lundi 22 septembre 2014

Et cette droite qui ne veut plus rien, elle veut quoi ?


Le retour maintenant officiel de Sarkozy déclenche de multiples réactions en tous genres. Celles venant de la "gauche" sont parfaitement prévisibles, je ne m'y attarde pas. Je préfère m’intéresser aujourd’hui à celles provenant d'une certaine "droite".

Et là, j'ai lu de tout et parfois du n'importe quoi...

Sarkozy est pourri, c'est un hâbleur, il bouffe  à tous les râteliers, il n'a pas changé, il revient pour échapper à la justice, c'est une erreur, prévisible, on sait comment ça va se terminer, il n'a rien fait, son bilan est nul, il n'a rien fait pour lutter contre l'immigration, c'est un traître, d'autres à droite brillent mieux, Sarko et Hollande c'est pareil, c'est un bateleur de foire, un menteur, une girouette, il nous a déjà fait le coup, il nous a vendu à l'Otan et à l'Europe, c'est à cause de lui que la France sombre dans le communautarisme, il n'a rien fait pour empêcher les musulmans de "proliférer", etc, etc, etc...


J'en ai même lu un, un réac vrai-de-vrai, un dur, qui en appelle à ses amis pour l'aider, je cite, à dresser l'inventaire des trahisons de Sarkozy car "Il ne s'agit pas de "convaincre" les aveugles et les sourds en leur "démontrant" des évidences, mais de donner des munitions aux gens normaux que ces sourds et aveugles harcèleront jusqu'en 2017." L'objectif étant de bâtir un argumentaire intitulé: "Pourquoi Sarkozy ne doit pas revenir en 2017"... Comme si la gauche et les media (pléonasme) ne se chargeaient pas de le faire à tout bout de champ. J'en lis même qui ne souhaitent qu'une chose, rejoignant peu ou prou dans l'idée les allumés de l’extrême-gauche: Que le système explose et vive le chaos ! Soyons fous, embrassons-nous Folleville... ou déchirons-nous !

Soit, admettons que tout ce que ces gens de  cette "droite" disent ou écrivent soit vrai; admettons qu'ils aient raison, que Sarko ou Hollande, c'est du pareil au même et que tous les politiciens sont des pourris qui nous amènent droit dans le mur. Admettons que tous les immigrés sont une véritable plaie pour le pays et l'Islam un danger mortel pour notre civilisation. Admettons que l'Otan est une saloperie et l'UE le cercueil de notre souveraineté nationale. Admettons qu'ils aient raison sur toute la ligne, même sur ce chaos parfois désiré. J'adhère même à leur point de vue sur certains sujets. Mais ce qui me surprend et me désespère c'est que globalement, ils ne proposent rien de réaliste, qui tienne la route ou qui soit applicable rapidement en respectant les règles du jeu démocratique. Hors du "tout est pourri, tout est nul, tout n'est qu'arnaque, tout n'est que jeu politicien", point ou peu de propositions concrètes. Sarkozy est un naze, okay, mais alors, pour qui voter ? Pour Bayrou, Jego, Aubry, Valls, le PS, les allumés du FDG ? On ne vote plus ? Ne me dites pas de voter pour le FN, en dehors de quelques idées plaisantes sur l'immigration, son programme est totalement irréaliste, ils n'ont même pas actuellement dix gars sous le coude pour former ne serait-ce que l'ébauche d'un gouvernement qui tienne plus de 15 jours.

Alors, messieurs les partisans du Grand Soir, vous les partisans du "tous pourris", vous les désabusés, vous que le système insupporte, vous dont je ne suis pas si éloigné que cela si ce n'est mon attachement à ce système qui à défaut d'être le meilleur nous permet de vivre relativement peinard, vous ne voulez rien de ce qui vous est proposé ou à portée de bulletin de vote, vous ne voulez pas de Sarko, pas de Hollande, pas du FDG, pas forcément du FN, pas de l'UE, pas de l'euro, pas de ceci, pas de cela; alors, dîtes-le nous, dites-le moi, vous proposez quoi ? Vous voulez quoi... qui tienne la route ?

Folie passagère 2468.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Nicolas Sarkozy, retour gagnant ?


