De mieux en mieux avec le CSA. Cet organisme qui a la haute main sur tout ce qui est diffusé par les radios et les télévisions en France serait bien tenté maintenant de réguler internet et tous les sites web qui diffusent du son ou de l'image. Il a émis à ce sujet un rapport avec tout plein de propositions dedans, propositions qui n'attendent plus que l'aval de son ministère de tutelle, la culture, donc de l'Elysée pour être mises en oeuvre.
L'intention avouée est de contrôler l'intégralité de tout le web audiovisuel. Qu'il s'agissent de sites publics ou privés, de sites payants ou gratuits; en clair, contrôler les productions internet de TF1, de France2, du Figaro.fr, de Libération.fr etc.., mieux encore de Youtube, de Dailymotion, Deezer ou Soundcloud et, tant qu'a faire, de toutes vidéos ou bandes sons que vous ou moi pourrions mettre sur un site quelconque, et pourquoi pas sur les blogs.
En langage énarchien, le CSA demande à devenir l'unique organe de contrôle de l'ensemble des services de communication au public par voie électronique mettant à disposition du public ou d'une catégorie de public des contenus audiovisuels ou sonores. Rien de moins !
Le CSA se propose donc - et personne ne doute qu'il obtiendra ce rôle - de réguler (censurer en langage de tous les jours) toutes vidéos et bandes sons professionnelles ou privées.
L'ensemble des sites internet, qu'ils signent on non une convention avec le CSA, risqueront des sanctions en cas de manquements à :
- La protection de l'enfance et de l'adolescence ;
- La dignité de la personne humaine ; (on rappellera à ce sujet que le CSA considère que les vidéos de quenelles sont une atteinte à la dignité humaine) ;
- L'interdiction de l'incitation à la haine ou à la violence pour des raisons de race, de sexe, de mœurs, de religion ou de nationalité ; (sur ce point, certaines vidéos de rap pourraient être censurées).
Les services qui signent une convention avec le CSA — ils y seront incités pour obtenir des avantages, dont le fait de ne pas voir leur accès bloqué par les outils de filtrage qui bloqueront les sites n'ayant pas de label "site de confiance", devront aussi respecter des règles complémentaires en matière de :
- Déontologie des contenus ; (peut-on faire plus flou ?)
- Pluralisme des courants sociaux culturels ;
- Qualité et variété des contenus ;
- Image de la femme (celle de l'homme, on s'en fout);
- Diversité ;
- Exposition de la création européenne et d'expression originale française ;
- Contribution au financement de la création ;
- Tarifs sociaux / gratuité
Le rapport précise que les "services audiovisuels numériques" qui ne respectent pas les règles du CSA pourront être sanctionnés selon les modalités prévues à l'article 42-1 de la loi audiovisuelle du 30 septembre 1986. Celui-ci prévoit notamment la possibilité pour l'autorité administrative de prononcer "la suspension de l'édition, de la diffusion ou de la distribution du ou des services d'une catégorie de programme, d'une partie du programme", ou encore "une sanction pécuniaire assortie éventuellement d'une suspension de l'édition ou de la distribution du ou des services ou d'une partie du programme".
En clair, un pouvoir de mise à mort de n'importe quel site web qui diffuse de la vidéo ou du son, et qui déciderait de ne pas se soumettre à la censure administrative. (source: Numérama).
Je rappelle à toutes fins utiles que le patron du CSA, nommé par François Hollande, n'est autre qu'Olivier Schrameck, un vieux routier de la Socialie, ancien directeur des jurys de l'ENA et ancien directeur de cabinet de Jospin.
Dans ce billet de novembre 2013, je racontais comment François Hollande avait fait main basse sur la télévision publique, avec celui-ci, nous voyons comment le pouvoir socialiste cherche à étendre son pouvoir (de censure) aussi sur internet.
Il n'y a pas que dans la rue que la liberté d'expression est aujourd'hui menacée, la Socialie étend son pouvoir de nuisance !
Folie passagère 2231.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr