mardi 16 octobre 2018

Cette France qui adore les idoles et méprise les héros...

Un magnifique texte de Robert Redeker repéré chez Maxime Tandonet

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" Des parents d’élèves et des élus de gauche se sont dressés pour empêcher qu’un lycée, à Carquefou, portât le nom d’une très grande figure de la Résistance, Honoré d’Estienne d’Orves. En l’occurrence, la tentative de censure – un peu comme Staline effaçant des photos les alliés et compagnons passés de saison – était idéologique: cette gauche reprochait à ce héros ses penchants monarchistes. Ces incultes eussent préféré, selon leur aveu, que cet établissement s’appelât lycée Hubert Reeves, ou bien lycée Michel Serres – noms tout à fait estimables, convenons-en. A Marseille, les élus de gauche viennent de refuser qu’une place devienne Place Arnaud Beltrame, au motif que ce nom risquerait de choquer une partie de la population. Manifestement, la France d’aujourd’hui, surtout celle de gauche, a du mal avec ses héros. Un constat s’impose: cette France se livre sans pudeur aux idoles – des chanteurs, des sportifs, des animateurs télé – et fuit les héros, qui ont donné leur vie pour elle.

Nous vivons le temps des idoles. Des idoles fabriquées dans des usines affectées à cet effet: les industries planétaires du divertissement, dont la télévision, la radio, et internet, fournissent les trois principaux distributeurs. Ce sont des idoles bien peu exigeantes: elles ne dérangent pas notre confort, elles nous endorment, nous ensommeillant dans la consommation passive. La critique pascalienne du divertissement s’applique: ces idoles nous éloignent du cœur de la vie humaine, de l’important, de ce qui différencie l’homme des bêtes. La vie humaine n’est pas la vie domestique, a noté Hannah Arendt. Mais c’est quoi, demandera-t-on, une vie humaine? C’est une vie dont le but n’est pas la survie, mais la liberté. Et la liberté, c’est quoi, continuera-t-on? C’est l’empire sur soi-même, la mise-à-distance de ses envies et désirs, la capacité de renoncement. Être libre, c’est échapper à la domination des désirs.

Dans ce cas, pourquoi cette méfiance devant les héros, cette mise-à-l’écart, qui se confirme jusque dans les manuels scolaires et les salles de classe? L’école, en effet, contrairement à ce qu’elle faisait jusqu’aux années 80, se refuse à transmettre l’imagerie des figures héroïques de l’histoire de France. Elle veut promouvoir une autre figure de l’être humain, plus compatible avec le consumérisme hédoniste qui tient lieu désormais d’idéal collectif. Depuis l’estrade du professeur de collège, Thuram et Zidane seront préférés à Clovis, à Charles Martel, à Godefroy de Bouillon, à Saint Louis, voire à Jeanne d’Arc. C’est que les héros sont encombrants. Ils sont même exigeants. Leur principal défaut: du haut de leur stature, ils nous jaugent et nous jugent. Pire encore, aux yeux de nos contemporains: leur grandeur demande de la fidélité. Le héros procède exactement de la même façon que la culture: le passé juge le présent. Le héros est notre juge, son regard nous renvoie à notre inanité, et cela notre époque ne le supporte pas. Le héros affirme que le passé est plus grand que le présent.

Les héros sont encombrants parce qu’ils sont vertueux. Ils font passer la vertu avant la jouissance. Les idoles, elles, à la semblance des dieux païens grecs ou romains – ce que Platon leur reprochait – s’adonnent aux vices liés à la soumission aux désirs, désinhibant par ces exemples les dérèglements de la foule. Toutes les idoles sont esclaves, toutes propagent l’exemple de l’esclavage. A l’inverse de ces idoles, les héros ne poursuivent ni la gloire ni l’argent – ils se sacrifient. Ils ne mettent pas, comme ces idoles, en avant le moi, mais l’instance à laquelle ils vouent leur vie jusqu’à la donner, la nation, la patrie, la France. Un héros est en rupture avec l’idéologie dominante du moi-je, de l’hédonisme généralisé, de l’épanouissement personnel. À l’inverse des idoles, les héros se déploient dans la liberté, qui est tout le contraire de la facilité et de la passivité que favorisent les idoles. Bref, les héros forment l’école aujourd’hui interdite, souvent haïe: l’école de la liberté.