Comme 8,5 millions de Français (contre 1,3 million pour Président lors de sa dernière conférence de presse), j'ai regardé et écouté hier soir Nicolas Sarkozy sur France 2. Chacun ira de son petit commentaire et forcément, comme pour le foot, il y aura autant d'arbitres que de supporteurs.

Je l'ai trouvé bon, clair, convaincant, excellent même. Il était évident que l'interview avait été parfaitement préparée, et que Sarkozy, en sportif accompli, s'était entraîné; ainsi sans aucune note écrite, il a su animer sa prestation et avoir réponse à tout. Un minimum. 

J'entends depuis hier soir les éditorialistes patentés et ses opposants déverser tout et n'importe quoi sur ce qu'a dit ou pas dit Sarkozy, sur ce que serait devenu Sarkozy ou sur le fait qu'il n'aurait pas changé. Normal, il s'y attendait certainement, moi aussi. L'homme a-t-il changé, oui, sans aucun doute, comme tout le monde, en plus de deux ans, n'importe qui change et évolue. Je l'ai trouvé plus posé qu'avant, plus réfléchi et plus clair dans ses propos. C'était l'interview d'un gars qui après deux ans de silence, ponctuée certes de quelques cartes postales, revenait se présenter devant les Français qui à 51% l'avaient mis dehors en 2012. Qu'on le veuille ou pas, qu'on l'apprécie ou qu'on le déteste, dans son propre camp ou dans les autres, il faut faire avec parce que visiblement, vu comment média, gauchistes, justice, militants et sympathisants de l'UMP s'accrochent à ses basques et à sa moindre parole, il semble évident que l'on ne puisse pas faire sans. L'homme anime le Landernau, l'homme anime la vie politique, l'homme ne laisse personne indifférent, il est incontournable. Je ne suis pas sûr que l'on puisse en dire autant de Hollande quand celui-ci se sera fait éjecté.

L'une des principales critiques faites sur son intervention par les différents procureurs habituels est que Nicolas Sarkozy n'aurait hier rien annoncé, rien proposé. C'est à la fois vrai et faux. Faux parce qu'il a (re)lancé quelques pistes comme par exemple rénover Schengen ou recourir plus souvent au référendum; vrai parce que selon moi, ce n'était absolument pas ni le lieu, ni le bon moment pour dévoiler son projet. Même si nous savons bien qu'il brigue à nouveau la présidence de la République, sa première étape est de prendre la présidence de l'UMP. Son projet à court terme sera donc l'exposé de ce qu'il proposera pour rénover l'UMP, on se doute bien qu'il réservera cela aux militants. Viendra seulement après d'une manière plus globale et fouillée le temps de présenter son projet pour la France.

L'homme est donc venu hier se re-présenter devant les Français, affirmer, je le crois volontiers qu'il n'est absolument pas coupable de tout ce dont on l'accuse et des casseroles dont on l'a chargé. Croire qu'il se relance dans l’arène pour échapper aux juges me semble une parfaite idiotie, surtout si l'on songe à l’opiniâtreté des juges à son égard. Il est venu pour dire que compte tenu de l'état de la France, il ne pouvait pas rester, avec son expérience et son amour pour la France, sans rien faire et assister au délitement complet du pays que ce soit sur le plan intérieur ou à l'international. Son "amour de la France" que certains trouvent surjoué ou bidon... pourquoi ne pas lui accorder ce crédit ? N'est-ce pas ce qu'absolument tous les politiques, de tous bords, mais pour des raisons différentes, nous demandent de ressentir ? Alors lui, il le dit haut et fort, c'est parce qu'il aime viscéralement la France et qu'il ne peut se satisfaire de l'état dans lequel elle est qu'il a choisi de revenir. Donc acte. J'adhère. Comme d'autres choisiront de ne pas y croire. 

Viendra plus tard, en son temps, le programme, les débats et les campagnes électorales. C'est seulement à ce moment que nous saurons s'il a vraiment changé. Ou pas.

Folie passagère 2467.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 21 septembre 2014

Election pour la présidence de l'UMP: La transparence sera-t-elle au rendez-vous ?


