samedi 13 février 2016

Remaniement: La véritable interview de François Hollande !

Jeudi soir, à peine deux heures après avoir bouclé le remaniement gouvernemental, simultanément sur France 1 et TF2, Président s'est invité pour répondre aux questions des deux journalistes les plus percutants et les plus impertinents de leur génération. En fait, l'interview à laquelle vous avez peut-être assisté, comme 9 millions de Français ( audience cumulée habituelle à cette heure-ci ), n'est pas l'originale. Celle ci-dessous, la vraie, avait été enregistrée un peu plus tôt. Président paraissant trop sincère, trop sérieux, presque trop honnête, les rédactions des deux chaînes ont préféré, au dernier moment, jouer la carte du direct. Nous avons pu, au prix de maints sacrifices et de quelques biftons généreusement distribués, nous procurer le verbatim original de cette interview. La voici en exclusivité:



Gilles Pujaleau : Bonsoir M. le Président et merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour les millions de téléspectateurs impatients de vous entendre. 

François Hollande : Bonsoir Monsieur Pujaleau, bonsoir Monsieur Boudas. 

David BoudasLe remaniement ministériel à propos duquel on spécule depuis plusieurs semaines a été annoncé vers 17 heures. Par rapport aux précédents gouvernements Valls, la grande nouveauté réside dans le retour des écologistes au gouvernement. Une façon de rassembler toute la gauche sur votre nom en vue des élections de 2017 ? 

FH : 2017 est encore loin et ce n’est pas ma priorité. Je n’y pense ni en me rasant ni en remaniant... encore moins quand je suis avec Julie. Si vous avez suivi mes tweets, vous avez dû remarquer que je n’ai qu’une priorité : réformer la France.


En réalité, je suis très attaché à la composante écologique de l’action politique, j’ai même placé la mère de mes enfants à la tête d’un grand ministère de l’écologie. Elle a réussi à faire voter la transition vers un monde sans couverts en plastique, c’est une grande réforme dont les Français peuvent être fiers. Et vous savez que la COP21 pour laquelle je me suis investi sans compter avec Marion Cotillard et Mélanie Laurent (oui, je ne m’en cache pas, j’aime les actrices) a été un immense succès international.

Quant aux écologistes, je leur ai toujours proposé de participer à tous mes gouvernements. Certains comme Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili étaient prêts à rejoindre Valls dès le début mais Cécile Duflot était contre et Emmanuelle Cosse l’a suivie. Aujourd’hui, les malentendus sont dissipés et tout rentre dans l’ordre.

GP : Pourtant, Emmanuelle Cosse, qui vient d’accéder au portefeuille du logement et de l’habitat durable, professait certaines réticences vis-à-vis de vos réformes… sur la déchéance de la nationalité, mais aussi sur le budget consacré à l’écologie.


FH : Vous savez, j’ai une longue pratique de la politique. Je vous rappelle que j’ai commencé au parti socialiste en 1979. Et je peux vous dire que la perspective d’obtenir un poste de ministre vous pousse à approfondir votre réflexion. C’est ce qu’a fait Mme Cosse et c’est tout à son honneur. D’ailleurs, puisque vous citez ses tweets, permettez-moi de faire de même :



GP : La nomination de Jean-Vincent Placé fait aussi grincer des dents. En effet, il est connu pour avoir eu la modique somme de 18 000 euros de retards de paiement pour ses PV. C’est choquant en soi, et encore plus venant d’un écologiste dont le parti milite assez nettement pour la fin de la voiture particulière.

FH : Selon ma conception citoyenne de la transparence, un gouvernement doit être comme la Légion étrangère : on ne vous demande rien quand vous arrivez et on oublie tout. C’est ça, le droit à l’oubli à la française, ça fait partie de nos traditions politiques et il faut garder des traditions, les Français y tiennent. Par contre je suis intransigeant sur un point, et je le dis aux ministres « les yeux dans les yeux » : ne vous faites pas choper par Médiapart en plein exercice de votre mandat. Je ne peux pas passer mon temps précieux à couvrir tous les maladroits comme MM. Thévenoud et Cahuzac, pour ne citer qu’eux.

