samedi 21 juillet 2018

L'affaire Benalla, une scandale d'Etat. Indubitablement !





L'affaire Benalla, c'est quoi finalement ? C'est çà, tout ça:

Une affaire qui médiatiquement n'a démarré qu'il y a à peine soixante douze heures !

C'est l'histoire d'un gars sorti de nulle part si ce n'est d'une banlieue pourrie d'Evreux qui à 19 ans se retrouve garde du corps de Martine Aubry, garde du corps de Hollande à 20 ans, chauffeur de ministre, brièvement certes, à 21 ans, puis imposé par Manuel Valls pour un stage dans une école d'officiers de gendarmerie à 22 ans et nommé lieutenant-colonel de réserve à 25 ans ! 

Un gars qui malgré ses intenses occupations réussit à obtenir un master en droit,

Un gars qui devient un des plus proches collaborateurs du Président de la République, nommé conseiller spécial et n'apparaissant sur aucun organigramme de l'Elysée. Un gars qui devient donc à 25 ans garde du corps du président alors que ce dernier a déjà une garde rapprochée officielle de 70 bonhommes. Un gars qui s'attribue indûment la fonction et les insignes de policier et qui tabasse des manifestants au su du premier ministre, du directeur de cabinet de la présidence et du Président
Un gars qui est sanctionné pour  ces faits par une mise à pied de seulement quinze jours.

Un gars que le Président réintègre soi-disant pour ne plus s'occuper que de taches administratives mais qui, photos et vidéos à l'appui, continue de s'occuper de sécurité et que l'on retrouve même à Roissy le jour de l'arrivée des Bleus tentant de se substituer aux forces de gendarmerie présentes.

Un gars dont on apprend qu'il  devait s'occuper des Macron lors de leur prochain séjour à Brégançon.

Un gars qui a une carte officielle  de l'Elysée, une superbe voiture de police que même un directeur départemental de police n'aurait pas, voiture avec gyrophare amovible et feux dans la calandre. Un gars qui malgré avoir été sanctionné touche 10 000 euros de salaire et à qui l'Elysée fournit un logement de fonction dans une dépendance de la présidence alors qu'il en possède déjà un dans les Hauts de Seine.

Un gars dont on apprend aussi que l'Elysée voulait lui attribuer le rang de sous-préfet alors que l'âge requis minimum est de 36 ans.

Quoi d'autre ?

Un porte-parole de l'Elysée, Bruno Roger-Petit, qui ment.

Une procédure de licenciement imposée à l'Elysée sous la pression médiatique et politique,

la perquisition de son domicile personnel mais pas de l'appartement de fonction, la mise en garde à vue du dit gars,

la  mise en garde à vue d'un autre "faux" policier, réserviste de la gendarmerie, qui était aux côtés de Benalla pour casser du manifestant le 1er mai, 

la mise en garde à vue de 3 hauts gradés de la police nationale qui fournirent au bonhomme des vidéos auxquelles légalement il n'avait pas accès le jour même où Le Monde divulgue l'affaire,

3 enquêtes ouvertes dont une enquête parlementaire, première étape, théoriquement, pour enclencher une éventuelle destitution du Président de la République,

une assemblée nationale paralysée et qui ne veut plus travailler tant que l'affaire ne sera pas éclaircie,

une majorité parlementaire dans le plus grand des embarras, une opposition vent debout,

un premier ministre convoqué par l'Assemblée,

Un président de la République, un premier ministre, un ministre de l'intérieur et une ribambelle de fonctionnaires de police qui, théoriquement là aussi, risquent une mise en examen pour non dénonciation de délit (art.40),

Un Président de la République, garant de la Constitution, aux abonnés absents...

Quoi d'autre  ?  Et bien je crois que c'est à peu près tout pour le moment.

C'est proprement hallucinant ! Mieux ou pire que l'affaire Cahuzac, au choix... Un scandale d'Etat, indubitablement.

Déliquescence...

Qui sera le fusible ? Parce qu'il en faudra forcément un...

Et personne pour se poser la question de la relation qui lie ce Benalla à Macron parce que, forcément, il y a un truc pour que Jupiter ait tant offert à ce trouble personnage. Une journaliste a bien essayé, hier soir sur BFM, elle a été vite recadrée et prié de ne s'en tenir qu'aux faits...

A suivre...

Addendum: et voilà qu'on apprend que Benalla avait depuis un an un badge d'accès à toute l'Assemblée Nationale avec la plus haute accréditation. Ingérence de la présidence dans le législatif, atteinte à la séparation des pouvoirs ?


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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

vendredi 20 juillet 2018

Scandale Benalla - Macron: Le Nouveau Monde a du plomb dans l'aile...



Il aura fallu près de trois mois pour que le scandale éclate et à peine 48 heurs pour que l'on sache à peu près tout de cette affaire Benalla. 

Même la clique de BFM se met à taper (pas trop fort mais tout de même) sur Jupiter et l'exécutif, c'est dire si l'affaire est grave... Et elle l'est, tant c'est énorme.

Les deux choses que l'on ne sache pas encore c'est pourquoi Macron s'est laissé parasiter par ce Benalla (au point de l'amener en vacances) et que sait, sur Macron, ce Benalla, depuis deux ans environ qu'il  est à son service, pour avoir été à ce point protégé...

Cela fait un moment que j'écris que l'immaturité et l'arrogance de Macron, ainsi que cette impression de toute puissance dont il s'affuble, l'amèneront à commettre une p'tain de bourde et celle-ci en est une de première ...

Réseau de sécurité parallèle, usurpation d'identité et de fonction, privilèges indus, violence, impunité, passe-droits, police politique, manipulation, non dénonciation de délits, détention illégale d'arme, abus d'autorité, etc... tout y est !

Suis curieux de voir comment Macron va s'en sortir... qui, tout à son arrogance habituelle, n'aura eu, pour le moment, comme seul commentaire que: "la République est inaltérable !". Sous-entendu: " Je suis inaltérable " ?

Inaltérable ? Vraiment ? A suivre...

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mardi 17 juillet 2018

Désolé, cette équipe gagnante, ce n'est pas ma France.

 



J'avais promis 100% sans foot pendant cette coupe du monde, j'ai tenu parole. Celle-ci étant (enfin finie), je peux donc faire un p'tit billet sur ce grand moment de communion nationale (poils aux amygdales).

"On" est en quarts, puis "On"est en demies, puis "On" est en finale et enfin, cherry on the cake, "ON a gagné !! ". Je tenais tout de même à préciser que je n'y suis pour rien dans cette victoire de même que les centaines de milliers de crétins qui ont poireauté des heures durant sous un soleil de plomb pour entre-apercevoir, au mieux dix secondes, un bus passer sur les Champs. Non, je n'étais ni en quart, ni en demies, ni en finale, seule l'équipe de France de football y était. Seule l'équipe de France a gagné. Okay ? Alors, tout le reste, les hourras, les "on", les "We're the champions", vous savez où je les mets....

On me dit que cette équipe est merveilleuse, qu'elle est jeune, qu'elle est soudée, qu'elle est à l'image de la France, blablabla, et bien moi, cette équipe, quand bien même elle a gagné, elle ne m'a pas plu. Elle ne m'a pas plu parce qu'elle est peut-être trop bien à l'image d'une France en pleine mutation, une France multicul, une France en plein remplacement, une France en perte d'identité. Une France qu'on nous change sans notre consentement, de gré si vous êtes "progressiste", de force si vous êtes réac, nauséabonds... lépreux...

J'ai vu ce guignol de Drogba mettre le souk sur le perron de l'Elysée. J'ai vu ce si charmant m'Bappé saluer du balcon le bon peuple de Bondy invité pour l'occasion. J'ai entendu ces Matuidi et autres Giroud massacrer la Marseillaise toujours sur le perron du Château. J'ai vu un Président de la République fort content de cette ambiance déjantée: après les transgenres pour la fête de la musique, des footeux en délire pour la coupe du monde. J'ai vu cette remontée du bus sur les Champs, une remontée aseptisée, sous haute protection, au pas de course, une remontée qui n'avait rien à voir avec celle de 1998: pas de communion populaire, pas de symbiose; vu d'en haut, on aurait dit un cortège funèbre (voir photo ci-dessus). J'ai vu ces soi-disant supporters, cette racaille qu'on ne veut pas voir, mettre le souk dans le rues de Paris ou d'ailleurs.

J'ai entendu tous ces commentateurs et politiciens, Macron en tête, nous dire que cette équipe, c'est la France, l'expression des valeurs de la république et tutti, et Vive la France !, vive la République !, qu'ils ont tous dit ! Pour un ballon ? Grâce à un ballon ? Grâce à onze gamins en culottes courtes qui pendant un mois ont couru après un ballon ? Désolé, cette équipe gagnante, ce n'est pas ma France.

Nombreux sont à la fête: "On est champion du monde !" Ne vous faîtes pas d'illusion, cela ne durera qu'un temps, le temps des flonflons et de l'euphorie passagère, le temps des vacances. Et tout aussi vite la routine reprendra avec son cortège de faits divers, de catas, de coups de sang, de violence, de drames, d'attentats déjoués, ou pas... et de politique politicienne. Les chômeurs et les précaires qui, un temps, auront oublié leurs condition de chômeurs ou de précaires le redeviendront tout aussi vite, la couleur du pognon footballistique, ils ne la verront pas. Vous non plus, moi non plus.

Après avoir flotté aux vents, les drapeaux bleu-blanc-rouge seront jetés à terre, le football-patriotisme ne dure qu'un temps, celui de la compétition.

J'entends déjà les gentils me dire: t'es jamais content, on est champion tout de même, raciste, etc...  Et bien soit ! Désolé de ne pas communier, désolé de ne pas participer à la liesse nationale, c'est ainsi, quand j'aime pas, j'aime pas.



NB: Dans l'indifférence générale, y compris l'élyséenne, l'équipe de France  mixte de triathlon a remporté le championnat du monde ce 15 juillet. Pas de bus à impériale pour elle.


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jeudi 12 juillet 2018

La vieille dame




" Sans doute habite-t-elle le même appartement ou la même petite maison depuis cinquante ans ou davantage et elle se retrouve dans le plus étranger des pays où, de son vivant même, elle n'a d'autre recours que de s'effacer toujours plus, se rendre invisible, devenir une ombre".
(librement adapté de Renaud Camus)


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mercredi 11 juillet 2018

Ce qu'il ne faut pas dire aux jeunes des cités...



Trouvé par hasard sur le net. Voilà qui date de 2008:

" Cent chrétiens lynchés au Pakistan valent moins, médiatiquement parlant, qu’un mort palestinien. Pourquoi l’injustice commise envers les Palestiniens reçoit-elle vingt fois plus d’écho que celle faite aux Tibétains, aux Tamouls, aux chrétiens du Soudan, aux Indiens du Guatemala, aux Touaregs du Niger, aux Noirs de Mauritanie ? Y a-t-il plus de gens concernés, plus de sang versé, une culture plus menacée dans son existence ? En fait, ce serait plutôt l’inverse. Que la Papouasie soit envahie par des colons musulmans qui massacrent les Papous et trouvent, en plus, inacceptable de voir les rescapés manger du cochon, voilà qui ne risque pas de remporter un franc succès à Mantes la Jolie.

Que des sales Nègres, considérés et nommés comme tels, soient exterminés par des milices arabes au Darfour, les femmes enceintes éventrées, les bébés massacrés, voilà qui ne soulève pas la colère des jeunes des cités. Et c’est dommage : si l’on accorde des circonstances atténuantes à un jeune Français d’origine maghrébine qui s’en prend à un Juif à cause de la Palestine, alors il serait tout aussi logique de trouver excellent que tous les Maliens, Sénégalais ou Ivoiriens d’origine s’en prennent aux Algériens et aux Tunisiens.
Voilà qui mettrait vraiment de l’ambiance dans nos banlieues. Le racisme franchement assumé des Saoudiens ou des Emiratis envers les Noirs, les Indiens ou les Philippins, traités comme des esclaves, ne soulève pas la vindicte de la tribu Ka, ni des Noirs de France. La responsabilité directe des Africains dans la traite des Noirs n’induit pas des pogroms de guinéens par les Antillais. Pourquoi seulement Israël ? À moins que la haine d’Israël ne soit que le paravent du bon vieil antisémitisme ; mais non, cela n’est pas possible, bien entendu.

Israël, 20.000 km2, 7 millions d’habitants, dont 5 millions de Juifs, est responsable du malheur des Arabes, de tous les Arabes, qu’ils soient égyptiens, saoudiens ou français. Israël est l’Injustice même. En le rayant de la face du globe, en massacrant les Juifs, on effacerait l’injustice. C’est bon, de se sentir animé par une juste colère. C’est bon, d’éprouver la joie de frapper et de persécuter pour une juste cause. Voilà pourquoi il ne faut pas dire aux “jeunes des cités” que les deux millions d’Arabes israéliens ont le droit de vote, élisent leurs députés librement.

Ne leur dites pas qu’Israël soutient financièrement la Palestine. Ne leur dites pas que des milliers de Palestiniens vont se faire soigner dans les hôpitaux israéliens. Ne leur dites pas que l’université hébraïque de Jérusalem est pleine de jeunes musulmanes voilées. Ne leur demandez pas où sont passés les milliers de Juifs d’Alexandrie. Il en reste trente aujourd’hui.

Ne leur demandez pas ce qu’il est advenu de tous les Juifs des pays arabes. Ne leur demandez pas s’ils ont le droit au retour, eux aussi. Ne leur demandez pas quelle est la société la plus “métissée”, Israël ou la Syrie. Ne leur dites pas que, s’il y a de nombreux pro-palestiniens en Israël, on attend toujours de voir les pro israéliens dans les pays arabes.

Ne leur dites pas que le négationnisme ou l’admiration pour Hitler ne sont pas rares dans les pays arabes ; que, lorsqu’il s’est agi d’illustrer les différentes cultures par leurs grands textes, la bibliothèque d’Alexandrie a choisi d’exposer, pour le judaïsme, le Protocole des Sages de Sion ; que ce ‘faux’ antisémite est largement diffusé dans les pays arabes. 

Ne leur dites pas que, du point de vue des libertés, de la démocratie et des droits de l’homme, non seulement il vaut mille fois mieux être arabe en Israël que juif dans un pays arabe, mais sans doute même vaut-il mieux être arabe en Israël qu’arabe dans un pays arabe. Ne leur dites pas qu’Alain Soral, du Front national, qu’ils détestent tant, est allé manifester son soutien au Hezbollah, qu’ils admirent si fort. Si on leur enlève la méchanceté d’Israël, que deviendront ceux d’entre eux qui s’en prennent aux feujs, sinon des brutes incultes, bêtement, traditionnellement antisémites ?

Il ne faut pas désespérer Montfermeil [Bondy, Trappes, Garges, Aubervilliers...]. Mais après tout, on peut tout de même essayer de leur dire tout cela sans trop de risque. Ils traiteront l’informateur de menteur, d’agent du Mossad, de représentant du lobby sioniste ou de raciste. Ils auront raison. Pourquoi se défaire de la commode figure du Croquemitaine responsable de toute la misère du monde ? Elle évite de s’interroger sur ses propres insuffisances. "


Pierre Jourde, " Il ne faut pas désespérer Montfermeil ", Le Nouvel Obs, décembre 2008 (via Jérôme Vallet)

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mardi 10 juillet 2018

Macron promet le droit de vote pour les handicapés mentaux. On se marre !


Sacré Macron ! Hier il nous a fait un discours qui n'a servi à rien mais il aime ça: causer et causer encore, toujours. Et puis dans ce cadre merveilleux du château de Versailles, comment ne pas mieux asseoir sa Majesté. C'était creux, c'était soporifique (la preuve, il m'a endormi), c'était sans saveur; en tout cas bien loin d'un Discours à la Nation à la mode US qu'il tente d'imprimer. Et le pire, c'est qu'il a annoncé vouloir remettre le couvert (à 300 000 euros fourchette basse, 600 000 selon le Canard) chaque année. Rien n'est trop beau pour Jupiter.

La seule chose qui m'a fait sourire, preuve s'il en était de son amateurisme, c'est la promesse qu'il a faite d'accorder le droit de vote à tous les handicapés mentaux ou psychiques de France et de Navarre: " C'est aussi une politique de retour vers la citoyenneté pleine et entière que nous assumerons et celles également pour ces personnes, y compris celles sous tutelle, d'un retour au droit de vote".

Oh voilà une idée qu'elle est bonne: égalité pour tous, les amis ! Pas de rupture de citoyenneté sous prétexte d'une déficience mentale ! Ses équipes ne s'y sont pas trompées si j'en crois leurs déclarations satisfaites: "C'est une excellente nouvelle, se réjouit-on dans l'entourage de la secrétaire d'Etat. On remet les personnes handicapées dans leur vrai droit de citoyen – c’est une mesure forte sur la place de ces personnes en France".

Gros Mouarf ! ou Super Lol, si vous préférez. Pourquoi ? Parce que ce droit, il existe déjà et ce depuis 2005 ! Je suis bien placé pour le savoir puisque mon petit frère est concerné et que tout " débile" qu'il soit, un juge des tutelles (toute personne majeure handicapée est "supervisée" par un juge des tutelles) le lui a accordé ce droit de vote en 2008. Il le lui a accordé après l'avoir convoqué spécialement pour cela, en présence de mes parents, ses tuteurs légaux, et après lui avoir posé seulement deux questions. La première fut: " tout va bien " et mon frangin de répondre: " ben oui, pourquoi ?". La deuxième fut: " qui est l'actuel président de la République ? " et lui de répondre: "Ben Sarkozy, pourquoi ? " ( faut dire que chez nous, on était 100% Sarko à l'époque. Tampon, droit de vote accordé, on en rigole encore dans la famille !

Ça lui a fait une belle jambe au gamin; lui qui n'a aucune idée de ce que peut être un parti politique, une réforme des retraites ou un PIB, le voilà ayant le droit de voter !

Inutile de vous dire que mon petit frère ne sachant ni lire, ni écrire, ni compter et totalement incapable de comprendre les enjeux du monde actuel puisqu'il ne vit que dans son monde à lui, n'a jamais voté depuis.

Alors où est la nouveauté selon Macron ? Désormais, il n'y aura même plus besoin d'une validation par un juge des tutelles. Toute personne handicapée mentale, et ce quelque soit son niveau de handicap, pourra voter ! Et là encore on se marre, histoire de ne pas se mettre en colère: Tous ceux qui, de près ou de loin, sont confrontés aux personnes handicapées mentales savent bien que celles-ci n'iront jamais voter ou que si elles y allaient ce serait pour voter pour ce que les parents, ou entourage, leur auront demandé de voter !

Bref de l'enfumage démagogique, as usual ! Un enfumage démagogique qui plaira aux dingos de l'égalité pour tous !

Ceci dit, dans notre système démocratique que le monde entier nous envie, on donne bien le droit de vote à tout le monde et à n'importe qui sous réserve de la majorité (que certains voudraient abaisser à 16 ans), pourquoi ne pas le donner aux personnes en situation de handicap mental (c'est comme ça qu'il faut dire aujourd'hui, novlangue oblige) ?

La non rupture de citoyenneté n'a pas de prix, si ce n'est celui de la démagogie.


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lundi 9 juillet 2018

Quand le parquet parisien "égare" des documents pouvant innocenter Sarkozy...


Parfois, point n'est besoin de se creuser les méninges pour faire un billet de blog, la lecture de la presse se suffit à elle-même...

On se souviendra à quel point les accusations de Merdapart concernant un pseudo financement libyen plombèrent la campagne de Sarkozy...

Et puis on apprend qu'au palais de Justice de Paris... et bien, c'est un peu bordel, un bordel suffisant pour paumer certains documents et comme par hasard des documents qui dédouaneraient Sarko... Le pire étant que c'est le parquet lui-même qui le reconnait:

Un mois de recherches n'a pas suffi : il y a toujours des pièces manquantes dans le dossier de l'affaire libyenne qui met en cause Nicolas Sarkozy. Dans un courrier daté du 20 juin, le parquet de Paris admet que trois dépositions susceptibles de renforcer la défense de l'ancien président sont introuvables. Ces documents sont les comptes rendus des auditions de deux anciens dirigeants libyens et l'attestation écrite d'un troisième, qui auraient tous affirmé que le document à l'origine de toute l'affaire, publié en 2012 par le site Mediapart, était en réalité un faux...."

La lecture complète de cet article du JDD daté du 7 juillet 2018 est édifiante et bien plus intéressante qu'un compte-rendu de l'allocution de Jupiter à versailles. Il va de soi qui ni BFM, ni CNews, ni TF1, ni France Télevision, ni, bien évidemment, Mediapart n'ont pour l'instant relayé cette information...



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dimanche 8 juillet 2018

Révision de la Constitution: du sur mesure pour un Macron qui se rêve Jupiter


A propos de la réforme de la Constitution et à la veille de la nouvelle allocution de Macron devant le Congrès réuni à Versailles (rappelons que la première n'a servi à rien même si elle coûta autant, soit près de 300 000 euros), telle était la tribune publiée ce jour par 78 députés Les Républicains (sur les 98 inscrits).

" Le président de la République aime tellement s'écouter parler au château de Versailles que, pour la deuxième fois de son mandat, il y invite lundi le Parlement réuni en Congrès. Et il espère le convoquer à nouveau, dans quelques mois, afin que soit adoptée une vingt-cinquième révision de la Constitution. Soixante ans après la fondation de la Ve République, le Président veut une Constitution Macron. Mais la France en sera-t-elle renforcée et les Français en seront-ils plus heureux? Rien, dans les trois projets de loi présentés, ne répond directement aux attentes de nos compatriotes : ni la diminution de l’immigration, ni la sécurité nationale, ni les questions économiques et financières ne sont abordées.

Pire encore : sous l'apparence de mots sucrés (responsabilité, modernité, efficacité), la pseudo-transformation vantée par Emmanuel Macron est, en réalité, une régression antidémocratique. Pour la première fois depuis 1958, un président de la République propose de triturer les institutions afin de diminuer les libertés de nos concitoyens. Parce qu’elle a pour mission de faire entendre la voix des Français, l'Assemblée nationale est attaquée au bazooka. 
Pendant que les députés macronistes passent des nuits à babiller pour savoir si le mot "climat" doit désormais être mentionné à tel ou tel article de la Constitution (ce qui ne servira à peu près à rien), le vrai sujet est ailleurs. La domestication, la décomposition et la démolition de l'Assemblée nationale sont en marche. Le Président veut, tout simplement, un Parlement encore moins puissant, encore plus obéissant. Et il souhaite y parvenir en inventant une combine : la création de deux catégories de députés, selon un mode de scrutin bizarre concocté à l'Élysée.
Rappelons que le principe du scrutin majoritaire consiste à élire le candidat qui a le plus de voix ; celui du scrutin proportionnel permet, au contraire, d'élire des candidats qui, par définition, n'ont pas le plus de voix et qui, par conséquent, auraient dû être battus puisqu'ils n'ont pas su convaincre une majorité des Français. Un système mixte - un scrutin majoritaire complété par une dose de proportionnelle - est typique de la logique macronienne du "en même temps". Quel que soit le volume de la dose (que M. Macron envisage à au moins 15% des 404 futurs députés), c'est son principe même qui est contestable.
Si l'on suit cette logique, en effet, il y aurait demain, en France, deux types de députés. La première catégorie serait celle de professionnels de l'expression médiatique, actifs dans les états-majors des partis politiques, sans lien nécessaire avec les Français ; la seconde catégorie serait celle de députés qui auraient plus de difficulté qu'aujourd'hui à entretenir un vrai lien avec les Français, puisque leur territoire d'élection serait immense. Est-ce ainsi que M. Macron imagine recréer de la confiance?
La coexistence de ces deux catégories affaiblirait nécessairement l'Assemblée nationale. Car si elle représente aujourd'hui la nation assemblée, c'est parce que ses membres ont tous subi la même épreuve du suffrage universel direct et que, dans une circonscription, ils ont recueilli le plus grand nombre de suffrages de Français. Avec la combine proposée par M. Macron, des candidats battus seront quand même élus. Et il est possible que cette mauvaise cuisine électorale débouche sur un scénario à l'italienne, avec une Assemblée nationale aussi faible qu'instable.
Si une diminution du nombre des membres du Parlement peut être légitimement envisagée, la combinaison d'une réduction d'un tiers et de l'introduction d'un mode de scrutin mixte est de nature à affaiblir profondément la mission constitutionnelle de l'Assemblée nationale et sa légitimité à incarner, par délégation de la nation, un pouvoir de l'État. Ce serait le triomphe de la technocratie et la défaite de la démocratie.
C'est précisément ce que souhaite M. Macron : concentrer tous les pouvoirs, dans ses mains et dans celles des techniciens qui composent sa cour. Parce que nous défendons les libertés des Français, nous avons le devoir de sauvegarder la Ve République et de refuser la Constitution Macron."
Si elle paraît séduisante, la mesure phare - réduire le nombre de parlementaires - est on ne peut plus démagogique. Dans un premier temps, la majorité précédente vota le non cumul des mandats (on ne peut plus, par exemple, être à la fois maire et député). Dans un deuxième temps, la nouvelle majorité se propose de réduire d'un tiers le nombre de députés et de sénateurs et d'instaurer une dose de proportionnelle. La réduction d'un tiers du nombre de parlementaires n'engendrera qu'une chose (en dehors d'une économie ridicule d'à peine 56 centimes d'euros par Français pour les députés): l'éloignement encore plus prégnant des députés des réalités du terrain. En clair, les futurs députés, de par l'élargissement de leur circonscription, n'auront quasiment plus aucun contact avec leurs électeurs, des technocrates en devenir à la botte de l'exécutif. Quant à la proportionnelle qui ne concernerait que 15% des députés, elle sera insuffisante pour être véritablement représentative mais suffisante pour perturber l'exercice législatif et l'équilibre des pouvoirs tout en renforçant celui du président de la République. Ça vous tente ?
Cerise sur le gâteau, réduire le nombre de parlementaires permettrait mathématiquement au  futur Président, celui de 2022, d'abaisser cette fameuse règle des 3/5ème autorisant de nouvelles modifications de la Constitution. Ça vous tente aussi ?
On a connu par le passé des présidents qui ne rêvaient que d'étendre leur pouvoir, pourtant étendu; il semblerait que Macron ne puisse se contenter de celui que lui accorde l'actuelle Constitution... Jupiter en action !

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

jeudi 5 juillet 2018

Hey, Aboubakar, t'as voulu jouer avec le feu ? T'as perdu. C'est ainsi.


Il s'appelait Aboubakar Fofana et de l'avis de ses amis et voisins, c'était un jeune homme de 22 ans fort sympathique, "une crème", "un gars hyper gentil" qui ne faisait pas parler de lui dans les técis de Nantes. Un brave garçon en somme... comme d'habitude en pareille situation.

T'as qu'à croire ! Le gars - dont on n'ironisera pas sur les origines car, après tout, c'est pas de sa faute, toussa, c'est la faute à la société qui stigmatise et qui ne donne pas de taf à ces jeunes - il avait un casier judiciaire aussi long qu'un jour sans pain et était sous le coup d'un mandat d'arrêt pour vol, trafic de drogue, association de malfaiteurs en vue d'un crime et autres petites broutilles dont ces chances pour la France ont l'habitude. Sa voiture était sous surveillance...

Alors, qué passa ? Pas de bol, le voici victime d'un contrôle de police; oui madame, parfaitement, victime , le mot est juste parce que ce sont toujours les mêmes qu'on contrôle... Hep, monsieur, contrôle du véhicule, vos papiers, permis de conduire et carte grise du véhicule, s'il vous plaît ! La routine quoi !

Sauf que Fofana, il ne donne pas son vrai nom et pendant que les keufs vérifient son identité, le voilà qu'il enclenche la marche arrière, direction les flics et une fillette qui circulait en bicyclette. Pour un peu, le con, il écrasait flics et fillette avant de tenter de prendre la fuite. Le con (bis), il a affaire à des flics, des CRS et il y en a un qui tire: légitime défense, paraît-il. Et Fofana, il meurt. C'est aussi simple que cela. Il a voulu jouer avec le feu, il s'est brûlé les ailes et le cerveau avec ! Fin de l'histoire. En principe.

Sauf que dans les quartiers qui craignent, quand y a un brother qui se fait descendre, c'est tout de suite l'émeute: La police assassine ! Justice pour Aboubakar ! Racisme ! Accusé, levez-vous ! Pas toi Fofana, toi le flic (dont la photo est diffusée sur les réseaux sociaux), toi la police ! Allons casser du flic, enfin pas trop, sont armés, mettons plutôt le souk dans le quartier, le feu aux bagnoles des voisins, smicards pour la plupart, jets de parpaings, cocktails Molotov et tutti ! Il fait déjà chaud, faisons monter la température. Vengeons-nous du manque d'amour de la société.... Fofana n'est plus qu'une excuse, un prétexte pour que la violence se déchaîne, ça distrait, y avait rien à la téloche, pas de clients pour la dope et fait trop chaud dans les apparts... 

Fofana, vivant, tu ne servais déjà pas à grand chose; mort, tu sers de soupape de sécurité: libérer, un temps, toute cette violence contenue dans le quartier...

Et tout ça donne quoi dans les médias, comme par exemple Le Parisien, "Aboubakar, 22 ans, tué par la police". Notez l'emploi du prénom et la notification de l'âge, ça fait tout de suite plus sympa, plus attendrissant, plus dramatique... ou comme Le Monde qui parle "d'un quartier où les habitants pleurent la mort du jeune homme tué par la police, un jeune homme respectable et respecté". Émotion, les amis, émotionnez-vous ! 22 ans, c'est bien trop jeune pour mourir... et tant pis si le lascar, il avait tout de la graine de Rédoine, un Saïd en devenir...

On aura droit à la marche blanche, programmée pour aujourd'hui alors que le cadavre d'Aboubakar n'est même pas encore froid, tout le monde portera des t-shirts blancs floqués dans la nuit avec le portrait de la défunte racaille et la famille appellera la population au calme et au recueillement.

Quant aux autorités ? Réactions classiques, habituelles: La mairesse de Nantes n'aura pas un mot pour les flics, ces salauds de flics, le préfet, les ministres dont le Premier, diront que toute la lumière sera faite (et tant pis si les faits l'ont déjà apporté) et que force doit rester à la loi, les gauchistes diront que c'est la faute à la ghettoïsation de ces quartiers blablabla... Cela fera la Une avec Maëlys et Alexia, histoire de meubler l'antenne, de faire de l'audience et accessoirement diversion... Rien de neuf, que du déjà vu.

On aura une nuit d'émeute, une deuxième, une troisième, peut-être et puis ça se calmera, on passera à autre chose sauf.... sauf si, comme disent les syndicalistes, une convergence des luttes se met en place: Que les quartiers (1) s'enflamment ! Les étés caniculaires sont propices à ce genre de bordel. Et ce bordel, là aussi, c'est bon pour l'audience, ça fait de belles images...  c'est beau un quartier qui crame la nuit...

Aboubakar Fofana avait 22 ans, il a joué avec le feu, il en payé le prix, victime d'un chemin qu'il emprunta librement. Tant pis pour lui.


(1): - Hier soir, nuit d'émeute à Garges-les-Gonesses dans le Val d'Oise d'où était originaire Fofana...
Ce soir, rassemblement à Bordeaux à l'initiative de Solidaires Etudiant-e-s Bordeaux " en soutien a Aboubakar, mort d'une balle policière hier soir à Nantes. Justice pour Zyed, Bouna, Théo, Adama et toutes les autres victimes de violences policières." Autre rassemblement, Samedi à Toulouse à l'initiative du comité Vérité et Justice ( voir le flyer ICI, ça vaut le détour)

(2): je vous invite à aller sur twitter, taper "Aboubakar" ou "Fofana" et lire la multitude de messages de soutien à la victime, de haine contre la police et les "babtous"...


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 3 juillet 2018

Pour une Europe de nations souveraines, débruxellisons l'Union européenne !

Selon Julien Aubert et treize parlementaires d'«Oser la France», l'Union européenne est en train d'agoniser de ses contradictions. Face à ce constat, ils affirment l'importance pour Les Républicains d'opter pour une politique de souveraineté nationale. 

Un point de vue intéressant à lire...


" Les Républicains partagent très largement le diagnostic sur la crise de l'Union européenne: l'Europe, construite dans l'ambiguïté d'un fédéralisme que Philippe Séguin avait prophétisé en 1992, est en train d'agoniser de ses contradictions. Faite pour organiser la convergence, la zone euro a creusé le ressenti entre débiteurs et créditeurs. La libre circulation au sein de l'espace Schengen a, sur fond de crise migratoire, fait exploser la solidarité européenne et provoqué le Brexit et la poussée des mouvements contestataires. Emmanuel Macron, au logiciel daté des années 70, s'est isolé avec un discours grandiloquent déconnecté de la réalité. Face à cela, plusieurs attitudes sont possibles. La première pourrait s'appeler «option du guépard», à l'instar du film éponyme: «Tout changer pour que rien ne change». Elle consiste, après la phase d'un diagnostic plus ou moins sombre qui permet d'exorciser de manière cathartique les remords d'une Droite qui s'est souvent trompée, de continuer à proposer exactement les mêmes solutions politiques que d'habitude. S'ensuit donc une liste impressionnante de souhaits tous plus ambitieux les uns que les autres: «plus d'harmonisation fiscale, pour un nouveau fonds d'intervention, pour une augmentation du budget, pour des ressources propres, pour une nouvelle étape de la construction européenne, pour une Europe de la Défense, de l'Énergie etc.»

Cette fuite en avant est un faux-semblant. Elle ne veut pas voir que le projet européen est encalminé et risque d'emporter les Nations qui composent l'Europe dans sa chute. Avant de clamer qu'il faut une Europe de ceci ou de cela, il faudrait déjà qu'il y ait une Europe tout court capable de correctement gérer les politiques qu'on lui a confiées par le passé. Lorsqu'on voit que malgré la PAC, la France a régressé dans son potentiel agricole, et qu'elle est en passe de devenir importatrice nette dans quelques décennies, il y a lieu de s'inquiéter. En réalité, refuser de tirer les conséquences lucides des erreurs du passé est un mauvais service à rendre à l'Union européenne. Tout occupés à se projeter, ne perdons pas de vue la base de départ. L'Europe est le petit problème: le grand problème est la France, qui a perdu tous ses leviers d'action - monétaire, budgétaire, agricole, industriel - qu'elle a sacrifiée pour bâtir une Europe censée démultiplier son influence. Problème: un multiple de zéro reste un zéro. L'option alternative est de croire en la France, en brisant d'entrée un axiome qui s'est insidieusement imposé, comme quoi «la France est trop petite pour survivre seule».

Sans nier que l'Union est un acteur indispensable pour peser, à condition qu'elle fonctionne, il faut arrêter avec le discours capitulard expliquant qu'on ne croit qu'aux grands ensembles continentaux pour exister dans la mondialisation. La grandeur de la France est un objectif.

Son indépendance en est la conséquence. La puissance en est la clé. Or, où est l'indépendance aujourd'hui? Nulle part. Nous sommes devenus une colonie numérique américaine, librement vassalisée par les GAFAM. Nos voisins n'ont pas la même sensibilité que nous à ce sujet, ayant accepté depuis plusieurs décennies, le parapluie américain en matière de Défense. Nous sommes devenus une puissance désindustrialisée et donc vulnérable, au nom de la constitution du marché unique et de la nécessité de bâtir des géants européens. Nos fleurons ont été démantelés, avec la complicité naïve de gouvernements décidés à sortir du colbertisme: liquider en 20 ans, 200 ans d'acquis, un record. Nous sommes devenus un pays incapable de maîtriser ses frontières et le flux migratoire, provoquant ainsi le blocage du jeu démocratique par peur de cautionner les solutions du Front National. Nous sommes devenus un pays incapable de mettre ses comptes à l'équilibre, qui a délégué à Francfort le soin de battre monnaie et à Bruxelles les clés du Trésor. Face à cela, sauf à vouloir provoquer un accident démocratique majeur, il convient de récupérer les instruments qui permettent au politique de justifier son existence en permettant l'alternative du choix démocratique. Alors que le débat sur l'Europe s'ouvre aux Républicains, nous proposons que notre ligne emprunte 8 points de passage obligés pour tracer en pointillé un nouveau cap:

Premièrement, s'affranchir du piège tendu par le Frexit mais afficher clairement le refus d'une Europe fédérale comme objectif de la construction actuelle, ce qui signifie mettre fin aux transferts de souveraineté et à la marche forcée vers l'harmonisation ;

Deuxièmement, limiter l'Union européenne à la civilisation européenne, ce qui revient à fermer la porte à la Turquie mais ouvrir des négociations avec la Russie, et donc s'émanciper de la politique étrangère américaine ;

Troisièmement, remettre les parlements nationaux au cœur de la mécanique institutionnelle en supprimant au passage le rôle politique de la Commission ;

Quatrièmement, construire des coopérations avec quelques États en «débruxellisant» l'UE, sur des sujets immédiats comme la construction d'un Amazon ou un Google Européen, capable de nous protéger des fausses informations et des espionnages divers et variés ;

Cinquièmement, instaurer dans la constitution la primauté de la loi française sur le droit européen dérivé, lorsque cette dernière est postérieure, afin de permettre à un Parlement de suspendre par une loi de souveraineté l'application d'un texte qui porte atteinte à nos intérêts. Ce n'est qu'ainsi qu'on mettra fin à l'illusion d'une construction fédérale: imagine-t-on les résolutions de l'assemblée générale des Nations Unies l'emporter sur la loi? ;

Sixièmement, remettre la notion de service public au cœur de la logique européenne en mettant fin à la politique de libre concurrence sans limite et en protégeant nos derniers fleurons français sous monopole ;

Septièmement, s'engager à voter contre toute nouvelle libéralisation commerciale, qu'il s'agisse du Mercosur ou du CETA ;

Huitièmement, assouplir les critères de Maastricht en excluant les investissements d'avenir (santé, éducation) ou les dépenses que la France endosse en matière de sécurité extérieure (Opex, nucléaire) pour le plus grand bénéfice de nos voisins. L'heure est venue non seulement de changer de discours mais aussi de mettre en place les mesures susceptibles de permettre une réorientation de l'Union. A défaut, le débat se cantonnera à ceux qui affichent clairement leur fédéralisme et ceux qui n'en veulent pas mais qui le construisent quand même. Or, les jusqu'au-boutistes prennent le sujet par le mauvais bout.

Il faut oser une autre Europe, une Europe de Nations souveraines, une Europe qui n'est pas l'avenir de la France, ni même sa substitution, mais un complément utile pour sa grandeur et son destin."

Tribune signée Julien Aubert, député LR du Vaucluse, président d'Oser la France.


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Fiers d'être Européens