samedi 28 mars 2020

Le jour d'après, il faudra rendre des comptes...

PANDÉMIE : LE JOUR D’APRÈS SERA CELUI DES COMPTES, RADICAL ET SANS CONCESSION

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(livraison de cercueils par camion entier à l'Ephad Rotschild, Paris 25 mars 2020)


" Le dévoilement : tous les rois sont nus

Ainsi que nous l’avions pressenti, la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19 est la révélatrice de toutes les autres. Très rapidement, chacun y est allé, à juste titre, de son domaine d’expertise pour considérer l’évidence qui allait promptement s’imposer : remise en question cette fois-ci rédhibitoire d’une Union européenne parfaitement inutile voire nuisible, incapable de protéger qui que ce soit et occupée, pendant que chacun tente de survivre, à intégrer en son sein déjà obèse l’Albanie et la Macédoine du Nord (on comprend vraiment l’urgence du dossier). Remise en question du modèle, une nouvelle fois en crise grave, d’une économie mondialisée, financiarisée et déshumanisée, irrespectueuse des peuples, de l’environnement mais aussi source d’insécurité profonde pour ceux-ci. Prise de conscience subite, comme d’autres découvrent la lune, des vertus de l’État providence –encore faudrait-il que celui-ci soit aux mains d’hommes d’Etat dignes de ce nom et non de valets de la finance, lesquels découvrent subitement que le pays tourne encore, malgré le confinement, grâce aux éboueurs, aux personnels soignants, aux caissières, aux livreurs, à tous ceux que l’enseigne Intermarché a récemment et fort justement qualifiés de « héros discrets », sur lesquels le pouvoir macronien n’aura pourtant eu de cesse de taper pendant des mois, depuis la crise des Gilets Jaunes jusqu’aux mobilisations contre la réforme des retraites, et qui continuent de faire tourner la boutique, enfin, pour ceux qui auront réussi à conserver leurs deux yeux.

La fulgurante débandade

On avait donc rapidement compris que tout allait s’écrouler, mais on n’avait pas imaginé que la débandade serait aussi rapide et fulgurante, quand bien même pour des raisons conjoncturelles évidentes, la machine tient encore debout, rafistolée avec du scotch, comme elle-même placée sous un respirateur artificiel de fortune: la France retient son souffle avant que des comptes soient demandés, rendus et que les responsables soient amenés à répondre de leurs nombreuses et coupables errances. Car l’heure viendra de rendre des comptes, quoi qu’en pensent ceux qui tentent, sous prétexte d’une Union nationale qu’ils n’ont cessé de déconstruire méthodiquement (le mot même de nation était devenu péjoratif) de faire taire les esprits libres et critiques et les personnes qui s’efforcent, en dépit des circonstances, de réfléchir.

Les improvisations n’ont cessé de succéder aux mensonges qui eux-mêmes ont fait place à d’autres improvisations, mises en scènes et choix coupables, dissimulations, manipulations. La pénurie de masques, de respirateurs, de protections, de tests est flagrante, quand bien même les habituels amuseurs publics d’un exécutif aux abois se succèdent pour déclarer que tout ceci ne sert à rien et que si les soignants tombent malades c’est certainement à cause des transports en commun. La somme des déclarations grotesques, ineptes et coupables est telle qu’on ne saurait ici la restituer dans sa totalité. Sans compter l’appréciation même de l’ampleur de la crise qui vire au grotesque puisque dans notre pays, pour être testé, il faut être soit élu soit quasi mort. Les chiffres qui sont donnés sont donc aussi fiables que ceux d’une République bananière, d’autant que, concernant les personnes décédées elles-mêmes, on ne comptabilise ni les membres des Ehpad dont on constate une nouvelle fois l’extrême dénuement, ni les personnes qui décèdent à domicile.

L’Histoire avec sa grande hache

La désorganisation, l’impréparation, l’absence d’anticipation deviennent chaque jour plus manifestes, alors même que la France possédait l’un des systèmes de santé publique parmi les plus performants du monde. On découvre peu à peu l’ampleur des dégâts et l’on hésite, en raison du confinement, entre le rire nerveux et une colère immense qui, peu à peu, en chacun, en chaque foyer, dans chaque maison, est en train de monter et dont on se dit que lorsqu’elle va sortir et s’exprimer, elle risque de laisser quelques traces dans l’Histoire avec sa grande hache, comme disait Perec.

