jeudi 30 juillet 2015

La nouvelle folie de ChristianeTaubira


C'est à ce genre de petites choses que l'on se rend compte que l'on marche sur la tête et que Dam' Taubira est un sacré poison. 

Jusqu'ici, conduire sans être détenteur du permis de conduire était un délit passible d'un an de prison et de 15 000 euros d'amende. Dam' Taubira, jugeant sans doute la chose trop sévère, a décidé de déclassifier l'infraction; de délit, cette faute deviendra simple contravention passible de 500 euros d'amende. Plus de passage chez le juge, plus de prison éventuelle (sauf récidive ou circonstance aggravante comme conduire en état d'ivresse), c'est ce que cette folle furieuse appelle la dé-judiciarisation des délits routiers telle que le prévoit son nouveau projet de loi à venir: " Justice au XXIème siècle " !

Pour le conducteur tenté par l'infraction, la gestion du risque devient minime: Passer son permis, c'est chiant, ça coûte quoi ? 1 500 euros, 2 000 euros, ça prend du temps, je suis pas sûr de l'avoir, Je risque quoi à ne pas l'avoir ? 500 euros d'amende, no problemo... Quand on connaît la fréquence à laquelle un conducteur qui ne fait pas trop l'andouille est contrôlé par la police, il y a vraiment peu de risques de se faire poisser...

Perso, en 32 ans de conduite, j'ai du me faire contrôler, de mémoire, 3 fois .

Dépénaliser, adoucir la peine, transformer ce qui hier était une faute lourde en faute légère, voilà le programme. Dans quel but ? J'ai eu beau chercher et lire, je ne vois pas et toutes les bonnes raisons évoquées par la chancellerie ne répondent pas à mon interrogation... Il paraît en tout cas que ce n'est pas du laxisme... Si elle le dit ... Qu'est-ce qui peut pousser cette femme-là à envisager ce genre de projets complètement déresponsabilisant et déculpabilisant ? 

On marche sur la tête disais-je... Pourquoi ? Parce que ce qui est tout aussi sidérant que cette idée débile, c'est de penser que des gens, un premier ministre, un Président, des conseillers et des technocrates puissent, qui sait, inspirer Taubira, en tout cas cautionner ses folies.

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mercredi 29 juillet 2015

Jean Quatremer, un journaliste en colère. Voilà qui est rigolo !

(Albert Londres)

Il vous faut lire cet article de Libération, si vous en avez le temps. Il nous raconte, par le menu, comment Jean Quatremer, journaliste de son état, est en colère après les réseaux sociaux, après les internautes et finalement après tous ceux qui prennent la parole sur ces mêmes réseaux pour s'ériger en journalistes. Pour Quatremer, toute parole ne se vaut pas.Le journaliste bosse, enquête, étudie, a une connaissance " intime " du sujet et à ce titre ce qu'il dit compte, ce que vous ou moi pourrez dire ne sera que du superfétatoire, de l'approximatif, du ressenti etc, mais rien de rationnel, rien de " sûr ".

Pis, ce brave monsieur est en colère et s'énerve car il n'admet pas que son travail puisse être discuté, controversé, jugé, critiqué car forcément, " Ceux qui le prennent à partie en vociférant le font avec leur sentiment et leur passion, sans fait à leur disposition. "

L'article de Libération pose, pour une fois, parfaitement le problème et résume ainsi le courroux de Quatremer qui " reproche 3 choses aux réseaux sociaux: de mettre sur le même plan journaliste et internautes, de rendre visible une haine très minoritaire et de remplacer le débat par l’insulte. "

Ben oui, si depuis des lustres, les journalistes avaient bien fait leur boulot, à savoir informer objectivement, sans doute les internautes et autres glandus du web comme votre serviteur n'auraient pas eu le besoin et l'envie de se mettre à " jouer " les journalistes et de contester l'info officielle dispensée par l'élite médiatique. C'est bien parce que internet nous met à disposition sensiblement les mêmes informations que celles dont disposent les " journalistes " que chacun, aujourd'hui, peut produire de l'information. Et je comprends parfaitement que cela puisse perturber l'establishment. M'avait profondément marqué cette réflexion du président de l'association de la presse présidentielle ( rien que le nom, déjà, vaut coups de bâton ) lors d'une conférence de presse de Président. Devant la vacuité des questions posées à Président, il tweeta un truc du genre: " qu'Albert Londres nous pardonne ! ". Voilà qui en disait long sur l'état de déliquescence et/ou de vassalité au pouvoir de cette profession. Autre anecdote ? Que penser de Elkabach, vieille journalope s'il en est, qui, au micro d'Europe 1, ose débuter une ITW de Marine Le Pen par " N"avez-vous pas honte ? " Il n'était plus journaliste, au mieux procureur, au pis, petit Robespierre. Lorsqu'une vieille croûte comme Laurent Joffrin compare les catholiques intégristes à des salafistes, normal qu'il se fasse insulter en retour tant son affirmation relève soit d'un délire post-fumette soit d'une parfaire ignorance de ce que peut être un catho intégriste ( espérons qu'il ait une vague connaissance de ce que peut être un djihadiste) soit d'une provocation stupide. Dans les trois cas, Joffrin n'est plus journaliste.

