jeudi 9 juin 2016

Nommer le réel. Dire que la France est un pays d'églises, de cathédrales et d'abbayes...

Il n'y a, pour moi, pas grand chose à jeter dans le discours qui suit...


Mes chers amis,

Je suis Français, vous êtes Français, nous sommes Français.

C'est une chance d'être Français. C'est un privilège d'être Français.

Mais est-ce que nous nous en souvenons assez ? Est-ce que même nous le comprenons ?

Cette identité si précieuse, que nous avons le plus souvent héritée et que nous devrions à chaque instant mériter, avons-nous pleinement conscience de ce qu'elle représente ?

Elle nous accompagne comme l'air que l'on respire.

Nous pensons que c'est ainsi, que ce fut toujours ainsi, que ce sera toujours ainsi.

Est-ce si sûr ?

Depuis plusieurs années, le doute a commencé à naître en nous.

La France, que nous avons cru éternelle comme ses landes de granit breton ou ses grands plateaux de l'Aubrac, la France n'est-elle pas en train de se dissoudre, de s'effacer, de disparaître à coup de renoncements, de lâchetés, de reculs, de démissions ? Cette question est essentielle car elle constitue le véritable sens des échéances politiques qui nous attendent dans moins d’un an.

Dans les années qui viennent, la France restera-t-elle la France ? C'est cela le premier défi. Le plus grand. Le plus fondamental.

C'est cette interrogation qui explique la douleur confusément ressentie par des millions de femmes et d’hommes, nos concitoyens, qui depuis trop d’années, souffrent de ne pas être entendus, de ne pas être compris, de ne pas être représentés.

Cette interrogation se nourrit de cet affaiblissement économique si profond, de cette crise de valeurs si manifeste, de cette perte d'idéal si évidente.

Pourquoi la question de la France et de son identité se pose-t-elle maintenant ?

Parce que la France est de nouveau menacée par cette maladie qui la rattrape de loin en loin et que le général de Gaulle avait appelée « le renoncement ».

A certaines périodes de son histoire, la France se trouve face au péril d’oublier qui elle est, d’abdiquer ses rêves d’unité et de grandeur, de voir sa volonté abolie. Nous sommes, hélas, dans l’une de ses périodes.

Quand, parlant de renoncement, je dis « la France », en vérité, l’expression est inappropriée. Elle peut même être injuste.

Car cette maladie du renoncement n’est pas la maladie du Peuple.

Le Peuple, en la circonstance, est, au contraire, le gardien douloureux de la France, dont il pressent et redoute le déclin, craint le naufrage.

Ce n’est pas le Peuple qui renonce car il a compris de quoi il retournait.

Il est la victime expiatoire de ce désastre. C’est lui qu’on abandonne.

L’esprit de renoncement, c’est la maladie d’une partie des élites, celles qui nous disent comment penser. Celles qui prétendent savoir ce qui est correct. Ce que l’on peut dire et ce qu’il faut taire.

La maladie du renoncement, c’est quand ces élites ne se sentent plus le désir, ni la force de défendre l’histoire de la France, son identité culturelle, son identité morale et même son identité spirituelle, car la France, c’est un corps, c’est un esprit, c’est une âme.

L’esprit de renoncement, c’est un long mouvement commencé il y a près d’un demi-siècle, quand des jeunes gens écrivaient sur les murs de Paris : « jouissons sans entrave », « il est interdit d’interdire ». Ici a commencé à germer le désastre.

La société a pensé qu’elle avait gagné la bataille quand les barricades eurent été démontées et que la vie avait repris son cours. Mais en fait, le poison de cette idéologie se répandait, d’abord souterrain, et puis de plus en plus visible.

Il y eut pourtant de grandes et belles choses dans l’émancipation conquise alors par la jeunesse et surtout par les femmes.

Mais s’il y a une part de lumière dans l’esprit de 68, il y a eu une part d’ombre dont on mesure avec le recul l’importance. Cette part d’ombre a perdu dans la rue et dans les urnes mais elle a gagné progressivement dans les têtes et elle a trouvé un puissant relais, au tournant des années 80, dans le combat communautariste et la société multiculturelle.

La nouvelle idéologie dominante a imprégné bien au-delà des rangs politiques de la gauche. Nombreux furent touchés y compris à droite. Elle a frappé subrepticement en chantant la douce mélodie des « accommodements raisonnables », des reculs prétendument acceptables, du multiculturalisme revendiqué.

Elle a murmuré à l’oreille : « ne vous inquiétez pas, ne soyez pas si pessimistes, acceptez le nouvel ordre des choses ». Au fond, l’esprit de démission était devenu moderne.

Pour ces élites, la Nation ne constituait plus un idéal car ils n’identifiaient plus la Nation avec le progrès.

Ils voyaient dans la Nation un obstacle au progrès. Le mot même a fini, un comble, par devenir sulfureux ! La repentance était devenue le maître-mot.

Dans l’amour charnel de la Patrie, dans la révérence pour son passé plus que millénaire, dans le culte de ses morts, dans l’admiration pour ses paysages, dans la vénération de son héritage, de son patrimoine, de ses mœurs, ils dénonçaient une attitude réactionnaire, un conservatisme de mauvais aloi, une ignorance du mouvement et de l’avenir.

Pour eux, la Nation n’est pas un corps social uni par une histoire, une identité et un rêve communs.

Elle ne serait plus qu'un périmètre juridique dans lequel se développerait la liberté des individus et des groupements d’intérêt, les communautés et les minorités.

Aux yeux des idéologues de la gauche mondaine et de la pensée unique, les droits de chacun doivent désormais prévaloir sur les règles qui s’imposent à tous.

Le bon gouvernement est alors devenu, non pas celui qui conduit avec énergie un projet collectif, mais celui qui donne toujours davantage aux groupes et aux individus.

Toujours moins d’intérêt supérieur de la Nation, toujours moins d’autorité de l’Etat, toujours moins de règles communes car elles sont autant de brides sur les individus. On voit le résultat de cette idéologie, aujourd’hui, dans ce climat de désordre et de perte générale d’autorité.

Regardez comme on voudrait que nous traitions la jeunesse. Rien ne parle davantage que cela. Obliger les enfants à apprendre ? Quelle atteinte cruelle à leur libre-arbitre. Mettre des notes ? Quelle épouvantable discrimination. Interdire la consommation du cannabis ? Quel esprit répressif ! Empêcher que l’on rappe et danse à Verdun sur la mémoire de centaines de milliers de soldats morts pour la France ? Quel retour nauséabond de l’ordre moral ! Prohiber le piratage sur Internet ? Quelle vision liberticide ! Considérer que les enfants doivent respect aux professeurs ? Quelle conception archaïque de la relation pédagogique ! Expliquer que les femmes et les hommes, quoiqu’égaux, sont différents ? Quelle docile soumission à la construction sociale des genres !

Je ne serai jamais le chantre du conservatisme, de l’immobilisme, ou d’un ordre réactionnaire qui m’est étranger. Mais j’affirme que l’équilibre entre les droits et les devoirs, l’équilibre entre les droits de l’individu et les impératifs de la société sont en passe d’être rompus Sans ces équilibres, la Nation s’effondre.

Si toujours plus de droits pour chacun, c’est le progrès, alors toujours moins de règles qui s’imposent à tous, c’est l’idéal. Et à l’arrivée, c’est la confusion, la pagaille, le chaos, la loi du plus fort.

Si seul l’individu souverain est sacré, alors ce qui est commun, ce qui unit, ce qui rassemble est désacralisé.

En latin, la chose commune, cela se dit res publica. En français, on dit: la République.

Nous voici au cœur de la problématique.

Ce qui est désacralisé quand on s’attaque à la Nation, c’est la République. Et, ce qui est attaqué quand on désacralise la République, c’est la Nation.

Il n’y a qu’une seule souveraineté, c'est celle du Peuple.