Ces dégâts étaient pourtant prévisibles et annoncés par les personnels soignants depuis des années, et particulièrement depuis des mois, à qui l’on préférait répondre à grands renforts de gaz lacrymogènes, tant il semblait plus judicieux à cet exécutif de prévoir des stocks de grenades de désencerclement et autres matériels répressifs plutôt que du matériel sanitaire qui, à présent, manque cruellement.

La bataille autour des travaux pourtant prometteurs et indispensables du Professeur Raoult est un des exemples les plus calamiteux de cette incurie coupable des pouvoirs publics. On déclare l’état de guerre mais on prend des précautions de jouvencelles pour tenter, sans attendre, d’administrer dans de bonnes conditions, de la chloroquine aux patients, si possible avant leur mise en bière (selon le protocole mis au point au CHU de Marseille, et non pas en avalant du produit pour nettoyer les aquariums comme l’ont fait deux imbéciles aux Etats-Unis, ce dont se sont immédiatement et stupidement emparés les détracteurs macroniens de notre original druide marseillais aux allures de Panoramix), que l’on s’arrange dans le même temps pour rendre aussi rare et efficace que l’extrême onction. On s’aperçoit que la Nivaquine, distribuée à des milliards de doses depuis plus de 70 ans, a été classée subitement parmi les substances vénéneuses par Agnès Buzyn au début de l’année, au moment même où se déclenchait la crise du coronavirus (il faut croire que l’application du principe de précaution est à géométrie très variable selon les intérêts poursuivis) et sachant que les Chinois étaient sur la piste de plusieurs protocoles incluant cette molécule. On découvre par ailleurs que la seule usine française fabriquant ce médicament, FAMAR, près de Lyon, a été placée en redressement judiciaire suite à sa revente par le fonds d’investissement américain KKR, tandis que le seul site européen fabriquant des bouteilles d’oxygène médical, LUXFER, près de Clermont-Ferrand, a quant à lui fermé sur décision de son actionnaire britannique et malgré une activité parfaitement rentable (quand il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir). Il semble qu’on ait perdu l’intérêt général quelque part dans le vaste delta qui sépare la start-up nation de l’Etat-stratège…

Aujourd’hui, les membres d’un exécutif qui n’a eu de cesse de mépriser cette économie locale, territoriale, de vanter les mérites d’un néo-libéralisme sans âme, d’une financiarisation brutale de l’économie, de dogmes bruxellois irresponsables et hostiles à toute forme de souveraineté, y compris sanitaire, pharmaceutique, médicale, des États-nations, découvrent subitement les dégâts que causent leurs choix coupables, sans pour autant, du reste, s’en excuser le moins du monde.

Alors, mentir semble la seule solution. Tenter de décrédibiliser les travaux du professeur de Marseille qui ne goûte pas les joies vaines de la haute administration parisienne, mentir au sujet des protections, mentir sur l’anticipation qui n’a pas été faite, mentir sur les mesures qui n’ont pas été prises. Mentir, aussi, sur les raisons pour lesquelles ces mesures n’ont pas été prises, alors que, comme l’indique Agnès Buzyn elle-même, tout ce qui allait advenir était clair depuis deux mois.

Tous ceux qui sont responsables de ce délitement et de cette désorganisation demandent désormais, aux abois, de l’aide. Alors, bien sûr, chacun va retrousser ses manches et aider, à sa manière, aider les soignants, aider les agriculteurs, aider de toutes les façons possibles tous ceux qui en ont besoin, mais l’heure des comptes, ensuite, sera de mise. Elle sera radicale et sans concessions.

Parce qu’il faudra juger jusqu’au dernier tous ceux qui auront été responsables du fait qu’en 2020, en France, on ne puisse plus même enterrer dignement ses morts, à l’heure où Georges Steiner et ses Antigones nous ont adressé un dernier salut du monde civilisé."