Si notre époque produit des pseudo-héros, la place des véritables héros s’est tellement rétrécie que nous ne ferions pas preuve de cécité en y voyant une place vide. Le héros manque. Les pseudo-héros de notre époque, les héros de marché, qu’ils soient joueurs de football ou bien stars du show-business, ajointent leurs actions à l’argent, à la bourse, réclament des revenus toujours plus élevés. Ils placent le criterium de leur valeur à l’extérieur de ce qu’ils font – dans l’argent contre lequel leur talent est échangé. C’est là, chacun le voit, le contraire de la liberté. L’acte héroïque, à l’opposé, vaut par lui-même, il est à lui-même son critérium. Il est inestimable – en dehors de tout prix. Il n’y a pas d’unité de mesure de l’héroïsme – il est franc, il est libre, il est simple, il est impayable. On se fait rétribuer pour marquer un but, on n’est pas payé pour devenir un héros – loin de là, on le paye fréquemment de sa mort."

Robert RedeKer

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vendredi 12 octobre 2018

PMA, GPA: Le combat de Marc-Olivier Fogiel n'est pas le mien

Pour ceux qui l'ignoreraient, Fogiel est un animateur télé et radio connu. Il y a quelques années, avec son compagnon, ils ont fait aux USA l'emplette de deux petites filles obtenues par GPA: Mila et Lily. A l'époque, et pour avoir dévoilé sur ce blog cette histoire, l'avocat de Fogiel me pria instamment de retirer mon billet faute de quoi, j'aurai à subir les foudres de la justice... Je vois qu'aujourd'hui, à nouveau, il parle librement et avec bonheur de ses acquisitions. Il a même décidé de mettre en avant sa "famille" afin de promouvoir la GPA et obtenir, à terme, sa légalisation.

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes assises, texte et plein air

Cette photo a fait l'objet de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux, commentaires allant du ravissement au profond dégoût. Dans le sondage que je vous propose ci-dessous j'ai repris, telles quelles, quelques unes des principales remarques lues ici et là... Qu'auriez-vous répondu ? Vous ? (3 réponses possibles)



Ainsi, nous y sommes. En 1999, on nous assurait que la légalisation du Pacs ne nous amènerait pas au mariage zinzin. En 2012, les "progressistes" nous promettaient que le mariage zinzin ne nous amènerait pas à la PMA; Hollande l'avait promis. En 2019, et puisque Macron s'y estt engagé, la PMA sera légalisée mais d'ores et déjà, ils nous l'ont assuré, la PMA ne nous amènera pas la GPA... T'as qu'à croire ! Combien de fois, lors de la campagne contre le mariage zinzin, l'ais-je écrit: Si le mariage homo passe, nous aurons dans les 5 ans la PMA puis la GPA... La marchandisation du corps (qui va de paire avec le transhumanisme) est en marche et l'odieux Pierre Bergé, là où il est, six pieds sous terre et sans doute déjà réduit à un amas de vers grouillants, doit bien se marrer: "Louer son ventre pour faire un enfant ou ses bras pour travailler à l'usine ? Quelle différence ?".

D'ailleurs, sur CNews l'autre matin, dans l'émission de Pascal Praut, ils ne s'y sont pas trompés: "Le combat de Fogiel est légitime, c'est normal" (sous-entendu: PMA et GPA, c'est acquis, c'est donc dans la norme!) qu'ils ont dit...

 Nous y sommes donc, nous avons baissé les bras, avec cette quasi-certitude que de combats "contre" la PMA puis "contre" la GPA il n'y aura pas ! A croire que le "progressisme" et la dictature des minorités sont plus forts que les lois naturelles... Une chose néanmoins demeurera c'est que cette marche en avant vers la PMA et la GPA et les discours de gens comme Fogiel vont, comme nous avions pu le constater au moment du mariage pour tous, réactiver l'homophobie. Quand, pour une raison ou pour une autre, on ne peut plus lutter contre quelque chose, on se met à détester, à haïr, à cogner ceux qui portent ce genre de projets et par extension ceux qui potentiellement pourraient bénéficier de ces " progrès sociétaux". Ainsi, pour le plus grand bonheur d'une petite minorité d'homos et de lesbiennes en mal d'enfants et pour le plus grand plaisir des "progressistes" qui auront permis cette nouvelle victoire contre "l'obscurantisme", seront à nouveau pointés du doigt, voire insultés, voire cognés, l'ensemble des homosexuels dont la très grande majorité ne demande qu'une chose: le droit de vivre leur vie dans la plus grande in-différence.