Une partie de nos élites n’aiment pas la communauté nationale qu’ils jugent archaïque et régressive. Mais elles adorent les communautés particulières, au nom de la reconnaissance du droit à la différence. Au fond, pour elles, la Nation se résume à cela : la juxtaposition plus ou moins harmonieuse de communautés reconnues dans leurs droits particuliers. Il n’y a jamais la communauté nationale.

En pensant ainsi, ils abolissent la plus belle conquête de la République: le bien commun, l’unité du peuple par-delà ses différences, la communion en un projet unique, quelles que soient son origine sociale ou ethnique, sa religion ou ses opinions.

Car l’idée que nous nous faisons du bien commun est indifférente à la race ou à l’origine. Être citoyen ne doit rien à notre naissance et tout à notre volonté : la volonté de vivre ensemble, la volonté de s’inscrire dans une histoire, la volonté de suivre les mêmes usages et les mêmes coutumes.

C’est cela la République : le refus de se laisser enfermer dans son milieu social, dans son origine ethnique, dans sa confession religieuse. Ce n’est d’ailleurs pas plus de nier ses différences. C’est, dans l’espace civique, se constituer en égal de chacun comme citoyen, se réunir fraternellement avec tous, permettre de se dépasser dans un avenir commun. C’est cela la République, c’est cela la Nation et c’est cela que je n’accepte pas que l’on veuille détruire sans que nous réagissions.

La vérité c’est que la gauche culturelle, celle qui prétend dominer les esprits, qui veut imposer ses vues à tous, n’aime plus le Peuple.

Car le Peuple est réactionnaire à ses yeux, le Peuple est frileux, le Peuple est sécuritaire. Le Peuple n’a pas compris où était le progrès.

La gauche culturelle a donc trouvé un opprimé de substitution au nom duquel elle peut faire croisade : la minorité.

Puisque le Peuple est devenu réactionnaire, on change son fusil d’épaule, on vénère une nouvelle idole, on professe une nouvelle religion : on se prosterne devant les communautés. Les communautés d’abord, les communautés toujours.

Et quelle est la conséquence de ce communautarisme, reconnu dans toute sa majesté ? C'est la tyrannie des minorités qui fait reculer chaque jour davantage la République.

Si une poignée de lycéens bloque un lycée, il faut se résigner et subir. Si une poignée de zadistes bloque la construction d’un aéroport nécessaire au développement économique de toute une région, il faut se résigner et subir.

Si une poignée de gens du voyage bloque une autoroute, il faut se résigner et subir.

Si une poignée de manifestants et de casseurs bloque une loi de réforme du marché du travail devenue d’ailleurs vide de toute aspérité, il faut se résigner et subir.

Si une poignée d'islamistes radicaux prennent en otage un quartier, il faut s’y résigner.

Et bien moi, je n’accepte pas ces résignations.

C'est d’ailleurs bien pire : car la minorité n'a plus les mêmes droits que les autres, elle en a désormais davantage.

Une minorité a le droit de bloquer des raffineries, la majorité n’a pas le pouvoir de se déplacer.

Une minorité a le droit de prendre en otage la préparation de l’Euro, la majorité n’a le droit que de le subir.

Une minorité peut enfreindre la loi, la majorité se fait, elle, un devoir de la respecter.

Une minorité peut imposer la fermeture d’une centrale nucléaire, la majorité n’aura d’autre choix que de payer.

Une minorité veut imposer un fondamentalisme religieux et traiter les femmes comme des êtres inférieurs, la majorité des musulmans français, qui ne demandent qu’à s’intégrer, devraient en payer les conséquences.

Le « politiquement correct », c’est la tyrannie des minorités. C’est par exemple de dire : « il n’y a aucun problème d’immigration ». Et si vous pensez qu’il y a un grand problème d’immigration, c’est d’ajouter : « vous êtes xénophobe ». Si vous dites qu’il y a des Molenbeek dans les banlieues françaises, le « politiquement correct », c’est de dire : « vous jetez de l’huile sur le feu ». Une minorité pense qu’il n’y a pas de problème d’immigration, pas de problème de communautarisme, pas de problème de sécurité. La majorité pense le contraire. Mais c’est la minorité qui décide de ce qu’il convient de dire et de penser.

