mardi 10 avril 2018

Sous couverture... bulgare




Il faut presque autant de temps pour aller en Bulgarie par avion que pour aller à Bordeaux en TGV: un peu plus de deux heures; autant dire la porte à coté. Le pays compte près de 8 millions d'habitants et reçoit autant de touristes étrangers chaque année, c'est dire si le pays est ouvert sur le monde. La Bulgarie, ex-pays communiste, est devenue un régime assez démocratique (la liberté de la presse y est totale), elle fait partie de l'Otan et a adhéré à l'Union Européenne en janvier 2007 mais elle n'adoptera pas l'Euro. 60% de sa population est chrétienne orthodoxe, 12% de confession musulmane. L'économie se porte aujourd'hui à peu près bien. L'immigration est quasi nulle et le pays s'en est prémuni encore plus  en construisant un mur anti-migrants de 180 km en 2015.

Pourquoi je vous raconte cela ? Parce que j'ai fini hier soir de visionner la série policière bulgare "Undercover" (Pod Prikritie en bulgare), une cinquantaine d'épisodes. Le sujet est classique: la lutte acharnée d'une équipe de policiers et d'un des leurs infiltré contre les mafieux locaux. Bagarres, action, grosses bagnoles, sexe,drogue, alcool, putes, trafics en tous genres, trahisons, amitiés, amours, rebondissements, tout y est... Mais pas comme chez nous, pas comme dans les séries françaises, britanniques ou américaines que l'on nous diffuse ici à foison. C'est peut-être bien ce qui m'a poussé à la regarder intégralement.

La quasi totalité des personnages fument, y compris dans les lieux publics ou les boîtes de nuit ou picolent à l'écran, impensable et quasi interdit chez nous aujourd'hui. C'est assez brutal et violent avec réalisme tant la réalisation est soignée, rien à voir avec les petits coups de poings et les panpan-culcul de Caïn ou des Bleus dans la police, bref, c'est slave et étonnamment pour nos yeux d’occidentaux habitués aux soaps à la française plutôt bien fait.

Dans cette série bulgare, que des acteurs "de souche", la télé locale n'a visiblement pas été obligée d'appliquer les quotas que s'imposent nos télévisions:  Les gentils, comme les méchants, sont "blancs" ou Turcs. Aucune "diversité" n'est représentée au casting.; peut-être bien parce que là-bas elle serait quasi inexistante. D'ailleurs, tout du long de la série (plus de 50 heures tout de même avec de très nombreuses scènes tournées en extérieur), vous ne verrez aucune personne de couleur, pas d'arabes, pas de noirs, pas d'asiatiques. De la même façon, aucun acteur ou actrice pour interpréter le gay de service, la lesbienne déjantée, l'handicapé décomplexé ou je ne sais quoi. Voilà qui nous change de Navarro, de Cherif ou des Experts. Seule la religion chrétienne orthodoxe est évoquée dans la série, l'un des voyous, l'excellent Marian Valev, ayant LA révélation dans la saison 3. Les acteurs sont tous parfaits et ont, policiers ou voyous, la gueule de l'emploi, la vraie; voilà qui nous change à nouveau.

Tout ça pour en venir à quoi ? Au fait que nous avons deux pays européens presque voisins (2 000 km soit l'équivalent de la distance Paris-Gibraltar), tous deux membres de l'UE et qui pourtant n'ont rien en commun. Le notre, en paix et stable depuis des lustres, ouvert aux quatre vents de l'immigration maghrébine et musulmane depuis plus de 50 ans avec une population de plus en plus hétérogène et connaissant une poussée sans précédent des communautarisme, un pays où règne le politiquement correct et les obligations de représentation de la diversité à tous les niveaux (séries TV, pubs,...), un pays où pour "notre bien à tous" on se plaît à multiplier les lois liberticides et à interdire tout et n'importe quoi. 

