a fait. Virulente, pas moyen pour Fillon d'en placer une et quand, par miracle il y arrivait, la donzelle n'essayait même pas d'écouter et de prendre en compte ses arguments. Venue pour dénigrer et critiquer, nullement pour débattre.

Puis le reportage "en immersion", François Fillon dans une maison de retraite pour discuter du temps de travail avec du personnel " essentiellement tous de la CGT " ! Avec eux, pas moyen de discuter, c'était couru d'avance. 

Puis la séquence " au contact des Français ". Pour première intervenante une prof d'histoire d'extrême gauche visiblement énervée à l'idée que François Fillon puisse vouloir réformer les programmes scolaires et mettre un peu d'ordre dans cette pétaudière de gauchistes qu'est le Conseil supérieur des programmes. Deux autres dont je ne me souviens pas... Puis c'est au tour de Steeve Briois du FN. Très décevant ce jeune homme incapable de parler correctement, passons...

Et enfin la confrontation scandaleuse avec Christine Angot (condamnée, elle, par la justice) dont l'une des grandes copines est... Aurélie Filippetti, cette même Aurélie qui, lorsqu'elle était ministre de la culture, fit Angot chevalier des Arts et des Lettres... Enfin bref, la mégère arrive sur le plateau, la bave aux lèvres, agressive, outrancière, passablement énervée et là voila nous raconter qu'elle trouvait scandaleux que Fillon ait accepté des costumes en cadeau: Contre quoi ? Et à l'appui de sa démonstration, son anecdote à la con sur le bracelet qui lui a été offert par une copine qui, en échange, voulait qu'Angot lui rende un petit service. Service qu'elle refusa de rendre mais elle garda tout de même le bracelet... quand Fillon, calme et posé, nous apprenait que, comprenant son erreur, il avait rendu les costumes à son ami... Même Pujadas sembla désarçonné par le comportement de la "grande" écrivaine.

Et enfin, cette espèce de chose belge, parait-il une humoriste, pour venir détendre l'atmosphère...

Et pour conclure le divers Rissouli, transfuge de Canal+, avec ses petits sondages forcément peu favorables à Fillon et son choix de tweets relevés sur les réseaux sociaux, tweets tous défavorables là aussi à Fillon. A croire qu'il y a deux twitter en France, celui de Rissouli et celui que je suis...

Non mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ! C'est ça " L'émission politique " ? P'tain c'est à te faire verser des larmes au souvenir de L'Heure de Vérité du regretté François-Henri de Virieu. Il a du jouer les ventilateurs dans sa tombe le pauvre !

Plus de deux heures d'antenne pour soi disant débattre et échanger et au lieu de cela, des invités agressifs, à la limite de la vulgarité, grossier, irrespectueux, incultes pour quelques uns, et une seule envie: torpiller le bonhomme !

Bon, heureusement Fillon ne s'est pas trop laisser faire et a été, compte tenu du contexte de l'émission, plutôt bon face aux raclures de bidets qu'on lui avait présenté. Elle aura eu au moins le mérite, cette émission, de me faire piger une bonne fois pour toutes pourquoi je n'aurais jamais pu faire ni ne ferais jamais (malgré une proposition récente qui m'a été faite) de politique active: Hier soir, à la place de Fillon, j'aurais défoncé Pujadas, mis deux baffes à Filippetti, tordu le coup à Angot, jeté un gant à Briois et envoyé la gamine belge faire un spectacle à Moleenbeck ! 