Le « politiquement correct », c’est la police de la pensée exercée par ceux qui sont minoritaires dans le pays mais majoritaires dans les élites.

Nous n’en voulons plus.

Voilà comment nos idéologues prétendument progressistes et bien-pensants vident de toute substance la Nation, justifient le recul de la République, nourrissent l’abandon de l’Etat.

Ils ont trahi la grande promesse du XVIIIe siècle, celle de la Révolution française, par un extrémisme des droits individuels, des droits communautaires, du triomphe des minorités.

Mais ils ont aussi trahi la grande promesse du XXe siècle, celle de la construction européenne, en transformant cette magnifique espérance en un espace vide de légitimité démocratique, un espace impersonnel, anonyme et technocratique.

Est-ce vraiment à l’Europe de réglementer la puissance des aspirateurs ou la taille des mangeoires et des perchoirs à poules dans les élevages?

Est-il tout à fait raisonnable que l’Europe produise tout cela dans une architecture institutionnelle tellement compliquée qu’en dehors des lobbies et des experts, personne n’y comprend rien et surtout que le Peuple en est le grand absent ?

Dans le même temps où l’Europe produit ces milliers de normes sourcilleuses, Schengen est par terre, transformant notre continent en passoire. Dans le même temps où l’Europe produit ces milliers de normes, nous affaiblissons la croissance européenne faute d’être allés assez loin dans la coopération économique et financière. Dans le même temps où l’Europe produit ces milliers de normes, nous sommes incapables de faire face ensemble aux menaces qui pèsent sur notre sécurité collective en en finissant avec ces barbares de l’Etat Islamique au Proche Orient.

L’Europe est tatillonne là où elle est superfétatoire et là où elle serait si nécessaire, elle est inefficace.

Les prétendus progressistes nous avaient proposé de troquer nos Etats Nations, ces vieilleries révolues d’un passé qu’il fallait dépasser. Mais ils n’avaient pas dit que dans cet ensemble nouveau, on passerait le Peuple à la trappe au profit d’une gouvernance anonyme, technocratique, impersonnelle.

Qu’on me comprenne bien : c’est parce que je suis l’avocat déterminé de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen que je ne supporte pas le dévoiement de cet idéal de liberté dans le triomphe des égoïsmes et la tyrannie des minorités.

C’est parce que, hanté par le spectre des tranchées, des charniers et camps de la mort qui ont défiguré notre vieux continent, je suis le militant passionné de l’espérance européenne que je ne supporte pas le dévoiement de cet idéal dans la constitution progressive d’un espace juridique vide et si peu démocratique.

Je veux vous faire partager ce besoin d’agir contre l’abaissement de notre pays, l’urgence de contribuer à ce que notre Nation se relève, renaisse comme communauté nationale consciente d’elle-même, désireuse de se survivre. C'est le ressort de mon engagement. C'est la raison de mon retour parmi vous dans ce combat pour la renaissance de la France.

Il y a peu, quand on parlait de contrôle de l’immigration, quand on parlait d’identité, quand on parlait de déchéance de nationalité, on se faisait traiter de fasciste.

Mais les esprits évoluent, mais la foule se lève, le Peuple se redresse et il dit de plus en plus fort afin qu’on l’entende : ça suffit

Ce qui, paradoxalement, a permis ce réveil de la conscience nationale ? C’est précisément l’immigration et l’islam.

Pendant des décennies, l’intégration c’était le devoir pour le nouvel arrivant sur notre territoire de se fondre dans la communauté nationale, d’adopter notre langue, notre culture, nos mœurs. Le minoritaire s’intégrait dans la majorité et devenait à son tour le légataire de la mémoire et de l’histoire collectives.

