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mercredi 4 avril 2018

Mouvements sociaux: Macron joue avec le feu !


Maxime Tandonnet a publié un billet sur la grève actuelle des cheminots: "Réflexion sur le mouvement social", mouvement qu'il trouve, à justes raisons selon moi, injustifié. Allez le lire... puis revenez-ici lire ci-dessous la réponse que lui a fait l'un de ses commentateurs, Philippe.

" La responsabilité de cette situation revient à Macron. Depuis le début il joue la « com, la posture ». Depuis le début, il s’applique à monter les gens les uns contre les autres. Les retraités contre les actifs, les cheminots contre les privés. Lui et les journalistes parlent de privilèges. Privilèges lorsque l’on gagne à la SNCF 1568€ brut ? Vous parlez de privilèges, ce n’est pas les voyages gratuits qui mettent du pain dans la soupe. Faire croire que le déficit de la SNCF est dû aux statuts des cheminots, c’est se moquer des français. Mais Macron connaît la faiblesse des français « jalouser les biens et les acquis d’autrui. », il joue donc sur cette corde. Le déficit de la SNCF est dû à l’incompétence de ses dirigeants successifs et des gouvernements précédents, à ces élus qui voulaient du tout TGV, et à ceux qui faisaient des « cacas nerveux » s’ils n’avaient pas leur gare TGV dans les champs de betteraves ou au milieu de nulle part. Le Partenariat Public Privé est une cause aussi de l’endettement. Un groupe comme Vinci se gave largement par ce type de contrat. Ces contrats sont largement en faveur des gros groupes qui veulent une rentabilité maximum.

L’ouverture à la concurrence doit être surveillée de près car il est certain que les investisseurs ne s’intéresseront qu’aux lignes rentables, les lignes non rentables seront abandonnées.

N’oubliez pas Maxime qu'aujourd’hui l’argent est devenu un but et non un moyen. Les ingénieurs, les autodidactes ont vu leur pouvoir souffler par des gestionnaires qui ne pensent qu’à deux choses la rentabilité et la performance, avec un investissement minimum, et leur variable d’ajustement est le salarié, donc les salaires. J’ai un collègue formateur italien dont le frère travaille comme conducteur de train sur ETR 1000 à Trenitalia. Depuis l’ouverture à la concurrence il a vu son salaire baisser de 20%, et son temps de travail augmenter de 30%. Le travailler plus pour gagner plus fut une illusion. Pourtant ils avaient eu des promesses en matière de salaires et de statuts, je dis bien des promesses.

Macron a fait fort, il a réussi à mécontenter les militants de la CFDT, à parler de privilèges et de nantis à la SNCF, cela me fait rire. Les effectifs de la SNCF ont baissé de 255 000 depuis 1960. Quant à la retraite, ils doivent partir avec 164 trimestres pour toucher le taux plein. Par contre les effectifs des cadres supérieurs ont explosé avec une masse salariale qui a elle aussi explosée. Hier sur France 24, Mr François de Closet nous parlait de privilèges scandaleux et se lamentait pour les pauvres qui ne pourraient prendre le train. Mais que les journalistes ainsi que les hauts fonctionnaires mettent sur la table leurs avantages et privilèges qu'on rigole... Dans beaucoup de professions, il y a des privilèges, notamment au niveau des CE, mon épouse en bénéficie de certains dans son entreprise (armement).

Vous dites : « Elles prévoient un changement de statut juridique, passage d’un établissement public à une société à capitaux public, comme la poste, rien de plus. ». Allez interroger les postiers sur leurs conditions de travail. Ma postière n’est jamais la même, elle doit faire une tournée de plus en plus grande, en un minimum de temps et le salaire est dérisoire. De plus, ils prennent de plus en plus d’intérimaires moins coûteux. Les postes communales ferment les unes après les autres obligeant des personnes âgées à faire de 20 à 30 km pour aller chercher un recommandé. Les tarifs postaux augmentent et le service devient lamentable. Nous sommes passés d’un excès à un autre.

Il n’y a pas de secret, si vous voulez faire des tarifs attractifs et réduire les coûts, la variable d’ajustement est le salarié. L’Allemagne en est l’exemple type, où la consommation des allemands stagne, car ils ont leur pouvoir d’achat qui diminue, et je sais de quoi je parle, j’ai vécu 5 ans en Allemagne de 1989 à 1994 et j’y ai de nombreux amis qui ont deux boulots pour s’en sortir.