Les hostilités débats sont donc ouverts à l'UMP; avec trois temps forts pour horizon. Le premier étant l'élection pour la présidence de l UMP, le troisième étant l'élection présidentielle de 2017. Il  va sans dire que celui (ou l'homme de paille mis en lieu et place) qui prendra la tête du parti bénéficiera d'un avantage non négligeable pour la présidentielle: les militants, les sympathisants, l'organisation, l'argent, la logistique, etc... C'est donc bien cette première élection qui est fondamentale tant pour Juppé que pour Fillon ou Sarkozy, les trois seuls potentiellement capables de gagner en 2017 au sein de la droite dite républicaine. Pour Bruno Le Maire, gagner éventuellement la présidence de l UMP, c'est prendre une option sur 2022. J'aime bien  Mariton, il est gentil mais il ne gagnera ni l'une ni l'autre.

Le deuxième temps fort sera a primaire "ouverte" prévue en 2016 qui verra s'affronter le nouveau Président de l'UMP, sans doute Sarkozy, et quelques autres: Juppé, Fillon, Le Maire, Bertrand et une ou deux personnalités en quête d'un futur maroquin ministériel de premier plan.

Mais revenons à l'élection pour la présidence de l'UMP. Il y a actuellement 8 candidats déclarés, reste à chacun de rassembler les parrainages nécessaires pour être éligible. Sur ces 8 candidats, seuls 3 devraient y parvenir sans problème: Hervé Mariton, Bruno Le Maire et Nicolas Sarkozy. Pour cette élection et conformément aux statuts du parti, seuls les militants à jour de leur cotisation (268 341 selon le magazine l'Union, 175 000 selon les dires de Juppé aujourd'hui sur Itélé) au 31 décembre 2013 ou au 30 juin 2014 peuvent voter. Compte tenu des sondages et de mon doigt mouillé au vent, Sarkozy l'emportera sans difficulté, son véritable succès dépendra du score qu'il obtiendra.

Dès lors Sarkozy deviendra le chef "officiel" de l'opposition à la Socialie puisqu'il sera à la tête du premier parti politique de France... par le nombre de militants. C'est à ce moment que les Juppé, Fillon et consorts devront par eux-mêmes exister.

Comment pourront-ils exister ? L'argent étant le nerf de la guerre, ils devront compter avec Sarkozy qui détiendra, une fois élu à la tête du bouzin, tous les pouvoirs. Et c'est là que le parti, rénové en principe, devra faire preuve de transparence. Comme il devrait le faire dès à présent. 

Avec quels budgets les différents candidats à l’élection pour la présidence de l'UMP vont-ils financer leur campagne ? De quels moyens disposent Bruno Le Maire, Sarkozy, Mariton et les cinq autres candidats ? Comment par exemple Fillon et Le Maire ont-ils fait pour financer depuis un an leurs multiples déplacements sur le terrain ? Comment Sarkozy financera-t-il les 25 meetings que nous promettent les média? Avec les dons reçus par chaque association ou micro partis qu'ils ont chacun fondé ? Avec une participation financière de l'UMP que l'on nous présente comme exsangue ? Si oui est-elle égale pour tous les candidats ? Quel sera la coût global de cette élection ?

Voilà autant de questions que les Français, les sympathisants et les militants de l'UMP se posent certainement. Autant de réponses que compte-tenu du scandale Bygmalion les différents responsables de l'UMP et les candidats devraient nous apporter en totale transparence. Car au bout du bout, ce sont les Français, les sympathisants et les militants qui financent tout cela. L'UMP que l'on disait vérolé jusqu'au trognon a une occasion unique de prouver à tout le monde que le temps des scandales et des magouilles est définitivement derrière elle. Saisira-t-elle cette opportunité ?

Et cette exigence de transparence, indispensable à l’élection pour la présidence de l'UMP, vaut aussi pour le reste du processus qui conduira à l'élection présidentielle de 2017.