En ce qui concerne M. Placé, comme il a effectué les paiements réclamés, je ne vois pas ce qu’on peut lui demander de plus. Vous vous rappelez sans doute qu’il s’est fait prendre en photo avec une poule pour une campagne de publicité contre le sexisme. C’est tout à fait le genre de talents que je recherche et dont la France a besoin : la poule est représentative de la biodiversité que je souhaite encourager à tous les niveaux, j’ai même créé un secrétariat d’Etat pour cela, et la campagne contre le sexisme, c’est l’égalité réelle en action.

DB : Une autre arrivée remarquée est celle de Jean-Marc Ayrault. Du poste de premier ministre vous le virâtes, et le voilà maintenant n°2 du gouvernement comme ministre des Affaires étrangères. A l’Assemblée nationale, on l’avait plutôt entendu sur des questions de fiscalité purement intérieures.

FH : Justement, pour la fiscalité j’ai déjà Sapin, auquel je fais toute confiance. Avec Ségolène, on se félicite tous les jours d’avoir suivi ses conseils pour notre patrimoine. Jean-Marc a une expérience gouvernementale énorme : le « Mariage pour Tous », qui est la réforme dont je suis le plus fier, car là aussi c’est l’égalité réelle en action, s’est concrétisé sous son gouvernement. De plus, il apportera sa voix en faveur de la construction de l’aéroport Notre-Dame des Landes, et surtout il parle allemand. Pour discuter avec Mme Merkel, c’est pratique.

J’aurais bien nommé un jeune ministre à ce poste car mon engagement pour les jeunes est toujours intact depuis 2012. Mais il faut bien constater que l’apprentissage de l’allemand se perd. J’en ai touché deux mots à la ministre de l’Education nationale, mais elle prétend que ça ne correspond pas du tout aux réformes que nous mettons en place au collège. « L’éducation pour Tous » suppose l’abandon de tout élitisme, et, assez curieusement pour qui connait Jean-Marc aussi bien que moi, l’allemand ferait partie de ces matières bourgeoises qui ruinent l’égalité réelle.

DP : Cette idée d’égalité réelle semble vous tenir à coeur. Vous avez d’ailleurs créé un secrétariat d’Etat pour cela. Pourquoi « réelle » ?

FH : L’égalité sèche, c’est un concept trop philosophique. Par contre avec l’égalité réelle, on entre dans le concret, dans la vraie vie. Les Français veulent du réel, je les comprends et je leur en donne, au moins dans le vocabulaire. L’égalité réelle, c’est ce qui permet de se conformer aux exigences de l’Union européenne, c’est ce qui permet de suivre l’évolution du monde, tout en conservant les idéaux de notre modèle social. L’égalité réelle, c’est ma façon de ré-enchanter le rêve français après les politiques d’austérité que je suis obligé de mener, et c’est surtout une excellente méthode pour ré-enchanter le rêve socialiste.

L’arrivée d’Emmanuel Macron dans le premier gouvernement Valls a eu un très bon effet sur nos partenaires européens, mais ça a jeté un froid chez mes amis socialistes. Dans ce gouvernement-ci, par souci de cohérence, j’ai dû le rétrograder. Vous savez, les socialistes sont assez simples à contenter : donnez-leur de l’égalité à tour de bras, supprimez les têtes qui dépassent, faites payer les riches, parlez des pauvres la main sur le coeur à la façon de Martine Aubry, et, depuis quelques temps, jurez que vous ferez tout pour sauver la planète. Je ne le dis qu’à vous, et j’espère vraiment que les socialistes ne m'écouteront pas, m'écoutent-ils encore ?, mais l’égalité réelle, c’est de l’égalité triple épaisseur ajustée spécialement pour eux.