Alors oui, les journalistes - et vous l'aurez bien compris ce n'est pas spécialement Quatremer que je vise - par leurs outrances, par les autorisations qu'ils se donnent et par leur manque flagrant d'objectivité ne récoltent en retour que ce qu'ils méritent; au choix: indifférence, insultes, les réseaux sociaux s'y prêtent bien, détestation voire de la haine... à force... Et oui, à force et malheureusement, les outrances de la profession font, qu'en réaction, plus aucun débat n'est possible avec ces gens-là, hors l'insulte. J'aimerais débattre avec Joffrin , Plenel, Elkabach ou Quatremer... Peine perdue, a-t-on déjà vu un journaliste admettre qu'il puisse avoir tort ? Non. Jamais. A-t-on déjà vu un journaliste faire son mea culpa pour une info qu'il aurait colporté ou transmise alors que selon toute vraisemblance, le pékin moyen savait qu'elle ne pouvait qu'être fausse ? Non, Jamais. Quatremer ou Julien Arnaud ont-ils dénoncé le fait qu'Edwy Plenel fraude le fisc avec Médiapart ? Non, jamais, la corpo se protège.

Le problème des réseaux sociaux, pour les gens comme Quatremer, c'est qu'effectivement ils ont libéré la parole. Chacun peut aujourd'hui dire ce qu'il pense puisqu'il ne pense plus grand bien de ce que peuvent leur raconter ceux qui sont supposés les informer. La confiance est rompue parce qu'internet nous permet souvent de démonter en deux coups de cuillère à pot les dires, les sous-entendus, les non-dits ou les assertions d'un journaleux. Où était Quatremer lors des émeutes récentes à Roubaix ? Quasiment aucun journaliste n'en a fait état; alors les réseaux sociaux s'en sont emparés... puis et seulement après, quelques  journalistes. Où était Quatremer lorsqu'il eut s'agit de dire oui nous nous sommes trompés, Eric Woerth ne méritait pas notre vindicte ? Nulle part. Où était Quatremer lorsqu'il eut été de bon ton que des journalistes ayant une connaissance intime du sujet démontrent qu'il était débile de grimer un ex-chef de l'Etat en Pétain et en Hitler ? Nulle part.

Les internautes, les twittos et les blogueurs, eux étaient là, et non seulement, devant ces mille et une non-informations flagrantes, ils ont su ouvrir les yeux mais ils ont su aussi se rendre compte de la désinformation dont étaient victimes ceux qui, hélas, se laissaient engourdir par une profession gauchisante à 85%. C'est au final (coucou Didier Goux) peut-être bien ce qui gêne le plus Quatremer: Les journalistes n'ont plus le monopole de l'information. Les internautes et consorts font aussi l'information; et hélas pour eux, aucun ne bénéficie d'un abattement fiscal de 7 500 euros.

Alors, qui sait, Quatremer est peut-être un bon journaliste puisqu'il nous le dit, l'important est qu'il comprenne que la profession à laquelle il appartient mérite tout notre courroux et parfois notre haine tant elle a réduit à rien du tout la noblesse de l'art qu'elle était sensée défendre et porter. Il serait temps que la profession dont il est un digne représentant se remette en question car sinon, sous peu, elle ne vaudra plus un clou, n'aura plus l'oreille du public; à charge pour ce dernier de s'informer et c'est tant mieux, internet est là pour ça !

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Le changement, c'est: 1 068 800 chômeurs de plus en 3 ans !


Ainsi le nombre de chômeurs en catégorie A n'aurait augmenté que de 1 300 au mois de juin 2015. C'est peu et c'est sans aucun doute le résultat des politiques menées par nos champions. Bon, okay, si Pôle Emploi n'avait pas subitement modifié sa méthodologie, nous aurions eu 10 000 chômeurs de plus. Cela aurait fait tâche, n'est-ce pas ? Remarquez, tout le monde a été honnête et on a bien pris soin de nous dire que la méthode de comptage avait été changée. C'est ce qui s'appelle de la transparence. Voilà.

