samedi 30 avril 2016

Réforme du collège: tristesse pour ces enfants qu’on sacrifie

La réforme du collège ? Vous voulez voir ce que cela donne ? Et bien lisez ce qui suit, billet repiqué avec l'autorisation de son auteur, François-Xavier Bellamy, professeur agrégé de philosophie, maire-adjoint à Versailles.



« Sa va dps samedi ? G1 truc a te dir jcroi kon devré fer 1 brek… »

Manuel scolaire 5ème, 4ème, 3ème, éditions Nathan.

Voilà, la réforme du collège devient concrète.

Cette semaine, les enseignants découvrent, effarés, les manuels scolaires conformes aux injonctions ministérielles, préparés dans l’improvisation totale pour la rentrée prochaine. C’est un cours de maths remplacé par un sondage dans la classe sur les discriminations. C’est la littérature et la langue françaises sacrifiée pour des « punchlines » et des SMS. C’est l’immense aventure des sciences qui s’achève dans une curiosité morbide pour la mort de Claude François dans sa baignoire.

Immense tristesse, immense colère aussi. J’ai la rage au fond du cœur de voir ce délire devenir réalité, avec la collaboration honteuse d’éditeurs serviles et lâches, dans le silence des médias et dans la passivité générale – si l’on excepte la complicité coupable de l’enseignement privé.

Tous ceux qui coopèrent à cette immense dévastation, à ce mensonge, à ce délire, j’espère qu’ils ont un peu honte, au fond d’eux mêmes. Et j’espère, envers et contre tout, que cette réforme n’ira pas jusqu’au bout. Parce que ce n’est pas possible… Ils n’ont pas le droit. Nous n’avons pas le droit.

L’école n’a qu’une seule mission : élever les élèves qui lui sont confiés. Chacun d’entre eux porte en lui quelque chose d’exceptionnel, et chacun d’entre eux a droit au meilleur de ce que nous avons reçu. De quel droit allons-nous priver les générations qui viennent de la beauté, de la grandeur, de l’intelligence ? De quel droit condamnons-nous ces enfants à ne plus rien comprendre de leur propre histoire, de leur langue, de leur culture ? Quand la conjugaison est remplacée par l’approximative « impression » des temps, quand toute la maîtrise de la langue consiste à faire de bonnes vannes et à casser avec sa copine, qu’espérons-nous faire grandir chez nos élèves ?

Le manuel « Le livre scolaire », ici reproduit, comporte une phrase de Abd Al Malik qui résume à elle seule toute cette réforme du collège : « A force de vouloir se faire rue, on est devenu caniveau. »

A force de vouloir se faire rue, on est devenu caniveau.

Voilà à quoi ressemble une civilisation qui meurt.

Je voudrais crier partout ma tristesse pour ces enfants qu’on sacrifie… Qui ne trouveront à l’école que ipads, des SMS et des anecdotes people – tout ce qu’ils connaissent déjà en fait, bien mieux que nous, d’ailleurs, et ils nous trouveront bien ridicules de vouloir leur apprendre le « swag ».

Je voudrais crier ma tristesse pour ces gamins condamnés à la pauvreté culturelle par l’école, le lieu même qui aurait dû être pour eux le chemin de l’évasion vers ce qu’il y a d’universel, d’intemporel – les grands textes, les grandes œuvres, les grandes découvertes, tout ce qui fait grandir le cœur, tout ce qui élargit le regard… Pour ces talents qu’en chacun d’eux nous condamnons à la médiocrité.

Quand j’avais sept ou huit ans, mon grand-père m’a offert l’Anthologie de la poésie française, de Georges Pompidou, et il m’a dit : « Si tu veux être heureux dans la vie, il faut apprendre deux vers par jour. » Je l’ai fait. Il avait raison. J’ai découvert un savoir, une saveur de la vie que je ne soupçonnais pas, que le quotidien ne donne pas. Je n’ai pas tout compris bien sûr – pas tout entier, pas tout de suite… Mais c’était beau. C’était grand. Et finalement, c’est tout simplement que ce qu’il y a de beau, de grand, se dépose dans un cœur d’enfant pour l’enrichir, par le cœur. Mais qui maintenant aura encore la chance d’apprendre un peu de poésie – par cœur ?