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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 23 mars 2020

Bill Gates... un visionnaire...

Une vidéo qui date de 2015...


En 2014, le monde a évité une terrible épidémie mondiale du virus Ebola grâce à des milliers de travailleurs de la santé désintéressés - plus, honnêtement, grâce à beaucoup chance. Avec du recul, nous savons ce que nous aurions dû faire mieux. Il est donc maintenant temps, suggère Bill Gates, de mettre toutes nos bonnes idées en pratique, de la planification de recherche de vaccins à la formation des agents de santé. Comme il le dit, « il n'y a pas lieu de paniquer... mais nous devons nous y mettre. »



 


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

jeudi 19 mars 2020

Macron, la Berezina...

Aperçu de l’image


" Macron au pied du mur

Phase 1

Il ne fallait pas être grand clerc pour comprendre que, la Chine ne passant pas pour très économe de la vie de ses citoyens, le confinement de l’une de ses villes de plusieurs millions d’habitants par les autorités communistes témoignait de facto en faveur de la gravité de cette crise du coronavirus. Je l’ai pour ma part fait savoir sur un plateau de télévision fin janvier. Ce pays, dont il est dit qu’il prélève dans les prisons les condamnés à mort qu’il exécute afin de vendre leurs organes frais au marché noir des transplantations partout sur la planète, n’est pas connu pour son humanisme, son humanité et son souci des hommes concrets. C’est le moins qu’on puisse dire… En prenant ces mesures, il disait à qui réfléchissait un peu qu’il y avait péril en sa demeure, donc en la nôtre. Qui l’a vu ? Qui l’a dit ? Qui a compris cette leçon ? La plupart ont vu et dit ce que les agents de l’État profond disaient qu’il fallait voir et dire.

Mais, comme pour illustrer la vérité de la sentence qui dit que le sage montre la lune et que l’imbécile regarde le doigt, il y eut quantité de prétendus sachants pour gloser sur le doigt et oublier la lune : c’était une gripette, elle ferait moins de morts qu’une vraie grippe, la véritable épidémie, c’était la peur des gens -et les intellectuels et les journalistes du régime libéral en profitaient pour rejouer la scie musicale du peuple débile et de la sagacité des élites…

Pendant que la populace achetait des tonnes de papier toilette, ce qui permettait d’avouer qu’elle avait, disons-le comme ça, le trouillomètre à zéro, les comités de scientifiques invisibles chuchotaient à l’oreille du président ce qu’il convenait de faire entre gestion de l’image présentielle et santé publique, proximité des élections municipales et mesures d’hygiène nationale, situation dans les sondages et décisions prophylaxiques. Un mélange de Sibeth Ndiaye et de docteur Knock fabriquait alors la potion infligée par clystère médiatique au bon peuple de France. Nul besoin de préciser qu’il s’agissait d’une soupe faite avec une poudre de perlimpinpin aussi efficace qu’un médicament commandé sur internet… en Chine !
Quel était cette position magique ? Une grande admonestation libérale, un genre de leçon de chose prétendument antifasciste. Il s’agissait de montrer aux abrutis de souverainistes la grandeur de l’idéologie maastrichienne : plus de frontières, libre circulation des hommes, donc des virus ! Les Chinois étaient contaminés mais ils n’étaient pas contaminants : nous étions immunisés par la beauté du vaccin de Maastricht ! Pendant qu’ils fermaient leurs frontières, nous ouvrions les nôtres plus grand encore -si tant est que cela puisse être encore possible… Nous nous offrions au virus.

Voilà pourquoi, sur ordre du chef de l’État, le gouvernement français s’est empressé d’aller chercher sur place les expatriés français qui travaillaient en Chine. On n’est jamais mieux servi que par soi-même : si l’on devait se trouver contaminés, qu’au moins ce soit en allant nous-mêmes chercher le virus sur place et le ramener en France. Mais pas n’importe où en France, non, pas à Paris, bien sûr, ni au Touquet, mais en province qui est, en régime jacobin, une poubelle ou un dépotoir dont on se souvient toujours dans ces cas-là. Une première livraison s’est faite dans le dos du maire d’une commune du sud de la France, une seconde en Normandie où nous avons l’habitude des débarquements.