Folie passagère 2466.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Asselineau crucifié chez Ruquier, ça donne envie d'en savoir plus sur l'UPR


J'ai regardé On n'est pas couché hier soir parce que Vlad m'avait signalé que François Asselineau, le fondateur de l'UPR (Union Populaire Républicaine) y serait. Je connaissais de nom, je savais que c'était un mouvement anti-européen et anti-Otan très actif sur les réseaux sociaux et c'est tout. Mais parce l'ami Vlad n'est pas un idiot et qu'il adhère à certaines idées du bonhomme, je me suis dit que cela valait peut-être le coup de regarder pour en savoir un peu plus, qui plus est quand on sait que ce parti politique est totalement black-listé par les média...

Comment se fait-il que tout le monde en France connaisse Olivier Besancenot et son groupuscule de NPA et que personne, ou presque, ne sache qui est Asselineau et son mouvement. Le second ayant presque trois fois plus d'adhérents que le premier, l'UPR ayant pourtant fait jeu égal avec le NPA aux dernières élections européennes... Voilà qui donne aussi envie de savoir...

C'était sans compter sur le roquet Aymeric Caron et sa nouvelle comparse Léa Salamé. Billes en tête, sans qu'on laisse à l'homme le temps de se présenter et d'exposer ne serait-ce que brièvement ses idées, il est attaqué sur ses soi-disantes accointances avec l'extrême droite et sur la légèreté de son programme. Caron, agressif, haineux, comme à son habitude quand il est en présence d'une personne dont il ne partage pas les idées, ne nous laisse même pas le temps d'en apprendre un peu plus. Salamé n'est pas en reste et émet l'idée, pardon, décrète que si l'UPR n'est pas connue c'est que c'est obligatoirement parce que son programme est nul, oubliant par là-même que c'était la première fois qu'une chaîne de télévision importante donnait au bonhomme 30 minutes pour se faire connaître.

Visiblement, Asselineau n'est, au moins au début, pas très à l'aise, il n'a pas l'habitude de ce genre de talk-show où l'invité se fait agresser avant même qu'il ne puisse parler. Mais peu à peu, il se rebiffe, arrive en placer une ou deux avec calme, soutenu par des adhérents que Ruquier semble découvrir présents dans le public, là où ses accusateurs redoublent d'agressivité.

Le matraquage des deux boboîdes parisiens continue néanmoins et Asselineau sera laminé, en apparence, par la vindicte et les accusations de compromission avec Soral ou Ayoub dont on ne saura pas si elles sont fondées puisqu'il n'aura finalement pas ni le droit ni le temps de s'expliquer.

En apparence dis-je parce que in fine, 1,4 million de téléspectateurs (audience moyenne de ONPC) auront pu découvrir l'UPR et Asselineau. Alors je ne sais pas si les téléspectateurs auront le même réflexe que moi, mais un gars qui se fait crucifier sans autre forme de procès par une gauche bien-pensante sponsorisée par les deniers publics, forcément ça donne envie d'en savoir plus...

Le site internet de l'UPR: https://www.upr.fr/
Le programme politique de l'UPR, 20 thèmes pour rétablir la démocratie: http://www.upr.fr/programme-politique

Folie passagère 2465.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

samedi 20 septembre 2014

Ainsi va la vie en Socialie... (9)


- Maintenant, et à titre préventif, les personnes sur le point de partir faire le Djihad en Syrie, ou soupçonnées de vouloir partir, pourront être arrêtées par la police. Et pourquoi donc ? Au nom de quoi prive-t-on quelqu'un de circuler ? L'important est de ne pas les laisser revenir. 

- Lire un blogueur de gouvernement écrire: "Sont mal barrés, à droite. La dégénérescence. Le fond du trou. La déliquescence (...). Au moins à gauche, on ne sait pas encore si on aura échoué. " Et rire. 

- Alors qu'il est en Australie pour le G20, Michel Sapin parle ouvertement de réviser les seuils sociaux, d'élargir les possibilités de travail le dimanche et se félicite d'avoir simplifié les modalités de licenciements. Allo, la gauche ?

- Jean-Christophe Cambadelis est accusé par Mediapart d'avoir bidonné son cv et de ne pas avoir obtenu les diplômes qu'il dit avoir. Cambadelis dément. Un truc tout simple: qu'il nous les montre ses diplômes et on en parlera plus. C'est aussi cela la transparence si chère aux socialistes.