Maintenant que le sujet des manuels de littérature, c’est : « jcroi kon devré fer 1 brek… »

Voilà à quoi ressemble une génération qui renonce à transmettre.

J’ai tant de tristesse au cœur…

Pourquoi ne nous réveillons-nous pas ?


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vendredi 29 avril 2016

Et oui, même chez les gauchistes, y en a marre des muzz et de l'Islam


Il y a peu de temps, à la sortie d'une réunion politique, républicaine et citoyenne, et alors que les débats avaient tourné autour de l'immigration sans qu'aucun des intervenants n'ait pris le soin d'appeler un chat, un chat, je disais à un ami: Ils n'ont rien compris, le problème n'est pas tant l'immigration, le problème, c'est l'Islam, les muzz, radicalisés ou pas. Les Français, ceux qui ne sont pas muzz, en ont marre des muzz, de l'Islam et du clientélisme de nos politiques vis à vis de cette " communauté ", c'est aussi simple que cela !

L'ami en question, nul n'est parfait, juppéiste convaincu et donc adepte du Vivre-ensemble, se gratta la tête un instant et me dit le plus sérieusement possible: tu as fort probablement raison.

Et ce matin, ce sondage relayé par le Figaro avec les même questions que celles posées régulièrement par l'IFOP depuis 1989:

- En 1989, 33% des Français étaient favorables à la construction de mosquées, 20% en 2010, ils ne sont plus que 13% aujourd'hui (-20 vs 1989).

- En 1989, 31% des Français étaient opposés " au port du voile ou du foulard dans la rue pour les musulmanes qui le souhaitent ", 59% en 2010,  ils sont aujourd'hui 63% (x2 vs 1989).

- La présence d'une communauté musulmane, une menace ? Oui pour 47% des Français (+5). Seulement, a-t-on envie de dire... 

- L'influence et la visibilité de l'Islam est-elle trop importante ?: Oui à 63% ( + 8 vs 2010 ). 

- Les personnes d'origine musulmane bien intégrées dans la société ? Non pour 68% des Français. 

- Et pour quoi donc mal intégrées ?: De par leur propre refus à s'intégrer pour 67% des Français ( +6%), à cause de différences culturelles trop importantes pour 45% des Français ( ben oui, quoi, y a des Français qui ont encore de la .... dans les yeux ). A cause du racisme ou du manque d'ouvertures des Français ? Oui, pour seulement 14% des Français. 

Mais ce qu'il y a de plus caustique, voire d'amusant, dans ce sondage, c'est que les progressions constatées pour ce désamour sont essentiellement dues aux personnes de sensibilité socialiste. 

Ainsi, en 2010, 39% des électeurs PS pensaient que la place de l'Islam étaient trop importante, ils sont aujourd'hui 52% à le penser (+13 !). L'élection éventuelle d'un maire musulman choquait 18% des sympathisants socialistes en 2010, elle en irriterait 28% en 2016. 

Vous me direz, ouais, mais attention, les attentats, Daesh, les migrants, toussa, ... Ben même pas si j'en crois le gars de l'Ifop: " La dégradation de l'image de l'islam en France n'a pas été dopée par les attentats même si ces événements l'ont confortée. On observe bien un raidissement continu de la société française vis à vis de l'Islam. Ce raidissement était bien installé chez les électeurs de droite et du FN, une nouvelle étape s'ouvre car il atteint largement l'électorat socialiste ". Le phénomène de rejet des muzz et de l'Islam s’inscrit donc dans la durée et il progresse chaque année un peu plus. 

Et oui, y en a marre de l'Islam, de plus en plus, et ça ne date pas d'hier. Le problème, c'est qu'ils sont, selon les sources, entre 4 et 7 millions à être de culture musulmane en France. 2 500 mosquées répertoriées ! Le clash, le gros clash, le gros, gros clash est donc à redouter entre cette " communauté " et les Français car rien, à court ou moyen terme, laisse penser que ces courbes puissent s'inverser, bien au contraire. Aux politiques d'arrêter les conneries et de prendre leurs responsabilités ! Faute de quoi, ça va forcément swinguer violent à un moment ou un autre. Est-ce ce que nous voulons ?