Ce matin sur RMC, aux Grandes Gueules, ils nous ont causé de la recrudescence du nombre d'agressions à caractère homophobe (1). Sans études précises, sans chiffres pertinents et vérifiables, ils nous l'ont assuré: ça augmente ! Je veux bien les croire... Mais en même temps, les animateurs (aucun homo parmi eux à ma connaissance) l'ont dit et répété: l'homosexualité est de mieux en mieux acceptée. La preuve, disaient-ils, peu de gens contestent aujourd'hui la PMA (donc, autant la légaliser). La preuve, disaient-ils, cela ne choque plus personne de voir deux garçons (ou filles) s'embrasser ou se tenir par la main. Les cons ! A Paris et ou dans certains milieux, peut-être, et encore... Qu'ils aillent donc voir, ces sachants, chez les muzz, dans les cités, dans certains collèges et lycées, dans certains milieux cathos, dans la ruralité, dans certains milieux professionnels...

(1) lire en complément le post sur Facebook de l'ami Koltchack




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lundi 8 octobre 2018

Mon cher Manu, Mon chéri...

Des fois que vous ne l'auriez pas lu, vous trouverez ci-dessous la nouvelle lettre d'Onfray à Macron. Elle fait beaucoup parler d'elle. Que ce soit hier sur BFM ou ce matin sur CNews, il apparaît que nos commentateurs patentés n'ont pas apprécié: grossière, vulgaire, homophobe, etc, etc, etc... Perso - et c'est moi qui le dit - je n'y lis rien d'homophobe, rien de vulgaire, rien de grossier. Macron ne récolte que ce qu'il a semé... Et puis, vu comme cette lettre énerve un brin les Neumann, Joffrin, Leclerc et consorts, forcément, elle me plaît.

A vous de lire...

Hasard ou coïncidence, depuis la parution de cette lettre, Onfray persona non grata sur les télévisions du service public...

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" Votre Sérénité, Mon cher Manu,

Mon Roy,

Mais aussi:

Mon Chéri,

Je me permets en effet cette familiarité, mon cher Manu, car des photos t’ont récemment montré partout sur la toile aux Antilles enlaçant un beau black, bodybuildé en prison et luisant de sueur tropicale, ce qui semblait te ravir jusqu'au plus profond – si tu me permets l’expression… Ton sourire béat montre en effet que ta dilection va plus facilement à qui accompagne son selfie avec toi d’un doigt d’honneur qu’aux intellectuels qui n’ont pas l’heur de te plaire parce qu’ils ne te font pas la cour. Décidément, tu sembles n’aimer que ceux qui te font savoir leur amour d’une façon qui ne prête pas à confusion: il faut t’enlacer torse nu pour te plaire, essuyer sa transpiration sur ta chemise blanche, et passer plus de temps en salle de sport qu’en bibliothèque. Je comprends dès lors que le philosophe Etienne Balibar, avec lequel tu dis avoir rédigé un mémoire universitaire sur Machiavel, n’ait plus le souvenir de toi. Il n’est probablement pas assez couvert de sueur, trop âgé et trop intellectuel à ton goût.

A ceux qui voudraient augmenter un peu leur culture, ce qui n’est pas de trop ces temps-ci, consultons l’encyclopédie en ligne Wikipédia, soyons fous! Elle nous donne cette signification du doigt d’honneur: "Le majeur dressé autour des autres doigts baissés évoque un phallus et le reste de la main, un scrotum". Traduction pour qui ne maîtriserait pas toutes ces subtilités lexicales, il s’agit tout bonnement d’un "doigt dans le cul". Le doigt, on voit bien à qui il appartient, le cul, on se tâte – si je puis dire! Est-ce le tien personnellement? Auquel cas c’est ton affaire, mais n’en fais pas un étalage public: un président, ça ne devrait pas faire ça comme dirait l’autre… Ce cul, est-ce le nôtre en tant que tu incarnes la souveraineté populaire? Est-ce celui de la France dont tu es le corps mystique? On ne sait. Mais cette fois-ci, ça nous concerne. Et permets qu’on puisse ne pas jouir d’une pareille intromission dans notre intimité sans notre consentement. Demande à madame Schiappa: c’est la définition légale du viol.