Et là-bas, la Bulgarie, pays stabilisé politiquement et économiquement depuis à peine vingt ans, pays avec une population parfaitement homogène, sans immigration, un pays où l'on peut encore fumer sur un quai de gare sans se prendre une prune, un pays où la laïcité n'a pas à être respectée puisque la notion même de laïcité semble ne pas exister et qu'aucune communauté ne revendique quoi que ce soit (suivez mon regard), un pays où il faut remonter à 2013 pour trouver trace sur wikipedia d'un attentat terroriste (muzz et antisémite, bien évidemment), un pays pas encore touché par tous les délires progressistes que nous connaissons, etc... Bref, un pays qui a su se préserver malgré les soubresauts de l'histoire... Comme par hasard, un ancien "pays de l'Est"...

Alors certes, tout n'est pas parfait, loin de là, mais avouez tout de même que ça ferait presque rêver, non ? Et la découverte de tout cela grâce à une série télévisée de qualité, série qui m'a poussé à investiguer pour mieux connaître ce pays, un des rares pays européen dans lequel je n'ai jamais mis les pieds.



D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 9 avril 2018

Ça sent pas bon tout ça...


Vous suivez les actualités en ce moment ? Vous arrivez à vous y retrouver ? Compliqué n'est-ce pas... Moi j'ai du mal. Tenez les réformes macroniennes, êtes-vous capables de citer toutes celles qui sont en cours ? Difficile. La santé, les Ephad, la SNCF, le droit d'asile, les institutions et je suis sûr que j'en oublie. Et les mouvements sociaux ? Les étudiants, les cheminots, les avocats, les infirmières, les éboueurs, les retraités... Y a un tel bordel dans ce pays qu'une vache n'y retrouverait pas ses petits. Bon, faut dire que les médias ne font pas grand chose pour nous éclairer parce qu'à part nous causer des grèves de trains et depuis ce matin, en boucle, de l'évacuation de la ZAD de NDDL, y pas grand chose au menu et il faut fouiller soi-même sur internet pour essayer de s'y retrouver.

Tenez, à Munster, on nous a dit, non, on nous a rabâché que le gars avait des problèmes psychologiques - ce qui ne peut pas être faux quand on décide de foncer en camionnette dans une brasserie -  et des tendances suicidaires. Soit la chose, on vous le dit, donc vous devez le croire. Sauf qu'une fois l'émotion passée et que l'actualité relègue cet "incident" en dernière page, on découvre que celui qu'on nous avait présenté comme un Allemand était en fait un citoyen allemand d'origine kurde et de confession musulmane et que chez lui, les keufs ont retrouvé une Kalach et des explosifs; ce qui accréditerait la thèse nauséabonde selon laquelle nous aurions eu droit à un énième attentat à la voiture bélier et non à l'acte fou d'un fou. N'affolons pas les foules...

La réforme de la SNCF... Quelle réforme ? Tout juste une réformette que cégétistes et autres syndicalistes montent en épingle au nom de la préservation de leurs acquis et d'une pseudo défense du service public, service qu'ils ne cessent de torpiller depuis des années, service qu'ils ne sont même pas foutus d'assumer puisqu'en grève tous les 4 matins. Le statut ? Oui, il sera supprimé puisque tous les nouveaux entrants n'y auront pas droit; mais supprimé définitivement vers 2050 quand tous les bénéficiaires actuels seront soit à la retraite soit boufferont les pissenlits par la racine. Me font penser à ces jeunes lycéens qui dès 16 ou 17 ans manifestent parce qu'ils s'inquiètent pour leur retraite. Est-ce que je m'inquiétais pour la mienne quand j'avais 16 ans ? La dette de 50 milliards ? Mais on s'en fout de la dette de la SNCF, tout le monde s'en fout, il y en a même qui s'enrichissent grâce à elle; 50 milliards, c'est quoi ? C'est rien quand le pays en a déjà plus de 2 200 milliards au compteur et puis, au bout du bout, c'est qui qui va payer si tant est qu'on ait à rembourser ? C'est vous, c'est moi, c'est nous. Et qui c'est qu'on met à la manœuvre pour réformer ? Dame Borne, celle-là même qui fut responsable de la stratégie de la SNCF pendant 5 ans à 50 000 euros de salaire mensuel. On croît rêver et on s'en fout, ça passe.