Folie passagère 3159.
mosquée
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Pas de panique, Cazeneuve et Valls sont en colère...

Bon, hier, comme depuis quelques temps, le mix #NuitDebout et Loi Travail ont fait leur office: le bordel un petit peu partout. Des policiers blessés, certains grièvement, des voitures brûlées, des poubelles incendiées, la routine quoi ! J'imagine que la plupart d'entre vous avez visionné les images de ce qu'il est convenu d'appeler " des débordements " ou " des incidents en fin de manifestation ", etc... Mais avez-vous vu celle-ci ?:
Avouez que de voir l'image de la bêtise incarnée a quelque chose de fascinant, non ?

Alors ceci étant: L'étudiant attardé qui est à la tête de l'Unef a mollement condamné ces débordements même si, dit-il, la stratégie policière n'est sans doute pas pour rien dans ces incidents de parcours. Okay . Quant à lui, le Sinistre de l'Intérieur, il était colère et a regretté que certains, les fauteurs de troubles, ne soient pas en amour avec la République. Il a même demandé à la justice de punir sévèrement les casseurs. Okay.

Bon, mais une fois qu'on a dit ça ? hein ? On fait quoi ?

Et bien 3 ou 4 heures plus tard, ça recommençait de plus belle, la nuit fut agitée du coté de la République et de Stalingrad, les cocktails Molotov ont volé dans un sens et les bombes lacrymo dans l'autre.

Et ce matin ? Cazeneuve était à nouveau en colère et même l'hystérique de Matignon, actuellement sous le soleil de Nouméa, nous a expédié un coup de menton bien senti.: " Je condamne avec force... ", blablabla, on connaît la suite.

Euh...

Certains se demandent pourquoi, alors que nous sommes en état d'urgence, les manifestations sont autorisées ? Je ne sais pas trop sauf à imaginer, je sais, c'est impossible, que certains finalement y trouvent leur compte...

Doit-on interdire toutes les manifestations, quel qu’elles soient ? Et ce malgré nos sacro-saints principes (sévèrement écornés depuis quelques temps, je le reconnais) de liberté de manifester et d'expression ?

Je dirais oui, absolument. Merde, tout de même, quand même ! Ne sommes-nous pas en " état d'urgence ", soyons cohérents !

Je sais, je sais, la cohérence, toussa, venant de nos guignols... soupirs

Folie passagère 3158.
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mercredi 27 avril 2016

Vérolées qu'elles sont tes valeurs de la République !


Bon désolé les amis, je n'ai pas eu beaucoup de temps devant moi pour écrire un p'tit billet. Pourquoi ? Parce que je me suis acheté une petite imprimante à jets d'encre ultra-moderne qui imprime sans faire de bruit si je le souhaite ( position " silence "), photocopie, en noir ou en couleur, qui scanne; enfin bref, qui fait tout plein de trucs, sauf le café, bien évidemment. Le temps d'installer le machin, de déchiffrer la notice et de mettre en route le bousin, voilà de quoi occuper la demi-journée ( un "e" à demi, ou pas ? ), n'est-ce pas ? Enfin bref, je me suis équipé pour pouvoir numériser la vie de ceux que j'aime et tant qu'à faire, la mienne. Les photos jaunissent, se fanent et pourrissent, pas les images numériques. Foutraque le truc parce que facile à installer et à mettre en route mais imbaisable quand il s'agit d'appréhender toutes les possibilités de la machine. Enfin, bref, ça marche, donc, je vais beaucoup nu-mé-ri-ser ces temps-ci. Et peut-être bien, si l'humeur m'en dit, je vous ferais découvrir le roman de Corto (smiley) en photos.

Mais je m'égare, comme dirait le Plouc...