Et puis l'ordre des facteurs a été inversé. Nous avons dit aux candidats à l’entrée sur notre territoire : nous allons vous prendre comme vous êtes. C'est nous qui allons nous adapter à vous. Intégrer, désormais cela veut dire : la majorité va s’adapter à ses minorités, accepter leurs langues, leurs valeurs, leurs mœurs et s’excuser d’être elle-même. Et voilà comment nous avons vu des drapeaux étrangers à la place du drapeau tricolore dans nos stades de football où l'on sifflait la Marseillaise, des médecins à qui l’on refusait le droit de s’occuper de femmes dans nos quartiers et des revendications d’horaires différenciés pour les hommes et les femmes dans les piscines.

Cela ne gêne pas nos prétendus progressistes, puisqu’ils considèrent que le dépassement de notre identité est la condition de ce nouvel universalisme, un universalisme qui défait les liens et abolit les frontières.

Cela ne gêne pas nos prétendus progressistes mais cela gêne le Peuple: l’immigration massive et le communautarisme ont créé une prise de conscience du fait qu’il y avait quelque chose qui ne tournait plus rond.

La prise de conscience est aussi née de la confrontation avec un Islam Identitaire. Je ne parle pas de l’Islam que l’on confesse dans l’intimité de la vie privée. Je parle de l’Islam militant qui se présente à nous comme un bloc et qui impose à ses fidèles des règles de vie contraignantes, dirigeant fermement leurs comportements et leur dictant leurs mœurs. De l’Islam prosélyte et intégriste qui vous dit comment manger, comment vous habiller, quel rapport entretenir avec le sexe opposé, quels rituels doivent scander votre journée, bref, qui classe votre vie quotidienne entre ce qui est permis et ce qui ne l’est pas. Le problème c'est que ces mœurs si contraignantes ne sont pas celles de notre tradition.

Chacun a le droit de vivre sa religion, les musulmans comme les autres, mais, cher François Baroin, dans la conformité stricte aux principes de laïcité et dans l’harmonie avec le mode de vie français. Jamais je n’accepterai que les Français de confession musulmane soient stigmatisés, amalgamés à quelques barbares djihadistes. Jamais je n’oublierai le sacrifice et le sang versé des musulmans français lors des deux guerres mondiales. Jamais je n’oublierai la dette que nous avons contractée à l’endroit des Harkis. Cher Gérald Darmanin, nous devons urgemment fixer les règles d’un nouvel Islam de France, sinon notre société courra de grands risques d’affrontement.

La confrontation a été saisissante : d’un côté, notre société qui ne se reconnaît plus d’autres règles que les droits de chaque individu à vivre selon son bon plaisir ; de l’autre, la contre-société d’un Islam fondamentaliste qui voudrait assujettir ses fidèles à une loi dont l’empire est intraitable. D’un côté, notre société qui est prête à sacrifier sa cohésion sur l’autel de la liberté des individus qui la composent ; de l’autre, une contre-société qui, au contraire, voudrait sacrifier la liberté de chacun de ses membres sur l’autel de l’unité des mœurs qu’elle leur impose.

Cette double confrontation à une immigration massive et communautarisée et à un Islam intégriste minoritaire a souligné par contraste la dissolution de nos liens, l’affaiblissement de nos institutions, la remise en cause de nos modes de vie.

Combien de fois ai-je entendu le cri de souffrance de femmes et d’hommes de bonne volonté qui sentent confusément que le pays dans lequel ils sont nés et qui donne sens à leur vie, qu’ils ont reçu de leurs parents et qu’ils voudraient transmettre à leurs enfants, est en train de disparaître.

L’immense ethnologue Claude Lévi-Strauss disait que le souci d’un peuple, attaché à sa culture, à son style de vie, de veiller sur son particularisme n’est en rien pathologique, il est au contraire plein de vitalité.

Pourquoi, dans la société multiculturelle, tout le monde aurait-il le droit de cultiver sa différence, tout le monde sauf la majorité, tout le monde sauf le Peuple français qui commettrait un crime contre l’altérité en voulant demeurer lui-même ?

Nous n’avons pas plus de droits que les autres, mais j’affirme que nous n’en avons pas moins.