Quoi qu’il en soit de ce fondement et de son propriétaire, c’est proprement manquer de doigté envers la République que de se laisser mettre de la sorte en arborant ce sourire radieux qui témoigne de ton contentement. Pareil goût relève de ta vie privée qui est celle du second corps du roi, elle ne devrait pas affecter ton premier corps qui est politique et républicain. Ce sourire, c’est le même que tu arborais sur les marches de l’Elysée le jour de la fête de la musique en compagnie d’une brochette d’individus, eux-aussi férus de ce très subtil langage des signes. On ne dira pas que tu caches ton jeu. Il n’y a que les crétins pour feindre que tu dissimules. Tu es du genre à nous le mettre bien profond, pour dire clairement ce qui ne devrait pas te choquer sous forme de mots, puisque la chose te ravit quand elle se trouve exprimée sous forme de geste. Mais mettre ou ne pas mettre, là est la question…

Or, cette question, tu l’as franchement résolue. Car, depuis quelque temps, tu montres en effet que, toi ou tes services, vous n’avez pas grand souci de la légalité (je ne parle plus de moralité, on sait désormais dans quelle estime tu tiens toute morale…), je parle de légalité. En adoptant cet angle de vue, on voit bien comment tu nous la mets, tu nous le mets, tu nous les mets… 

D’abord, premier doigt, il y eut cette étonnante évaporation de tes bénéfices en tant que banquier chez Rothschild: tu sembles en effet avoir habilement fait disparaître cette somme considérable de ta déclaration de patrimoine avant les présidentielles. Quid en effet des cinq millions d’euros que tu as engrangés comme banquier pendant huit ans et dont personne ne retrouve la trace ? (source : "Cinq millions d’euros en huit ans, où est l’argent, Emmanuel Macron?" dans Economie Matin du 16 février 2017). Cinq millions, ça en fait des billets de cinq euros que tu voles dans la poche des étudiants qui reçoivent l’APL!

Ensuite, deuxième doigt, il y eut cette soirée de levée de fonds à Las Vegas qui a permis, via des facturations de Havas-Business, le prestataire de service de cette soirée apparemment effectuée sans appel d’offre, donc illégalement, de dégager de considérables marges, en dizaines de milliers d’euros, pour le candidat que tu étais alors. Qui organisait ce genre de soirée fort peu légale ? Muriel Pénicaud, ton actuelle ministre du travail (source : "Déplacement de Macron à Las Vegas: la très chère soirée organisée par Havas" dans Le Parisien du 8 juillet 2017). Fillon est tombé pour trois costumes: cette seule soirée t’aurait permis d’acheter des pardessus et des pantalons pour tout ton gouvernement et leurs cabinets pendant de longues années. Or, ce ne fut pas la seule soirée ayant permis des largesses à ton endroit.

Troisième doigt, devenu président, il y eut l’affaire Benalla. Chacun a eu le loisir, durant ce feuilleton de l’été débordant sur la rentrée, de voir combien et comment tu couvrais qui te couvre. Entre mensonges, stratégies de communication, enfumage, intoxication, désinformation, instrumentalisation, bien malin qui peut désormais savoir où se trouve la vérité. Dans cette affaire, je veux n’en retenir qu’une. C’est une affaire dans l’affaire. Quand ton petit protégé s’est retrouvé en garde à vue, la police n’a pu effectuer une perquisition à son domicile pour cause de légalité: elle n’intervient pas la nuit. Comment se fait-il qu’une équipe ait pu être diligentée pendant ce temps-là au domicile de Benalla pour ouvrir son coffre et faire disparaître son contenu, dont des armes à feu? Qui a dit quoi, et à qui, pour que ce forfait qui entrave la bonne marche de la justice ait été commis? Et par qui? Il faudrait demander à feu Gérard Collomb et lui demander si ça n’a pas un peu à voir avec sa récente démission… On ne fera croire à personne que ce faux cambriolage ait pu avoir lieu à cette heure, dans ce lieu, dans cet endroit de l’appartement d’un homme que tu protèges contre vents et marées, sans que tu sois un peu au courant! Qu’y-a-t-il entre lui et toi pour que se trouvent détruites les preuves des coups tordus de cette affaire? De quels doigts et de quels fondements symboliques, ou non, est-il ici question? (source: "Affaire Benalla. Compagne introuvable, coffre-fort disparu… les zones d’ombre subsistent" dans Ouest-France du 23 août 2018)

Puisque nous sommes dans la cambriole, ajoutons un autre forfait, ce sera le quatrième doigt, nous ne sommes pas bien loin de toute la main. Chacun sait désormais que la communication de monsieur Benalla, qui mettait tant dans l’embarras monsieur Collomb (un nom qui, je le jure sur ta tête, n’entre en rien dans ma métaphore filée du doigt et du fondement…), est pilotée par la Reine Mimi.

