vendredi 8 décembre 2017

Saint Obama, Trump le criminel et Jérusalem, capitale d'Israël...

Quand c'est Saint Obama qui cause, personne ne moufte et tout le monde applaudit, Ruth Elkrief y compris.

Résultat de recherche d'images pour "obama mur deslamentations"


Sous un tonnerre d'applaudissement, Obama déclara le 4 juin 2008 devant le congrès de l'Aipac: " Jérusalem devra rester la capitale d'Israël et devra demeurer indivisible ". Dans le même discours, il rajoutera qu'il considérait l'Iran comme " la plus grande menace pour Israël et pour la paix et la stabilité dans la région. Mon but sera d'éliminer cette menace " puis : " Il n'y a pas de place à la table des négociations pour les organisations terroristes ".

La suite, on la connait... Rien ne fut fait pendant ses 8 années de mandat.



Quand Donald Trump déclare, conformément à une promesse de campagne et à une loi américaine de 1995 sans cesse repoussée dans son application, qu'il transférera l'ambassade des USA de Tel Aviv à Jérusalem (d'ici 3 ou 4 ans) et ce faisant reconnaître Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël (seul pays au monde à ne pas avoir pu choisir librement sa propre capitale), tout le monde crie au fou et tous les grands de ce monde de l'accuser de mettre le feu et de vouloir semer le chaos au Moyen-Orient (comme si ce n'était pas le cas depuis si longtemps). On entendra même Sunnites et Chiites, d'accord pour une fois, s'opposer véhément à cette "folie" et Ruth Elkrief traiter Trump de criminel hier soir sur BFM. Quant à nos grands médias, tous sont unanimes: Condamnation !

Allez comprendre !

Résultat de recherche d'images pour "trump mur des lamentations"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 6 décembre 2017

Partout où je suis allé, en France ou de par le monde, j'ai entendu du Johnny

Résultat de recherche d'images pour "johnny hallyday en concert"

En tant que blogueur à succès qui se la pète, je me suis posé la question de savoir si j'allais faire un billet sur Johnny. Et pourtant, c'était évident, il était à écrire.

Il y a une différence fondamentale entre Jean d'Ormesson et Johnny Hallyday, les deux pertes nationales du moment: Si tout le monde n'a pas lu du Jean d'O, si certains pouvaient ignorer qui était cet homme, nul en France ne pouvait, ne peut et ne pourra ignorer qui était Johnny qu'on l'ait apprécié, aimé ou détesté. Là est le mystère Johnny.

Il n'y avait que lui pour éclipser ce matin la disparition de Jean d'Ormesson.

Je n'ai jamais acheté le moindre disque de Johnny et je ne suis jamais allé à un de ses concerts, je le regrette aujourd'hui. Je n'ai jamais été ce que l'on appelle un fan; comment expliquer dès lors que je connaisse quasiment par cœur au moins une bonne trentaine de ses chansons. Le mec faisait partie de nos vies, tout simplement, depuis soixante ans.

L'idole des jeunes, Jésus-Christ était un Hippie, le pénitencier (qui fermait chaque nuit la boîte de nuit éponyme que je fréquentais dans les années 90), Quelque chose en nous de Tennessee, Gabrielle, Noir c'est noir, Que je t'aime, Je te promets, Ma gueule, Laura, Marie, La musique que j'aime, Mirador, Allumer le feu, Je t'attends... Autant de chansons que l'on a tous entendu.

Partout où je suis allé, en France ou de par le monde, j'ai entendu du Johnny.

Oui, Johnny était un monument de la chanson française et j'ai un peu de peine aujourd'hui de savoir qu'il n'est plus là.

Johnny, c'était une voix, une présence, un charisme évident, une bête de scène.

Je me souviens que mes parents n'aimaient pas que l'on écoutât du Johnny, comme ils n'aimaient pas que l'on se régale avec du Gainsbourg ou avec tous ces chanteurs et chanteuses qui représentaient pour eux une certaine forme de dépravation, une sorte de menace sur l'ordre des choses qui avait fait leur quotidien; pour nous la liberté, la jeunesse débridée, la révolution des mœurs,... Et voilà que pourtant, l'Ancien me dire ce matin que le départ de Johnny ne le laisse pas indifférent.

Johnny (et quelques autres), c'était notre Drug, Sex and Rock'n Roll à nous lorsque nous étions jeunes. Puis peu à peu, il s'est installé dans nos vies au gré des tubes qu'il sortait et que nous chantonnerions tous à un moment ou à un autre.