La mode à l’époque, nous étions dans le premier acte de cette histoire, consistait à rechercher le client zéro : celui qu’il aurait fallu confiner chez lui pour que rien n’ait lieu, un genre de bouc émissaire à traire. C’était chercher la première goutte du raz-de-marée avec le projet de l’enfermer dans une bouteille afin que la catastrophe n’ait pas lieu.

Il fut dit que, peut-être, ce numéro zéro serait à chercher sur la base militaire d’où étaient partis les soldats français missionnés pour aller taquiner le virus chinois sur place avant de rentrer chez eux. Que croyez-vous qu’il advint à ces militaires ayant été au contact de gens immédiatement mis en quarantaine après leur retour de l’empire du Milieu ? Ils ont été renvoyés chez eux en permission… Pas question de les mettre en quarantaine ! Quelle sotte idée c’eut été ! Qu’on aille donc pas chercher aujourd’hui le client zéro car il se pourrait bien qu’on puisse obtenir des informations qui nous permettraient demander des comptes au ministre de la défense et au chef des armées auquel il a obéi.

Phase 2

L’acte deux a été guignolesque : le tsunami arrivait et on lui avait creusé des voies d’accès sous forme de canaux à gros débits, et ce avec l’aide du génie militaire français. S’y est ajouté le génie du chef de l’État. Le grand homme qui se prenait pour de Gaulle et Gide en même temps, mais aussi pour Stendhal (on est beylien ou on ne l’est pas) nous a délivré la parole jupitérienne : il fallait se laver les mains, éviter la bise et éternuer dans son coude – j’imaginais qu’anatomiquement il était plus juste d’envoyer ses postillons dans le pli de son coude car je me suis luxé l’épaule en essayent d’éternuer « dans » mon coude… Du savon, du gel et un coude : nous étions prêts, comme en 40, le virus n’avait qu’à bien se tenir.

Il a continué à progresser bien sûr. Et le pouvoir a fait semblant d’estimer que le plus urgent était toujours de savoir qui avait postillonné le premier. Il n’y avait pas de foyers d’infection mais des clusters, ce qui changeait tout. Il s’agissait en effet de ne pas donner raison aux benêts qui estiment, comme moi, qu’un peuple n’est pas une somme d’individus séparés, comme les monades de Leibniz, ce qui est l’idéologie libérale, mais une entité qui est elle-même une totalité. Aller chercher le virus en Chine c’était une fois encore estimer que la minorité (d’expatriés) pouvait imposer sa loi à la majorité (du peuple français). Que périsse le peuple français, mais les maastrichtiens n’allaient tout de même pas donner tort à leur idéologie alors que le réel invalidait déjà leurs thèses dans les grandes largeurs !

L’élément de langage maastrichtien fut : le virus ignore les frontières -comme Macron et les siens qui les ignorent tout autant… La plume du chef de l’État lui a même fourbi la formule adéquate : « Le virus n’a pas de passeport »- on dirait un titre de San-Antonio.

Tous les pays qui, comme Taïwan ou Israël (dont on n’a pas parlé, un pays qui, lui, a le sens de son peuple), ont décidé la fermeture des frontières, sont passés pour des populistes, des souverainistes, des illibéraux, des passéistes qui n’avaient rien compris à la grandeur nihiliste du progressisme.

Or, ces faux progressistes vrais nihilistes n’aspirent qu’à une seule chose : le gouvernement planétaire d’un État universel où les techniciens (les fameux scientifiques, comme il y en aurait au GIEC ou dans ce comité invisible qui conseille (!) Macron) gouverneraient le capital en faisant l’économie des peuples.

Le coronavirus leur donne une autre leçon politique : la suppression des frontières c’est la possibilité pour tout ce qui menace contamination de se répandre à la vitesse de la lumière… Le virus n’ignore pas les frontières, mais les frontières savent et peuvent le contenir.

Phase 3

La preuve, le troisième acte décidé par… Emmanuel Macron lui-même. Dans un premier temps, le Président tire une salve pendant un long monologue d’une demi-heure : fermeture des crèches, des écoles, des collèges, des lycées, des universités, réduction des contacts avec autrui, en priorité les personnes âgées. Et puis, bien sûr, le coude et le savon, le gel et la bise, des armes de destruction massive.

Or, qu’est-ce que ce confinement sinon l’invitation à fabriquer autant de frontières qu’il y aura de Français ? La frontière nationale n’est pas bonne, mais la frontière qui sépare de son prochain est présentée comme la solution, la seule solution nous dit-on. Le virus qui ignore les frontières se trouve donc tout de même contenu par les frontières pourvu qu’elles soient érigées par chacun contre son prochain pensé comme un contaminateur potentiel. Ce qui marcherait pour les monades ne marcherait donc pas pour les États ! Étrange paralogisme …

Il faut donc radicalement éviter les contacts et les brassages, il faut donc remettre ses voyages et ses déplacements, il faut donc rester le plus possible chez soi, mais mais mais : le premier tour des élections municipales n’est pas reporté ! Comprenne qui pourra ! On dit que Gérard Larcher, président du Sénat, se serait opposé au report des élections : mais qui est ce monsieur auquel le président de la République mange dans la main ? Quel est son pouvoir ? Des dizaines de millions d’électeurs sont donc invités à se ruer en direction de lieux confinés, les bureaux de vote, dans lesquels, tout le monde en conviendra, on évite les contacts et les brassages et on montre qu’on doit préférer rester chez soi pour éviter les promiscuités.

Le lendemain, quelques heures après la prise de parole présidentielle, le Premier ministre est envoyé au front pour enfoncer le clystère plus profond : fermeture des cafés, des restaurants, des boîtes de nuit, des musées, des bibliothèques, de tous les lieux publics, etc. Mais, toujours : maintien du premier tour des élections municipales. On se lavera les mains avant et après, on respectera une distance d’un mètre avec son voisin, puis on mettra son bulletin dans l’urne. Il faudra bien empoigner le rideau à pleine main pour l’écarter afin d’entrer dans l’isoloir, mais aucun risque – le savon veille… Magique !

Que s’est-il passé le lendemain du jour de la décision de ce presque couvre-feu ? il faisait beau, dans les rues de Paris, des gens ont fait leur footing, d’autres se sont un peu dévêtus pour prendre le soleil près du canal Saint-Martin, certains faisaient du vélo ou du roller, de la trottinette aussi. Ils transgressaient la loi ? Et alors. Pas un seul policier n’a verbalisé qui que ce soit. Tout le monde se moque de l’État qui n’a plus d’autorité et plus aucun moyen de faire respecter l’ordre républicain ! La peur du gendarme est une vieille lune qui a rejoint celle des dragons et du diable ! De la même manière qu’une jeune fille porte un voile musulman en présence de Macron, ce qui est formellement interdit par la loi, et que rien ne se passe, le mépris affiché des décisions du chef de l’État témoignent de la déliquescence dans lequel se trouve le pays et dans quel mépris est tenue la parole de cet homme.

Les libéraux et leurs cervelles soixante-huitardes voulaient des monades et des consommateurs en lieu et place de citoyens et de républicains ? ils les ont… Ils souhaitaient jouir sans entraves ? ils jouissent sans entraves… Ils affirmaient qu’il était interdit d’interdire ? ils se croient résistants en se faisant la bise… Ils croient toujours que CRS=SS ? Ils n’auront pas même vu la queue d’un policier municipal à vélo ou en mobylette, sinon en roller, pour leur rappeler que Jupiter dans son

Olympe a décidé qu’il fallait éternuer dans son coude.

Olympien comme le comédien d’un club de théâtre dans un lycée, Emmanuel Macron a dit: « Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite, sans condition de revenus, de parcours ou de profession, notre État-providence, ne sont pas des coûts ou des charges, mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. » Et puis ceci : « Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. » Quel talent ! Quel menteur ! Quel bouffon ! Mais quel mauvais comédien…

Cet homme qui a mis sa courte vie au service du Veau d’Or fait semblant aujourd’hui de découvrir que piétiner l’intérêt général, conchier le bien public, compisser la santé dans les hôpitaux quand elle était pilotée par les comptables, ce n’étaient peut-être pas exactement les bons choix ! Qui croira cet hypocrite dont toute la politique depuis qu’il est au pouvoir consiste à détruire le système de santé (et de retraite) français ? C’est la quintessence du projet politique libéral mené sans discontinuer par les présidents de la V° république depuis la mort du général de Gaulle.

