Quand je prends le train de banlieue, je suis sûr et certain que j'aurais quelque chose à raconter en rentrant.
Revenant d'un sympathique déjeuner entre blogueurs, j'arrive donc gare du Nord et tout de suite je sens qu'un truc bizarre a du ou est en train de se produire. L'ambiance est inhabituelle. Côté grandes lignes, je vois plusieurs valises par terre sans personne autour. Au loin, un bruit bizarre, de l'agitation, des cris. Je vois des flics courir, quelques uns l'arme au poing. Mais que se passe-t-il donc ? Hélas rien que du désormais presque habituel: un divers à la peau pas franchement blanche, à la différence de la calotte qu'il portait sur la tête, a voulu, armé d'un grand couteau, s'attaquer aux gendarmes et policiers qui vadrouillaient. Plus de peur que de mal: Le mec a été séché par terre par la police qui hélas n'a pas eu l'opportunité de le zigouiller. Après quoi, ils l'ont emmené au poste. Fin de l'histoire... quelques images et un petit film...

Paris 🇫🇷 : Gare du Nord l'interpellation d'un homme armé d'un couteau #RadioLondres #JeVote #JeVoteMarine pic.twitter.com/7lchhx8DK8— 🐸Ⓜ️дthi€u ن🇫🇷▽💀 (@Mathieu71_xls) 22 avril 2017
Bref... me voici pouvant enfin prendre mon train de retour direction Persan-Beaumont. Comme d'habitude, il est bondé. J'ai la chance néanmoins de trouver une place assise. Je m'y pose donc. Le train part. Je m'aperçois au bout de cinq bonnes minutes que debout, à côté de moi, dans le couloir, se tient un couple. La trentaine environ et visiblement amoureux. Elle est voilée, lui barbu. Je réalise que la jeune femme est enceinte jusqu'au cou. Vu la grosseur de son ventre, je me demande même comment je n'ai pas pu le voir plus tôt... N'écoutant que mon grand cœur et parce qu'on m'a inculqué quelques règles élémentaires de savoir-vivre, avec un beau sourire, je me lève et propose à la femme de prendre ma place. Elle me rend la politesse en me faisant elle aussi un joli sourire, sourire limité néanmoins à l'espace que son voile autorisait. Elle s'adresse alors à son barbu et lui dit rapidement quelques mots en arabe, du moins le supposais-je.
Et là, je vous le donne en mille... C'est le barbu qui va s’asseoir à ma place !
Passé un bref instant de surprise et rassemblant tout mon courage (on ne sait jamais, des événements récents me laissent à penser que ces gens-là ont parfois des couteaux avec eux), je m'adresse au barbu et lui fait remarquer poliment mais fermement (à ce moment là, j'ai bombé le torse et me suis bien redressé afin de paraître plus costaud) que c'est à la dame, parce qu'elle était enceinte, que je cédais ma place et non à lui puisqu'il semblait en pleine forme. Et bien vous le croirez peut-être pas mais il a fallu palabrer un moment pour obtenir gain de cause.
Gain de cause que j'ai obtenu puisque le barbu a finalement accepté de se lever et de me rendre ma place... puisqu'il était arrivé à sa destination !
Nous nous sommes donc quittés, naturellement sans un au revoir; lui se contentant de m'adresser des borborygmes dont je ne doute pas un instant qu'ils étaient sympathiques. Inutile de vous dire que tout aussi naturellement, personne n'a bronché mais que tout le monde a tourné les yeux ailleurs...
Quelle aventure, n'est-il pas...
Ce monde part en couilles, je vous le dis !
Sur ce bonne soirée, même, et encore pour quelques jours, en Socialie...
Et là, je vous le donne en mille... C'est le barbu qui va s’asseoir à ma place !
Passé un bref instant de surprise et rassemblant tout mon courage (on ne sait jamais, des événements récents me laissent à penser que ces gens-là ont parfois des couteaux avec eux), je m'adresse au barbu et lui fait remarquer poliment mais fermement (à ce moment là, j'ai bombé le torse et me suis bien redressé afin de paraître plus costaud) que c'est à la dame, parce qu'elle était enceinte, que je cédais ma place et non à lui puisqu'il semblait en pleine forme. Et bien vous le croirez peut-être pas mais il a fallu palabrer un moment pour obtenir gain de cause.
Gain de cause que j'ai obtenu puisque le barbu a finalement accepté de se lever et de me rendre ma place... puisqu'il était arrivé à sa destination !
Nous nous sommes donc quittés, naturellement sans un au revoir; lui se contentant de m'adresser des borborygmes dont je ne doute pas un instant qu'ils étaient sympathiques. Inutile de vous dire que tout aussi naturellement, personne n'a bronché mais que tout le monde a tourné les yeux ailleurs...
Quelle aventure, n'est-il pas...
Ce monde part en couilles, je vous le dis !
Sur ce bonne soirée, même, et encore pour quelques jours, en Socialie...
Folie passagère 3519

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr
