mardi 20 février 2018

L'affaire Wauquiez



Ah l'affaire Wauquiez ! Que c'est passionnant ! De la basse politique politicienne que tout le monde aime critiquer mais dont chacun, enfin surtout Quotidien, LREM, BFM, CNews et France 2, se repaît avec délectation ou en fait ses choux gras ! Beurk, un gros beurk à tous ceux qui utilisent cet enregistrement clandestin-illégal-interdit pour tirer à boulets rouges sur Wauquiez !

Parce que tout de même, un politicien qui tient de tels propos sur ses petits copains ou ses opposants, en off, c'est on ne peut plus courant, je vous le garantis. Tenez, jusqu'à encore récemment, il m'a été donné d'assister à plusieurs réunions publiques restreintes. J'ai écouté à tour de rôle Juppé, Fenech, Sarkozy, Lamassoure, Fillon, Maël de Calan, Raffarin, Bertrand, je dois en oublier un ou deux, et je peux vous dire que le décalage entre les discours tenus lors de ces petits comités et ceux, le bulshit, tenus par les mêmes sur les plateaux télés ou sur les estrades est aussi énorme que l'ampleur de l'actuelle bronca contre Wauquiez. La palme revenant sans doute à Raffarin, toujours soucieux d'employer les bons mots même quand il s'agissait de dézinguer brillamment Juppé avant de s'y rallier plus tard. Ils étaient tous aussi bons pour tirer sur l'opposition ou sur les membres de la famille. Mais en off, entre nous. Alors entendre tous ces gusses railler le patron des Républicains, permettez, je me gausse ! Et j'imagine sans problèmes que dans les autres familles, c'était pareil. Sauf peut-être à La France Insoumise dont les grossièretés, la vulgarité et les propos foireux font partie de leur ADN, alors en off ou en public, chez eux, c'est pareil.

Xavier Bertrand qui nous la joue effaré, non mais je rigole. C'est moi qui suis effaré par sa réaction aux propos de Wauquiez: "C'est la famille Le Pen qui parle, c'est du Trump ". Non mais Xavier, veux-tu qu'on te rafraîchisse la mémoire ? Copé qui s'offusque ? on se marre. Darmanin ? Je l'ai vu une fois dans les coulisses du congrès fondateur des Républicains et ce que j'ai vu me laisse dire que ce gars n'est pas clean et si un jour j'ai besoin d'argent, je vendrais peut-être les photos que j'ai pris de lui; les smartphones, c'est comme les enregistrements sauvages, ça ne pardonne pas et ça n'oublie rien...

Et puis, qu'a-t-il dit qui soit faux ou véritablement scandaleux - hormis les allusions à Sarkozy - ? Les Propos sur Juppé ? Même la Cour des Comptes l'a souligné dernièrement en épinglant sévèrement la gestion de Bordeaux. Pécresse ? Elle dit autant de conneries que de choses sensées. Macron ourdissant le complot contre Fillon ? Il n'y a que les benêts pour ne pas vouloir croire que Fillon a été l'objet d'une entreprise de démolition parfaitement orchestrée par l'entourage de Hollande, dont Macron. Les députés godillots ? Qui peut honnêtement ne pas se poiler devant l'amateurisme, le suivisme et l'inexpérience de ces gens-là ? Le Medef ? On attend toujours la création du million d'emplois promis. La CGT ? Privé de subvention, grand bien leur fasse, que toutes les régions de France imitent Wauquiez.

Non, le problème de Wauquiez, c'est qu'il s'est fait chopper, que ses propos ont été rapportés par les pseudos journaleux de Quotidien, journaleux dont le job consiste plus à dézinguer qu'à informer. L'a-t-il fait sciemment ? S'est-il laissé aller ? A-t-il voulu se la jouer djeun' en parlant cash ? Je n'en sais rien et à la limite je m'en fiche. Mais ce que je vois, ce que j'entends depuis trois ou quatre jours, la hargne des journaleux et de la classe macronienne pour tenter de l'enfoncer a positionné Wauquiez comme le premier opposant à Macron et à sa République en Marche. Après 6 ou 7 mois de Mélenchonite aiguë, ça fait du bien et c'est sans doute ce qui pouvait lui arriver de mieux.

Il n'a pas grand chose à court et moyen terme à craindre des Pecresse, Juppé et Bertrand qui sont aux LR ce qu'est la vérole au bas clergé et d'ici 2022, l'eau aura coulé sous les ponts. Par contre, là où Wauquiez a manqué de jugeote, c'est en s'attaquant à Sarkozy; chez les LR, on ne touche pas à l'icone. Mais d'un autre coté, voilà qui pourrait plaire à tous ceux de droite, de la vraie droite, et du FN qui ne peuvent pas piffer l'ancien président. Alors bon calcul ou pas ? On verra. Ce qui est sûr c'est que les propos tenus ne peuvent, normalement, que satisfaire ces mêmes gens, ceux qui ne supportent plus ces faux droitards, ces ventres mous, les Bertrand, Juppé, Raffarin, Solère, Riester, de Calan et consorts. C'est peut-être bien l'objectif de Wauquiez: (re)conquérir tous ces gens-là, y compris ceux qui vivotent encore dans un FN en pleine déconfiture. Pourquoi pas...

Wauquiez a parlé devant ses jeunes étudiants sans langue de bois, cash; bref il a fait ce que tant de gens espèrent depuis trop longtemps. Reste à savoir s'il continuera ou si, dès ce soir à 19h sur BFM, il nous fera du bulshit. J'ose espérer qu'il est aussi intelligent qu'on le prétend... J'attendrais donc ce soir pour me prononcer...

En attendant pendant que l'on nous saoule avec ce pseudo scandale, jusqu'à en faire vomir certains d'entre nous, on ne parle pas du reste et c'est peut-être bien là l'essentiel !

NB: à lire, en complément, le billet de Maxime Tandonnet: Sur les ruines de la politique française.


(photo ci-dessous, Marseillaise finale au congrès fondateur Les Républicains, mai 2015)

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samedi 17 février 2018

Popularité: Un exploit, Macron réussit à faire pire qu'Hollande !

(Graphique: Le Point.fr)

Quand on écoute les informations que cela soit sur BFM, CNews, TF1, voire même sur la télé d'Etat, on a l'impression que globalement tout baigne pour Macron. Pas un jour sans un petit reportage plutôt favorable au bonhomme tant à l'international qu'au national. Il parle bien en Français comme en Anglais, ses réformes passent bien dans l'opinion, les syndicats n'arrivent pas à perturber la grande marche du petit bonhomme: Bref, tout va bien. A tel point qu'il nous balance tous les 4 matins un nouveau projet de réforme: La SNCF, le baccalauréat, le système de santé. Ça bouge à l'Elysée, les troupes se remuent et comme il se plaît à le dire: tout ce qui a été promis sera fait. Y compris la hausse de la CSG... Ce bâton foireux qu'il va traîner encore des mois voire des années, comme celui de la hausse du pouvoir d'achat dont seul lui et ses larbins semblent être convaincus.

L'homme semble sûr de lui, un brin suffisant, voire arrogant et  nous demande de patienter, il renverra dans ses 22 toute personne qui ne sera pas convaincu par sa démarche.

Et les médias, la palme revenant sans conteste à BFM, de s'esbaudir devant ce président qui sait tenir son cap et que rien, pas même une éventuelle contestation sociale, ne saura faire plier. Ça c'est le discours officiel, celui de dedans la télé.

Alors qu'en fait la vérité est ailleurs, elle est dans la rue, hors du périphérique, là où il y a la France qui bosse, qui trime, qui rame et qui a du mal à boucler ses fins de mois. Bref, cette France qui n'a pas voté pour Macron ou qui l'a fait, par dépit, pour ne pas voter pour Le Pen.

On l'a vu lors de la présidentielle, la base électorale de Macron est faible et fragile et aujourd'hui encore, on le constate à chaque sondage, ce sont les classes supérieures et les catégories favorisées qui lui accordent soutien et confiance, bref, la France d'en haut ! Dès son élection, sa cote de popularité descend  pendant 5 mois consécutifs jusqu'à s'écraser à 32 % ce qu'aucun des derniers présidents n'avait réussi à faire. Elle remontera de septembre à janvier grâce, entre autres choses, à l'enfumage fait autour de la fin de la taxe d'habitation pour tous et un matraquage médiatique quotidien sur de vagues promesses de hausse du pouvoir d'achat. Et patatras, courant janvier puis en ce début février, celle-ci rechutera dès lors que cette France d'en bas aura enfin pris conscience qu'une hausse de 1, 7 point de CSG représente en fait une hausse de près de 25% ! Les cons, z'avaient pas compris avant mais il faut dire que pas grand monde ne leur avait expliqué. Et quand dans le même temps, les mêmes voient les prix du carburant, du fuel, du timbre,  du gaz, de l'électricité, etc... augmenter, ils comprennent enfin que la hausse du pouvoir d'achat et toutes les belles promesses, ben ce sera pas pour tout de suite. Encore une fois, on leur aura fait prendre des vessies pour des lanternes. Le Président et son " projet pour tous " devient le président des riches. Le tout agrémenté de divers scandales, d'un amateurisme évident des troupes macroniennes et de postures présidentielles par trop jupitériennes, la cote de popularité du sémillant Macron plonge et se retrouve à un niveau historiquement bas au bout de 10 mois de mandat soit 35% : Pire que Hollande ! Par deux fois en dix mois de mandat ! Qui l'eut cru ? Moi, entre autres.

Répétons-le: aujourd'hui, des 4 derniers présidents, Macron est le plus impopulaire. N'en déplaise à la Macronie, cette espèce de baudruche montée de toutes pièces. Et rien, sauf événement extraordinaire (un attentat, par exemple) à  moyen terme ou manipulation médiatique, ne laisse présager que cette cote de popularité puisse s'inverser.

Macron a été mal élu, peut-être même le plus mal élu de la cinquième république. Il le sait et curieusement, pour un homme si brillant, il semble n'avoir pas pris la mesure du désamour croissant de la France d'en bas pour son auguste personne et le système qu'il représente puisqu'au bout de dix mois de présidence, il n'a à aucun moment donné des gages d'amour à celle-ci. Voilà qui ne présage rien de bon pour les mois à venir.

L'homme qui nous est donné comme un as de la com' ferait bien de trouver la bonne idée ou d'avoir très rapidement des résultats faute de quoi, la République en Marche boira le bouillon lors des 6 prochaines législatives partielles ainsi qu'aux élections européennes et municipales. Voilà qui me contenterait, il y a toujours un certain contentement à voir une baudruche se dégonfler.

Sur ce bon week-end à tous, même en Macronie !

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vendredi 16 février 2018

L'hallucinante interview de Caroline de Haas



" Hallucinante interview de Caroline de Haas il y a deux jours, sur une des antennes de la ROFSB©*. Tellement hallucinante que j’ai dû m’infliger le supplice de la réécouter pour m’assurer que j’avais bien entendu ce que j’avais entendu.

Car oui, écouter Caroline de Haas est un exercice pénible. Pas seulement, ni même principalement, à cause de la haine des hommes qui suinte de chacune de ses phrases et qui, lorsque je l’entends, me donne l’irrésistible impression qu’elle s’apprête à me les couper séance tenante et au ras des poils avec une vieille scie à bois rouillée.

Pas seulement parce que tout être humain normalement constitué devrait avoir froid dans le dos à l’idée qu’un tel Lénine en jupons pourrait, un jour, avoir la possibilité de mettre en œuvre sans obstacles ses idées.

Non, le plus insupportable en l’écoutant, c’est d’entendre à chaque phrase les hurlements de la logique que l’on égorge, c’est d’entendre l’agonie du bon sens que l’on écartèle cruellement, c’est de voir la raison impitoyablement brisée sur le chevalet pour ne plus être qu’une pulpe sans forme reconnaissable.

Ecouter une interview de Caroline de Haas, c’est la peine forte et dure, hanged, drawn and quartered, comme disaient les anglo-saxons.

Mais le plus hallucinant, peut-être, était le niveau de complaisance et d’aplatissement des « journalistes » vis-à-vis de la « militante féministe » et patronne avisée d’une petite société spécialisée dans le « conseil en égalité professionnelle ». Pour aller plus bas que ça, il aurait fallu commencer à creuser.

Morceaux choisis. Parmi les plus avariés et les plus purulents.

- Caroline de Haas : « Savez-vous qu’il y a des études qui ont été faites qui prouvent que seuls 2 à 5% des plaintes pour viol seraient fausses ? »

- Journaliste : (prenant son courage à deux mains ) « Ah… euh… et ce chiffre, il vient d’où ? (excusez-moi si je demande pardon) »

- Caroline de Haas : « C’est une twitteuse qui s’appelle Crêpe Georgette qui a fait un article sur cette question ».

- Journaliste : « Ah… euh… eh bien, quelle statistique édifiante… (il fait chaud ici, vous trouvez pas ?) »

Puisque les « études » PROUVENT (c’est scientifique, c’est irréfutable) que les femmes ne mentent pratiquement jamais lorsqu’elles disent avoir été violées, c’est donc que tous les hommes accusés sont coupables (à un pouillème près, certes, ne chipotons pas en de si graves matières). Gérald Darmanin et Nicolas Hulot, entre beaucoup d’autres, seront certainement intéressés d’apprendre que, au tribunal de Caroline de Haas, ils viennent d’être condamnés sur la foi des affirmations de Crêpe Georgette, twitteuse de son état. Avec juste un timide haussement de sourcils de la part des vaillants défenseurs à carte de presse de la démocratie et de l’Etat de droit.

- Caroline de Haas : « Il m’a été rapporté sur Twitter le cas de collégiens ayant harcelés sexuellement une collégienne et qui n’ont eu AUCUNE sanction ! »

- Journaliste : « Quel collège ? »

- Caroline de Haas : « Dans le sud de la France, je ne connais pas le nom du collège. »

- Journaliste : « Ce serait intéressant d’y faire un reportage… »

- Caroline de Haas : « Oui, tout à fait ! »

Hop ! On passe à autre chose. C’est vrai quoi, Twitter, les réseaux sociaux, ce sont des sources d’information fiables, tout le monde sait ça. Et puis les fake news c’est uniquement l’extrême-droite, tout le monde sait ça aussi.

Tellement fiable, d’ailleurs, qu’il apparait au cours de l’interview que Caroline de Haas tire l’essentiel de son savoir de Twitter.

« Moi, dit-elle, on m’a informé sur Twitter du cas d’une femme qui avait été violée et qui a été très mal reçue dans trois commissariats successifs. » (Et de détailler les mauvais traitements)

- Journaliste : « C’étaient les commissariats de quelle ville ? »

- Caroline de Haas : « Paris »

- Journaliste : « Ah… euh… ce serait intéressant de confronter le ministre de l’Intérieur… (fait de plus en plus chaud ici, vous trouvez pas ?) »

- Caroline de Haas : « Ah oui, tout à fait ! »

Hop ! Passez muscade. C’est sur Twitter, c’est forcément vrai.
Et vous savez pourquoi c’est vrai ? PARCE QUE LES FEMMES NE MENTENT PAS. C’est scientifique, c’est prouvé. Demandez donc à Crêpe Georgette. Sur Twitter.

D’ailleurs, Caroline entend bien redresser notre langage, affreusement sexiste et biaisé.

« Moi, tout ce qui se dit à propos du comportement de tel ou tel, je n’appelle pas cela des rumeurs, j’appelle cela des INFORMATIONS. » « Et donc, poursuit-elle, j’ai des INFORMATIONS qui me sont remontés au sujet du comportement de Nicolas Hulot avec les femmes. Au moins deux ou trois VICTIMES… »

- Journaliste : « Deux ou trois ? »

- Caroline de Haas : « Je ne sais pas, je ne les connais pas. Je n’ai pas eu les VICTIMES en direct.. »

- Journaliste : « Vous ne les avez pas contactées ? »

- Caroline de Haas : « Moi, lorsque j’ai des INFORMATIONS qui remontent, j’alerte la justice, et surtout les journalistes, pour qu’ils enquêtent… »

- Journaliste : « Mais c’est deux ou trois ? »

- Caroline de Haas : « Je ne sais pas. Je ne connais pas les VICTIMES. Ca pourrait être plusieurs fois la même... »

- Journaliste : « Parce que jusqu’à maintenant, on avait connaissance de deux cas… »

- Caroline de Haas : « Mais c’est d’autres voyons, c’est d’autres… attendez, vous ne pensez tout de même pas que vos confrères de l’Ebdo publieraient ces INFORMATIONS s’ils n’avaient pas un faisceau d’indice concordants ? (Alors, vous allez oser mettre en doute la parole de vos confrères, hum ? hum ?) »

- Journaliste « Ah… euh… je ne sais pas… euh… »

Et, en épongeant le sang qui coulait de mes oreilles de me faire ainsi enfoncer tant d’inanités dans le conduit auditif, je me disais que, décidément, les féministes sont toutes les mêmes (comme les femmes, parait-il…). Caroline de Haas, comme toutes ses consoeurs, à de très rares exceptions près, procède uniquement par insinuation et par chantage moral, jamais par raisonnement sonnant et trébuchant. Ne parlez pas de plaignantes, parlez de VICTIMES, ne parlez pas de rumeurs, parlez D’INFORMATIONS. Citez des « études » que vous avez trouvé sur Twitter. Parlez de CRIMES DE MASSE à propos des violences sexuelles (prochaine étape, une fois que ceci aura été bien accepté, parlez d’holocauste sexuel, ou de Shoah des femmes). Et lorsque que par hasard vous vous coupez un peu dans vos déclarations, réfugiez vous derrière les journalistes, qui, en quête de scoop bien croustillants et de gros tirages, auront complaisamment sortis les INFORMATIONS que vous leur aurez transmis.

D’ailleurs, la preuve que ce sont bien des INFORMATIONS, c’est que ça figure dans les journaux. « Voyons, messieurs les journalistes, vous n’allez quand même pas dire que vous ne croyez pas vos confrères ? Qu’ils pourraient n’être pas sérieux ? »

C’est magique. Voilà comment on fait carrière. Voilà comment on acquière notoriété et puissance, de nos jours. Pourvu simplement que l’on se proclame « militante féministe ». Car Caroline de Haas est une puissance, n’en doutez pas. Ce n’est pas Nicolas Hulot et Gérald Darmanin qui vous diront le contraire.

Mais on a beau être militante féministe, on n’en reste pas moins femme. Et Caroline de Haas, dans sa croisade contre la virilité, utilise donc jusqu’à la caricature les armes millénaires des femmes pour essayer d’obtenir ce qu’elles veulent des hommes, ces brutes qui ont la force physique de leur côté et l’entendement pas toujours très fin : elle tente de leur faire honte. Elle ne tente pas des les convaincre. Elle n’argumente pas. Elle parle émotions, ressenti. Elle se plaint de son triste sort de femme. Elle se met en colère. Elle joue l’indignation, et, si cela ne suffit pas, il restera toujours l’argument des larmes, qui désarment si bien les hommes, pourvu qu’ils soient un tantinet civilisés.

Elle met l’éternel féminin (et l’éternel masculin) en œuvre au service de l’idée qu’il n’existe pas d’éternel féminin.

Aristide Renou

*ROFSB: Radio Officielle de la France qui Sent Bon.

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mercredi 14 février 2018

Réveil les gens, réveil !!



Non mais que se passe-t-il en France ? Et dans le monde ? 

On a droit au grand déballage dans la famille Halliday. On a droit, en long en large et en travers, aux évolutions de l'enquête à l'encontre de Lelandais, meurtrier de la petite Maëlys. On a droit aux frasques de Nicolas Hulot et de Darmanin. Il pleut et il neige en hiver, certaines routes sont bloquées et de pauvres gens vivent les pieds dans l'eau depuis 3 semaines ou un mois. Jupiter menace de bombarder la Syrie si Assad recourt à nouveau à l'emploi de gaz non-hilarants contre son peuple quand dans le même temps un des plus hauts responsables américains reconnaît que rien ne permet d'incriminer Damas pour gazage de la population. Jupiter, toujours, " une effraction dans l'Histoire " comme il se plaît à se qualifier, nous ballade avec un vague projet de service national-civique-solidaire qui nous coûtera un bras et une énième reforme du baccalauréat. Tapie a un cancer... comme, hélas, des milliers de gens. Georges Fenech, un de nos meilleurs ex-députés, balayé par la vague macronienne, en est réduit à faire des piges sur CNews. Jawad, le logeur des terroristes du 13 novembre, a été acquitté. Il fait froid en Corée du Sud et certaines épreuves des JO de la réconciliation (sic) doivent être reportées. Le PSG qui n'a plus rien de parisien ni de Saint Germain depuis longtemps va affronter le Real de Madrid. On ergote sur une gamine complotiste voilée qui chante dans un télécrochet,...

Et à part ça ? Ben rien. Le calme. L'atonie. L’encéphalogramme plat d'un pays et d'une population qui semblent ne rien voir des catastrophes à venir. Le silence. Un peuple hypnotisé par des histoires de cul, de meurtres sordides, d'héritage et de musique à deux balles.

Jamais, depuis bien longtemps, le monde n'avait été aussi instable et nous, tranquilou, Français de souche ou d'importation, nous repaissons de rien et avalons complaisamment la bouillie aussi infâme que dénuée de goût que les médias nous servent même pas gratuitement. 

On nous ponctionne, on nous plume, on nous enfume, on nous anesthésie, on nous ment et doux comme des agneaux, on courbe l'échine, on nous prépare de nouvelles lois liberticides, on ne dit rien. Les syndicats ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes. Les politiciens, quels politiciens ?, semblent dépassés par les événements ou se vautrent sous les ors de la République vaincus qu'ils furent par un gamin de 40 ans sans expérience. Marine est devenue inaudible. Dupont-Gnangnan prêche dans le désert. Laurent Wauquiez se cherche encore. Le PS est moribond et Mélenchon refuse de dévoiler la marque de son smartphone.

Et les Français regardent les victoires de la musique, Hanouna ou Canteloup.

Loin de moi l'envie de casser le moral de mes lecteurs mais je vous le garantis: tout cela finira mal.

Voilà, il fallait que cela soit dit. 

Réveil, les gens, réveil !! Ou croupissons !

Et sur ce, bonne Saint-Valentin même en Macronie.


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mardi 13 février 2018

Les cinq de Poitiers ou quand la justice pratique le 2 poids, 2 mesures...



Laissez-moi vous conter par le menu l'un des plus beaux cas manifeste du 2 poids 2 mesures judiciaire.

Souvenez-vous, en février 2013, huit femelles excitées font, les seins nus, intrusion dans Notre Dame de Paris, commettant de fait un sacrilège, ND étant consacrée depuis belle lurette. Bousculant femmes, enfants, hommes et touristes, les dingos grimpent sur le socle de 3 cloches exposées à l'occasion du jubilé des 850 ans de la cathédrale. Avec des bâtons enrobés de tissu, elles frappent les cloches, l'une d'elle, Saint Marcel, sera très légèrement abîmée. Sur leurs nichons même pas beaux est peinturluré " Pope Game Over ", " No Pape " ou " In Gay we trust ". Elles seront expulsées de la cathédrale par 3 vigiles, l'une des pouilleuses aura une dent cassée.

Jugées pour cette action foireuse seulement deux ans après les faits, elles écoperont en première instance de 1 000 euros d'amende. Elles font appel et sont finalement acquittées; relaxe totale. L'une d'elle, Eloïse Bouton, soulagée déclarera: " La Justice s'en est tenue aux faits et n'a pas focalisé sur l'aspect polémique ou politique et ça c'est bien ". Quant à la cheffesse des Femen, Irina Schevchenko, non présente le jour du non-crime, elle tweetera: " Les filles ont gagné contre les Dieux ". Rien de politique, rien de polémique, rien de religieux et aucune atteinte à la " sacralité " du lieu. Deux des vigiles seront condamnés à des amendes avec sursis pour violence sur jeunes femmes. A l'époque, Hollande est au pouvoir. Aucun homme politique de gauche ne s'insurgera contre cette décision de justice on ne peut plus clémente avec ces fouteuses de merde.

Autre affaire; en 2012. La ville de Poitiers a accepté que soit construite une nouvelle mosquée avec un grand minaret d'une trentaine de mètres de haut. L'opération est menée par l'UOIF rebaptisée depuis Musulmans de France moyennant un loyer annuel payé à la municipalité. Loyer exorbitant de ... 4, 5 euros par an !! Le tout acté par un bail emphytéotique courant jusque 2021. Pour manifester leur désapprobation devant un tel projet, qui plus est dans cette ville symbolique de Poitiers où Charles Martel stoppa l'invasion des barbares muzz en 732, une soixantaine d’identitaires du groupe Génération Identitaire grimpe sur le toit de la mosquée toujours en chantier et fait apparaître des banderoles: " 732 ", " Construction de mosquées, immigration: Référendum ". Quasiment pas de dégradation hormis quelques tapis de prière jetés dehors. Le chantier n'étant pas terminé, on ne peut même pas accuser ces jeunes d'atteinte à un lieu " consacré " ou de sacrilège. 

Pour cette action, en décembre 2017, soit cinq ans après les faits, cinq jeunes (sur la soixantaine) étaient jugés en appel pour « provocation à la haine raciale ou religieuse » et « dégradation de biens appartenant à autrui ». Ils seront condamnés sévèrement: au global, ils prennent 40 000 euros d'amende et pour chacun 1 an de prison avec sursis, deux ans de mise à l'épreuve et, tant qu'à faire, à cinq ans de privation de leurs droits civiques, civils et de famille ! Sans compter les frais de justice et d'avocats courant sur cinq années. l'Imam du coin, Boubeker El Adj Amor s'estimera satisfait de la sentence: " Ne pas condamner aurait été un chèque en blanc pour que tout extrémiste demain viennent attaquer une mosquée, un groupe de musulmans, une personne musulmane ". (on se souviendra à l'occasion qu'à Toulouse, Paris ou à Nice, l’extrémisme à la manœuvre pour faire plus de 300 morts n'était pas d'extrême droite mais bien le fait de terroristes musulmans)

Si ça, ce n'est pas du 2 poids, 2 mesures manifeste, faudra qu'on m'explique. Visiblement dans le cas de Génération Identitaire, la justice a considéré qu'il y avait bien du politique, du polémique et du du religieux...

Pour tenter de récolter un peu d'argent afin de payer les frais d'avocat, Génération Identitaire avait lancé une collecte via le site internet Leetchi.com. Le site en question a fermé de son propre chef la cagnotte prétextant: " un manque d'information sur les contributeurs et un risque de... blanchiment d'argent "! On croît rêver...


NB: Pour ceux qui le souhaitent, il est possible d'aider Génération identitaire en envoyant un chèque libellé à l'ordre de Génération Identitaire, Boîte Postale 235, 06301 Nice cedex 4.  66% de votre don pourront être déduits de vos prochains impôts. Marrant pour un mouvement que certains suspectent de blanchiment d'argent... Perso, ce sera 50 euros !


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dimanche 11 février 2018

Police de la pensée, journalistes en laisse...

Je sais, c'est un peu long mais puisque nous sommes dimanche, prenez le temps; ça date un peu (2016) mais c'est passionnant !


Trahison, chien de garde, luttes des classes, cercle de pouvoir, Bilderberg, Trilatérale, Comité Orwell, mouvement violent, propagande, Etat d'urgence, Patriot act, Police de la pensée, Politique étrangère, Terrorisme, mouvements migratoires, Guerre d'Irak, Libye, éclatement des nations, radicalisation, Snowden, ACRIMED, presse écrite, préconisations... Tout y passe !



Interview réalisée par Thinkerview


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vendredi 9 février 2018

On ne touche pas à Nicolas Hulot ! Compris ?



Vous avez vu et entendu ? Non ? Alors je vais vous le redire: Nicolas Hulot n'est coupable de rien ! Compris ?

C'est tout de même incroyable. Depuis la révélation de cette plainte pour viol contre l'écolo-icône-ministre, vous ne trouverez personne que ce soit dans la sphère médiatique ou politique pour montrer du doigt Nicolas Hulot. Tout le landernau a décidé de donner un blanc-seing à l'ex-vedette de la télé. Coupable de  rien parce qu'il n' y a rien. Et il n'y a rien parce qu'il y a prescription ! Ah ben ça alors ! Une prescription qui vaut pour Hulot mais qui ne tient pas la route pour Weinstein ou pour Kevin Spacey. Rendez-vous compte, la nana elle porte plainte 11 ans après les faits ! Pour un peu, j'en connais un ou deux qui l'aurait bien traité de salope si #BalanceTonPorc n'avait pas entre temps fait autant de dégâts. Même Marlène Schiappa n'a pas pris sa défense, c'est dire ! On ne touche pas à l'intouchable Nicolas Hulot !

RTL.fr, en illustration d'un article sur cette affaire, publie une photo choisie d'Hulot sur laquelle il a tout l'air d'un pervers; bronca, la photo est aussitôt changée.

Depuis une semaine, on le savait: une rumeur embrasait le Tout-Paris; une personnalité de premier plan n'allait pas à tarder à se faire rattraper par la patrouille. Sur CNews, Pascal Praud nous avait prévenu. Et depuis deux jours, de quoi nous parle-t-on ? D'une rumeur de plainte pour viol, de rumeurs concernant Hulot, l'intéressé est même venu en personne chez Bourdin pour nous dire que tout cela était scandaleux. Et si vous n'avez pas pleuré après sa plaidoirie, c'est que vous n'avez pas de cœur !

Mais excusez du peu, il y a tout de même eu une plainte pour viol ! C'est pas rien, ça, ce n'est pas une rumeur, c'est un fait. Quand Demongeot porte plainte plusieurs années après les faits, pas de problème, les médias s'en emparent et haro sur le violeur. Quand je ne sais plus quelle actrice française raconte dans un bouquin avoir été violée par je ne sais plus qui, aussitôt France 2 en fait un téléfilm et la France d'être émue. Là, ben non, il y a prescription, autant dire qu'il n'y a pas eu viol. Comme il n'y aura pas d'affaire Ferrand: là aussi, il y a prescription.

Mais revenons en arrière... Ce qui est étonnant c'est qu'en 2008, quand la nana porte plainte, Nicolas Hulot est au sommet de sa gloire médiatique et rien ne filtre là où pour d'autres il y aurait eu déchaînement médiatique. Comme rien ne filtrera de ses séparations tumultueuses d'avec Dominique Cantien ou d'avec Isabelle Patisssier. Et la fameuse nana, c'est qui ? Ni plus, ni moins que la petite-fille de Mitterrand. Celui-ci a cassé sa pipe moins de deux ans avant et il est encore dans tous les esprits. Et pourtant rien sur cette plainte pour viol ne filtrera. Comme pour Mazarine en son temps. Omerta pour les uns, déballage pour les autres, ça dépend de quel côté vous êtes... Que vous soyez puissant ou misérable...

Pascale Mitterrand a à peine 20 ans, promue jeune photographe à l'agence Sipa, quand elle est envoyée pour quelques jours dans la villa corse de Hulot pour shooter le bonhomme, bonhomme déjà connu comme "le séducteur" (cf. le livre Saint Nicolas, livre qui curieusement ne fera pas de vague). C'est à ce moment que le viol aurait eu lieu. Lorsqu'elle déposera plainte même son père, Gilbert Mitterrand reconnaîtra qu'elle était encore très "perturbée" par ce qui s'était passé dans la villa corse: " la prescription n'efface pas les faits"... sauf quand il s'agit de Nicolas Hulot.


Depuis ce matin, nos médias à l'indignation sélective nous passent en boucle la photo du communiqué de la procureur de Saint Malo. Ils appuient tous sur le fait que l'affaire a été classée sans suite et qu'il y a prescription mais aucun ne souligne ces 2 petites lignes: " les deux protagonistes avaient une vision contradictoire quant au consentement à la relation sexuelle ". Aucun. Il y avait donc bien deux versions des faits que le seul délai de prescription permet d'occulter. Circulez, il n'y a rien à voir: " il n'y a pas d'affaire, il n'y a que des rumeurs donc le Président de la République a assuré Nicolas Hulot de son soutien "déclarera le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux ou celui de l'Elysée, Bruno Roger le Petit. Quant à Edouard Philippe, que nous dit-il ?: " Il n'y a aucune raison de douter de la parole de Nicolas Hulot ", sous-entendu, de celle de Pascale Mitterrand, vous pouvez... Il faut libérer la parole des femmes sauf celle de Pascale Mitterrand. As usual, le 2 poids, 2 mesures...

On ne touche pas à Nicolas Hulot !

Rien ne doit ternir l'image de Nicolas Hulot, rien ne doit salir la caution verte et numéro 3 du gouvernement, rien ne doit entacher la réputation d'une des personnalité préférée des Français: ni le soutien d'EDF à sa fondation, ni son enrichissement à base de produits cosmétiques ni bio ni vraiment écolos, ni ses 7 bagnoles, ni son bateau et son moteur de 255 cv, ni ses ballades bretonnes en hélico, ni la sous-estimation de son patrimoine, encore moins une plainte pour viol. Rien. C'est ainsi.


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jeudi 8 février 2018

Macron ou l'amateurisme dans le recrutement de ses ministres



Avec Macron, il nous faudrait apprendre à "penser printemps". Ça en était fini de l'ancien monde, nous allions entrer dans un monde nouveau. Un  nouveau monde qui se construirait sur la transparence, l'exemplarité et la fin des affaires. Macron, auto-proclamé maître des horloges, sous-entendu qu'il serait non seulement maître du temps mais telle une horloge bien réglée, il serait rigueur et précision, allait nous réconcilier avec la politique: Que les Français retrouvent la confiance dans leurs dirigeants et dans la classe politique.

Sauf que patatras, la succession des affaires depuis le début du quinquennat, en moins d'un an, a grippé la belle mécanique.

On a eu Ferrand, Bayrou, Goulard, de Sarnez, tous obligés de quitter précipitamment le gouvernement, tous mouillés dans diverses affaires d'emplois fictifs ou de favoritisme et pour certains un recasage immédiat dans de beaux fromages répoublicains

On a eu ces jeunes apprentis députés: celui qui défonce à coup de casque un adversaire politique, celle qui mord un chauffeur de taxi, celle qui redécouvre le goût des pâtes, celle qui, condamnée à 5 ans d'interdiction de gestion d'une entreprise, se pavane sur les plateaux télés tout en étant l'une des députés les plus absentes, celui qui assure que les SDF dorment dans la rue "par choix", ceux qui au bout de six mois réclament des séances de relaxation et une assistante psychologique tant ils sont surchargés de travail,... Des députés recrutés via internet et dont on mesure chaque jour l'inexpérience.

Ferrand, Bayrou, Goulard, de Sarnez... puis Agnès Busyn, ministre de la santé après avoir travaillé 15 ans pour des laboratoires pharmaceutiques que l'on découvre incapable de gérer ses propres deniers jusqu'à être à découvert de 14 000 euros, puis Bélloubête ministre de la Justice qui sous-évalue de 300 000 euros son patrimoine, puis Nicolas Hulot que l'on découvre multimillionnaire propriétaire de 7 véhicules à moteur et qui sous-estime de moitié sa maison corse,...

Ferrand, Goulard, Bayrou, de Sarnez, Busyn, Belloubête, Hulot... puis Darmanin et ses histoires de fesse, puis à nouveau Nicolas Hulot et des histoires de fesse, lui aussi... Cela fait tout de même beaucoup pour rehausser la cote d'amour des Français vis à vis de la classe politique.

Peu importe le dénouement judiciaire ou autre de toutes ces "affaires", elles ont toutes à mon sens un point commun: l'amateurisme. L'amateurisme avec lequel Emmanuel Macron a choisi ses collaborateurs de premier ou de second rang. On nous avait promis du professionnalisme, de la rigueur, de l'exemplarité et de l'irréprochable, on s'aperçoit que c'est tout le contraire qui se produit au sommet de l'Etat.


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mardi 6 février 2018

Pape François, Erdogan, la photo qui me dérange

Je ne sais pas trop quoi penser de cette photo qui cependant m'énerve un brin...




Jean-Paul II ou Benoit XVI auraient-ils reçu l'un des pires dictateurs du moment ?

Comment comprendre cette réception en grande pompe de celui qui, à mes yeux,  représente l'un des pires dangers pour notre civilisation européenne et chrétienne...




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lundi 5 février 2018

Intermarché dans l'obligation d'arrêter les promos trop agressives... Tiens donc...



C'est décidé, Intermarché ne fera plus de promotions à - 70% sur le Nutella, les couches Pampers ou tout autre produit.

Les émeutes et les images déplorables de centaines de dégénérés se ruant telles des bêtes affamées sur les dits produits ont eu raison de notre  pouvoir d'achat. Bruno Le Maire, il n'avait pas aimé ces images qui ont fait le tour du monde. Pas bonnes ces images pour l'image de cette belle France où il fait si bon vivre et dans lequel un gouvernement fantastique se bat jour et nuit pour la sauvegarde puis la croissance de notre pouvoir d'achat ! Alors, comme il n'avait pas aimé, il a convoqué les tauliers de la boutique et leur a tapé sur les doigts: Arrêtez de faire des supers promos, c'est pas bon ça pour notre image; c'est peut-être bon pour le pouvoir d'achat mais c'est pas bon pour l'image du pays et du gouvernement. Alors, stoppez vos conneries, faîtes du - 30%, du - 40% mais pas plus, compris ? Et ce qui est valable pour vous l'est aussi pour vos collègues d'Auchan, de Leclerc et de Carrefour !

On s'est beaucoup gaussé de ces gens, pas forcément que des "pauvres", qui avaient joué du coude, voire du poing, pour acquérir ces pots de pâtes à tartiner. C'est vrai, faut-il être un peu concon pour aller se ruer là-dessus. Mais enfin, et même si personnellement jamais je ne me livrerais à ce genre de compète, au fond, n'avaient-ils pas raison, une occase pareille, ce n'est pas tous les jours ! - 70% ! tout de même ! Au prix où c'est vendu d'habitude ! Au prix où sont les couches ! Belle affaire ! D'ailleurs, je trouve assez bien vu de la part d'Intermarché d'avoir d'abord promotionné le Nutella puis ensuite les couches, celles-ci pouvant être utiles après un abus de pâte à tartiner. Non ?

Moi, voyez-vous, c'est sur les capsules de café que je me rue quand elles sont en promo et chez Carrefour, la semaine dernière, elles étaient à -70% aussi ! Et si la tête de gondole a été rapidement dévalisée, personne ne s'est battu et personne n'en a parlé. Et ce matin, je suis retourné chez Carrefour, y avait d'autres promos à - 70%... Tiens donc, Intermarché renonce et pas Carrefour ? Étrange ne trouvez-vous pas. Étrange que Bruno Le Maire ait fait la leçon à Intermarché, Auchan et Leclerc et pas à Carrefour. Bon okay, il est vrai que le nouveau PDG de Carrefour est un intime du couple Macron et que sa femme a été parachutée par notre Président conseillère juridique d'Edouard Philippe; ceci expliquant peut-être cela, je ne sais pas, à vous de voir...

Ainsi notre gouvernement (et donc notre Président) - Etats Généraux de l'Alimentation obligent - a décidé de partir en guerre contre les promos trop agressives. Terminé les - 70% , les - 60%, les - 50%, tout juste autorisera-t-on les - 40%! Et à les entendre, cette guerre est déclarée pour protéger... nos agriculteurs, les petits producteurs et nos produits de terroirs ! Plus c'est gros, plus ça passe ! Si, si, vous avez bien lu: Sus aux grosses promos pour préserver et développer les revenus de nos agriculteurs et autres petits faiseurs ! Z'avez déjà vu un agriculteur fabriquer des couches, du Nutella, des capsules de café ou de la lessive ? Moi pas ! Que l'on interdise ces prix cassés sur le porc, le bœuf ou je ne sais quoi, je veux bien, mais pas sur ces produits manufacturés.

Si encore ces fameuses promos avaient été illégales, genre ventes à perte, on aurait compris mais même pas; en aucun cas Bercy n'a accusé Intermarché de quelque tricherie que ce soit. Et pour avoir travaillé dans ce business, je peux vous garantir que les distributeurs ne s'amusent pas à jouer avec les ventes à perte ! Quand il y a une vente à perte, c'est qu'un acheteur s'est planté dans ses calculs et je peux vous garantir là aussi qu'il y a de sacrées remontées de bretelles !

Alors, que l'on m'explique en quoi ces super promos dérangent un gouvernement qui, paradoxalement, se fait le chantre de la reconquête et de la défense de notre pouvoir d'achat ? De l’esbroufe, du vent, de la com', tout simplement ! Un discours gouvernemental anti-grande distribution, peu convaincant pour qui y regarde de près, uniquement à destination des gauchistes, des lobbies et autres syndicats d'agriculteurs ou d'éleveurs. Ni plus, ni moins. Cette histoire de promos, encore une manifestation du "en même temps" cher à notre président: haro sur les promos et en même temps défense du pouvoir d'achat, va comprendre !

Le patron du groupe Intermarché l'a dit: " Les promotions à - 70 %, nous sommes maintenant dans l’obligation de les arrêter ". Et bien moi, j'aimerai qu'il m'explique en quoi il est dans l'obligation de les arrêter parce qu'à ce jour, aucune loi interdit à une enseigne, si tant est qu'elle respecte les règles en vigueur sur la vente à perte, de pratiquer des promos à -70%. Alors, de quoi a-t-il été menacé ou qu'a-t-il obtenu du gouvernement pour se dire " dans l'obligation" ?...


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dimanche 4 février 2018

Elle s’appelait Barín Kobané; assassinée par les sbires d'Erdogan !



Elle s’appelait Barín Kobané. Elle était Kurde. Elle était forte, elle s’était battue contre Daesh. Capturée vivante par les sbires de Recep Tayyip Erdoğan, elle a été torturée et assassinée.

" Les images sont insoutenables. La vidéo d'un corps de femme ensanglanté et atrocement mutilé, présenté comme celui d'une combattante kurde de Syrie ayant subi les sévices de rebelles alliés aux forces turques, a provoqué la colère, vendredi 2 février, dans la communauté kurde. Les forces kurdes présentent ce corps comme étant celui de Barîn Kobanê, nom de guerre de cette jeune femme de 23 ans. Elle avait participé aux combats contre le groupe Etat islamique (EI), notamment dans la région de Kobané, dans le nord de la Syrie, selon un responsable kurde.

La Turquie a lancé le 20 janvier une offensive contre la région syrienne d'Afrine pour chasser de sa frontière la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), une organisation classée "terroriste" par Ankara mais alliée de Washington dans la lutte contre l'EI. Des rebelles syriens qui participent aux côtés de la Turquie à cette opération ont été accusés par des responsables kurdes, mais aussi par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), d'avoir filmé les mutilations infligées au corps sans vie d'une combattante.

Les Unités de protection de la femme (YPJ), force exclusivement féminine à laquelle était rattachée la victime, ont rapporté la mort de Barin Kobanê et de trois autres combattantes "après une résistance héroïque" durant les affrontements près de la frontière dans le nord de l'enclave d'Afrine, selon un communiqué. Dénonçant "l'étendue de la barbarie et de la haine" des assaillants, le communiqué dit que les corps des quatre femmes ont été mutilés.

Plusieurs militants kurdes ont partagé sur les réseaux sociaux un portrait de Mme Kobanê tout sourire, en uniforme militaire, accompagné d'une autre photo de son cadavre. Sur la vidéo, on peut voir une dizaine de rebelles, dont certains armés, autour du cadavre ensanglanté et atrocement mutilé d'une femme allongée au sol. "Barîn n'a pas capitulé. Elle s'est battue jusqu'à la mort", souligne Amad Kandal, une responsable au sein des YPJ.

"Ce type de comportement ne fera que renforcer notre détermination à résister jusqu'à la victoire", ajoute-t-elle. Ces agissements "nous rappellent l'EI et ses exactions à Kobané", poursuit la jeune femme en uniforme militaire, qui s'engage à venger la mort de sa compagne d'armes. Selon l'OSDH, la vidéo aurait été tournée mardi, après que le corps de la combattante a été retrouvé par les rebelles, selon l'OSDH." ( Sce: France Info)

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samedi 3 février 2018

Aujourd'hui, on n'a plus le droit...


Aujourd'hui, on n'a plus le droit...

- d'être antisémite, 
- de rouler à plus de 80 km/h sur les petites routes,
- de rouler à plus de 136 km/h sur une autoroute déserte,
- d'être islamophobe,
- d'être de droite, pis, d'être d'extrême-droite,
- d'être raciste,
- d'être catholique,
- d'être amateur de corrida,
- d'aimer la viande rouge, pis, le porc,
- de baiser sans capote,
- de "commémorer" Maurras,
- de rouler au diesel,
- de fumer une clope sur un quai de gare battu aux quatre vents,
- d'être royaliste,
- de mater les fesses d'une nana dans la rue,
- d'avoir un avis contraire à l'avis dominant,
- de dire du mal des migrants,
- d'ériger une crèche dans une mairie,
- d'être homo et opposé à la PMA, à la GPA et à l'euthanasie,
- d'être hétéro et opposé à la PMA, à la GPA et à l'euthanasie,
- d'être patriote,
- d'être patriote et contre le Frexit,
- de tenir des propos "limites" au sein d'un cercle privé,
- de discriminer à l'embauche,
- d'espérer la réédition des pamphlets de Céline,
- de préférer le droit du sang au droit du sol,
- de dire "y a bon Banania",
- d’être climatosceptique,
- de porter une kippa dans la rue,
- d'ouvrir sa boulangerie 7 jours sur 7,
- de fumer dans sa voiture en présence d'un mineur de moins de 18 ans,
- de faire une caricature de Mahomet, par contre...
- de faire 70% de réduction sur un pot de Nutella ou sur des couches Pampers,
- de ne pas être Charlie ou #MeToo,
- de s'insurger du nombre d'avortements pratiqués chaque année,
- d'apprécier les romans de Houellebecq, surtout Soumission et La Carte et le Territoire,
- de considérer l'écologie politique comme le cadet de ses soucis,
- de ne pas vouloir VivreEnsemble,
- de renvoyer ses lecteurs, grâce à un lien internet, à un article de presse diffamant une personnalité,
- de conduire avec plus de 0, 5 g d’alcool par litre de sang quelle que soit sa constitution physique,
- de recourir au service d'un "nègre",
- de trouver quelques qualités à Donald Trump ou Vladimir Poutine,
- de ne pas s'esbaudir devant le dernier film d'Yvan Attal ou d'Omar Sy,
- de donner une fessée à ses enfants,
- de faire circuler L'Origine du monde sur certains réseaux sociaux,
- de dire qu'on apprécie Sardou ou Jean-Pax Mefret,
- de faire de l'humour sur les noirs, les arabes ou les juifs,
- de dire que Mélenchon ou Obono sont grotesques,
- de ne pas être accro à la laïcité,
- de remettre en cause le politiquement correct,

Et chaque jour la liste de s'allonger...

Enfin, quand je dis qu'on n'a plus le droit,  vous m'aurez compris... soit parce que la loi, aujourd'hui, nous interdit ce qui était encore autorisé il n'y a pas si longtemps soit parce que si l'on se risque à.... , on peut se prendre des coups ou bien encourir les foudres de la bien pensance, voire une convocation immédiate à la XVIIe chambre...

Alors que Macron et sa clique s'apprêtent à célébrer le cinquantième anniversaire de mai 68, qui osera rappeler qu'à cette époque, le slogan c'était: "Il est interdit d'interdire"...


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vendredi 2 février 2018

Conversation à maton rompu...



" Mon interlocuteur a dirigé pendant plus de trente ans quelques-unes des plus grandes prisons françaises et, sous les hauts plafonds de ce club parisien très fermé, je l’écoute me parler de son expérience et me donner son sentiment sur l’état actuel de nos établissements pénitentiaires.

L’entretien commence de manière plutôt intéressante. Mon interlocuteur connait bien, et pour cause, le monde des surveillants et celui des détenus, et il voit clairement les racines de certains maux.

Il me confirme ce que je sais déjà, par d’autres sources : « La mise en danger actuelle des personnels pénitentiaires est le résultat d’une politique qui a voulu dire aux surveillants : « écoutez, ne soyez plus surveillant. Vous êtes là pour être ami avec le détenu. Le détenu est un homme comme vous. Certes, lui a peut-être tué ou volé, mais cela pourrait arriver à n’importe qui. Ne soyez pas dans le rejet. Soyez dans l’empathie. Comprenez, et fermez les yeux sur les petites transgressions. Un paquet de cigarettes qui passe en contrebande, quelle importance ? Une relation sexuelle au parloir, qui cela gêne-t-il ? Surveillants, soyez humains. »

« Lorsque je suis rentré dans la pénitentiaire », poursuit-il, « tous les surveillants avaient un uniforme, avec des galons, comme à l’armée. Il y avait de véritables dynasties de surveillants, de père en fils. Le flambeau se transmettait avec fierté. A Clairvaux, par exemple, le quartier disciplinaire était appelé la « villa Suchet », du nom de la famille de surveillants qui, depuis des temps immémoriaux, dirigeaient cette partie de l’établissement. Les surveillants, qui étaient souvent d’anciens ouvriers agricoles ou d’anciens bûcherons, avaient un métier qui les valorisait. Ils étaient fiers de porter leur uniforme. Maintenant le surveillant qui se promène dans les coursives est en pull et se distingue à peine du détenu par le vêtement. Il est souvent diplômé de l’enseignement supérieur et n’attend qu’une seule chose : réussir un autre concours de la fonction publique pour quitter ce qui est pour lui un enfer. »

Bref, on a fait honte aux surveillants d’exercer une autorité sur les détenus, et parallèlement on leur a peu à peu retiré les instruments juridiques qui leur permettaient d’exercer cette autorité.

Les résultats de cette politique « humaniste », nous la voyons tous les jours, pour peu que nous ayons des yeux pour voir : des prisons passoires, où téléphones portables, drogue, argent, armes même, circulent largement, des surveillants démoralisés et apeurés, des criminels qui vivent en prison comme à l’hôtel, selon leurs propres dires, et qui appellent les gardiens « le room service ».

Nous la voyons aussi dans l’insécurité qui monte inexorablement et dans les zones dites de non-droit qui s’étendent tel une marée fatale.

Personne ne pourra dire que notre enfer n’était pas pavé de bonnes intentions.

La conversation se poursuit quelques temps sur ce thème et sur ce ton, et puis mon interlocuteur se livre à une confidence.

« Vous savez, lorsque je suis rentré dans ce métier, je l’ai trouvé très bien, et je me suis posé des questions. Il n’y avait personne dans ma famille à exercer un métier de sécurité, et je me suis dit « mais tu es peut-être quelqu’un de pervers, sadique, pour aimer ainsi un métier où l’on fait de la coercition. Alors j’ai voulu faire une psychanalyse. »

En entendant cela, je sens comme un signal d’alarme s’allumer dans mon crâne, mais je m’efforce de n’en rien laisser paraitre. Mon interlocuteur poursuit.

« Donc j’ai fait une analyse. Pendant cinq ans. Et puis avec mon analyste nous avons décidé d’arrêter, et lorsque je suis parti il m’a demandé : « Alors, pour vous c’est quoi le métier que vous exercez ? A quoi ça sert la prison ? » Et j’ai répondu : « Ca sert à donner du travail à des gens ». »

Fort heureusement mon interlocuteur ne remarque pas qu’à ce moment précis mes yeux viennent de sortir de ma tête et de tomber sur le plancher, où ils ont rejoint mes bras. Il continue :

« C’était ma position. Et ça l’est toujours. La prison ça sert à donner du travail à des populations qui sont éloignées de l’emploi, et à tout un tas de gens qui gravitent autour de la prison, toute une économie... Si la prison n’existait plus il y aurait une perte d’emploi énorme… mais sur le sens de la peine, pour le détenu et pour le gardien, j’avoue que je ne répondrais rien… »

Après cette fantastique déclaration, faite, j’en suis convaincu, en toute sincérité, la conversation se poursuivra longuement mais, d’une certaine manière, je n’écoute plus vraiment. Tout a été dit.

Certes, nul ne peut prétendre connaitre parfaitement ce qu’il y a dans le cœur d’autrui – et lui-même le connait-il ? – mais en réfléchissant à cette rencontre, en un sens très instructive, je me dis que j’ai été là en présence d’un cas presque pur de clivage mental, induit par certains tabous intellectuels.

Voilà en effet une personne point sotte, qui a eu plus de trente ans pour s’imprégner de certaines réalités élémentaires. Une personne qui sait que les détenus qui peuplent les prisons y sont très, très rarement par hasard. Une personne qui a côtoyé des brutes, des pervers, des méchants, et même quelques véritables monstres. Une personne qui sait très exactement comment une prison doit fonctionner si l’on ne veut pas qu’elle ressemble à la nef des fous. Mais une personne qui, malgré tout cela, est incapable de comprendre à QUOI sert une prison. Réellement incapable.

Parce qu’une prison, d’abord et avant tout, sert à punir. A châtier. A faire souffrir ceux qui ont mal agi. Parce que c’est ce que mérite leur mauvaise action. Un châtiment.

Elle sert aussi, bien sûr, à neutraliser les criminels et à protéger les innocents. Elle peut aussi, dans le meilleur des cas, servir à réinsérer le condamné. Mais sa fonction essentielle, et qui conditionne toutes les autres, c’est de châtier.

Un enfant de dix ans comprendrait cela. Mais une personne intelligente, ayant fait des études, est réellement capable de ne pas le comprendre, parce que, étant intelligente et ayant fait des études, elle a intégré cette idée perverse et presque contre nature que châtier, c’est très mal. Qu’il ne faut pas faire souffrir les criminels. Que c’est de la vengeance, de la barbarie, les heures les plus sombres de notre histoire, et autres choses du même genre.

Mon interlocuteur voyait très bien que l’on avait fait honte aux surveillants d’être, en quelque sorte, le bras séculier de la justice, d’être ceux qui administrent la punition prononcée par les tribunaux. Mais il n’avait pas compris – et à son âge ne comprendra sans doute jamais – qu’il avait été soumis exactement au même processus. Au même lavage de cerveau.

Savoir, et ne pas comprendre. Il y a là, pour moi, quelque chose d’inépuisablement fascinant.

Quand à l’origine de la crise profonde dont souffrent nos établissements pénitentiaires, mon interlocuteur m’avait donné une réponse bien meilleure que tout ce qu’il pouvait soupçonner."

Propos rapportés par Aristide Renou.


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L’église byzantine Saint-Louis de Paimbœuf, en Loire-Atlantique