Maintenant je n’approuve aucunement la méthode de la CGT et de Sud Rail, ni des syndicats en général qui sont politisés. Mais avouez que les membres du gouvernement s’y sont pris comme des manches, pour entreprendre ces négociations. Il faut des réformes, mais des réformes réfléchies, menées avec intelligence et non avec une arrogance puante, comme le fait Macron. Macron ne fédère pas, il divise, il méprise; son attitude face à un cheminot au salon de l’agriculture en est l’exemple type.

Le pays a besoin de réforme, mais en tenant compte des idées de chacun. En France on ne sait pas faire de négociation. Dans 90% des cas les élus prennent des décisions et ensuite négocient tout en sachant qu’ils feront ce qu’ils veulent pour le bien de tous, vous disent-ils, vaste fumisterie.

Macron joue le même jeu, en faisant croire que tout ira mieux en réduisant le nombre de députés, ce qui est une ineptie. Macron doit faire attention car de plus en plus de personnes ne peuvent le souffrir; son arrogance, ses actions « people » photos avec madame devant le Taj Mahal, etc... commencent à énerver sérieusement. La bienveillance que fait apparaître Macron lors de ses bains de foule est une hypocrisie, il est machiavélique et calculateur. Ce matin j’entendais des personnes soutenir la grève, pas pour les cheminots, mais pour contrer Macron. Comme vous le dites si bien : « Rien n’est pire qu’un mouvement social qui repose sur du passionnel: faire plier le pouvoir comme un but en soi et tenir bon comme un but en soi. ».

Je pense que la crise politique n’est pas loin. Ce que nous avions prévu depuis l’élection de Macron se confirme."

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 28 mars 2017

Ainsi va la vie en Guyane...

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Ce que je redoutais un peu est arrivé: l'UTG a appelé à la grève générale en Guyane. L'UTG, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est la CGT en pire.  Non seulement ce sont des fouteurs de merde patentés (je le sais, je l'ai vécu), non seulement ils savent employer des méthodes franchement condamnables pour obtenir que tout le monde, y compris ceux qui ne le veulent pas, fassent grève (je le sais, je l'ai vécu) mais en plus ils sont indépendantistes. C'est plus ou moins de ses rangs que des gens comme Mam' Taubira et son ex, monsieur Delanon, se firent un nom. Bref, quand l'UTG s'en mêle, on peut être sûr que les choses vont s'envenimer et durer.

Jusque là, le mouvement qui perturbait la Guyane était selon moi légitime: Chômage endémique, pauvreté, misère, absence totale de perspectives d'avenir pour la jeunesse, délinquance en tous genres, inégalités croissantes entre les "riches" et les "pauvres", décalage de niveau de vie entre les fonctionnaires,les expats et la population locale, immigration illégale délirante de par le nombre, insécurité et ... désintérêt total des autorités françaises, de droite comme de gauche, qui ont toujours préféré laisser la gestion (vérolée jusqu'à la garde) de ce territoire aux potentats-gauchistes locaux. A un moment, quand la soupape ne joue plus son rôle, la cocotte explose et c'est exactement ce qui est en train de se passer en ce moment. Quoiqu'en dise la greluche du journal de France 2 aujourd'hui dans son treize heure.

Le truc en plus, depuis hier, c'est l'entrée en scène, avec près de quinze jours de retard sur le mouvement, de l'UTG. Le mouvement va devenir politique avec des revendications qui vont dépasser largement celles défendues par la population locale. On va parler publiquement d'autonomie, de développement "orienté" (comme si les milliards injectés depuis des années ne suffisaient pas), d'augmentation des dotations de l'Etat (ce que celui-ci ne se privera pas de faire, surtout en période électorale), de préférence "régionale" autrement dit de laisser plus de pouvoir aux politiques locaux, etc... Et on parlera tout autant, mais de façon plus discrète, de quotas comme par exemple le nombre d'employés " de couleur" que devront prendre les entrepreneurs locaux ou métropolitains (vécu là aussi) et tant pis si ces "gens de couleurs" n'ont aucune compétence et guère l'envie de bosser... On passera sous le boisseau l'emploi au "black" (oups!) des clandestins auquel ont recours quantité de gens (y compris ceux qui se plaignent de l'immigration illégale; je le sais, je l'ai fait), les  fonctionnaires locaux (syndiqués) qui possèdent une carte d'artisan (vu de mes yeux vus), les élus locaux qui s'en mettent plein les fouilles en réclamant pots-de-vins aux commerçants (au risque de me répéter, vécu çà aussi) et qui se font construire, au frais du contribuable, un ascenseur pour aller du rez-de-chaussée au premier étage de leur maison ou de leurs mairies (vu de mes yeux vus, bis), j'en passe et des pires...