GP : A propos des socialistes, que pensez-vous de cette idée de primaire à gauche qui commence à émerger ? A vous entendre, ils semblent faciles à manoeuvrer, et pourtant vous avez dû affronter les députés frondeurs sur à peu près toutes vos réformes économiques. Votre projet de déchéance de la nationalité pour les terroristes a écartelé votre camp encore un peu plus. Maintenant, c’est votre statut de candidat naturel qui est remis en cause.

FH : Comme je vous le disais, je n’ai pour l’instant qu’une seule mission : diriger le pays et montrer aux Français qu’il est tenu. Si vous analysez les résultats du vote des députés sur la déchéance de la nationalité, vous constaterez que ce texte a non seulement été voté par 3/5ème des députés, mais qu’il en a été ainsi aussi bien à gauche qu’à droite. Je considère qu’aujourd’hui je suis le seul à pouvoir rassembler une telle majorité sur ma gauche comme sur ma droite.

Je vais encore lancer des réformes, celle du marché du travail par exemple. Il y aura de la souplesse, les entreprises et la droite vont aimer. Mais il y aura aussi de la sécurité car je vais initier le compte personnalisé d’activité qui inclura aussi bien la formation que la pénibilité, et là les syndicats vont aimer car ils raffolent de tout ce qui complique la vie des entreprises. Vous verrez que sous peu ma candidature sera inéluctable aux yeux de tous. Je me demande même si les autres partis jugeront utile de présenter des candidats contre moi.

DB : Vous semblez très sûr de vous. Pourtant les résultats économiques se font attendre et l’environnement international est très incertain.

FH : Ce qui me motive, c’est l’intérêt du pays et l’intérêt des Français que j’ai le devoir de protéger coûte que coûte. Oui, il y a encore trop de chômage, et j’aimerais que l’on avance beaucoup plus vite sur ce sujet. Mais il y a des règles à respecter, des règles démocratiques. Que dirait-on si tout allait trop vite et si je passais outre nos lois et nos textes constitutionnels ? Personne n’est plus attaché aux principes démocratiques que moi. La preuve, c’est que je m’efforce au contraire de tout inscrire dans la Constitution, afin de toujours me trouver en règle avec tout, quoi que je fasse. Laurent Fabius ne m’a pas demandé la Présidence du Conseil constitutionnel pour rien. Il savait que dorénavant son rôle de contrôle serait de pure forme. Un comité Théodule de plus, en quelque sorte, et ce sont les moins dangereux.

GP : Votre premier ministre Manuel Valls a succédé à Jean-marc Ayrault après la défaite de la gauche aux Municipales de 2014. Or il a essuyé une défaite aux élections européennes de juin 2014, une autre aux Départementales de 2015 et une dernière aux Régionales de décembre 2015 alors que vous jouissiez d’un regain de popularité après les attentats de novembre. Comment se fait-il que vous l’ayez reconduit dans ses fonctions ?

FH : Rien ne m’est plus étranger que les petits calculs politiciens. Les résultats aux élections sont une chose, le travail des ministres en est une autre. Il serait quand même terriblement injuste de ma part de remercier les ministres loyaux parce que les résultats ne sont pas au rendez-vous. Or Manuel Valls fait partie de ceux qui pensent que je suis le candidat naturel de la gauche. C’est une qualité qui vaut mille réussites. De plus, il se distingue par son exigence sans concession à l’égard de l’égalité réelle. Il n’a de cesse de pourfendre le Front national et de s’attaquer au racisme partout où il se trouve, c’est-à-dire partout. Avec Jean-Marc en position de second, j’ai là un tandem particulièrement efficace, mi-dinosaure, mi-dynamite, qui va me permettre de réaliser le changement de décor idéal pour me mettre en valeur à la fin de mon mandat : « Entre ceux qui ne veulent rien faire (les dinosaures) et ceux qui veulent tout défaire (la dynamite), moi, Meilleur Ouvrier de France spécialisé en flan politique, je vais bien faire. » C’est le nouveau slogan de ma Présidence.