Johnny, c'était Sylvie Vartan, Nathalie Baye, Eddy Mitchell, Dutronc, Dick Rivers,... autant de noms que l'on ne peut dissocier de celui de Johnny.

Johnny, c'était le seul chanteur de rock dont certains hommes politiques osaient dire qu'ils en étaient fans, allant même jusqu'à aller assister à ses concerts. L'actuel président de la République n'aura pas attendu 8h30 ce matin pour nous dire qu'il assisterait à ses obsèques, il ne l'avait pas fait pour Jean d'Ormesson ou Simone Veil.

Ses obsèques donneront sans doute lieu à des scènes de délires et d'hystérie que seules celles d'Edith Piaf, Mike Brant ou Claude François ont pu égaler.

La déferlante médiatique s'est mise en branle dès tôt ce matin, déferlante qui m'insupportait pour d'autres et que pourtant je comprends aujourd'hui. Les hommages pleuvent sur les réseaux sociaux (#JohnnyHallyday en TT monde ce matin !), certains sont émouvants, d'autres nous donnent confirmation de la bêtise incommensurable de certains (Omar Sy, Benoit Hamon, Alexis Corbières...).


Johnny, c'est plus de 90 couvertures de Paris Match, plus que Chirac, Sarko, Hollande et Macron réunis.

Alors j'en lis certains qui pinaillent, qui critiquent l'homme, qui le trouvaient mauvais, qui ne lui reconnaissaient comme seul talent que celui de s'être bien entouré, qui disent qu'il chantait mal, qu'il n'était pas bien fin, un brin taré, j'ai lu tout cela, oui, facile, mais qui peut se vanter d'avoir aussi bien réussi pendant autant d'années ? Qui peut prétendre à de tels hommages nationaux et internationaux ? Personne.

Quel était le seul rockeur pouvant, selon Mick Jagger himself, rivaliser avec les Rolling Stones ? Johnny.

Cet après-midi, j'ai fait la sieste en écoutant du Johnny passé en boucle sur CStar, c'était bien.

Une star, une vraie pour le coup, nous a quitté, une star dont l'un des talents, et non des moindres, fut de n'avoir laissé personne indifférent pendant soixante ans.

Qui aujourd'hui ou demain pour prendre sa place tout en haut de l'affiche ? Personne.


Je n'ai pas grand chose d'autre à dire. Si ce n'est qu'à l'instar d'Elvis Presley, il a su simplement, et naïvement !, transcender sa propre personne et donner quelque chose de plus que la distraction que procurent la plupart des chanteurs à leurs publics. Faire resurgir quelque chose de profondément ancré en nous, de surhumain et de totalement viscéral que je peine à nommer (G. Cloutier).


Le dessin de Plantu ci dessous n'est pas terrible en soi mais il dit bien qui était aussi Johnny: un morceau de France, un personnage historique.




D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 5 décembre 2017

Lira-t-on du Jean d'Ormesson au XXIIème siècle ?

Résultat de recherche d'images pour "jean d ormesson"

Je vais vous faire une confidence; après avoir vérifié tout le contenu de la bibliothèque de mon bureau (photo ci-dessous), mes lectures récentes des deux-trois dernières années dira-t-on, ainsi que celui des autres bibliothèque de la maison, j'ai fait une découverte intéressante: il n'y avait qu'un seul livre de Jean d'Ormesson, Jean Do pour les intimes. Un seul, assez récent: C'est une chose étrange à la fin que le monde. Je l'avais oublié mais si j'en juge par le coin de page corné, il n'avait pas du me passionner puisque j'en avais arrêté la lecture à la page 48.

Autant dire que je ne saurai rendre hommage à un auteur dont je ne connais rien mais au moins ais-je l'honnêteté de le dire: je n'ai jamais rien lu de Jean d'Ormesson.

J'aimais bien le bonhomme pour ses chroniques, ses coups de gueule, son attachement à notre pays et son histoire, son port aristo, ses yeux bleus, son charme et son humour. Pour le reste... Je laisse aux spécialistes le soin de nous faire croire ou de nous prier de croire qu'il était un formidable écrivain. S'ils le disent c'est que c'est sans doute vrai.