Les médias mettront en avant les "500 frères" et oublieront d'investiguer sur l'influence néfaste de l'UTG. On nous dira que la ministre des outres de mer refuse (à juste titre) d'aller discuter avec des cagoulés et l'on ne nous dira pas que les négociations se font en sous-main avec l'UTG.

Le premier Sinistre, à un mois de quitter son poste, et après voir dit qu'il aimait ce département qu'il connait si bien pour y avoir été deux fois, proposera, on se marre, un plan d'avenir pour la Guyane et qui sait, peut-être ce plan prévoira-t-il la construction d'un nouveau pont qui ne sert à rien, encore un... Voilà qui calmera, peut-être, un temps, celui nécessaire au déroulement de l'élection présidentielle, les esprits et qui permettra assurément de refiler la patate chaude à son successeur; quel qu’il soit. 

En attendant, il enverra enfin deux ou trois ministres, histoire de montrer que Paris est là aux cotés de la population...

Les candidats à la présidentielle nous diront tous (comme l'a fait Micron) qu'ils aiment la Guyane, qu'ils la connaissent et que la situation ne peut plus durer comme ça mais, rassurez-vous, ça continuera comme ça. Pourquoi ? Parce qu'en Guyane, il n'y a pas grand chose, en tout cas rien de suffisamment lucratif et générateur de richesses pérennes pour organiser le développement de "l'île".

Les indépendantistes qui, comme en Corse, sont loin d'être majoritaires, obtiendront ce qu'ils voudront et la population locale, celle qui ne souhaite rien d'autre que de rester française et de vivre décemment, sur les genoux après 3 semaines ou un mois de boxon , retournera chez elle, désabusée, frustrée par un mouvement qui ne lui aura rien apporté... en attendant la prochaine période de "tension".

Quant aux fusées, elle redécolleront et les gens du Cnes iront fêter ça à l'île du Diable, privatisée pour l'occasion...

Ainsi va la vie en Guyane, et ce n'est pas prêt de changer...

Folie passagère 3490
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

jeudi 17 novembre 2016

Mais oui, mais oui, la grève est finie... à Itélé




Ça y est, la grève à Itélé est finie. C'est une bonne nouvelle, non ? Enfin bonne nouvelle, on s'en fiche un peu mais bon voir des journaleux faire grève, pendant un mois, oui, un mois, M'sieur, Dame, ça a quelque chose de savoureux. Je trouve. La grève la plus longue de l'histoire de l'audiovisuel depuis 1968, nous dit-on. Reste à savoir si Itélé, avec son 1,5% d'audience à tout casser ( et ses 25 millions de pertes pour un budget de 60 ), fait l'histoire de l’audiovisuel français.... 

Z'étaient pas d'accord avec leur patron, Monsieur Bolloré. Ils voulaient un directeur de la rédaction indépendant de la direction générale. Ils ne l'ont pas eu. Ils voulaient que leur soit garantie leur indépendance éditoriale, ils ne l'ont pas eu. Ils voulaient qu'une charte éthique soit imposée au sein de l'entreprise ( l'éthique des journalistes, on se marre ! ), ils ont eu la promesse d'une mise en place d'une  charte piquée à Canal+, version light. Ils voulaient que Morandini soit viré, Morandini reste mais ceux qui ne voudront pas travailler avec lui seront autorisés à... ne pas travailler avec lui. 

Bref, et malgré le soutien incongru de deux ministres, d'une pléiade de VIP du PAF, de bobos germanopratins et de politiques ( dont NKM ) ils n'ont pas obtenu le quart du dixième de ce qu'ils souhaitaient obtenir, mais ils ont fait grève, pendant trente jours !  Trente jours à négocier, à battre la pavé, à manger des sandwiches, à glander, à discuter, à débattre et peau-de-balle, Bolloré a gagné et eux ont perdu.

Alors, les biquets ( quasi tous bénéficiaires de l'abattement fiscal spécial journaliste de 7 500 euros ), ils se disent " fatigués, éreintés, à bout ". Les pauvres bouts de chou, fatigués, c'est sûr que ça a du les changer, d'habitude ils " traitent " la grève des autres et là, ils n'ont même pas pu traiter la leur. Comme ils n'ont pu traiter la victoire de Trump ( Laurence Haïm se désespère à faire le pied de grue dans le hall de la Trump Tower ). Comme ils n'ont pu traiter les deuxième et troisième débats de la primaires de la droite et du centre. Comme ils ne pourront traiter le lancement dans le ciel du cosmonaute Français Pesquet ( dont on se fout d'ailleurs, un peu aussi ). Comme ils n'auront pu traiter la mise en orbite d'Emmanuel Macron. C'est con, tout de même. Faire la grève, ne quasi rien obtenir et louper tout ça, on frôle presque la faute professionnelle lourde !