DB : Merci M. le Président. Je suis certain que les téléspectateurs auront apprécié cette interview-vérité et que votre politique est devenue parfaitement limpide à leurs yeux.

Et Vive la politique !


( Billet très, très, largement inspiré de celui-ci publié sur le blog de Nathalie MP, nouvellement intégrée dans la blogroll ci-contre )
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jeudi 11 février 2016

Faites connaissance avec votre nouveau gouvernement...




Manuel Valls, Premier ministre, demeure hélas à son poste. Encore une quinzaine de mois à supporter ses coups de menton et ses crises d'hystérie àmoins qu'il nous pète une durit entre temps.

LES 18 MINISTRES

Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international. Parle allemand mais pas anglais. Le charisme d'une moule cuite, pas de quoi faire rayonner la France. Ne devra pas s'occuper des questions climatiques si il ne veut pas se prendre des coups de griffes de la part de la Royale. Toute honte bue, il retourne travailler sous les ordres de Hollande et de Valls qui l’avaient viré il y a bientôt deux ans.

Ségolène Royal, ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat. Une catastrophe ambulante qui nous aura coûté plusieurs milliards (Edf, Ecotaxe,...). Énarque (promo Voltaire). Déjà ministre sous Mitterrand.

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche. Pouah, la Franco-marocaine inamovible, je me demande si il n' y aurait pas du guili-guili entre elle et le Premier. Fut recalée deux fois de l'Ena. Se contente de Science-Po. La fille spirituelle de Vincent Peillon. Le charme de la diversité.

Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics. Plus nul que lui, difficile. Fidèle de Président. Énarque ( Promo Voltaire ). N'a jamais travaillé en entreprise. Fétichiste, il ne porterait que des chaussettes roses.

Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé. Soumise à l'ISF, un brin folle-dingue, aura marqué son ministère par la mise en place de la disparition programmée de la médecine libérale. Science-Po.

Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense. Franc-maçon, cumulard en gardant la présidence de la région Bretagne (encore une promesse non tenue). Fidèle de Président, était déjà secrétaire d'Etat sous Mitterrand. Diplômes ?

Jean-Jacques Urvoas, garde des sceaux, ministre de la justice. Aussi sectaire que Taubira.  Le Drian et Bernard Poignant comme mentors en politique. On le dit Franc-Maçon. N'a jamais travaillé en entreprise.

Myriam El Khomri, ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social. Pur produit de la Socialie parisienne. N'a jamais travaillé en entreprise. Ne connaît pas la différence entre un CDD et un CDI. Bi-nationale: Franco-marocaine. Le charme de la diversité (bis). Avec près de 6 millions de chômeurs, elle n'est que 8ème dans l'ordre protocolaire.

Jean-Michel Baylet, ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales. Un des plus grands patron de la presse française ministre? Ça se fait en Socialie... Ma pondération légendaire m'interdit de dire ici tout le mal que je pense du personnage et de sa famille... Franc-maçon ( GOF ). Déjà ministre sous Mitterrand. A quelques condamnations au compteur...

Bernard Cazeneuve, Ministre de l'intérieur. Avocat. Sinistre. On le dit Franc-maçon.

Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement. Fidèle de Président. Sans doute le ministre de l'agriculture le plus nul et le plus détesté par la profession sous la Vème. Professeur d'économie pendant 5 ans ( ne pas rire ). A tendance à perdre ses nerfs rapidement. Chevalier du mérite agricole... de par sa fonction.

Emmanuelle Cosse, ministre du logement et de l’habitat durable. Ancienne de la FIDL et d'Act-up. Ex-journaliste à Têtu. Fidèle de Pierre Bergé. Prend la place qu'occupait Cécile Duflot, celle-ci devrait apprécier... Mariée au député EELV, vice-président de l'Assemblée Nationale, Denis Baupin. Point commun avec Cécile Duflot, hormis le tour de taille: Aucune compétence revendiquée ou connue en matière de logement. On rit à relire ses tweets.