Par contre, parcourant à mon habitude les réseaux sociaux ou regardant la télé, je suis absolument sidéré du nombre de gens qui se croient obligés de lui rendre hommage. Qu'il en soit ainsi pour le lecteur lambda passionné, comme mes amis Koltchack ou Boutfil, je veux bien, c'est même normal. Que la ministre de la culture ou le Président de la République (et quelques autres encore) lui rendent hommage, c'est normal: n'était-il pas une figure de la littérature contemporaine, un académicien, un Grand-Croix de la Légion d'Honneur, un ancien patron de presse...

Mais quand je vois la foultitude de politichiens, d'animateurs télés, de chroniqueurs ou de guignol.e.s dont la seule qualité est d'avoir une petite notoriété se bousculer aux portillons des réseaux sociaux ou des plateaux télés pour y balancer sa petite phrase sur le grand homme aujourd'hui disparu, ça m'énerve, mais à un point, si vous saviez. Mais à quel rituel se plient-ils en se ruant ainsi: Paraître cultivé ? Faire parler d'eux, montrer qu'ils sont encore en vie, faire popu ? Ce sont les mêmes qui, quelque soit le défunt du jour, vous ressortirons les mêmes banalités: on l'aimait bien, il dessinait bien, il chantait bien, il dansait bien, un artiste dans son art (sic), une part importante de notre patrimoine culturel, nous ne l'oublierons jamais, il demeurera à jamais dans nos mémoires, blablabla... Les mêmes qui vous pondront, grosso merdo et à chaque fois, les mêmes phrases toutes faites que le disparu s'appelle Jean d'Ormesson ou Claude Rich, les mêmes qui vous sortiront dans 2 jours ou six semaines les mêmes phrases quand Johnny aura rendu l'âme.

Et de tous ceux-ci, combien se souviennent avoir rendu mécaniquement hommage à Michel Galabru, à André Courrèges ou Michel Tournier tous disparus il y a à peine plus d'un an. Combien, après leur avoir twitté hommage, montrant ainsi qu'ils étaient là, se souviennent encore de Jean Anglade, d'Alain Jossua, de Gérard Palaprat ou de Danielle Darrieux pourtant tous disparus cette année? Pourtant tous considérés par ces thuriféraires d'un jour comme des monuments de leur art respectif.

Qu'est-ce que j'en ai à foutre que le député de la Creuse ou Nikos Alliagas se disent profondément émus par la disparition de Jean d'Ormesson ? Croient-ils que ces hommages les rendront plus proches de leurs cœurs de cible ? Sans doute.

Que ces télés sont fatigantes à jouer sur les émotions et le sensationnel en utilisant ces morts comme levier d'audience.

Quel sera le premier gusse à proposer l'entrée de Jean Do au Panthéon et qui, ce faisant , s'assurera la paternité d'un buzz ou d'un débat national ?


Sont-ils nombreux les gens qui rendent hommage à Jean d'Ormesson et qui ce soir se vautreront devant Hanouna ?


Qui de tous ces VIP vendra père ou mère pour être vu lors des obsèques ?

Aujourd'hui, même la mort d'une personnalité et parfois celle d'un lambda sont sources de récupération médiatique et l'occasion de faire de l'audience. Epoque détestable en bien des points.

Mais pour en revenir à Jean d'Ormesson, moi qui ne suis absolument pas qualifié pour juger de son oeuvre, la seule chose qui pourrait éventuellement m’intéresser c'est de savoir si dans deux ou trois cents ans, voire plus, on se souviendra de ses écrits. A la façon d'un François Villon, d'un Chateaubriand, d'un Hugo ou d'un Dumas. Là est selon moi la grandeur d'un artiste, la pérennité à travers les âges. Qui, en 2050, achètera du d'Ormesson dans La Pleïade ? Lira-ton du Jean d'Ormesson au XXIIème siècle ? Je ne parierai pas un roman de Ken Follet ou de Musso là-dessus.

NB: Aujourd'hui, un autre grand homme est mort à 96 ans, un homme au destin tout à fait incroyable: Le roi Michel de Roumanie. Aucun hommage ne lui a été pour le moment rendu. Il est pourtant déjà dans certains livres d'Histoire...


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 4 décembre 2017

Ainsi va la vie en Macronie (13)...


- Le 22 novembre, Massar (photo ci-dessus), un jeune espagnol (sic) , a dans sa fuite pour échapper à un contrôle de police avalé 30 pochons de crack. Finalement arrêté sans ménagement par la police, le jeune Massar décède après 13 jours de mort cérébrale. Hier, deux à trois cents de ses amis ont déboulé Gare du Nord pour réclamer justice et accessoirement saccager une bonne partie de la gare. J'y étais, j'ai vu, un vrai bordel; de quoi affoler les pauvres gens de passage. Gaz lacrymos, bousculade, dégradations, jets de projectiles,... Parmi les " amis " de Massar: l'inénarrable militante anti-raciste Rokkaya Diallo ainsi que Sihame Abssague, organisatrice des camps d'été décoloniaux interdits aux blancs. Curieusement, aucun grand média n'a parlé de cette manifestation plutôt impressionnante, aucune interpellation n'a été signalée, aucun blessé, aucun bilan, préfecture de police muette. Et mon cul, c'est du poulet ?

Par contre, nul n'est sensé ignorer le bordel subi par les passagers de la gare Montparnasse ce week-end.

- La Brigitte, " très attendrie ", a baptisé le bébé panda. Un geste " éminemment diplomatique ". Brigitte a exprimé le souhait de " pouvoir le revoir ". Le Zoo de Beauval a dépensé plus de 5 millions d'euros pour créer une forêt de bambou pour que Yuan Meng puisse manger à sa faim.

- Voilà où nous en sommes:

 Le journaliste de BFM au vétérinaire-expert: " Ça ressemble à quoi la journée d'un bébé panda ? "
 Le vétérinaire-expert au journaliste de BFM: " A toutes les journées  d'un bébé humain, une grosse partie de dodo et une grosse partie à téter maman ".

- Simeoni, gagnant du premier tour des élections en Corse: " Je crois que les Corses nous ont clairement donné mandat ". Sa liste obtient 45% des suffrages avec une abstention, en progression par rapport au précédent scrutin local, de près de 50%. Siméoni aurait donc du dire: " Je crois que la moitié des Corses nous a clairement donné mandat. "

- Une étudiante dénonçant son prof de psycho qui l'a agressé sexuellement: " il a profité de mes failles "... No comment.

- Dans un précédent billet je faisais état de l'email ministériel envoyé aux Préfets confirmant que ceux-ci avaient quasiment tout pouvoir pour réquisitionner les locaux nécessaires pour accueillir la prochaine fournée (oups!) de 10 000 réfugiés en provenance de Libye, Somalie et Turquie; les structures d'accueil actuelles étant saturées. Une nouvelle circulaire Collombesque datée du 16 novembre intime l'ordre aux préfets de se bouger le fondement en matière de lutte contre l'immigration clandestine et qu'ils seraient jugés sur "leurs performances " en la matière. Comment ne pas voir un rapport entre cet email et cette circulaire... Virer les irréguliers pour faire entrer de futurs ex-irréguliers... Vous suivez ?

- Scandale à France Télévisions: Le gouvernement exige que le groupe public dont le chiffre d'affaire est de 3 milliards d'euros réalise 50 millions d'économies; sur les 11 000 emplois, 210 pourraient être supprimés.

- La France n'a plus peur, Patrick Henry est mort.

- Après avoir pilonné depuis des mois la politique de Macron et quinze jours après avoir voté contre le projet de budget, le socialiste Olivier Dussopt entre au gouvernement.

- Obama vient à Paris donner une conférence moyennant 400 000 dollars et tout le monde de s'extasier devant le bel homme; normal quoi. Quant Sarkozy donne une conférence à 150 000 euros, c'est un scandale. Obama a déjeuné avec Macron (à vos frais) après avoir rencontré un autre conférencier, François Hollande.

- Hollande a déclaré: " Je suis fier d'avoir été un révélateur de talents ". Faisait-il allusion à Cahuzac ? Léonarda, Morelle, Arif, Benguigui, Thévenoud, et à tous ceux qui ont entaché sa présidence ?

- Evelyne Richard organisait depuis plus de 40 ans les voyages officiels de l'Elysée. A propos de la nouvelle équipe arrivée au Palais avec l'élection de Macron: " Normalement, la grosse tête des victorieux se dégonfle au bout de quelques mois. Là, ça dure. En plus de quarante ans passés à l’Elysée, j’en ai vu, des arrogants. Mais, à ce point-là, jamais "

- Nicolas Hulot a beau se plaindre que être ministre, c'est fatigant, il ne manque néanmoins pas d'humour: " On a obtenu plus en six mois que les écolos en deux ans au gouvernement "... Quelqu'un pour lui parler des reculades sur le nucléaire, sur le glyphosate, sur les perturbateurs endocriniens, sur la ponction prévue de 27 millions d'euros sur l'agence de la biodiversité pour alimenter le développement du sport en France.... Bon okay, il risque de gagner une grande bataille: un menu végétarien obligatoire par semaine dans les cantines.

- En déficit de grandes figures, La République En Marche songerait à investir Benjamin Griveaux pour conquérir la mairie de Paris et Castaner pour celle de Marseille lors des municipales de 2020.

- Omar Sy s'en va soutenir les musulmans Rohingyas. Deux jours après, Al Quaida annonce au monde qu'elle se range aux côtés des mêmes Rohingyas et appelle " nos frères combattants au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et aux Philippines à se rendre en Birmanie pour aider nos frères musulmans et entreprendre les préparatifs nécessaires pour résister à cette oppression. "

- Murielle Pénicaud, ministre du travail, sèche la présentation de son budget au Sénat et demande à se faire remplacer par Castaner qui, séchant lui aussi, demande à la ministre de la Culture Brigitte Nyssen de prendre la parole. Okay, tout va bien.

- Amateurisme ? Le député En Marche Hervé Berville, porte-parole du groupe à l'Assemblée, se ridiculise ce matin chez Bourdin en découvrant l'existence de la prime de Noël touchée pourtant (hélas) par 2,5 millions de Français.

- En à peine plus d'un an, dans la plus grande indifférence médiatique, le groupe SFR aura supprimé 5 000 emplois en France, l'un des plus grand plan social de ces dernières années. Il y a trois ans, le ministre de l'économie de l'époque, Emmanuel Macron, autorisait la vente de SFR à Altice, holding de Patrick Drahi, l'un des générateurs donateurs de la campagne de l'actuel Président de la République: Emmanuel Macron. Dans le deal de départ imposé par Macron, ministre, le groupe Altice s'engageait à ne faire aucun licenciement avant juillet 2017... Le temps d'une élection à venir...

- Alerte France Info: " Sans abris, débordé le Samu social tire la sonnette d'alarme. " Un titre qu'il me semble lire chaque année depuis au moins dix ans.

Voilà, c'est tout pour le moment...

Ne vous semble-telle pas un petit peu creuse cette chronique ? Si ? C'est  normal, c'est aussi cela, la Macronie, c'est creux.


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

dimanche 3 décembre 2017

Avez-vous une idée de ce que nous coûtent les " demandeurs d'asile " ?


21 529 489 euros !



Et ça, c'est rien que pour la Moselle en 2016 et ce, uniquement pour l'hébergement de ceux qui sont " demandeurs d'asile " ou " issus de la demande d'asile "... Rajoutez à cela, les subventions aux associations qui leur viennent en aide, l'AME, la bouffe, les petits pécules qui vont bien, les diverses aides ou allocs, etc...

Vous multipliez ça par le nombre de départements et... vous choppez le vertige ou la nausée, ou les deux !

Allez, reprenez tous en chœur avec moi: " C'est pas cher, c'est l'Etat qui paye ! "

Et bon dimanche à tous, même en Macronie !

Résultat de recherche d'images pour "demandeurs d asile"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

vendredi 1 décembre 2017

Médiocrité

Résultat de recherche d'images pour "nos chers voisins"

Quel meilleur mot que médiocrité pour qualifier notre époque ? Je n'en vois pas d'autre. Que l'on considère la vie politique, la vie artistique, cinématographique, architecturale ou musicale, le débat d'idées, le traitement médiatique des informations ou le sociétal comme on dit aujourd'hui, je ne vois que du médiocre, du petit orchestré, dessiné, mis en musique ou construit par nos élites françaises ou étrangères.

Prenez notre personnel politique et posez-vous la question de savoir lequel ou laquelle sort du lot, non parce qu'il ou elle aurait de la tchatche mais bien parce qu'il ou elle aurait une vision à moyen et long terme du pays, un charisme évident, une réelle empathie pour ses concitoyens, une intelligence indiscutable imbibée de pragmatisme, la capacité à réellement appréhender les attentes et les inquiétudes du peuple et prendre en conséquence les mesures qui s'imposent, le tout assorti d'une stature d'homme d'Etat avec tout ce que  cela implique... Alors ? Ben non, et toute considérations partisanes ou idéologiques mises à part, y a pas. Y a pas en magasin. Pas un pour relever l'autre. Même pas Macron. Même pas Wauquiez, même pas Melenchon, même pas Le Pen, aucun de ceux qui en ce moment tiennent plus ou moins le haut du pavé médiatique. Pas un qui ne remplisse les conditions précédemment établies. Et pourtant c'est important le personnel politique, c'est lui qui nous dirige, nous gouverne, nous taxe, nous impose et dessine le chemin sur lequel le pays s'engage pour des décennies. Rendez-nous de Gaulle, Pompidou, voire Mitterrand !

On nous avait promis un monde nouveau et nous voyons sidérés une nouvelle majorité parlementaire composée de branquignols dont certains en sont à réclamer la création d'une cellule d'aide psychologique (sic) pour leur venir en aide quand d'autres réclament le remboursement des frais de garde de leurs enfants ! Des députés qui se  disent épuisés par le rythme que leur imposerait un Président jupitérien...

On se goberge avec l'écriture inclusive, l'abaissement éventuel de l'âge du consentement sexuel, le féminisme idéologique, le remboursement des frais de nos députés quand tout ces gens-là devraient se mobiliser pleinement sur le chômage, la paupérisation de la population et la cohésion du pays.

On s'extasie et on jacasse pour un plug dressé en plein Paris, un pseudo vagin de la Reine à Versailles ou la magnificence supposé du nouveau philharmonique parisien quand nos chefs d’œuvres architecturaux sont en péril, que l'on est obligé de faire appel à des mécènes étrangers pour sauver Notre-Dame tandis que l'on espère nous faire avaler que la simple nomination d'un Stéphane Bern en sauveur du patrimoine et du matrimoine va résoudre le problème.

Sur France Inter, ce matin, on qualifie " d'événement culturel " la sortie du dernier album du rappeur Booba quand toutes les grandes voix de la chanson française ont quasiment disparu ou qu'il nous est impossible de n'en citer ne serait-ce que trois ou quatre bien vivantes. Qui pour remplacer, dans la durée, les Barbara, Trenet, Sablon ? Quel artiste aujourd'hui pour passer à la postérité ? Certainement pas Booba ni Maître Gimms. Rendez-nous Guy Béart, Claude François, Dalida, Gainsbourg, Brassens, Nino Ferrer ou Léo Ferré ! On a jeté aux oubliettes la minute de monsieur Cyclopède; aujourd'hui, on a droit à Nos Chers Voisins ou Hanouna sans réussir à les départager question médiocrité.

Les Rohingyas sont à la peine et qui trouve-t-on à envoyer pour que le monde prenne conscience du massacre (prise de conscience orientée bien évidemment) ? Omar Sy, le black qui s'est cru à la hauteur de Louis Jouvet. Et quand dans le même temps des centaines de milliers de Yéménites sont massacrés par notre allié saoudien, on en vient à s'étonner sur tous les écrans télés qu'il puisse neiger début décembre ou on mobilise des heures et des heures d'antennes pour nous parler du tirage au sort de la prochaine coupe du monde de foot.

La traite des noirs et l'esclavage nous explosent à la figure, à la manœuvre des noirs et des arabes; une solution: mettons à l'abri chez nous ces populations en danger.

Notre civilisation européenne occidentale est en péril, une étude présentée comme sérieuse nous annonce que près de 20% de la population française sera muzz en 2050 alors, avec des méthodes que ne renieraient pas les théoriciens du marketing on continue à nous vanter les bienfaits du VivreEnsemble. Diluons pour mieux régner.

Par Bourdin interposé, Plenel, Riss et Valls s'étripent sur les cadavres de Charlie et du 13 novembre qui encombrent encore et pour longtemps nos mémoires. Maëlys, Alexia, Abdelkhader Merah, la justice est devenu un spectacle médiatique porteur d'audience et de recettes publicitaires pour les télés et les journaux qui nous gavent avec cela.

Parce que c'est la journée mondiale de lutte contre le Sida, le Président de la cinquième puissance mondiale convoque les caméras qui, obéissantes ou complaisantes, vont le filmer pendant qu'il se fait dépister.

Autant d'exemples - il y en a tant d'autres - de cette médiocrité ambiante. Une médiocrité aux multiples effets: la crétinisation des masses, la lassitude, le repli sur soi pour y échapper, le dégoût de la chose publique et de la politique, la rébellion ou l'amorphisme... Pas un jour qui ne passe sans que je ne croise ou n'entende quelqu'un se plaindre d'un des effets secondaires de cette médiocrité. Et pas le moindre médoc en vue. Çà fait peur.


Résultat de recherche d'images pour "macron dépistage sida"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

France, 2019.