Les pauvres biquets; une bonne trentaine, dont quelques pointures inconnues du grand public, tellement écœurés qu'ils ont décidé de quitter le navire: Ah, Ciao Bonsoir ! comme disait Coluche ! 

Faut dire qu'ils ont un peu joué aux cons, tous journalistes, fiers de leur pouvoir d'informer, qu'ils pensaient être, ils ne faisaient pas le poids. Bolloré, 25 millions de dette et un mois de conflit, ce n'est pas ça qui l'empêchera de bouffer chez Laurent ni de faire tourner son Yacht. Et en plus, avec tous ces départs, il va faire des économies. Bien vu, chapeau bas !

Que ça leur servent de leçon, Bolloré, c'est le patron et  comme tout patron qui finance, il est maître chez lui. Quant à tous ces journalistes dépités, compris ? Vous vous êtes fait avoir ça vous fera les pieds. Votre supposé pouvoir s'est arrêté à la porte du boss ( qui va enfin pouvoir lancer son nouveau concept en remplaçant Itélé par CNews ) et ni le gouvernement, ni vos potes, n'ont pu rien faire.

Folie passagère 3360.
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jeudi 21 avril 2016

101 sur 28 000 et dix sur vingt !

(Défilé d'étudiants-diants-diants à Toulouse, le 7 avril, il semblerait qu'ils aient entériné  leur propre réforme de l'orthographe )
La loi Travail fait toujours des remous... à Toulouse ou plus exactement à l'université Jean Jaurès du Mirail.

Imaginez une fac qui compte 28 000 étudiants en premier, deuxième et troisième cycle, le tout encadré par plus de 1 000 profs et 730 personnels administratifs. C'est quand même pas rien, pas loin de 30 000 personnes sur ce pôle universitaire !

Comme un peu partout en France, les jeunes étudiants qui n'ont rien d'autre à faire, normalement, que d'étudier se sont mis en grève. Enfin, disons qu'ils ont dès le lancement de ce projet de loi travail manifesté. Ils sont descendus dans la rue, ont défilé, chanté ta loi on en veut pas, et blablabla... C'est sûr que ces boutonneux, on les comprend, ils sont inquiets pour leur avenir, leur retraite et toussa... Bien, enfin ( bis ) quand je dis qu'ils ont manifesté, disons qu'un bon nombre a été rejoindre les syndicalistes, les grévistes, les anti-El Connerie et compagnie et que sauf erreur de ma part, la plus grosse manif de tout ce beau monde, à Toulouse, n'a pas rassemblé plus de 15 000 personnes, selon la police, sans doute des centaines de milliers selon les organisateurs.

Mais manifester n'est pas faire grève et faire grève n'est pas forcément bloquer. Et bien si, une poignée de glandus que l'on peut supposer membres de la MNEF ou de la FAGE ont fait grève. Voulaient pas aller étudier. Mais, il faut bien l'avouer, la grève, elle n'a pas vraiment donné. Alors, les glandus, ils ont décidé en AG - en AG, comme en 68... - qu'il fallait bloquer la fac. Oui, m'ssieurs, dames, c'était le 5 février dernier, entre 200 et 300 étudiants se sont rassemblés et par 101 voix pour, 28 contre et 44 abstentions il a été décidé d’organiser le blocage du bastringue le 7 avril. Et tant pis pour les 27 899 autres étudiants ! 

Alors, vous pensez bien que le président de l'université qu'a des roubignoles mais qui tient à son poste, il ne s'est pas démonté: Il a décidé de fermer la quasi-totalité de la fac ! Oui, oui... le 7 avril, furent fermés la Bibliothèque Universitaire Centrale et l’ensemble des bâtiments des UFR, écoles et instituts du campus du Mirail !  Blocage décrété par 101 glandus, fermeture organisée par la direction ! 

Détricotage du projet de loi et pluie gouvernementale de millions sur la jeunesse opérant, les choses se calment et l'activité de l'université reprend peu à peu. On aurait pu en rester là, chacun se remettant au boulot; objectif: les examens ! Ben non. 

Ben non, parce que les mêmes glandus ( environ 300 sur 28 000, rappelons-le ) ont décidé d'aller rencontrer le recteur et d'exiger un aménagement des conditions d'examens. Ben oui, quand on fait grève et qu'on bloque, on prend du retard alors faut compenser, n'est-ce pas. Et puis comme le Président avait eu la bonne idée d'envoyer un note pas secrète à ses directeurs leur demandant de voir si, compte-tenu des événements, il fallait envisager une adaptation des modalités d'examen, les p'tits loups, ils se sont sentis pousser des ailes. Alors, ils ont demandé que les absences depuis le début de la mobilisation, le 9 mars, ne soient pas prises en compte et que tous les étudiants aient accès à l’ENT (Espace numérique de travail). Ils n'ont pas osé demander une compensation financière, une sorte de paiement des jours de grève, mais on en était pas loin... et ils avaient mieux à demander... 

Que tout le monde ait 10 sur 20 au minimum pour compenser ! 10/20 à toutes les épreuves de la première session d'examens ! Et vous savez quoi ? Et bien le directeur, il n'a pas dit oui, mais il n'a pas dit non. Il se donne 3 semaines pour réfléchir et aller aux ordres auprès du ministre des équipes pédagogiques !

Elle n'est pas belle la vie ? 300 étudiants sur 28 000 mettent le bronx et l'administration en attendant de dire oui à ce 10/20 - je n'en doute pas un instant - temporise ! 

Affaire à suivre donc et une évidence: Pas besoin d'être des millions à descendre dans la rue pour faire " bouger " le système, suffit juste de quelques glandus qui en veulent, de quelques milliers d'autres qui s'en foutent, et ça marche ! 

Allez, bonne soirée à tous, même en Socialie ! 

Folie passagère 3148
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 20 décembre 2011

Panique à l'aéroport ou syndicalisme jusqu'auboutiste


Arrrg ! Cette grève des agents de sécurité aéroportuaire, c'est d'un pénible, typiquement l'exemple d'un syndicalisme jusqu'auboutiste, à la française. Bientôt 6 jours que les gars mettent le bronx dans les aéroports, prenant en otage des centaines de milliers de personnes qui ne demandent qu'une chose: partir en vacances, rejoindre leurs familles ou leur domiciles, passer les fêtes de Noël là où ils le voulaient, là où ils avaient réservé, là où ils étaient attendus, qui sait, peut-être même espérés...

Lyon, Nice , Mulhouse, Toulouse, Paris, Rennes...

On nous dit qu'ils ont démarré cette grève sans, au préalable, jouer la carte de la négociation. Possible. Et quand bien même l'auraient-ils fait, celles-ci sont-elles raisonnables ? Certainement selon les grévistes, aberrantes selon le patronat...

Alors, oui, je les ai vu les p'tits gars de la sécu défiler devant les passagers piégés, coincés. Un brin provocateurs tout de même, non ? Pourquoi, pourrait-on se demander, faire grève à ce moment précis; réponse évidente: Noël, les vacances... Le chantage au trafic, la prise en otage des passagers... De l'action syndicale coup de poing ! Contre-productive, peut-être, impopulaire surement.

Bien sûr que le droit de grève est fondamental de même que le droit au travail... de même que le droit de partir et de voyager lorsqu'on le souhaite. 2 médiateurs ont été nommés, peu importe la grève continue. Les négociations, entamées bien tardivement, ont encore échoué cet après-midi. Le gouvernement est obligé de réagir: ultimatum, menaces de remplacer les grévistes par les forces de l'ordre, projet de loi pour instaurer un " service mimimum "... Alors au final, on peut craindre que les gagnants ne soient pas ceux à qui l'on pense.

Je viens de l'entendre le gréviste-chef: il n'est pas content. Cela tombe bien les centaines de milliers de passagers coincés, non plus.

Non, non, messieurs-dames, les grévistes, ras le bol d'être privé de notre liberté de circuler. La concertation, la concertation, toujours, pas l'affrontement. La négociation, encore et toujours, ça fonctionne très bien ailleurs, en Allemagne, en Angleterre ou dans les pays scandinaves... Pourquoi pas avec le syndicalisme made in France ?  Le syndicalisme en France, un syndicalisme de confrontation, n'est plus que l'ombre de lui-même. A peine 8% de la population active. 

Et si à force de faire la grève pour un oui ou pour un non, le syndicalisme ne s'auto-détruisait pas tout seul ? 

( et en attendant, n'oubliez pas, n'hésitez pas, la rétro-photo de l'année 2011, c'est là )

Folie pasagère 977.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.