Alors maintenant la question... François Fillon a-t-il eu tort ou raison de s'en prendre ainsi à l'autre quiche de l'Elysée en l'accusant d'avoir monté un cabinet noir contre ses opposants au premier rang desquels Fillon, Sarkozy et... Valls ? Je ne sais pas. Mais au moins cela aura-t-il eu le mérite de relever le niveau de l'émission en dénonçant clairement ce que nous sommes si nombreux à soupçonner depuis longtemps. Le peu que moi aussi j'ai lu du fameux bouquin évoqué - " les bonnes feuilles" - me laisse à penser que si il sera quasi impossible de prouver l'existence de ce cabinet noir, il n'en demeure pas moins que trop de choses nous incitent à y croire: la cellule d'une centaine de personnes travaillant dans le 9ème et dont le patron va rendre compte chaque semaine à l'Elysée, les écoutes, les fuites organisées des PV d'auditions, la violation permanente du secret de l'instruction (et pas seulement concernant Fillon), les documents produits par certains journaux et qui n'ont pu être fournis que par des  gens "en place", etc... Un trop gros et trop visible faisceau d'indices précis et concordants qui mériterait effectivement qu'au minimum  une enquête parlementaire soit ouverte. Je sais, je rêve....

L'autre question est de savoir si cette émission pourrie a plutôt servi ou desservi Fillon. Je l'ai trouvé bon, calme malgré les efforts déployés pour le faire sortir de ses gonds, clair quand il arrivait à en placer une. Son " J'accuse " aura permis d’escamoter l’inexistence du débat promis et, grande première, une prouesse même, de mettre en colère Président.. mais à part ça... seuls les jours à venir nous le diront. Réponse le 23 avril... à moins que le cabinet noir ne sévisse à nouveau...

Il est temps de tirer la chasse sur ce quinquennat pourri et cette catastrophique socialie

Folie passagère 3487
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 24 février 2015

Continuer à nier ou parler vrai ?

" Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde " qu'il aurait dit Camus...


C'est bien ce qui se passe en ce moment, les verrous pètent les uns après les autres. Ne vous méprenez pas, je ne dis pas que les attentats, c'est bien, loin de moi cette idée, mais "comme on dit ": à toute chose malheur est bon.

Et à quoi assistons-nous depuis ce sinistre 7 janvier ? A des langues qui de tous côtés se délient et qui commencent à oser dire ce que l'on taisait depuis trop longtemps, victimes que nous étions du politiquement correct, de l'autocensure et de la vigilance intéressée des associations droitsdelhommistes.

Non mais visez un peu ces dernières 48 heures: le président du Crif qui ose dire que " il faut dire les choses: toutes les violences aujourd'hui sont commises par des jeunes musulmans.", c'est pas de la bonne ça? Et Président qui nous balance " des Français de souche " pour désigner les antifas qui à Sarre-Union ont vandalisé un cimetière juif ! P'tain que c'est bon d'entendre ça; guillemets ou pas guillemets, il l'a dit ! Pas une journée ne passe sans qu'une personnalité donne dans la parole décomplexée. J'adore !

Qu'on le veille ou non, tous les actes de violences terroristes de ces dernières années sont bien le fait de jeunes musulmans, oups pardon, de jeunes islamo-fascisto-terroristes, non ? Mais ces islamo-fascistes, auparavant, avant de l'être, ils sont bien passés par la case musulmans puis par celle de musulmans radicalisés avant de devenir des islamo-terroristes. Nous sommes d'accord. Donc à la base, le problème, la racine du mal du problème, c'est bien le musulman, ou tout du moins, l'islam. Non ? C'est quasiment physique, mathématique. Alors certes, Cukierman aurait du dire, pour parler bien, un truc du genre: " par des jeunes musulmans radicalisés "; il ne l'a pas fait, il l'aurait sans doute fait avant, et c'est cette omission qui est révélatrice. Il y a un malaise, un problème, une entorse au Vivre-Ensemble ( j'aime bien ça: "entorse au vivre ensemble", c'est très politiquement correct), une cacade avec l'Islam. Point barre. Et pourquoi Président nous parle-t-il de "français de souche" si ce n'est pour reconnaître que tous ne le sont pas. Appelons un chat, un chat. C'est bien, nous sommes sur la bonne voie. Et ça nous change des réactions d'éjaculateurs précoces qui, dès après les attentats, réclamèrent qu'on ne fasse pas d'amalgames et que les premières victimes des attentats étaient les musulmans ! Ben oui, il y en a eu pour oser le dire, Président par exemple. Dans le monde oui, parait-il, en France, non, les premières victimes des attentats sont des Français et des français de confessions juives. Pas des muzz. Point barre là aussi.