Alors certes, nombreux sont ceux qui crient au scandale, qui s'étonnent que Pôle Emploi ait attendu si longtemps pour apprendre à mieux connaître ses clients (sic) et ils ont  raison. Le gouvernement nous prend des cons, mais ça aussi, on le savait déjà. Devant cette honteuse manipulation des chiffres qu'il reconnait pleinement, le gouvernement va faire le dos rond, attendre que cela se passe, et hop, dans deux ou trois mois, on aura oublié cette nouvelle façon de compter qui permettra par la suite de minimiser le nombre de chômeurs. C'est bien vu !

En attendant, la France, toutes catégories confondues, compte tout de même, à fin juin 2015, 6 073 600 chômeurs !

soit 17 000 de plus qu'à fin mai 2015,

soit 358 700 de plus qu'à fin juin 2014,

soit 661 900 de plus qu'à fin juin 2013,

soit 1 068 800 de plus qu'à fin juin 2012 !

Et ça, ce n'est pas Pôle Emploi qui le dit mais l'Insee.

Allez, bonne journée, même en Socialie !

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mardi 28 juillet 2015

Le communiqué de l'Elysée qui pue



Il y a quelques temps, c'était en février, Président, en son palais, recevait avec tous les honneurs deux représentantes des forces kurdes qui venait de mettre, après bien des mois d'âpres combats, une pâtée à Daesch dans la ville de Kobané, Et nos médias de titrer: " François Hollande a reçu, pour la première fois, des représentants de la principale organisation des Kurdes syriens, le PYD, dont la branche armée a vaincu les djihadistes de l'EI à Kobané. Ils demandent un soutien accru de la France ", " Les héros kurdes de Kobané, reçus par François Hollande ". Les photos parues, à cette occasion, sur le site de l'Elysée, ne laissaient aucun doute sur la bienveillance de Président pour ces combattants du PKK., branche PYD.

Il y a quelques jours des attentats ensanglantent la Turquie, attentats revendiqués par l'EI. La Turquie d'Erdogan, qui jusque lors soutenait sans le dire ouvertement l'auto-proclamé Etat islamique, voit rouge et décide, enfin, de frapper les positions de l'EI. L'aviation turque en profite, au passage, pour bombarder des positions kurdes du PKK. Il est vrai que si, vis à vis de Daesch, Erdogan a toujours eu une position plus qu’ambiguë, il en va tout autrement avec les kurdes, les ennemis jurés. Dans la foulée, Erdogan et ses sbires décident d'arrêter un peu partout dans le pays et massivement des gens présentés comme des djihadistes. Plus de 500 arrestations ! On s'étonne qu'elles ne soient pas intervenues plus tôt ces arrestations. Là aussi, au passage, Erdogan en profite pour faire arrêter tout aussi massivement des kurdes de Turquie.

Hier ce qui nous sert de Président a eu un échange téléphonique avec Erdogan, échange qui donna lieu à la parution du communiqué officiel suivant:

" Le Président de la République s’est entretenu au téléphone avec le Président turc Recep Tayyip Erdoğan. A la suite de l’attentat meurtrier de Suruç le 20 juillet, les deux présidents ont réaffirmé leur détermination à lutter contre toutes les formes de terrorisme, et, comme ils en étaient convenus lors de leur entretien du 21 juillet, à renforcer la coopération entre la France et la Turquie en ce domaine.
Les deux présidents ont par ailleurs fait un point sur la situation en Syrie. Le Président de la République a remercié son homologue pour l’action vigoureuse menée contre Daech et pour le renforcement de l’engagement de la Turquie aux côtés de la Coalition.
Dans ce contexte, le Président de la République et le Président Erdoğan invitent les forces d’opposition syrienne qui peuvent contribuer à la transition politique à approfondir leur dialogue, au service d’une Syrie libre et unie. "

Vous noterez qu'aucune allusion n'est faite du problème kurde et que les héros d'hier semblent avoir été oubliés... Les Kurdes peuvent bien se  faire arrêter et pilonner par l’aviation turque, voilà qui ne semble pas poser le moindre problème à Président. Vous aurez noté que " les deux présidents ont réaffirmé leur volonté de lutter contre toutes formes de terrorisme ", voilà qui, sans le dire mais tout à fait officiellement, place sur le même pied d'égalité Daesch et les Kurdes...

Ce qui nous sert de Président est... Par les temps qui courent et tenant à garder ce blog ouvert le plus longtemps possible, qu'il me soit permis de ne pas dire explicitement ce que je pense d'Hollande.

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Jolie Bouille

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