- Des agriculteurs légumiers mettent le feu à deux bâtiments publics à Morlaix et tout le monde de s'offusquer. Je ne vois pas pourquoi ils se priveraient. Les bonnets rouges ne voulaient pas des portiques ecotaxes, ils les ont brûlés et hop, plus d'écotaxes et aucun n'a été embastillé.

- On se demande tout de même comment plus d'une centaine d'agriculteurs en colère ont pu avec leurs tracteurs mettre à sac tout un quartier sans rencontrer le moindre flic.

- Nicolas Sarkozy revient et tous les média de faire état d'un sondage qui dit que 55% des Français pensent que ce n'est pas une bonne chose. Pourquoi personne ne dit qu'il y en a tout de même 45% qui y sont favorables. C'est beaucoup 45%...

- Les gauchistes ironisent sur le retour de Sarkozy et sur ses prétentions à prendre la tête de l'UMP. Au moins à l'UMP, le boss est-il élu, c'est pas comme au PS...

- Président a monopolisé les écrans télés pendant plus de deux heures pour sa conférence de presse. 2,8 millions de téléspectateurs pour le suivre en janvier, 1,3 million ce coup-ci. Même Julien LePers et Secret Story ont fait mieux.

- Lors de cette conférence, Président a dit que Thevenoud ne devait pas rester député. Nous verrons si la parole présidentielle porte jusqu'aux oreilles de l'ex-secrétaire d'Etat. Il serait inconcevable que l'autorité du chef de l'Etat soit bafouée par un gauchiste indélicat (pléonasme?).

- Journées du Patrimoine: Faire plus de cinq heures de queue pour visiter au pas de charge l'Elysée ou les studios d'Europe 1... Les Français m'inquiètent...

- André Bergeron est mort, paix à son âme mais à vrai dire on s'en fout. La preuve,  c'est parce qu'il est mort que l'on s'en souvient.

- Les pilotes d'Air France sont toujours en grève. Avec 10 000 euros de salaire mensuel en moyenne, ils peuvent se le permettre.

- Pierre Moscovici se serait servi des deniers publics pour faire sa publicité d’homme politique, et d’auteur. D’après le Canard, « le budget com du ministère a financé des notes préparatoires à la rédaction » du livre de l’ancien ministre de l’Economie, publié fin 2013 chez Flammarion. Des notes qui auraient été rédigées « dans le cadre d’une mission de conseil en communication », rémunérées 19 136 euros par mois de novembre 2012 à fin mars 2013. Pierre Moscovici, à l’époque ministre, percevait tout de même un salaire de 9 396 euros par mois. Et tout ça pour 800 exemplaires vendus. Quel con !

- Le troisième convoi humanitaire russe est arrivé en Ukraine, à Donetsk, sans escorte et sans difficultés. Comme les deux premiers, plus de deux cent camions. C'est amusant mais nos Hollande, Fabius et Valls ne se répandent pas dans les media pour nous dire, comme la première fois: " Il ne faut pas le laisser passer. Nous ne le laisserons pas passer."

- 40 euros de prime exceptionnelle pour les petites retraites soit 37 euros, une fois la CSG déduite, soit 3,08 euros par mois. C'est généreux de la part du gouvernement. Merci François.

Voilà, c'est tout pour le moment et bonne soirée à tous, même en Socialie !


Folie passagère 2464.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 19 septembre 2014

Retour de Nicolas Sarkozy: " J'aime trop la France... "





Le 6 mai 2012, au soir de l’élection présidentielle, j’ai remercié les Français de l’honneur qu’ils m’avaient accordé en me permettant de conduire les destinées de notre pays durant cinq années. Je leur ai dit ma volonté de me retirer de toute activité publique. 

Depuis, j’ai pris le temps de la réflexion après toutes ces années d’activités intenses. J’ai pu prendre le recul indispensable pour analyser le déroulement de mon mandat, en tirer les leçons, revenir sur ce que fut notre histoire commune, mesurer la vanité de certains sentiments, écarter tout esprit de revanche ou d’affrontement. 