Pendant des années, au nom d'un anti-racisme vérolé par les gauchistes, il ne fallait pas parler d'immigration. Alors on s'est voilé la face, on s'est tu tant il ne fallait pas réveiller la bête immonde. Les élites se sont tus, des tas de gens ont fait leur beurre avec ça et une grande partie de la population a préféré s'endormir: tels les 3 singes, nous préférions ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire. Quelques voix s'élevèrent, elles furent stigmatisées ou ostracisées, vouées par le politiquement correct et l'hypocrisie de la gauche et d'une bonne partie de la droite aux gémonies. Et le FN, réceptacle bienveillant de ceux qui ne supportaient plus les non-dits, progressait inlassablement jusqu'à devenir aujourd'hui, dans les urnes, au premier tour, le premier parti politique de France. Et là, paf ! Et la gauche et la droite parlementaire commencent, peut-être bien pour la première fois, à prendre véritablement peur. 2015..., 2017..., 2022... années électorales de tous les dangers pour ce que le borgne appelait l'establishment.

Que faire dès lors ? Tout le problème est là. Continuer à nier les réalités, continuer à ne pas voir que l'Islam est un problème, continuer à se taire ? C'est l'assurance de voir exploser à moyen terme ce qui reste de cohésion nationale. Parler vrai, obliger d'une manière ou d'une autre les musulmans de France à faire leur propre révolution interne, limiter autant que faire se peut l’immigration, arrêter de jouer aux bisounours, réformer pour de bon l'économie afin retrouver de la croissance et résorber le chômage, voilà les bonnes directions à prendre.

Après Cazeneuve ce matin qui reçut les représentants du Conseil Français du Culte Musulman, Président a reçu cet après-midi Cukierman du Crif et Boubakeur de la Grande Mosquée pour les réconcilier. Qu'est-il ressorti de cet entretien, à part les sourires et embrassades de circonstances ? La mission donnée à Cazeneuve de proposer dès demain " un plan " pour protéger la communauté... musulmane. C'est bien ce que je craignais malgré mes propos précédents: les cons, ils n'ont toujours rien compris !

Ceci dit, je m'étonne: Depuis des lustres on nous dit que la France est une République laïque, que c'est comme ça, inscrit dans le marbre et que c'est cette même laïcité qui est censée protéger chacun d'entre nous dans nos croyances, notre foi, notre athéisme ou notre agnosticisme mais jamais on en a autant parlé d'antisémitisme et de musulmâneries... Encore un verrou qui a sauté.

Folie passagère 2673.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 21 mai 2014

Arbitrage ministériel pour pétroleuses

Ces gens-là ont vraiment des préoccupations qui n'ont rien de commun avec les notres... 

(Filippetti, c'est la nana hyper mal habillée dans un smoking étriqué, les mains dans les poches)
"Si vous n'avez pas aperçu Fleur Pellerin sur le tapis rouge du festival de Cannes, c'est normal. La secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, qui avait prévu de monter les marches, samedi 17 mai, a été privée de ce privilège… par sa collègue Aurélie Filippetti ! 

Selon Le Canard enchaîné, qui révèle cette anecdote mercredi 21 mai, la ministre de la Culture n'a pas hésité à solliciter Matignon, pour être la seule membre du gouvernement à apparaître sur le tapis rouge. Saisie par Aurélie Filippetti, la directrice de cabinet de Manuel Valls est donc intervenue auprès du directeur de cabinet de Fleur Pellerin, présente au festival de Cannes pour promouvoir l'exportation des films français. 