J'ai découvert que j'avais un point commun avec Marion Maréchal Le Pen, la fille de X, la petite fille de JMLP. Elle a déclaré qu'elle se sentait " saoulée par les valeurs de la République ". Scandale !  Comment peut-on être saoulé par les valeurs de la République, une si belle promesse de " on est tous frères, tous égaux et tous libres " ? Inimaginable ! Peut-être même bien..., je réfléchis, ..., un brin fasciste comme déclaration, non ? C'est en tout cas ce que j'ai lu sur twitter: " MMLP saoulée par les valeurs de la République, l'expression du fascisme ! " Ah bon ? mais comment pourrait-il en être autrement ? Non pas fasciste, mais saoulé par les dites valeurs ?

Tu les écoutes, les gars qui commandent, ils n'ont que ça à la bouche: les valeurs de la République ! L'hystérique de Matignon et ses sous-fifres, ils te le répètent sans arrêt: " Nul ne saurait s'en prendre aux valeurs de la République, nous serons intraitables avec ceux qui portent atteintes aux valeurs de la République, ces valeurs qui on fait ce que nous sommes, nous devons les protéger, les défendre, être impitoyables avec ceux qui les transgressent,... " etc... 

Un taré se fait sauter au Stade de France, au Bataclan ou devant Le Stade, et ce sont " les valeurs de la République qui sont menacées ". Tel homme politique ne va pas dans le sens du vent et ce sont les valeurs de la République que l'on attaque. Hé, Oh, ça va, ça me gonfle ! Comme si ces valeurs étaient encore un rempart contre je ne sais quelle intrusion malsaine ! 

Liberté ? Oui, nous sommes libres de penser et de dire ce que l'on veut à condition de ne pas s’essuyer les pieds sur le paillasson du politiquement correct. Tu as le droit de dire ce que tu veux à condition de ne bousculer, par tes idées et tes propos, personne. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, tu peux le dire. Dire que t'en as marre de choper ton passeport, au cas où,  pour franchir le périph' et prendre le métro à Barbès, on te le demanderait: pas cool, pas républicain, pas " valeurs républicaines ". Liberté d'entreprendre mais taxes et impôts à gogos, codes du travail et règlements en sus. Liberté d'aimer... à condition de rester dans la norme. Liberté d'utiliser ton pognon comme tu le souhaites ? Oui à condition de payer par chèque ou avec une carte de crédit, histoire de laisser une trace... Liberté ? Et ben, merde. Liberté chérie, t'as du plomb dans l'aile.

Egalité ? T'as qu'à croire ! Va-t-en dire au lambda de souche qui rame au smic qu'il a les mêmes droits que le migrant qui débarque, au gamin dont les parents se saignent pour qu'il ait une bonne éducation qu'il n'a pas plus de droits que le seconde génération dont les parents ont démissionné depuis longtemps, au gars qui achète ses billets de métro quand tant d'autres se collent à lui pour passer le portillon sans payer, aux parents qui raquent impôts et taxes que tant d'autres ne peuvent pas payer, au chômeur qui a envoyé 500 CV sans obtenir en retour de réponses positives et, parce qu'il est en fin de droits, a droit à moins que le jeune de 18 à 25 ans biberonné aux allocs, etc..., ça va ! ras le bol ! Egalité... ah bon ? " Tout le monde a les mêmes droits et les mêmes libertés, quels que soient notre race, notre sexe, la couleur de notre peau, notre lieu de naissance, notre langue, notre religion ou opinion politique et notre fortune ". Vraiment ? Qui ose y croire ? Encore ?

Fraternité ? Ah, ah, ah... comment retranscrire ici le fou rire qui me saisit quand il nous faut, valeurs de la République obligent, parler de fraternité ? On est tous frères ? Mes frères, mes sœurs, tous ensemble, tous ensemble, parce que fra-ter-ni-té ? Nous devrions Vivre-Ensemble et accepter tout et n'importe quoi ? Mais qui peut encore croire, si ce n'est de gré ou à force de se l'entendre dire, que nous naissons tous libres et égaux en droit ? Si ce n'est ceux qui cherchent à nous mettre tous au même niveau. Désolé, brother, t'es pas mon pote, je n'ai rien en commun avec toi, t'as pas la même histoire, t'as pas le même parcours, pas les mêmes églises, pas les mêmes monuments, pas les mêmes rêves, pas les mêmes aïeux, pas le même attachement à LA terre, pas le même sentiment d'appartenance à un truc qui t'échappe totalement: mes, nos racines... Prouve-moi le contraire, qu'on en discute. Prouve-moi qu'on a le même drapeau dans le cœur !

