jeudi 2 octobre 2014

République exemplaire. Vraiment ? Les cas Thévenoud et Andrieux.


Une République exemplaire. Etre exemplaire, montrer l’exemple, être irréprochable, être envié pour le bien que l'on fait et l'image de probité que l'on véhicule... Etre fier et serein du système qui nous dirige parce nous aurions la certitude que ceux qui nous gouvernent sont irréprochables... et que ceux qui fauteraient serait éjectés du système... Moraliser mais aussi faire preuve d'autorité et se donner les moyens de ne plus prêter le flan à la critique...

Affaire Thévenoud où lorsque l'on découvre qu'un député socialiste qui se présente et que l'on nous a présenté comme un parangon de vertu, bombardé à 39 ans à la commission parlementaires chargée d’enquêter sur l'affaire Cahuzac, membre de la mission parlementaire sur la fraude fiscale, vice-président en 2013 du groupe socialiste à l'assemblée, est en fait un je m'en foutiste de première bourre qui ne payait ni ses impôts, ni ses loyers, ni son kiné, ni son électricité... Malgré cela, l'homme reste, parce qu'il le veut, député et vient d'être nommé membre de la commission parlementaire sur le développement durable. Il continue donc de toucher sans vergogne ni honneur la totalité des indemnités auxquelles a droit chaque député...

Et l'homme le plus important de France, le Président de la République en personne, le garant des institutions, aura beau déclarer au cours d'une conférence de presse relayée dans le monde entier que le député en question "n'était pas digne de rester à l'Assemblée Nationale", rien n'y fera, le sieur Thévenoud a décidé de rester député. Le président de la République ne fait pas peur et un simple député vérolé n'en fait qu'à sa tête.

Sylvie Andrieux, député socialiste de Marseille, a été condamnée à quatre ans de prison dont un an ferme, peine qui sera effectuée par simple port d'un bracelet électronique, 100 000 euros d'amendes et cinq ans d'inéligibilité pour détournements de fonds publics à visée clientéliste. Elle est toujours député avec tous les avantages et rémunérations dus à la fonction et déclare publiquement "qu'elle ne lâcherait rien et serait au travail à l'Assemblée quoiqu'il arrive".

Deux cas emblématiques qui pourrissent une république qui se voudrait exemplaire et un personnel politique qui par son immobilisme face à ce genre de cas se décrédibilise, prête le flan à la critique et au tous pourris.

Dans un système exemplaire, dans d'autres démocraties, Thévenoud et Andrieux auraient été jetés depuis longtemps aux oubliettes de l'histoire. Pas en France.

Vous disiez République exemplaire ?

Folie passagère 2481.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 1 octobre 2014

Ma liberté de fumer vs Le plan anti-tabac de la folledingue



" Afin de bien clarifier que son plan anti-tabac n'est pas motivé par un souci de santé publique mais par une vision étroite de la morale, Marisol Touraine a poussé le zèle jusqu'à interdire le vapotage dans la plupart des lieux publics. Et ce, non afin de prévenir un risque sanitaire qui fait toujours discussion dans la communauté médicale, mais pour «éviter de banaliser l'attitude du fumeur.» Jamais il n'a été énoncé aussi clairement que le gouvernement s'employait à corriger les comportements et à redresser les esprits. Le citoyen est réputé assez responsable pour se prononcer sur le budget de la nation, mais l'individu est jugé trop immature pour effectuer ses propres choix de santé. Quant au «paquet neutre», c'est une insulte à l'intelligence du consommateur. Qui, aujourd'hui, peut ignorer la dangerosité du tabac? Sommes-nous devenus des enfants qui, incapables de s'imposer une règle à eux-mêmes, réclament un maître pour les fouetter?

De deux choses l'une: ou l'Etat considère le tabac comme un poison léthal, et il devrait en interdire purement et simplement la fabrication et la consommation ; ou il le traite comme un des innombrables plaisirs dangereux que nous prenons tous les jours, et il lui faut alors remplir son devoir d'information auprès du public et protéger les tiers (en luttant par exemple contre le «tabagisme passif»), tout en laissant l'individu majeur arbitrer les risques qu'il souhaite prendre.