Les étudiants? Une poignée de pouilleux d'extrême-gauche mâtinés de France Insoumise - on parle d'à peine 250 charlots à Tolbiac - bloquent trois facs et l'Etat régalien demande aux recteurs de ne pas recourir à la police de peur que Paris ou Le Mirail s'enflamment comme en 68. Ben, z'ont raison, les pouilleux, puisqu'on les laisse mettre le bordel, ils auraient tort de ne pas se vautrer dans la fange qu'ils semblent si bien apprécier.

Fange, disais-je, et autres pouilleux ? L'Etat envoie 2 500 gendarmes pour expulser deux cents à trois cents gusses. A mourir de rire pour ne pas pleurer. Toutes les précautions ont été prises, les expulsables ont été prévenus à l'avance et, tenez-vous bien, seront relogés (à vos frais), pas question de laisser des gens à la rue qu'il a dit le Collomb. Un Etat craintif redoutant qu'on nous fasse une deuxième Rémi Fraisse. Mais on s'en fout de Rémi Fraisse, tu joues avec le feu et avec la police, faut assumer, y compris le risque de s'en prendre une dans la tronche.

Et pendant ce temps-là, les personnels hospitaliers peuvent suer le burnous, on s'en branle, 8 500 guichets de la Poste sont fermés aujourd'hui pour cause de panne informatique, on s'en branle. 15 000 fichés "S" sont dans la nature, on s'en branle. Vincent Lambert devrait être euthanasié dans dix jours mais on s'en branle.

Le Yémen est bombardé sans relâche par les Saoudiens, on s'en branle pendant que Macron reçoit le prince Saoudien. On préfère accuser, sans preuve, le régime syrien d'une nouvelle attaque chimique sur les rebelles. Et tout le monde d'oublier que celle de 2013 n'a jamais pu être imputée au régime de Damas... faute de preuves.

Hier, tous nos médias nous disaient que la victoire de Viktor Orban n'était pas acquise, il est réélu triomphalement et pas un mot ce matin entre 8h30 et 11h00 sur CNews et BFM. J'vais peut-être bien me mettre à apprendre le Hongrois, un gars qui dit niet à la politique migratoire de Bruxelles, ça me plaît bien.

Tiens, et Macron, il devient quoi ? A part faire du tennis au Touquet, déjeuner avec le peintre Soulages et recevoir en grande pompe Mohamed ? Il va causer à la télé, monopoliser les antennes pendant pas moins de trois heurs en moins d'une semaine: 1 heure chez Pernaud jeudi et deux heures sur BFM/RMC avec en interviewer-guest, dimanche prochain, l'odieux Edwy Plenel. Oui, oui, Edwy Plenel...

Non mais c'est quoi ce souk ? Un pays à vau l'eau, des jours de grèves à répétition, des clients usagers des transports publics traités comme du bétail, des facs bloquées, une contestation quasi générale, des velléités de nous rejouer 68, une autorité régalienne qui recule sans cesse, toujours autant de chômeurs dont on ne parle plus, toujours autant de migrants dont on préfère ne pas parler et l'autre Jupiter va répondre aux questions d'un islamo-gauchiste de première bourre. Non mais allo, quoi ?

El la droite dans tout ça, elle fait quoi ? Elle se branle.

Ça sent pas bon tout ça, ça sent pas bon...

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

Quizz Photo (Niveau de difficulté: Facile)



Que vient donc d'apprendre Jean-Claude Juncker pour faire une tête pareille ?


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

vendredi 6 avril 2018

De Renaud Camus à Nicolas Dupont-Aignan

Parce que hier nous évoquions le cas Dupont-Aignan convoqué devant la 17ème chambre pour crime de lèse politiquement correct (et parce que les travaux dans la maisonnée prennent un peu de temps et m'empêchent de pondre moi-même un billet sur le sale temps social qui règne actuellement en France) laissez-moi vous provide (histoire de parler franglais comme Jupiter) le mot sucré-salé que Renaud Camus (théoricien du Grand Remplacement et gourmandise des petits juges de la même 17ème chambre) a commis à l'intention du futur condamné susnommé.