Quiconque écoute les personnels de santé depuis des mois (ils sont en grève depuis un an…) sait qu’en temps normal, avec cette politique libérale, ils sont débordés et impuissants tant l’hôpital public est malade sinon mourant. Qui pourra croire que la France est en état de recevoir un afflux massif de malades du coronavirus alors que la congestion était déjà là avant l’épidémie ?

Ce qui est dit par quelques spécialistes de la santé c’est, je vais l’exprimer de façon brutale, que lors du pic à venir, phase 4, nommons-là comme ça, il faudra, faute de places pour tous, trier les arrivants et laisser les vieux à leur sort, donc à la mort… Voilà où mène le libéralisme initié par Pompidou & Giscard, augmenté par Mitterrand en 1983, accéléré par le traité de Maastricht en 1992 et tous ceux qui, droite et gauche confondue, communient dans cette idéologie, puis par Macron qui, depuis son accession à l’Élysée, a voulu activer ce mouvement à marche forcée.

Voici une autre leçon donnée par cette crise, en dehors d’apprendre l’impéritie du chef de l’État: les caisses sont vides quand il s’agit d’augmenter le SMIC ou le salaire des plus modestes ; elles le sont quand ces mêmes personnes doivent être soignées (on ne compte plus ceux qui ont renoncé à s’occuper de leurs dents, de leur ouïe, de leur vue à cause de leur pauvreté ; elles le sont quand il faut se soucier des paysans dont l’un d’entre eux se suicide chaque jour ; elles le sont quand il faut construire des écoles ou des universités, doter les hôpitaux de matériel performant, humaniser les prisons, recruter des fonctionnaires, financer la recherche scientifique dont nous aurions bien besoin aujourd’hui, laisser ouvertes des écoles de campagne, maintenir en vie les lignes de chemins de fer en dehors des grandes villes et des grands axes; elles le sont quand il faudrait se donner les moyens de récupérer la multitude de territoires perdus de la République), elles le sont si souvent quand il faudrait construire une République digne de ce nom.

Mais il y a de l’argent pour faire face à cette crise économique qui s’annonce… Tous ces gens mis au chômage technique par cet état de siège seront payés -par les assurances chômage. C’est bien sûr très bien, mais il y avait donc de l’argent… Plus un café, plus un restaurant, plus un lycée, plus une école, plus un commerce, sauf liste donnée, plus un cinéma, plus une salle de spectacle ne sont ouverts, mais Macron nous assure que « l’État prendra en charge l’indemnisation des salariés contraints de rester chez eux ». Mais alors, bonne nouvelle, l’État existe encore ? Il peut fonctionner ? Il sait faire autre chose que prélever les impôts et recouvrer les amendes ? Il sait faire autre chose qu’envoyer sa police et son armée tabasser les gilets-jaunes ? Il sait faire autre chose que de subventionner des médias publics pour diffuser massivement l’idéologie maastrichtienne ? Il sait faire autre chose que de libérer les élus délinquants renvoyés chez eux ? Vraiment ?

Ce virus fait donc dire des bêtises à Macron: on pourrait donc être solidaires et fraternels en France ? On pourrait estimer que le consommateur hédoniste n’est pas l’horizon indépassable de notre modernité et qu’on peut aussi être un citoyen responsable ? On pourrait trouver de l’argent public pour financer des solidarités nationales au-delà des habituels bénéficiaires ? Il y a là matière à révolution: il est bien certain qu’Emmanuel Macron est le dernier homme pour la réaliser.

Après le virus, il faudra y songer.

En attendant, l’Allemagne ferme ses frontières avec trois pays, dont la France ! Maastricht tousse, crache et menace l’embolie."