En adoptant au contraire la posture vicieuse de la nounou permissive («tu peux le faire, mais je ne suis pas contente»), le gouvernement s'emploie à «dégrader les hommes sans les tourmenter», pour reprendre l'expression de Tocqueville. Dans un passage archi-classique que visiblement nos dirigeants n'ont pas bien en tête, l'auteur de la Démocratie en Amérique redoute ainsi l'avènement d'une forme nouvelle de despotisme, parfaitement compatible avec la démocratie parlementaire. «Un pouvoir immense et tutélaire (…) absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux», s'élèverait insidieusement au-dessus des hommes pour «les fixer irrévocablement dans l'enfance» en anticipant leurs craintes et leurs besoins. «Il travaille volontiers à leur bonheur; mais il veut en être l'unique agent et le seul arbitre.» La vision noire de Tocqueville est-elle en train de se réaliser, deux siècles plus tard? On imagine aisément Marisol Touraine prenant Françoise Sagan et M. Hulot par la main, et leur demandant d'abandonner leur clope et leur pipe, pour leur bien.

C'est ainsi que l'Etat renonce progressivement à son rôle de garant des libertés individuelles, pour devenir leur pire ennemi. «Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, continue Tocqueville, et l'avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière; il en couvre la surface d'un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes ; (…) il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige.» L'abondance de normes, donc chacun se plaint pourtant, n'est que l'envers de notre appétit de protection.

Un détail, la cigarette? «C'est surtout dans le détail qu'il est dangereux d'asservir les hommes», répond Tocqueville. Gardons-nous de jamais abdiquer notre liberté, y compris et surtout sur des sujets marginaux et peu populaires.

Ôter la morale des mains de l'Etat lui redonnerait paradoxalement tout son sens. Ainsi Tocqueville, dans sa correspondance, déplore-t-il que son ami le député Lamorici «se tue à force de fumer»… On peut, à titre privé, mettre en garde et conseiller ses concitoyens, d'autant mieux qu'à titre public, on s'abstient de les juger. Battons-nous contre les fumeurs, et pour le droit de fumer."

Gaspard Koenig, pour le FigaroVox, sous le titre: " Pourquoi le plan anti-tabac nuit gravement à la liberté "

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 30 septembre 2014

Haro sur les familles et vive l'AME !


Mais bon dieu de bon dieu, qu'ont-ils donc après les familles ces histrions de gauchistes ? En France, on a la chance d'avoir un taux de natalité que la quasi-totalité de l 'Europe nous envie, une politique familiale qui a fait ses preuves depuis longtemps et les voilà ces odieux lui porter en une journée quatre ou cinq coup qui pourraient bien remettre en cause ou perturber le dynamisme et le volontarisme nataliste des Français !

La prime à la naissance divisée par trois dès le deuxième enfant, un refonte du congé parental, diminution des aides accordées par la CAF pour les gardes d'enfants de moins de six ans assumées par des assistantes maternelles, majoration des prestations familiales accordées pour les enfants atteignant 14 ans décalée à l'âge de 16 ans, et enfin, décalage d'un mois du premier versement de l'allocation de base de la Prestation d'accueil du jeune enfant ! (voir le détail ici). Et toutes ces mesures son censées permettre à l'Etat de faire des économies; environ 750 millions d'euros, rien que 250 millions pour la seule division par trois de la prime à la naissance. Et comme si ces coups de rabots débiles ne suffisaient pas, n'oublions pas non plus les deux réductions successives en moins de deux ans du quotient familial, voilà que Président avec le cynisme qu'on lui connait de déclarer face caméra: ces mesures seront difficiles mais c'est parce qu'elles sont difficiles que les Français se rendront compte que l'Etat agit pour faire des économies: " Si vous n’entendez pas crier, c’est que nous ne faisons pas d’économie. Donc, oui, vous entendez." 