" Lettre ouverte à Nicolas Dupont-Aignan

Monsieur le Député,

Ne vous inquiétez pas, je ne tiens pas à aggraver votre cas, je ne vous écris pas pour vous apporter mon soutien. Ce serait d’ailleurs inutile : vous imaginez bien que vous l’avez déjà. Et comme vous me traitez régulièrement de “dingue”, vous êtes un peu couvert de ce côté-là, même quand vous dites la même chose que moi.

Si je me permets de m’adresser à vous aujourd’hui, c’est parce que votre procès me semble marquer une date importante dans l’officialisation de la fiction. On voit bien à cette occasion qu’il va devenir interdit non seulement de s’opposer comme on peut à l’immigration de masse mais même de paraître la remarquer, de la nommer. Déjà nous vivons dans un monde imaginaire : non pas tant qu’il invente une réalité qui n’est pas (encore que…), mais aussi, et surtout, parce que la réalité qui est s’y trouve totalement oblitérée.

Répétez après moi, disent les juges, les journalistes, les sociologues, les libraires : ce qui arrive n’arrive pas, ce que vos yeux voient n’existe pas, ce que votre cœur souffre est une illusion, un sentiment ; non votre patrie ne vous est pas arrachée, non ce qui fut votre pays n’est pas livré à des étrangers qui le haïssent, non il n’y a pas de Grand Remplacement.

Pourtant, l’immigration, achetée jadis en tant que lézard décoratif, est devenue entre-temps crocodile. Il occupe la moitié du salon, l’œil mi-clos. De temps en temps, quand l’humeur taquine lui en prend, il dévore un bras ou une jambe, pour passer le temps. Toutefois la convention est de faire comme s’il n’était pas là, et de poursuivre la conversation par-dessus lui autour d’une tasse de thé, en parlant des horaires des trains, tandis qu’il se pourlèche les babines en sang.

« Invasion migratoire », avez-vous dit, Monsieur le Député. C’était trahir la convention. Vous auriez pu dire submersion, aussi bien, changement de peuple et de civilisation ou même, horresco referens, Grand Remplacement. Vous n’en avez rien fait, j’en témoigne. Il reste que votre procès pourrait bien, par l’imprudence d’un procureur ou de juges trop zélés, percer accidentellement le décor, réveiller les figurants hébétés, révéler le caractère de théâtre ou de téléréalité de cette France imaginaire où nous vivons, cette France en fait livrée, trahie, remplacée, cette France du fallacieux vivre ensemble, où, entre ensemble et vivre, il faut choisir.

Vous n’avez fait que dire la vérité, vous le savez. Les juges le savent aussi, et la plupart des Français pareillement, même s’il en est encore quelques-uns pour ne pas savoir qu’ils le savent, ou ne pas vouloir le savoir. Au pays du faux la vérité est une allumette. Elle peut faire tout s’embraser d’une seconde à l’autre, tout s’effondrer du mensonge. On vous parlait de canapé-cuir, de table basse ou d’un pouf, comme “Au théâtre ce soir”, et vous avez demandé poliment :

« Ne serait-ce pas plutôt un crocodile ? »

C’en est un, je le confirme. Il n’a aucune intention de payer nos retraites. Mais qu’il soit désigné pour ce qu’il est, et par un homme comme vous, si pondéré, si sage, si ami d’habitude des conventions républicaines, fasse le ciel que les Français s’en inquiètent enfin, et s’en alarment, et s’en révoltent, qui sait ; qu’ils s’unissent pour percer la chape de mensonge sous laquelle leur pays subit ce que leurs ancêtres ont voulu le plus fort éviter, au prix de terribles sacrifices : l’asservissement, la conquête, la soumission, le remplacement. C’est cela ou le triomphe des juges, des journalistes, des sociologues de cour, de tous les inventeurs du monde à l’envers, où ce qui arrive n’arrive pas.