Laïcité ? C'est la meilleure, celle-là. On n'en a jamais autant débattu; on ne s'est jamais autant disputé-bagarré-énervé-bousculé-divisé-zigouillé que ces dix dernières années.  Aux chiottes la laïcité clientéliste et à géométrie variable ! " L'Islam est-il compatible avec la République " ? Rien que la question me saoule.

Ouais, non, ça va, les valeurs de la République, il y a belle lurette qu'elles ne valent plus un clou ou qu'elles ne valent que pour ceux qui, avec, pensent se refaire la cerise dans les sondages. C'est si facile de dire, dix fois dans un discours: " Rien ni personne ne saurait s'attaquer aux valeurs de la République ". Va-t'en le dire à ceux qui galèrent pour vivre un peu mieux demain qu'aujourd'hui !

Force est de constater que ces valeurs et les promesses qui vont avec, elles ont pris un sérieux pète au casque depuis quelques temps, non ? Je ne me sens ni le frère, ni l'égal, ni aussi libre que ceux qui se foutent de tout et surtout, de nous... Suivez mon regard.

Alors oui, comme elle le dit, Marion, ces valeurs dont on nous rabâchent qu'elles seraient l'alpha et l'oméga d'un vivre-ensemble épanouissant, elles me saoulent !

Vérolées qu'elles sont tes valeurs de la République ! Va falloir trouver autre chose, gars,... rapido !

Folie passagère 3157.
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Pour qui roule l'Express ?

Ci-dessous, les couvertures des deux derniers numéros:

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Et puis celle de juste avant...
« L’Express » structure hiérarchique horizontale Christophe Barbier

L'Express, le magazine qui choisit pour vous !

L'Express, faiseur d'opinion depuis 1953.

Folie passagère 3156.
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mardi 26 avril 2016

Chômage en baisse ? Vraiment ? Voyons les choses autrement... +24% en 4 ans !


Les chiffres du chômage ont été annoncés, c'est aussi extraordinaire que cette opportune annonce d'un contrat non signé ( et dont les négociations commencent à peine ) avec l'Australie pour la fourniture de 12 sous-marins...

Extraordinaire: 3 531 000 (notez le tout rond)  chômeurs en catégorie A au mois de mars 2016 soit 60 000 ( notez là aussi le tout rond) de moins qu'en février. Une baisse de 1, 7% !

Si extraordinaire que les médias en sont déjà à parler d'une possible inversion de la Courbe. Hé Oh, la gauche ! Voyez que ça marche ! L'incantatoire, technique de gouvernance popularisée par Président, donne du résultat ! Le chômage baisse ! De la même façon qu'il a augmenté le mois d'avant et baissé le mois d'avant-d'avant !

My Ass ! Voyons les choses autrement...

Toutes catégories confondues, France métropolitaine et Dom-Tom, le nombre de demandeurs d'emploi était...

à fin mars 2016:  6 552 010   
à fin  mars 2015: 6 344 690 
à fin mars 2014:  6 033 360
à fin mars 2013:  5 713 320
à fin mars 2012:  5 277 340

Soit, depuis l'arrivée du flan au Château, 1 274 670 demandeurs de plus ! + 24,15% ! (source: Dares)

Avec les chiffres du chômage, il en va comme avec les numéros de David Copperfield, tout n'est qu'illusion, on vous fait voir ce que l'on veut vous montrer.

Folie passagère 3155.
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34 milliards ! Pas vraiment ... 8 sur 34, c'est pas pareil !


Après le ridicule Hé oh ! d'hier, depuis ce matin, on claironne à qui veut l'entendre que la France ( cocorico ! ) a obtenu un énÔrme contrat pour la fourniture de tout plein de sous-marins à l'Australie. Rendez-vous compte, les amis, un contrat de 34 300 000 000 d'euros ! 34,3 milliards et du boulot à la DCNS pour des années. Jean-Yves Le Drian l'a dit: c'est fantastique !