Résultat : Fleur Pellerin a pu assister à la projection de Saint Laurent, le biopic du réalisateur Bertrand Bonello, mais "en passant par l'entrée de service, comme le petit personnel". Pendant ce temps-là, Aurélie Filippetti, elle, prenait la pose sur le tapis rouge, en smoking Yves Saint Laurent." ( Source Le Figaro)

C'est cela, en Socialie, il faut maintenant un arbitrage du premier ministre pour séparer deux drôlesses se disputant les objectifs de la presse people...

Quelle misère !

Folie passagère 2292.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 20 mars 2014

L'univers alternatif et écologiste de Shaka Ponk (ce pays est foutu)



Vous connaissez Shaka Ponk ? C'est un groupe de "chanteurs" français qui marche bien, parait-il. Ne me remerciez pas, je vous ai mis quelques photos pour que vous puissiez vous faire une idée; j'ai tout de même pris soin de vous épargner une bande-son. Et comme il paraît que ce sont des bons qui font rayonner la musique et la culture française en France, en Belgique et peut-être en Suisse, notre sinistre de la culture a décidé de les faire chevaliers des Arts et des Lettres, tout comme Nikos Alliagas, Dorothée ou Jackie Chan. André Malraux doit se retourner dans sa tombe.



Aurélie Filippetti a voulu récompenser le groupe pour «son univers alternatif et écologiste de sons et d'images aux influences multiples et à l'énergie communicative, entre le virtuel et le réel, la toile et la scène, au plus près des pratiques culturelles actuelles» (source Le Figaro

On est content pour eux. 

Ce pays est foutu !

Folie passagère 2191.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 3 novembre 2013

François Hollande fait main basse sur France Télévisions

à Al West, 

On se souvient comment la gauche avait hurlé lorsque Nicolas Sarkozy avait décidé de nommer lui-même les présidents de chaînes de  télévision ou de radio publiques. Sarko partait du principe qu'en tant que Président de la République et donc bailleur de fonds de l'audiovisuel public, il était normal qu'il en nomme lui-même les dirigeants. Pour la gauche, on frisait là la dictature et le retour aux temps anciens de la Télé d'Etat. Moi-Je, alors candidat du changement et de la liberté retrouvée, annonça fièrement que: "Moi président de la République, je n'aurai pas la prétention de nommer les directeurs des chaînes de télévision publique, je laisserai ça à des instances indépendantes ". La classe!, cela fit mouche... mais long feu...

A peine élu, hollande décide de réformer le CSA qui non seulement assure la régulation du PAF, mais contrôle en plus, de près, l'audiovisuel public (télés ou radios). Les droits et prérogatives du CSA vont de l'attribution des fréquences radios à la comptabilisation du temps de parole des politiques en passant par le classement des films selon qu'ils ne doivent pas être regardé par les moins de 10 ans, les moins de 12 ans etc... La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti est donc chargée de cette mission réformatrice et annonce une fois le dossier bouclé et adopté, le plus sérieusement du monde, le 1er octobre dernier: "Pour la première fois, l'indépendance de l'audiovisuel public va être garantie par le CSA." Il était "d’ une impérieuse nécessité d’en finir avec Radio Sarkozy et Télé Elysée " déclarera le député PS Michel Pouzol... La gauche d'applaudir et moi d'éclater de rire...

Car comment peut-on annoncer (sans se foutre de la gueule du monde) que le CSA garantira l'indépendance de l'audiovisuel public dès lors que le patron du dit CSA est nommé directement par le président de la République. Nous sommes passés d'un Sarkozy qui nommait les présidents de chaînes à un hollande qui nomme la personne qui nommera (et révoquera) les présidents de chaînes. Il est où le changement ? Et hollande, donc, de désigner une vieille connaissance (ENA, Science Po, membre du Siècle, Franc-maçon), Olivier Schrameck, vieux routier de la Socialie, ex-directeur de cabinet de Jospin, pour diriger le machin. Nous allons voir que d'indépendance, il sera de moins en moins question...