Qui est Mimi? Laissons parler les éditions Grasset qui publient bientôt une biographie non autorisée du personnage. Voici la quatrième de couverture du livre en question : "On l’appelle 'Mimi'. Michèle Marchand, la papesse des paparazzis, la gardienne des rumeurs, des secrets de la politique et des affaires. Elle collectionne les scoops sur les puissants mais elle a compris que le plus utile n’était pas de les vendre. Les posséder suffit. Et en parler, ici ou là. Elle ne dispose d’aucun titre officiel mais 'Mimi' se rend tous les jeudis à l’Elysée. Son agence de presse, Bestimage, a l’exclusivité de l’image de la Première Dame et de celles, privées, du couple Macron. (sic !) Une manne. Et une première. Jamais un couple présidentiel n’avait concédé un tel passe-droit à une 'petite marchande de photos'. Comment 'Mimi' a-t-elle pris le contrôle des secrets de Paris? Pourquoi lui est-il accordé tant de privilèges? Que sait-elle? Que tait-elle? Difficile d’enquêter sur cette femme, puissante et redoutée. Ses amis se taisent et ses obligés ont peur." Et puis ceci, qui ne manque pas de piment : "Garagiste, tenancière de boîte de nuit, mariée à des braqueurs puis à un policier, championne de ski, reine de la presse people… avant d’arriver au cœur du pouvoir. La vie de 'Mimi' est une énigme et un vertige."

On comprend que ce vertige en donne à d’autres. Voilà pourquoi, fort étrangement, l’appartement de l’un des journalistes a été cambriolé. Par qui? Toi seul le sait me semble-t-il. Ou Monsieur Collomb, qui a récemment fait ses valises… comme un voleur! Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que l’équipe de monte-en-l’air qui a œuvré sur le coffre fort de Benalla était aussi de service chez l’un des biographes de la désormais fameuse Mimi. (source: "Un des biographes de 'Mimi' Marchand mystérieusement cambriolé" dans L’Obs du 26 septembre 2018).

Pour les besoins de ma démonstration, je sais que tu me comprendras, j’ai besoin d’un cinquième doigt. De sorte qu’ainsi, nous pourrons franchement parler d’un "Fist Fucking" – autrement dit, pour ceux qui se trouveraient autant déroutés par cette expression formulée dans la langue de Shakespeare que par les subtilités lexicales du corps humain, voici une libre traduction de mon cru : "La main, puis tout le bras dans le cul". Tu m’excuseras toutes ces variations proctologiques, mais c’est toi qui m’y contrains, après avoir commencé aux Antilles…

A plusieurs reprises, celui qui te sert de Benalla pour tes discours, Sylvain Fort, a fait savoir que tu n’appréciais pas un certain nombre d’intellectuels - dont ma pomme! Il fut dit un temps qu’un genre de "cellule riposte" allait être mise en place pour répondre aux idées "nauséabondes", bien sûr, de ces personnes dont j’étais et dont je suis. Notre Sylvain avait alors sorti du chapeau les noms de Michel Serres et de Pierre Nora: tu voulais du sang neuf et rajeunir la société française, ces académiciens totalisent 174 ans à eux deux, c’est réussi. (source : "Le devoir de mémoire de Macron" dans Le Parisien du 11 juin 2017).

Tout le monde a pu voir que tu étais capable de changer la loi pour récompenser Philippe Besson qui est à ta personne ce que Heidegger fut à Hitler, Sartre à Staline, Sollers à Mao (puis à Balladur)… Tu as en effet décidé de faire voter un texte permettant d’ouvrir une vingtaine de postes de consuls généraux supplémentaires à des fonctionnaires comme à des non-fonctionnaires afin de rendre possible ce hochet à offrir à ton ami avec l’argent de la République. (source: "Ce décret qui permet de nommer Philippe Besson consul à Los Angeles" dans Le Parisien du 30 août 2018).