Michel Onfray

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mardi 25 février 2020

Le naufrage d'Emmanuelle Wargon

Sans doute le meilleur Face à Face de la saison, Zemmour vs Emmanuelle Wargon (secrétaire d'Etat à la transition écologique). Le pragmatisme, le réalisme et le bon sens d'un côté, la technocratie dans toute son horreur, l'amateurisme, l'incompétence et l’écologie à la con de l'autre.




A déguster !
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dimanche 16 février 2020

Cette vidéo n'aurait pas dû sortir...

Petit texte sympathique trouvé sur le net et reproduit ici tel quel...

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" A ceux qui sont choqués parce que, je ne sais pas quoi, "La République est tombée bien bas", etc...

A ceux qui trouvent que c'est choquant d'avoir diffusé cette petite vidéo.

Il faut voir le film en entier. Le film en question ne commence pas avec la quéquette à Griveaux sortie de sa braguette. Le film en question commence bien avant cela.

Ce film, c'est l'histoire de la Macronie, qui se veut disruptive, com' en franglais de start-up nation, "la culture française est morte", nous on est branchés, nous on sait tout, on va vous faire de la com' wanagain à coup de petits clips vidéos, vous allez voir ce que vous allez voir.

Donc tout a commencé il y a un peu plus de deux ans. Petites vidéos souvent sur le mode "vidéos volées" (c'est plus disruptif) pour nous dire que les Français ne sont rien, que ce sont des réfractaires et des fainéants, et que le nouveau monde qui parle franglais et qui vit à l'international va nous expliquer ce que c'est que la vraie vie.

Et puis il y a eu aussi les vidéos où le monarque se déguise en pilote, en marin, où il fait la teuf avec des mecs en string : casser les codes, disruptif.

Disruptif aussi la séquence d'embrassades avec le tyran saoudien qui dessoude ses opposants ou leur fait jeter des pierres après les avoir enfouis dans le sol avec que la tête qui dépasse, ou leur enlève la peau par petits morceaux à coup de mille coups de fouets. Il faut être disruptif.

Mais tout, ça, ce n'était que le prologue. Ce n'étaient que les douze premiers mois du régime. De la gnognotte. La préhistoire de la Macronie.

Ceux qui disent que "La République est tombée bien bas", ne se rendent tout simplement pas compte qu'elle est déjà tombée bien bas il y a deux ans, et que tout ce qui arrive maintenant est un Maelstrom, un paroxysme. Et peut-être un révélateur de l'état de notre classe politique pour ceux qui n'en étaient pas encore convaincus.

Donc, après ce gentil petit prologue, il y a eu l'affaire Benalla. Là encore, une vidéo "volée", une vidéo que l'on cachait, que certains se refilaient sous le manteau, et qui est ressortie. Et à l'époque toujours les mêmes cris d'orfraies : "Cette vidéo n'aurait pas dû sortir, poursuivons les malotrus qui l'ont fait", etc...

Et puis il y a eu la réponse du Monarque, toujours sur le mode de la "vidéo volée", celle du "Qu'ils viennent me chercher !" Mais celle-là avait été publiée expressément par les organes du pouvoir : "On ne voulait pas que ça circule, mais tant pis ça circule quand même". Donc le monarque invitait ses détracteurs à "venir le chercher". Parce qu'il était sûr de sa popularité et de sa légitimité, parce que son entourage lui avait fait croire qu'il était populaire, et que sa morgue et son arrogance étaient perçus comme "légitimes" par le petit peuple. Manque de bol, le petit peuple l'a pris au mot, et il est venu le chercher. Lui et ses spadassins.

Et Griveaux faisait parti des spadassins en question.

Peut-être que certains ont oublié les éructations du dit Griveaux et ses appels à la haine et à casser du petit peuple, mais à l'époque il le faisait en se drapant dans la morale et la vertu.
Et lorsque des gens du petit peuple sont venus le chercher, lui, Grivaux, avec des transpalettes, il est sorti de son palais par la porte de derrière en faisant dans ses frocs, en chialant devant les caméras, en promettant les pires supplices à ses poursuivants, et toujours en se drapant dans la morale et dans la vertu.