Emmanuel Macron, ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique. Ex-banquier, féru de philosophie. Énarque. Ancien banquier. Pianiste à ses heures. Aussi socialiste que moi hétéro. Perd 6 places dans l'ordre protocolaire à l'occasion de ce remaniement, ça lui apprendra à avoir la langue un peu trop rebelle. Avec 6 millions de chômeurs, le ministre de l'économie n'est que 13ème dans l'ordre protocolaire.

Audrey Azoulay, ministre de la culture et de la communication. Inconnue. N'a jamais travaillé dans le privé. Enarque, copine de promo de Fleur Pellerin. Double nationalité comme Belkacem: Franco-marocaine. 3ème ministre de la culture en moins de 4 ans.

Laurence Rossignol, ministre de la famille, de l’enfance et des droits des femmes. Un temps journaliste au magazine de la CGT, La Vie Ouvrière, ancienne membre de la LCR, intègre la socialie en 1981 avec Julien Dray,  dans les cabinets ministériels dès 1983. Participe à la fondation de SOS Racisme. Féministe et anti-colonialiste notoire.

Annick Girardin, ministre de la fonction publique. Radicale de gauche (comme Baylet), débute en politique à St Pierre et Miquelon dont elle est originaire. Députée de ce département depuis 2007. A part ça... Pas grand chose. Elle remplace Le Branchu jugée sans doute trop proche des frondeurs.

Patrick Kanner, ministre de la ville, de la jeunesse et des sports. Ch'ti, se voudrait dandy. Sans intérêt. On le dit Franc-maçon. Copain successivement de Chevènement, Mauroy et Aubry.

George Pau-Langevin, ministre des outre-mer. Avocate, ancienne présidente du MRAP. Députée de Paris depuis 2007.

LES 20 SECRETAIRES D'ETAT

Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement. Un des fondateurs de l'UNEF-ID, ancien de la MNEF, médecin n'ayant quasiment jamais exercé, député-suppléant et député depuis 1988. Soumis à l'ISF. S'est fait taper sur les doigts, discrètement, par la Haute autorité pour la transparence de la vie politique pour avoir minimisé de 700 000 euros son patrimoine.

Ericka Bareigts, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité réelle. " Egalité réelle " ??? késako ?. Députée de la Réunion depuis 2012. Ancienne de la MNEF. N'a jamais travaillé dans le privé.

Jean-Vincent Placé, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé de la réforme de l’Etat et de la simplification. Ecolo, est enfin, après avoir léché tout ce qui pouvait être léché, devenu membre du gouvernement. Sans grand intérêt. A un faible pour les femmes députées écologistes ( Cécile Duflot et Eva Sas ). Aime se vautrer dans les canapés du Sénat. S'est imposé un régime draconien afin de maigrir avant d'aller s’empiffrer dans les ministères.

Juliette Méadel, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée de l’aide aux victimes. Enarque, avocate, ancienne directrice de Terra Nova. Porte-parole du PS. A part ça... rien. Avait jusqu'à ce soir son rond de serviette sur tous les plateaux télés.

Harlem Désir, secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes. Le néant, ancien repris de justice, ancien de la MNEF, ancien président de SOS Racisme (et à ce titre, je le soupçonne avoir quelques dossiers sur Président, conseiller de Mitterrand lors de la création de SOS Racisme).

Matthias Fekl, secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et desFrançais de l'étranger. Double nationalité franco-allemand. Enarque. DSK, Moscovici et Delanoé le font entrer en politique. Député depuis 2012.

André Vallini, secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du développement et de la francophonie. Député depuis 1997, fidèle de Hollande, se désespère de devenir Ministre. On le dit Franc-maçon.

Alain Vidalies, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, chargé des transports, de la mer et de la pêche. Avocat n'ayant quasiment jamais pratiqué, franc-maçon, député depuis 1997.

Barbara Pompili, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, chargée de la biodiversité. Ecolo, incarnation vivante de la poupée Barbie. Sans intérêt. Science Po, n 'a jamais travaillé en entreprise.