J’ai pu échanger avec les Français, sans le poids du pouvoir qui déforme les rapports humains. Ils m’ont dit leurs espoirs, leurs incompréhensions et parfois aussi leurs déceptions. J’ai vu monter comme une marée inexorable le désarroi, le rejet, la colère à l’endroit du pouvoir, de sa majorité mais plus largement de tout ce qui touche de près ou de loin à la politique. J’ai senti chez beaucoup de Français la tentation de ne plus croire en rien ni en personne, comme si tout se valait, ou plutôt comme si plus rien ne valait quoi que ce soit. Cette absence de tout espoir si spécifique à la France d’aujourd’hui nous oblige à nous réinventer profondément.

Je me suis interrogé sans concession sur l’opportunité d’un retour à la vie politique que j’avais arrêtée sans amertume et sans regret.

C’est au terme d’une réflexion approfondie que j’ai décidé de proposer aux Français un nouveau choix politique.

Car, au fond, ce serait une forme d’abandon que de rester spectateur de la situation dans laquelle se trouve la France, devant le délitement du débat politique, et la persistance de divisions si dérisoires au sein de l’opposition.

Je suis candidat à la présidence de ma famille politique. Je proposerai de la transformer de fond en comble, de façon à créer, dans un délai de trois mois, les conditions d’un nouveau et vaste rassemblement qui s’adressera à tous les Français, sans aucun esprit partisan, dépassant les clivages traditionnels qui ne correspondent plus aujourd’hui à la moindre réalité. Ce vaste rassemblement se dotera d’un nouveau projet, d’un nouveau mode de fonctionnement adapté au siècle qui est le nôtre et d’une nouvelle équipe qui portera l’ambition d’un renouveau si nécessaire à notre vie politique.

J’aime trop la France ; je suis trop passionné par le débat public et l’avenir de mes compatriotes pour les voir condamnés à choisir entre le spectacle désespérant d’aujourd’hui et la perspective d’un isolement sans issue. Je ne peux me résoudre à voir s’installer dans le monde l’idée que la France pourrait n’avoir qu’une voix secondaire.

Nous devons faire émerger de nouvelles réponses face aux inquiétudes des Français, à leur interrogation sur la pérennité de la France, à la nécessité d’affirmer sa personnalité singulière, à la promotion de son message culturel qui est sans doute la plus belle part de notre héritage.

On ne fait rien de grand sans l’unité de la nation. On ne fait rien de grand sans espérance, sans perspective.

Pour construire une alternative crédible, il nous faut donc bâtir la formation politique du XXIème siècle. Je le ferai avec le souci du plus large rassemblement, la volonté d’apaiser les tensions, et en même temps de susciter l’intérêt passionné de tous ceux qui ne peuvent se résoudre à l’abaissement de la France. Nous aurons besoin de toutes les intelligences, de toutes les énergies, de toutes les bonnes volontés. Il nous faut tourner la page des divisions et des rancunes afin que chacun puisse s’inscrire dans un projet, par nature, collectif.

Je connais les difficultés qui nous attendent. Mais l’enjeu nous dépasse tellement, les perspectives sont si exaltantes, le redressement si nécessaire qu’à mes yeux les obstacles paraissent dérisoires.

Ensemble, par la force de notre engagement, par notre conscience commune de la gravité des enjeux, nous rendrons possible le sursaut dont nul ne peut douter de la nécessité et de l’urgence.

Que chacun soit convaincu de la force et de la sincérité de mon engagement au service de la France."

Nicolas Sarkozy.

Le timing est parfait, il occulte totalement la dernière conférence de Président et les premières frappes françaises en Irak, opportunément déclenchées aujourd'hui. Comme prévu, Nicolas Sarkozy se présente à l'élection pour la présidence de l'UMP, élection réservée aux seuls adhérents à jour de leur cotisation, élection qu'il est sûr de gagner. Cette étape n'est que la première d'un long processus qui devrait l'amener - qui pour en douter ? - à se présenter à nouveau à la prochaine élection présidentielle 2017.

Le débat est ouvert (J'ai dit "débat", pas foire à nœuds-nœuds et autres commentaires bilgériens ou dégoulinant d'antisarkozysme primaire façon gauchiards en mal de leader),: Que pensez-vous du retour de Sarkozy ? De l'utilité de prendre la présidence de l'UMP ? Sarkozy, chef de l'opposition ? Sarkozy, président en 2017 ?

A vous...

Folie passagère 2463.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.