Oui, sauf que la part des industriels français dans ce contrat n'est " que " de 8 milliards d'euros, 23% du contrat global, que le contrat inclue le transfert de technologie  et que l'essentiel de la fabrication sera faite en Australie.

Alors certes, ne boudons pas notre plaisir, celui de notre Président, de notre ministre-de-la-défense-président-de-la-région-Bretagne, des 200 sous-traitants de la DCNS et des 4 000 employés de celle-ci, sans compter la création de 2 000 emplois annoncée, mais ramenons les choses à leur juste valeur: 8 milliards sur 34, 3 milliards d'euros. Merci !

Folie passagère 3154.
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lundi 25 avril 2016

De la légitimité des mauvais élus...

( On a dit: pas le physique ! )

Sur les 19 élections législatives partielles effectuées depuis l'entrée au Château de Président, seules 3 furent remportées par le PS; la troisième, c’était hier à Nantes où les 90 000 électeurs de la circonscription étaient appelés aux urnes pour élire à la députation le remplaçant de J-M- Ayrault.

C'est la socialiste Karine Daniel qui l'a emporté. Mais peut-on parler de victoire quand on se fait élire avec 75% d'abstentions ? Peut-on parler de victoire quand on est élu avec, en gros, seulement 13% du corps électoral ?

Parce que si vous lisez les journaux ce matin ou si vous avez regardé la télé, tout le monde vous dit que la dame a été élue avec 55% des suffrages. Certes, des suffrages exprimés mais en réalité, sur 90 000 suffrages potentiels, seuls 11 142 voix se sont portées sur la candidate socialiste. 11 142 sur 90 000 ! Karine Daniel est donc une mauvaise élue, une mal élue.

La dame est donc élue, avec tout ce que cela comporte ( pouvoir local et national, indemnités, temps de parole, vote des lois, etc...), par une ridicule minorité, 12% de votes " blancs " et une écrasante majorité silencieuse !

Alors, dans ces conditions, y-a-t-il de quoi se réjouir comme l'a fait l'inénarrable Cambadélis ? Certainement pas.

Peut-on dire que Karine Daniel est " légitime ". Oui si l'on pense à la notion de légalité. Elle a été élue dans les règles. Certainement pas si l'on considère qu'un député est sensée représenter tous les électeurs de sa circonscription.

C'est exactement ce qui est arrivé à notre flan présidentiel: Est-on légitime quand on est élu par seulement, de mémoire, 38% du corps électoral ? Oui, juridiquement. Et quand, par la suite, on mène une politique de guignol qui déçoit même ces 38%, on se retrouve avec un Président avec seulement 15% d'opinions favorables, du jamais vu sous la cinquième:

Base trop fragile à l'élection + politique catastrophique par la suite = remise en cause de la légitimité.

Une certaine rectitude morale, de la droiture, comportement hélas quasi-absent dans la classe politique, devraient normalement imposer à Karine Daniel et à tous ceux qui sont élus dans de pareilles conditions de refuser la charge pour laquelle ils ont été " élus". Je sais, je rêve !

Mais cette élection nantaise prouve une nouvelle fois à quel point notre système est à bout de souffle et de quelle manière les Français se désintéressent de la chose publique.

Pourquoi ne pas changer les règles en imposant un quorum qui, par exemple, ferait qu'une élection ne serait valable que si, le candidat recueille, au minimum les voix de 45% du corps électoral ? Pourquoi, comme dans d'autres pays, ne pas rendre le vote obligatoire ?

Politiquement, la France est schématiquement coupée en 3: 30% des Français votent à gauche, 30% à droite et 30% à l'extrême-droite. Le prochain Président sera donc élu par une minorité. Restera-t-il " légitime " longtemps ? Oui, si il a rapidement, dès la première année, des résultats positifs, non si tel l'actuel, il commet bévues sur bévues. Dans ce cas, rapidement, il dégringolera dans les sondages et une écrasante majorité des Français, comme aujourd'hui, aura beau jeu de dire: Nous ne lui faisons pas confiance: il n'est plus légitime.