La ficelle est tout de même un peu grosse. On nous a promis, sans que personne n'y croient vraiment, qu'il n'y aurait plus de hausse d'impôts et dans le même temps, on ratiboise les prestations sociales là où pour une fois elles avaient fait la preuve de leur efficacité. Rajoutez à cela, le doublement de la CSG pour 470 0000 retraités, la suppression de l’abattement fiscal pour les retraités ayant eu trois enfants ou plus, et roule ma poule, faire des enfants reviendra de plus en plus cher ! Les cons ! 

Il fallait qu'ils tapent encore et encore sur les familles, idéal me direz-vous pour les pousser à descendre encore plus nombreuses dans la rue dimanche prochain. La colère gronde, gronde, et ils s'en foutent. Le pire, c'est que je vous fiche mon billet que le montant espéré d'économies, 750 millions sur ce volet famille, ne sera pas atteint. Pourquoi ? Parce que d'une part, ils reculeront sur un point ou l'autre et d'autres part parce que ces tordus sont totalement incapables de faire la moindre prévision qui tienne; ils nous l'ont maintes fois prouvé ! 

Tenez, il y a un truc dont elle ne nous parle pas MST, c'est l'AME, l'aide qui permet de prendre médicalement en charge les étrangers sans papiers et sans ressources. Savez-vous combien cela a coûté à la collectivité en 2013 ? La bagatelle de 744 millions d'euros pour une prévision budgétée de ... 588 millions ! 744 millions d'AME pour 750 millions de rabot sur les aides à la famille ! Cherchez l'erreur ! Et à ce jour aucune annonce nous permettant de penser qu'ils vont tenter de rationaliser - ne parlons pas de supprimer - l'AME. Haro sur les familles et bienvenue aux clandestins et autres indigents ! Le FN s'en frotte les mains, encore, encore ! Réduire l'AME, mais vous n'y pensez pas, Touraine voit les choses autrement: "Ma préoccupation face à des filières de personnes étrangères venant se faire soigner dans certains hôpitaux français amène à la nécessité d'enclencher très rapidement un travail diplomatique de coopération internationale avec les pays d'origine". Pignolades diplomatiques et maintien de l'AME (environ 850 millions d'euros pour 2015) d'un côté, mise à la diète des familles et attaques en règle contre un modèle qui a fait ses preuves de l'autre ! Allez comprendre ! 

Ces gens qui nous gouvernent sont fous, fous à lier, je ne vois pas autrement !

Folie passagère 2480.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Edwy Plenel est-il atteint de phobie administrative ?


Voilà ce que j'écrivais, il y a presque pile poil un an, le 20 septembre 2013 sous le titre  "Impôts ou Taxes: Fais comme Mediapart, paye ce qu'il te plaît !" 

" En France, aussi incroyable que cela puisse paraître payer ses impôts (et taxes) est une obligation pour tous: particuliers et entreprises. C'est non seulement une obligation mais c'est aussi faire preuve de civisme. Ne pas payer vous expose, normalement, à de fortes déconvenues: contrôles fiscaux, pénalités, amendes et éventuellement saisies, voire même, assez rarement, à de la prison.

Revenons donc à Médiapart que j'évoquai hier. Edwy Plenel, son fondateur, se plaît à claironner partout qu'il est indépendant et qu'il ne bénéficie d'aucune aide ou subvention. De ce fait, il se place au dessus de la mêlée et de ses confrères, comprenez, il est libre, pas les autres. Nous avons vu hier que ce n'était pas tout à fait le cas. Il clame aussi, à qui veut l'entendre, que son modèle économique - il ne vit que d'abonnements - est maintenant viable; il serait rentable. Soit !