Thierry Mandon, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche. Science Po, ancien consultant en stratégie d'entreprise, député depuis 1988. Se désespère de devenir ministre.

Christian Eckert, secrétaire d’Etat auprès du ministre des finances et des comptes publics, chargé du budget. Agrégé de mathématique, enseignant pendant 5 ans avant de s'engager en politique. Maire de Trieux depuis 1989 puis député depuis 2007. L'homme qui ne souriait jamais.

Ségolène Neuville, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion. Médecin, élue député en 2012.

Pascale Boistard, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes âgées et de l’autonomie. Ancienne conseillère de Melenchon. ancienne adjointe a la mairie de Paris, devient députée socialiste en 2012. Est épinglée par la justice après avoir été rémunérée 7 500 euros pour un rapport de trente pages destinés au conseil régional d’île de France dirigé par Huchon.

Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire. Ancien instituteur, franc-maçon, sénateur depuis 2001. Les anciens combattants se demandent encore à quoi il ressemble.

Clotilde Valter, secrétaire d’Etat auprès de la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, chargée de la formation professionnelle et de l’apprentissage. Énarque n'ayant jamais exercé dans le privé. Fidèle de Hollande, élue députée en 2012.

Estelle Grelier, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales, chargée des collectivités territoriales. Science-Po. Fonctionnaire de carrière. Députée européenne de 2009 à 2012. Élue députée en 2012.

Martine Pinville, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique, chargée du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire. Fidèle de Hollande, n'a travaillé que dans le milieu associatif. Députée depuis 2007.

Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique, chargée du numérique. Bi-nationale franco-canadienne. Collectionne les diplômes sauf celui de l ENA. Elue députée depuis 2012.

Hélène Geoffroy, secrétaire d’Etat auprès du ministre de ville, de la jeunesse et des sports, chargée de la ville. Polytechnique, doctorat en mécanique. Député depuis 2012. A voté contre lé déchéance de nationalité.

Thierry Braillard, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, chargé des sports. Science-Po. Enseigne le droit avant de devenir avocat. Elu député PRG avec le soutien de Gérard Colomb en 2012.

Cerise sur le gâteau; tout remaniement gouvernemental ne saurait être parfait sans un remaniement à la tête de l'Etat: Président a changé de lunettes.

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mercredi 10 février 2016

On vous a encore menti: Ognon et nénufar n'ont rien d'académique...


On vous a parlé dernièrement d'une réforme de l'orthographe, d'oignon qui deviendrait ognon, de nénuphar qui se transformerait en nénufar, de porte-monnaie en portemonnaie, d'un coût qui deviendrait cout... On vous a dit que cette réforme datait de 1990 et qu'elle avait été validée par l'Académie Française, gage de sérieux s'il en est,... Et si on vous avait menti, un peu, comme d'habitude... Parce qu'en sortant des papiers prémâchés d'une presse aux ordres et des communications médiatiques belkacemiques, en fouillant un petit peu, on découvre que Les Immortels ne valident pas cette réforme, mieux ils n'en revendiquent absolument pas la paternité !  Cette réforme (qui date bien de 1990) provient du Conseil supérieur de la langue française, organisme rattaché au ministère de la culture et dont le président est... le premier ministre...

La Coupole souligne en effet n’être pas « à l’origine de ce qui est désigné sous le nom de “réforme de l’orthographe” dont la presse se fait l’écho ». Elle rappelle à toutes fins utiles que la réforme « émane du Conseil supérieur de la langue française » présentée dans le Journal officiel du 6 décembre 1990.

Sauf que par la suite, devant les dispositions envisagées, la Coupole a émis « une grande diversité d’opinion ». Elle « a assorti son approbation d’une invitation à la mesure et à la prudence dans la mise en œuvre des mesures préconisées, mettant en garde contre toute imposition impérative des recommandations ».