Un homme qui est capable de passer par-dessus la loi pour récompenser un intellectuel qui le…, qui le…, disons, qui chante ses mérites, n’aurait pas à se forcer beaucoup pour faire savoir combien il lui plairait que ce philosophe, qui lui déplaît, cesse de voir ses cours diffusés sur le service public! Je dis ça comme ça! Après la fraude fiscale, trois doigts, les cambriolages, deux doigts, la promotion d’un ami comme avers d’une médaille dont le revers est l’éviction d’un ennemi, cinq doigt, voilà, le compte est bon: la main est passée tout entier, le bras peut suivre…

Voilà un an que Votre Altesse, Votre Excellence, Votre Sérénité, Mon cher Manu, Mon Roy, mais aussi: Mon Chéri, tu es au pouvoir. Et tu nous régales chaque semaine avec de nouvelles aventures. Il te reste quatre ans de règne. 

Je t’annonce une bonne nouvelle: comme je dispose de plus de temps pour moi depuis que mes cours à l’Université populaire sont passés dans la moulinette de ton rectum citoyen, je me réjouis de pouvoir t’annoncer que je t’écrirai plus souvent que je ne l’avais prévu lors de ma première lettre. Cette perspective nouvelle me donne le même sourire que toi, mais pour d’autres raisons: je suis ravi!

On sait que le sage montre la lune et que l’imbécile regarde le doigt: pour ma part, j’en prends le ferme engagement, je ferai part égale entre la lune et le doigt…

Salut Manu,

Michel Onfray "

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vendredi 5 octobre 2018

Les blancs, ce sont vraiment des salauds !

Il y a quelques temps, c'était la RATP qui placardait des affiches montrant que les fraudeurs, c'était toujours des blancs mais qu'heureusement, la sécurité des voyageurs était assurée par des vigiles issus de la diversité:


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Aujourd'hui place à la communication gouvernementale sur le harcèlement et les violences faites aux femmes...

C'est dingue, c'est toujours le blanc qui est le méchant. Toujours le blanc qui agresse ou harcèle les jeunes filles ! Toujours le blanc qui se comporte comme un mufle ! Vous ne me croyez pas ? Vous devriez pourtant puisque c'est le gouvernement qui le dit (avec votre pognon de dingue) par le biais de 3 petits clips vidéo réunis sur le thème " Réagir peut tout changer ". Il est vrai que, sauf erreur de ma part, on n'a jamais vu un black violer une femme ni un beur siffler une nana dans la rue, encore moins ironiser sur son décolleté !

Les blacks et les beurs, ce ne sont que des gentils super bien élevés et toujours prêts à aider la jeune fille que l'on importune ! Dans le cas contraire, cela se saurait, n'est-il pas ? 

Les blancs, ce sont vraiment des salauds ! 

1er clip: Vous êtes française et vous avez un ami africain pour empêcher les méchants mâles blancs de toucher les fesses des… beurettes.




2ème clip: Vous êtes française et avez un ami africain dans les transports en commun pour empêcher ces sales mâles blancs de se tripoter devant des beurettes.


3ème clip: Vous êtes française et avez un collègue d’origine étrangère pour vous protéger des blagues salaces du sale blanc qui vous sert de patron.




Vous l'aurez compris, le vrai héros aujourd'hui, le preux chevalier, celui qui ne pose jamais de " regard appuyé ", ce n'est plus pas le blanc, c'est l'Autre !

Cette campagne de sensibilisation poignante de réalisme a été initiée par Edouard Philippe himself dans le cadre de la lutte contre le harcèlement et les violences fait.e.s aux femmes et de la grande cause du quinquennat: l'égalité homme / femme, oups, pardon, l'égalité Femme / Homme. " Sans métaphore, ni scandale, l’objectif de cette campagne est la disparition du seuil de tolérance de la société face à ces violences sexistes et sexuelles."

Si seulement, dans au moins l'un de ces trois clips, le gros dégueulasse avait pu être un black ou un beur, on aurait pu encore sauver les meubles et se dire: Voyez le harcèlement et les agressions faites aux femmes ne sont pas l'apanage d'une seule catégorie de la population... mais non...

Voilà où nous en sommes: les ravages du politiquement correct, le travestissement volontaire de la réalité, la peur des mots et des faits, un racisme anti-blanc quasi institutionnalisé ou les chocottes de passer pour de vilains racistes, la haine de ce que nous sommes, etc... Tout est là, sous vos yeux.



D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

Sources: CBNews , ContreInfo , www.gouvernement.fr
Photo du bas: Sir Lancelot, nouvelle série produite par Netflix

Europe, ton soleil revient