Soyez assuré, Monsieur le Député, à la part amicale que je prends, pour les connaître un peu, à vos épreuves,

Renaud Camus (le dingue) "

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

jeudi 5 avril 2018

Invasion migratoire et muselière



Parce que, moyennant subventions publiques, elle n'a rien d'autre à faire si ce n'est emmerder le monde, la Licra avait porté plainte contre Nicolas Dupont Aignan qui, lors de la campagne présidentielle, avait tweeté la monstruosité suivante: "En 2016, les socialistes compensent la baisse de natalité par l'invasion migratoire. Le changement de population, c'est maintenant !"

Parce que la Justice n'a rien de mieux à faire que d'imposer le politiquement correct et de faire respecter la police de la pensée, elle décide de répondre favorablement à la demande de la Licra en condamnant Dupont Aignan à 5 000 euros d'amende avec sursis en guise de "premier et dernier avertissement". Supplétive de la justice et des policiers de la pensée, la Licra réclame quant à elle 5 000 euros de dommages et intérêts !

Le délibéré sera rendu le 6 juin prochain.

Voilà où nous en sommes dans ce pays ! Un pays où pour balancer sur les réseaux sociaux l'expression "invasion migratoire", vous vous retrouvez convoqué devant la 17ème chambre pour avoir "repris à son compte une théorie complotiste et raciste née dans les tréfonds de l'extrême droite française, la théorie du grand remplacement de Renaud Camus" (Procureur).

Méfiez-vous les gens, la police de la pensée veille au grain. Faites gaffe à vos abatis, surveillez vos propos, n'écrivez plus rien qui puisse froisser la sensibilité des zélateurs du politiquement correct ou bien alors préparez-vous à subir les foudres de la justice et peu importe que vous soyez puissant ou misérable si vous n'êtes pas dans le Camp du Bien, vous vous ferez dépouiller: amendes, frais de justice te d'avocat. C'est ainsi.

Mais le pire reste à venir parce qu'à force de voir vos amis, lambdas ou politiques du Camp du Mal se faire rançonner par une  justice toute acquise au politiquement correct, bientôt vous n'oserez plus dire ou écrire ce que vous pensez, alors vous vous auto-censurerez et poserez de vous-mêmes la muselière sur votre liberté de pensée.

Joli monde que celui-ci, n'est-ce pas ?

Auto-Censure
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 4 avril 2018

Mouvements sociaux: Macron joue avec le feu !


Maxime Tandonnet a publié un billet sur la grève actuelle des cheminots: "Réflexion sur le mouvement social", mouvement qu'il trouve, à justes raisons selon moi, injustifié. Allez le lire... puis revenez-ici lire ci-dessous la réponse que lui a fait l'un de ses commentateurs, Philippe.

" La responsabilité de cette situation revient à Macron. Depuis le début il joue la « com, la posture ». Depuis le début, il s’applique à monter les gens les uns contre les autres. Les retraités contre les actifs, les cheminots contre les privés. Lui et les journalistes parlent de privilèges. Privilèges lorsque l’on gagne à la SNCF 1568€ brut ? Vous parlez de privilèges, ce n’est pas les voyages gratuits qui mettent du pain dans la soupe. Faire croire que le déficit de la SNCF est dû aux statuts des cheminots, c’est se moquer des français. Mais Macron connaît la faiblesse des français « jalouser les biens et les acquis d’autrui. », il joue donc sur cette corde. Le déficit de la SNCF est dû à l’incompétence de ses dirigeants successifs et des gouvernements précédents, à ces élus qui voulaient du tout TGV, et à ceux qui faisaient des « cacas nerveux » s’ils n’avaient pas leur gare TGV dans les champs de betteraves ou au milieu de nulle part. Le Partenariat Public Privé est une cause aussi de l’endettement. Un groupe comme Vinci se gave largement par ce type de contrat. Ces contrats sont largement en faveur des gros groupes qui veulent une rentabilité maximum.

L’ouverture à la concurrence doit être surveillée de près car il est certain que les investisseurs ne s’intéresseront qu’aux lignes rentables, les lignes non rentables seront abandonnées.