Dans mon billet, j'écrivais que Mediapart ne payerait que 2,1% de TVA. C'est vrai. Ce faisant, Edwy Plenel se met hors-la-loi. En effet, en tant que pure player, son activité journalistique ne se fait que sur internet, il est soumis comme ses confrères ( Slate, Arrêts sur Images,...) à une TVA de 19,6%. Le taux de 2,1% ne s'applique qu'à la presse papier ou accessoirement à ceux qui ont une activité mixte: papier-internet. Cette écart ne plaît pas à Edwy Plenel. Lui, il ne veut que d'un taux à 2,1%. Alors, depuis 2011, avec là aussi quelques collègues, il a décidé de braver la loi et ne paye donc que ce qui lui convient soit les 2,1%, soit 17,5% d'économie "illégale". Certains contrevenants se sont donc pris quelques redressements fiscaux en bonne et due forme. A priori, pas Mediapart !

Dans l'esprit d'Edwy Plenel, l'homme qui lave la presse plus blanc que blanc, ce refus de payer la TVA au taux légal s'inscrit dans une démarche militante, démarche militante qui s'exprime via le syndicat professionnel des pure playersle SPIL. Payer oui, mais comme tout le monde! C'est beau, non ? Ce n'est pas de la fraude, c'est un combat militant!

Alors, certes, s'il ne m'appartient pas vraiment de juger du bien fondé de la démarche en question, il me sera tout de même permis de penser que c'est un peu gonflé, pas franchement "citoyen" et totalement... illégal ! Étrangement, cette entorse à la loi ne semble pas déranger grand monde, y compris dans l'administration fiscale. Les discussions se poursuivent entre l'Etat et les pure players depuis au moins deux ans, sans ne jamais aboutir et le taux de TVA applicable à Mediapart demeure bien de 19,6%.

En attendant, et l'on comprend mieux pourquoi, Mediapart affiche une bonne santé financière. En 2012, il aura réalisé un chiffre d'affaire de 6 millions d'euros (5 en 2011) et un résultat net de 700 000 euros. Son effectif serait de 45 personnes (toutes en CDI) dont 30 journalistes. Que Plenel et Mediapart payent ce que réellement ils doivent et pas sûr que le modèle économique vanté par le moustachu  soit aussi rentable !

J'aurais aimé dans ce billet me tromper mais, constatant que mes 3 demandes d'explications formulées à Mediapart sont restées sans réponse, je considère que qui ne dit mot... consent! Il va de soi que si Mediapart faisait valoir un droit de réponse, je me ferai le plaisir de le publier.

Et une conclusion s'impose, amis contribuables, si les taux d'impositions auxquels vous êtes soumis ne vous conviennent pas, regroupez-vous, montez une assoc' et payez selon votre bon vouloir, votre situation n'en sera que plus "viable". Mediapart vous aura montré l'exemple ! "....

Je dois reconnaître avoir alors mésestimé les services fiscaux. Mediapart et Edwy Plenel sont sommés ces jours-ci par le fisc de payer ce qu'ils doivent soit 4,2 millions d'euros: 3 millions au titre des arriérés de TVA, 200 000 euros de pénalités et 1 million d 'euro pour "mauvaise foi  ! En voilà une bonne nouvelle !

Edwy Plenel a finalement raison: Personne n'est au dessus des lois ! Mais connaissant le lascar, on imagine bien qu'il va nous jouer les pleureuses, mettre ses 45 employés dans la balance, chantage au chômage, atteinte à la liberté de la presse, etc...

On s'en fout,  qu'il raque ! Qu'il paye, comme tout le monde ! Je n'ose pas imaginer qu'il puisse mettre en avant une quelconque phobie administrative pour ne pas se soumettre à ses devoirs de citoyen...

Il y a peu son canard, Mediapart titrait: "Les cachotteries de Thomas Thévenoud"... Amusez-vous à taper dans google: mediapart + Thevenoud et voyez comment le journal d'Edwy crucifiait Thevenoud... Il se satisfaisait même que le député Thevenoud ait été saisi d'office... 

Folie passagère 2479.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Le 5 octobre à Paris !

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