Et l’Académie soutient mordicus, une fois de plus, le « principe selon lequel doivent être exclues toute réforme, et même toute simplification de l’orthographe ». Des ajustements par rapport aux évolutions, certes, mais des simplifications, non. 

Par ailleurs, les rectifications, et pas la réforme, touchent 2000 mots, ce qui ne serait que 3 à 4 % du lexique français. Les ajustements pratiqués ont été approuvés par l’Académie, parce qu’ils étaient « conformes, dans leurs principes et dans leur effet, à ceux qu’elle a elle-même pratiqués à plusieurs reprises ». 

Et de poursuivre : 

" En effet, les rectifications proposées ne consistent en aucune manière à simplifier des graphies résultant d’une évolution étymologique ou phonétique, mais visent à mettre fin à une anomalie, à une incohérence, ou, simplement, à une hésitation, et ainsi à permettre l’application sans exceptions inutiles d’une règle simple, à souligner une tendance phonétique ou graphique constatée dans l’usage, ou encore à faciliter la création de mots nouveaux, notamment dans les domaines scientifique et technique, et, de manière générale, à rendre plus aisés l’apprentissage de l’orthographe et sa maîtrise. "

L’Académie revient une fois de plus sur sa position, « opposée à toute prescription de caractère obligatoire en matière d’orthographe ». Elle préfère que l’on émette des recommandations quant à la graphie des mots en question. Cohabiteront donc celle actuelle et celle qu’a envisagée le Conseil supérieur. Mais c’est à l’épreuve du temps que la Coupole jugera des modifications opérées.

De toute manière, la 9e édition de son Dictionnaire conservera la graphie traditionnelle

Michel Lussaut, président du Conseil supérieur des programmes et nommé à ce poste par Fleur Pellerin, assurait pour sa part : « L’Académie française a fait un travail très précis. Il y avait des anomalies orthographiques liées à des évolutions historiques un peu étranges, donc l’Académie avait vraiment veillé à ce que ces modifications soient compréhensibles, ce n’était absolument pas un bouleversement, plutôt du toilettage. »

Un toilettage que ne revendique ni prescrit l'Académie !

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mardi 9 février 2016

Etat d'urgence ou dérive sécuritaire...

Hier soir donc, les députés ont adopté à une large majorité l'article 1 du texte visant à intégrer l'état d'urgence dans la constitution. Nous passerons sur cette habitude bien française qui veut que l'on modifie régulièrement la dite-constitution...

Une large majorité, disais-je car c'en est une, pensez donc: sur 577 députés, 103 ont voté "pour", 26 "contre " et 7 se sont abstenus.  C'est donc bien à une large majorité que l'article a été adopté. Mais, où étaient donc les 441 députés absents ? Aux fraises ? Au dodo ? Chez Michou ? Dans leurs circonscriptions ? Peu importe, ils n'étaient pas là pour voter la première partie d'un texte que l'on nous présente depuis des semaines comme suffisamment fondamental pour qu'il soit inscrit dans notre loi... fondamentale: la Constitution. 

Vous noterez au passage que les députés gauchistes en ont profité pour faire adopter, en loucedé et contre l'avis du gouvernement, un amendement à cet article, amendement qui prévoit que pendant l'état d'urgence, l'assemblée nationale ne peut être dissoute... Comme c'est pratique...

Alors vous me direz, ce n'est pas bien grave qu'il fussent si peu nombreux, l'important étant que lors du vote final incluant l'article sur la déchéance de nationalité qui aura lieu on ne sait quand, la totalité de nos représentants soient présents. Vous aurez raison mais bon, n'y a-t-il pas foutage de gueule à nous présenter ce texte comme hyper important pour notre sécurité à tous et s'apercevoir qu'à peine un quart des députés se sont déplacés ? je vous laisse juge...

Mais revenons à cet état d'urgence en passe de constitutionnalisation et en vigueur dans notre pays depuis bientôt 3 mois et dont on nous laisse penser que l'on n'est pas prêt d'en sortir... Voyez-vous, perso, le truc m'inquiète: un état d'exception - parce qu'il s'agit bien de cela avec l'état d'urgence - peut-il devenir la règle ? Certes, pour la période post-attentat, il se justifiait mais depuis...