Donc après il y a eu plein d'autres vidéos qui sont sorties, où les macronistes se ridiculisent. Et souvent ces vidéos sont sorties avec leur consentement. Lorsque Son-Forgert publie des vidéos où il est ivre avec sa collection de peluches, il est consentant. Lorsque Buzyn dit des conneries à la télé, elle est consentante. Ces vidéos ne sont pas faites à l'insu de son plein gré. Idem pour Le Gendre, Schiappa, Bergé, Sibeth, etc... Les macronistes adorent les petites vidéos où on balance des conneries : c'est disruptif.

Vie privée / vie publique ? Ils n'en ont rien à foutre. Ce sont eux qui nous ont expliqué pourquoi ils avaient le droit de fouiner dans la vie privée des autres. Pas pour lutter contre le terrorisme ! Même pas cet argument ! (Puisque eux-mêmes en n'ont rien, mais vraiment rien à battre de la lutte contre le terrorisme). Mais sous le prétexte que de s'attaquer à eux, c'est s'attaquer à la République, rien que ça !

Tous les opposants politiques sont surveillés, le fonctionnaire qui énonce la moindre critique citoyenne vis-à-vis du gouvernement est inquiété par sa hiérarchie. Il y a quelques jours seulement, on ressortait des commentaires postés sur Instagram pour sanctionner des élèves (soit, au passage, non pas des agents de la fonction publique, mais des USAGERS de la fonction publique).

Depuis quelques semaines, les macronistes accumulent les faux pas à un rythme effréné. Ils accumulent aussi les petites vidéos cinglantes. Tantôt contre leur ennemi premier, à savoir le peuple français (qui est con, inculte, réfractaire, etc). Tantôt entre eux, ce qui est nouveau.
Donc on a vu Griveaux cracher son mépris sur Villani, se draper à nouveau dans la morale. Puis on a vu Son-Forget relayer la désormais fameuse vidéo de Griveaux.

Cette vidéo n'est donc qu'une petite partie du spectacle qui s'offre à nous.

Alors oui, c'est en-dessous de la ceinture. Mais dans ce film tout est en-dessous de la ceinture depuis plus de deux ans (et même depuis trois ans si on inclut la séquence des présidentielles). Et oui, ce qui est grave c'est que ce n'est pas qu'un film : c'est de la gouvernance de la France dont on parle. Et pendant que les macronistes s'amusent à filmer leurs opposants en vidéo-surveillance, ou s'amusent à se faire filmer matin, midi et soir pour monopoliser la parole à la télé, ou s'amusent à se filmer dans leurs moments d'intimité, les vrais problèmes ne sont pas réglés : la compétitivité de la France dans le monde, la montée de la délinquance, la menace terroriste, et j'en passe.

Mais en même temps cette séquence est drôle. Parce que comme l'a dit Beaumarchais : il vaut mieux en rire qu'en pleurer. Et plus besoin de s'abonner à OCS ou à Netflix. Les méchants très méchants qui à la fin se prennent des gamelles parce que leur égo et leur hubris leur a fait perdre tout sens des réalités, oui désolé c'est drôle.

Parce que c'est ce que le petit peuple appelle la justice. La justice, ce n'est pas cette institution faite de personnages en robes du XVIIIe qui libère les Balkany, les Cahuzac et les djihadistes, et qui met en garde-à-vue celui qui a eu un mot de trop.
La justice c'est quand le salaud paye un jour pour ses crimes, quand il en prend plein la gueule après avoir tapé sur tout le monde. "

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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 13 janvier 2020

Mahomet est un suceur de b....



Si un pseudo humoriste peut, sur les ondes d'une radio de service publique financée par nos impôts et avec la bénédiction des dirigeants de celle-ci, chanter: " Jésus, Jésus, Jésus est pédé, membre de la LGBT, du haut de la croix pourquoi l’avoir cloué, pourquoi l’avoir pas enculé ", je ne vois pas pourquoi je ne pourrai pas écrire ici que Mahomet est un suceur de bites ! Après tout, ne dit-on pas qu'il était pédophile....

J'attends avec impatience que ce même pseudo humoriste s'en prenne tout aussi vertement au prophète de cette putain de religion d'amour, de paix et de tolérance qu'est l'Islam...


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