N’oubliez pas Maxime qu'aujourd’hui l’argent est devenu un but et non un moyen. Les ingénieurs, les autodidactes ont vu leur pouvoir souffler par des gestionnaires qui ne pensent qu’à deux choses la rentabilité et la performance, avec un investissement minimum, et leur variable d’ajustement est le salarié, donc les salaires. J’ai un collègue formateur italien dont le frère travaille comme conducteur de train sur ETR 1000 à Trenitalia. Depuis l’ouverture à la concurrence il a vu son salaire baisser de 20%, et son temps de travail augmenter de 30%. Le travailler plus pour gagner plus fut une illusion. Pourtant ils avaient eu des promesses en matière de salaires et de statuts, je dis bien des promesses.

Macron a fait fort, il a réussi à mécontenter les militants de la CFDT, à parler de privilèges et de nantis à la SNCF, cela me fait rire. Les effectifs de la SNCF ont baissé de 255 000 depuis 1960. Quant à la retraite, ils doivent partir avec 164 trimestres pour toucher le taux plein. Par contre les effectifs des cadres supérieurs ont explosé avec une masse salariale qui a elle aussi explosée. Hier sur France 24, Mr François de Closet nous parlait de privilèges scandaleux et se lamentait pour les pauvres qui ne pourraient prendre le train. Mais que les journalistes ainsi que les hauts fonctionnaires mettent sur la table leurs avantages et privilèges qu'on rigole... Dans beaucoup de professions, il y a des privilèges, notamment au niveau des CE, mon épouse en bénéficie de certains dans son entreprise (armement).

Vous dites : « Elles prévoient un changement de statut juridique, passage d’un établissement public à une société à capitaux public, comme la poste, rien de plus. ». Allez interroger les postiers sur leurs conditions de travail. Ma postière n’est jamais la même, elle doit faire une tournée de plus en plus grande, en un minimum de temps et le salaire est dérisoire. De plus, ils prennent de plus en plus d’intérimaires moins coûteux. Les postes communales ferment les unes après les autres obligeant des personnes âgées à faire de 20 à 30 km pour aller chercher un recommandé. Les tarifs postaux augmentent et le service devient lamentable. Nous sommes passés d’un excès à un autre.

Il n’y a pas de secret, si vous voulez faire des tarifs attractifs et réduire les coûts, la variable d’ajustement est le salarié. L’Allemagne en est l’exemple type, où la consommation des allemands stagne, car ils ont leur pouvoir d’achat qui diminue, et je sais de quoi je parle, j’ai vécu 5 ans en Allemagne de 1989 à 1994 et j’y ai de nombreux amis qui ont deux boulots pour s’en sortir.

Maintenant je n’approuve aucunement la méthode de la CGT et de Sud Rail, ni des syndicats en général qui sont politisés. Mais avouez que les membres du gouvernement s’y sont pris comme des manches, pour entreprendre ces négociations. Il faut des réformes, mais des réformes réfléchies, menées avec intelligence et non avec une arrogance puante, comme le fait Macron. Macron ne fédère pas, il divise, il méprise; son attitude face à un cheminot au salon de l’agriculture en est l’exemple type.

Le pays a besoin de réforme, mais en tenant compte des idées de chacun. En France on ne sait pas faire de négociation. Dans 90% des cas les élus prennent des décisions et ensuite négocient tout en sachant qu’ils feront ce qu’ils veulent pour le bien de tous, vous disent-ils, vaste fumisterie.

Macron joue le même jeu, en faisant croire que tout ira mieux en réduisant le nombre de députés, ce qui est une ineptie. Macron doit faire attention car de plus en plus de personnes ne peuvent le souffrir; son arrogance, ses actions « people » photos avec madame devant le Taj Mahal, etc... commencent à énerver sérieusement. La bienveillance que fait apparaître Macron lors de ses bains de foule est une hypocrisie, il est machiavélique et calculateur. Ce matin j’entendais des personnes soutenir la grève, pas pour les cheminots, mais pour contrer Macron. Comme vous le dites si bien : « Rien n’est pire qu’un mouvement social qui repose sur du passionnel: faire plier le pouvoir comme un but en soi et tenir bon comme un but en soi. ».

Je pense que la crise politique n’est pas loin. Ce que nous avions prévu depuis l’élection de Macron se confirme."

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

France, 2019.