Folie passagère 3153.
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dimanche 24 avril 2016

Certains se croient tout permis...

Dans la catégorie " Vieux tromblon qui en croque ", j'ai nommé: Jean-Louis Debré; l'homme qui parcourt en ce moment les plateaux tévés pour donner des leçons d'exemplarité à tout le monde ...



Lu dans le Parisien:

Quand Jean-Louis Debré tente de forcer un barrage policier

«Je suis de la maison !». Ou comment un ancien ministre de l’Intérieur, Jean-Louis Debré, a tenté d’intimider un policier pour pouvoir passer un barrage. Vendredi, la petite histoire est remontée dans les bureaux du ministère. «Il est quand même gonflé, commente un haut fonctionnaire ! Debré fait la morale à tout le monde dans son bouquin («Ce que je ne pouvais pas dire», nldr), écrit que «Au sommet de l’Etat, certains se croient tout permis et traite Rachida Dati de «petite fille gâtée» !

Celui qui n’occupe plus aucun mandat mais qui fut à l’Intérieur de 1995 à 1997 puis président de l’Assemblée nationale de 2002 à 2007 et enfin président du Conseil constitutionnel jusqu’au 5 mars dernier, se trouve bloqué par un barrage policier. En cause ? La manifestation anti loi travail place de la République, à Paris.

Jean-Louis Debré, à bord d’une Peugeot 508 banalisée police, fait un demi tour «à l’arrache» et franchit une ligne continue. Un des policiers sur le dispositif le remarque, le stoppe à un feu rouge et lui explique qu’il ne peut pas passer à cause de la manifestation. Jean-Louis Debré baisse alors la vitre teintée de sa voiture : «Je suis de la maison. Vous devez me faire passer !». Le brigadier lui demande de présenter sa carte de police. Debré précise qu’en fait, il n’est «pas vraiment de la police» mais «un ancien ministre de l’Intérieur» et qu’il «roule d’ailleurs avec un véhicule du SPHP» (Service de Protection des Hautes Personnalités, nldr). «Le service est au courant», assure-t-il.

Le policier ne se démonte pas et lui demande les papiers du véhicule. Jean-Louis Debré n’a ni carte grise ni attestation d’assurance mais sa carte d’identité et son permis de conduire. L’homme politique téléphone alors à un commissaire de police qu’il connait et tend le combiné au fonctionnaire qui refuse de le prendre et, toujours en ligne, demande au brigadier son RIO (matricule) et le service auquel il est affecté. «J’ai effectivement téléphoné à l’inspecteur qui me suit, reconnait Jean Louis Debré. Le policier m’avait dit «Je suis contre les privilèges !».

Au final, Jean Louis Debré, qui venait de chez ses « petits-enfants» avec la voiture du SPHP «qu’ils m’ont prêté pour faire des courses» et se rendait à son domicile, passera le barrage policier. «C’est bon ! Partez», m’a dit le brigadier. Il sera demandé au policier d’écrire un rapport sur l’incident...

Folie passagère 3152
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samedi 23 avril 2016

Frivolités, blague potache et petite culotte

Frivolités: caractère de ce qui est frivole, sans importance. Synonyme: légèreté.


Dans le livre L'Elysée off, deux journalistes nous raconte l'anecdote suivante: " La scène se déroule en 2015, dans le cadre du Forum économique de Davos. Michel Sapin se permet une réflexion douteuse quand des journalistes suivant l'événement se baissent pour récupérer un stylo tombé au sol. « Ah, mais qu'est-ce que vous me montrez là ? » aurait-il lancé avant de « claquer » l'élastique de la culotte d'une des journalistes, reporter pour un grand quotidien national. " Michel Sapin, notre ministre de l'économie dément et re-dément et claironne qu'il pourra éventuellement engager des poursuites. Les deux journalistes ne se démontent pas et démentent le démenti du ministre, ils affirment, témoignages à l'appui, que notre beau Sapin a bien fait claquer l'élastique de la journaliste. Juste une blague de potache.