Depuis, et bien depuis, la police et l'autorité administrative ont pu en toute liberté pratiquer 3 320 perquisitions, la moitie pendant les 15 premiers jours, 560 armes ont été saisies (soit 0,16 arme par perquise) et 407 assignations à résidence prononcées (y compris des écolos pas bien dangereux) dont 314 sont encore en cours. A partir de ces 3 320 perquises, seules 571 procédures judiciaires ont été ouvertes dont uniquement 5 pour des faits possiblement liés au terrorisme ! 5 ! ( sources: La Croix et ministère de l'Intérieur). 5 enquêtes pour 8 250 individus radicalisés en France, voici un bilan bien maigre, il me semble. Les gentils diront que c'est déjà ça, les nauséabonds diront tout ça pour ça... A vous de voir.

Étrangement, aucune statistique n'est disponible sur le nombre de demandes d'autorisation de manifestations déposées et refusées pour cause d'état d'urgence... Parce que voilà bien ce qui me dérange avec cet état d'urgence: Il est le meilleur moyen de museler toute opposition. Le pouvoir actuel a désormais la possibilité de décider en toute liberté d'interdire tout projet de manifestation qui ne lui conviendrait pas au seul motif de l'état d'urgence. Mieux, et le sinistre de l’intérieur vient de le confirmer devant le Sénat, un préfet, aux ordres direct du gouvernement, pourra même décider que tel endroit, telle place, telle zone géographique pourront être interdits à la circulation, à la promenade, au rassemblement de plusieurs personnes, etc... ces zones seront dénommées zone de protection et de sécurité, zones dans lequel le préfet aura la possibilité d'interdire l'entrée à quiconque " pouvant menacer l'ordre public " ! Circulez, y a rien à voir ! Même l'armée pourra se saisir de crimes et de délits sans intervention préalable d'un juge. Cerise sur le gâteau, toute personne ne voulant pas se plier aux règles édictées sera passible de deux mois de prison ferme et jusqu'à 3 000 euros d'amende.

Avouez que tout cela ne présage rien de bon pour nos libertés individuelles et collectives, non ? Avouez qu'à 15 mois d'une élection présidentielle périlleuse pour le pouvoir en place, le fait de pouvoir interdire toute manifestation d'une quelconque opposition est bien pratique. Si à toutes ces mesures " état d'urgence ", vous ajoutez toutes les autres, la Loi Renseignement, la surveillance accrue d'internet, la reprise en main par les gauchistes de tout l'audiovisuel public, etc... on est en droit de se demander si la seule préoccupation d'un risque terroriste imminent préside uniquement à cette institutionnalisation de l'état d'urgence...

L'hystérique de Matignon, créateur d'ambiances anxiogènes s'il en est, l'a confirmé: il faudra prolonger cet état d'urgence tant qu'il y aura péril imminent. Peu de temps avant, il déclarait que nous étions en guerre et que celle-ci durerait longtemps. Autant dire que, dans la tête du bonhomme, cet état d'urgence devrait être prolongé sine die. Il devrait d'ailleurs être encore prolongé pour 3 mois à compter du 26 février !

Et voilà comment avec un péril que l'on nous dit imminent on instaure l'état d'urgence permanent. Tout cela ne me plait pas du tout. Je note même que, à ma connaissance, parmi toutes les démocraties comparables à la notre et soumises elles aussi au risque terroriste imminent, aucune ne s'est dotée dernièrement d'un tel arsenal répressif législatif.

Dernièrement, un (très) haut fonctionnaire du ministère de l'intérieur, invité à l'un de nos déjeuners de blogueurs, nous conseillait de créer une association de défense des blogueurs, vous pourriez en avoir besoin qu'il disait. L'idée fait son chemin mais je crains que cela ne soit pas suffisant...

Folie passagère 3058.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

Hollande, DSK, etc...