Dans le PAF, il y a le gros morceau, le truc que tout les pouvoirs successifs cherchent à contrôler: le Groupe France télévisions, groupe qui est sous la double tutelle du CSA et du ministère de la Culture. hollande et Filippetti, soucieux de se démarquer de leurs prédécesseurs, ont donc décidé de garantir pour la première fois l'indépendance de France Télévisions. Et pour assurer cette indépendance, ils ont décidé de mettre sous surveillance rapprochée le groupe en question. Se saisissant opportunément des difficultés financières du groupe (qu'ils contrôlent pourtant depuis 18 mois), le CSA, donc l'Etat, met le groupe sous étroite surveillance. 

Filippetti exige de Pflimlin, actuel patron du groupe nommé par Sarkozy, qu'il réunisse plus fréquemment l'audit interne. La ministre, dans une lettre adressée à Pflimlin, émet aussi doutes et jugements sur la politique commerciale du groupe. Les représentants de l'Etat mettront donc en place:"Un suivi particulier, la tutelle sera très attentive à la mise en place de l’avenant au Contrat d'objectifs et de moyens." En clair, le patron du groupe ne sera plus le patron du groupe. Et l'on annonce publiquement "qu'un véritable calendrier de travail entre le gouvernement et France Télévisions a été mis en place afin d’améliorer le fonctionnement." Vous disiez indépendance ?...

Mais mieux encore, Olivier Schrameck, patron du CSA, le truc censé garantir pour la première fois l'indépendance de l'audiovisuel public, annonce publiquement lui aussi et donc sans en laisser le choix à Pflimlin que: "Nous allons intensifier notre dialogue: toutes les deux semaines, un représentant de France Télévisions sera entendu par le CSA pour discuter de la politique mise en œuvre au sein du groupe." Oui, oui, vous avez bien lu, toutes les 2 semaines France Télévisions devra rendre des comptes sur sa politique. Ben oui, quoi, Schrameck dans la même interview déclare que: "les lignes éditoriales ne sont pas assez claires, pas nettes." En clair, France Télévision, et donc son patron, Rémy Pflimlin, ne sont pas assez "à gauche"... Ça promet !

Imaginez un peu que Sarkozy-Boyon (ancien psdt du CSA) aient osé dire publiquement à Elise Lucet ou Pujadas: " vos lignes éditoriales ne sont pas nettes "!...

Alors, nous le voyons, la réforme du CSA et la volonté présidentielle de garantir l'indépendance de l'audiovisuel public, ce n'est ni plus ni moins que la reprise en main de cet audiovisuel public par l'Etat et le gouvernement. Au moins Sarko avait-il eu le mérite de l'annoncer clairement, le patron, c'est moi. Avec nos gauchistes de gouvernement, sous couvert d'indépendance, on fait main basse sur la télé d'Etat. C'est plus joliment dit, ça fait progressiste, mais cela revient exactement au même.

Seuls les gogos du 6 mai se seront fait avoir. Encore une fois !

Folie passagère 1975.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 25 octobre 2013

Modernoeud fait son cinéma


Un jour, Modernoeud s'est réveillé et a décidé qu'il était artiste. Voilà. Modernoeud pouvait être femme ou homme peu importe, il était artiste et aimait le cinéma, l'audio-visuel, la télé, toussa, les lucarnes magiques, en grand ou petit écran. Il rêvait de faire du cinéma, devant ou derrière la caméra. Tout à sa passion, Modernoeud savait que ce n'était pas le chemin de l'oscarisation qui était difficile mais bien que, tout au contraire, c'était le difficile qui était le chemin. Pour se réaliser, il devait affronter un chemin pavé de machos et de masculinité envahissante. Le cinéma se sclérosait de n'être qu'un repaire de mecs dont la testostérone étouffait toute velléité de réussite féminine. Le show-biz n'est pas paritaire. Le show-bizz, c'est pas pour les gonzesses. Modernoeud se rendit compte très vite que cette ignominie, cette discrimination et cette insulte à la parité sexuelle ne pouvaient que nuire à son destin: Il (ou elle) était artiste, il voulait faire du cinéma, rien ne saurait l'en empêcher. Les temps nouveaux se prêtaient parfaitement à la réalisation de son destin: le féminisme institutionnalisé, le genre et le dé-genre, la lutte contre les stéréotypes, l'égalité femme / homme. Ainsi donc, puisqu'il(ou elle) est artiste, il fallait saisir cette opportunité que lui offrait le nouveau pouvoir, surfer sur la parité, peut-être compenserait-il ainsi le talent dont il était quasiment le seul(e) à reconnaître l'existence.

Modernoeud créa donc une association, loi 1901, association qui lui permettra non seulement de percevoir des subventions mais aussi de toucher une rémunération si, par malheur, son talent n'explosait pas. Il baptisa celle-ci Le Deuxième Regard, inspiré de toute évidence par le Deuxième Sexe de la mère Simone. Nous ne sommes ni homme, ni femme, nous le devenons et puisque son monde, le cinéma, refusait aux femmes le droit d'exister, son association se battrait pour que des quotas de vagins artistes, de gonzesses actrices et de talons-hauts réalisatrices soient imposés partout où cela serait nécessaire: Devant, derrière et sur les côtés de la caméra, backstage et back-office compris. Pas con, Modernoeud se ferait sponsoriser (marrainer) par deux ministresses bien en vue à Paris, l'une avait acquis le maroquin des Droits des Femmes, l'autre celui de la Culture, elles ne pourraient refuser de promouvoir la place des femmes dans ce monde hélas pas encore dégenré.

Modernoeud pensa qu'il serait bon que son association soit dotée d'une Charte que tout mécène, égalitaire et sympathisant se verraient dans l'obligation de signer, juste après avoir versé son obole à la cause. Cette charte serait la pièce maîtresse du dispositif de féminisation forcée de la profession, il s'appliqua donc et cela donna ceci:

" L'égalité des femmes et des hommes est un droit fondamental pour toutes et tous et constitue une valeur capitale pour la démocratie. Afin d'être pleinement accompli, ce droit ne doit pas être seulement reconnu mais il doit être effectivement exercé. Le cinéma est un art populaire, sa force de frappe sur l'imaginaire collectif est très forte... Il est don important que les femmes participent à son influence et que la parité progresse afin d'avancer vers une réelle démocratie du secteur (...)

Les signataires de la Chatte Charte s'engagent à:

1) Sexuer les outils statistiques afin de mieux cerner les problématiques et de participer à une réflexion commune sur la place des femmes dans le cinéma,
2) Favoriser la représentation proportionnelle des femmes et des hommes dans les instances  de décisions (et d'attribution des subventions),
3) Stimuler la création cinématographique en encourageant les projets qui subvertissent les représentations traditionnelles des femmes et des hommes. (C'est bon ça !)
4) Sensibiliser leurs équipes aux questions de parité en luttant notamment contre les stéréotypes.

Le Deuxième Regard se propose donc comme un moyen de faire évoluer la situation afin de favoriser l'égalité d'accès à la création et la richesse de l'expression artistique dans une perspective universaliste. A travers cette charte, les signataires encouragent l'action de l'association afin que les femmes soient plus présente dans l'Histoire à venir du cinéma. "

Satisfait du travail accompli, Modernoeud était enchanté(e), il(elle) était artiste et venait d'obtenir la signature de Mesdames Belkacem et Filippetti, ne manquait plus que celle de Josée Dayan. L'avenir s'annonçait radieux.

Le lecteur ici parvenu s'imaginera sans doute que le taulier de ce blog a pété un plomb et qu'il divague... 

Que nenni, Le Deuxième Regard existe

" L'art n'a pas de sexe. Le Deuxième Regard, c'est un œil qui se forme et s'épanouit " Bérénice Vincent, fondatrice de l'association Le Deuxième Regard, experte en plein de choses, réalisatrice inconnue, productrice chez Maharaja Films.

Folie passagère 1962.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.