Et les médias écrits, parce que dans les postes je n'ai rien vu ni entendu pour l'instant, relatent l'affaire en parlant de comportement sexiste. Michel Sapin a eu - puisque tout le monde semble prendre la chose au sérieux et que Sapin n'a pas porté plainte - un comportement sexiste. Tout juste... sexiste.

Bon, maintenant, imaginons que je sois grave en manque de sexe et que la moindre vue d'un cul tendu m'existe au plus haut point. Une nana (ou un mec, de préférence) se baisse devant moi pour refaire son lacet de chaussure et, n'y tenant plus devant tant de générosité offerte, je lui " claque " l'élastique avec pour seule excuse: " Ah, mais qu'est-ce que vous me montrez là  ! ". A votre avis, elle fait quoi la dame (ou le monsieur) ? Elle hurle à l'agression sexuelle ! A-gre-ssion sexuelle ! Et elle aurait raison puisque depuis des années, on nous dit que de toucher au sexe faible sans le consentement de la personne est une agression ! Et celui qui agresse est un dégueulasse, un pervers, un salaud, un ce que vous voulez. Normal ! C'est ainsi. Et si la dame ne se dégonfle pas, elle me dénonce à la vindicte publique et porte plainte. Normal ! Et si elle porte plainte pour agression sexuelle, ce qui est le cas, il y a de fortes chances que j'ai de gros ennuis. Et ce serait logique, normal. Et tout le monde aura raison de me montrer du doigt.

Maintenant, imaginons, quelques années plus tôt, qu'un François Baroin ou qu'un certain Nicolas Sarkozy se soient livrés à pareille blague de potache. Que n'auraient-on pas entendu ! Scandale monumental, affaire d'Etat et tous les médias se seraient jetés sur ces salauds pervers comme la vérole sur le bas clergé ! Démission ! Démission !  Et on aurait bien parlé d'agression sexuelle. Non ?

Et bien dans le cas présent, Michel Sapin a eu un comportement sexiste. Même pas inapproprié, juste sexiste. No problemo, le simple fait que l'on parle - un peu - de l'affaire sera sa punition. Relaxe !

Imaginons maintenant, un Président de la République qui pour que sa régulière du moment soit toujours belle lui offre chaque mois, avec nos deniers, 8 000 euros de coiffeur et ce pendant plus de deux ans... Faîtes le calcul, au moins de quoi nourrir 500 migrants affamés pendant 6 mois. Vous imaginez le bordel que cela aurait été avant ? Le décès de Prince, à côté de cet abus de biens républicain, eut été traité comme une simple anecdote, en dernière page, un fait divers. Et bien non. Non seulement cela ne fait pas la Une du JT, tout juste ais-je trouvé un journaleux évoquer le côté frivole du couple Président-Trierweiller. La chose est donc prise avec légèreté.

Imaginons encore qu'un Président facture 400 000 euros à la République pour protéger sa nouvelle régulière dont la présence au Château n'est absolument pas officielle. Qu'aurait-on dit ? Avant ... Avant 2012. Souvenez-vous des malheureux 15 000 euros de cigares de Christian Blanc, il dut démissionner. Souvenez-vous du jet loué par le ministre Estrosi pour à peine 138 000 euros: exit au remaniement gouvernemental suivant. Souvenez-vous de MAM qui eut le tort d'accepter de voyager au frais de la Tunisie: Démission. Ah que oui, les médias avaient des coucougnettes en ce temps-là.

Alors qu'aujourd'hui et c'est sans doute aussi cela le changement, on nous parle d'un comportement sexiste,  de blague de potache, de frivolités et de légèretés ! Pas moins et surtout pas plus !

Ce quinquennat catastrophique à tous points de vue aura été aussi celui d'un deux poids, deux mesures permanent. L’institutionnalisation du 2 poids, 2 mesures !  Nous pourrons tout de même ajouter à son crédit: la mort définitive de la gauche morale et la mise en lumière de la faiblesse, voire la complaisance, des médias envers le pouvoir. Fucking Socialie !

Folie passagère 3151.
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L’église byzantine Saint-Louis de Paimbœuf, en Loire-Atlantique