On pourra lutter contre tout cela en prenant telle ou telle mesure particulière : en interdisant le voile, en enseignant la laïcité, en étant plus ferme.

Mais ce sera vain si nous ne renouons pas avec notre histoire, avec notre identité, avec notre projet en tant que Nation.

Il ne s’agit en aucune manière de revenir à un nationalisme d’exclusion intérieure et d’agression extérieure dont nous avons vu les horreurs défigurer le XXème siècle. Et pas davantage d'épouser un nationalisme de repli et de recul. Jamais je n’accepterai la moindre complaisance avec les dirigeants du Front National, et avec leur idéologie. Il y a une ligne rouge qui ne peut pas être franchie.

Le réveil de la Nation auquel je vous appelle de toutes mes forces, c’est le réveil de la Nation avec ses valeurs de liberté, de tolérance, de fraternité, de solidarité, de laïcité, de la République.

C’est le réveil de la Nation qui tiendrait compte de l’immense espérance européenne.

C’est pour cela que je combats la société multiculturelle que nous propose la gauche, autant que la société isolée, repliée, sclérosée que nous propose l’extrême-droite.

Je ne crois ni en la dissolution naïve de la Nation, ni en son rétrécissement mesquin et craintif.

Nous n’avons pas à avoir peur du monde. Si la France est puissante économiquement, si elle est unie autour de ses valeurs, si elle est sûre d’elle-même, elle peut affronter le vent du large sans crainte, elle peut dialoguer avec le reste du monde, elle peut s’ouvrir à l’innovation et au progrès. Elle doit être audacieuse. C’est cela son destin véritable et c'est cela qui est conforme à son tempérament et à son histoire.

Il y a des moments de notre histoire où, au plus profond de l’adversité, se lève une voix intérieure qui nous dit : « Debout, peuple de France ».

C’est Jeanne d’Arc qui marche sur Orléans.

C’est Dumouriez qui arrête les Prussiens avec ses soldats aux pieds nus.

C’est Bonaparte saisissant la hampe du drapeau à Arcole et marchant à la tête de ses troupes.

C’est le Tigre qui reprend le flambeau et galvanise les Français pour qu’un jour « des rafales d’acclamation accueillent nos étendards vainqueurs, tordus dans le sang et dans les larmes ».

C’est De Gaulle seul à Londres, entouré de quelques aristocrates, de quelques marins pêcheurs, de quelques têtes brûlées et qui dit : « je suis la France combattante et la France ne se rendra jamais ».

L’heure a sonné de nous remettre debout, d’être de nouveau « les fils d’une vieille histoire qui sera continuée ».

Levons-nous, c’est au peuple auquel nous devons consacrer toute notre attention. Le peuple veut que nous rétablissions la sécurité en mettant hors d’état de nuire les délinquants, l’ordre public en arrêtant les casseurs, l’identité nationale contre le communautarisme, l’autorité contre la chienlit et la pagaille d’aujourd’hui où la CGT voudrait imposer sa loi contre la majorité.

C’est ce que nous ferons, de toute notre force, de tout notre cœur, j'en fais ici le serment.

Nous devrons restaurer la représentativité. C'est le principe de "tout dire avant pour tout faire après" afin de recevoir un mandat clair du Peuple et de ne recevoir de mandat que du Peuple. C'est le recours au référendum chaque fois que nécessaire pour retremper la légitimité du gouvernement dans le suffrage universel. C'est réformer notre démocratie sociale pour interdire que des organisations minoritaires bloquent les réformes nécessaires.

Cette politique de la Nation devra défendre nos us et coutumes, notre langue, nos traditions culinaires, nos habitudes vestimentaires. Elle devra revendiquer notre culture et notre histoire.

Nommer les choses sans détour. Nommer le réel. Dire que la France est un pays d'empreinte et de tradition chrétiennes, un pays qui est né du baptême de Clovis il y a plus de 1500 ans. Un pays d'églises, de cathédrales, d'abbayes, de calvaires. Un pays dont tant de grands philosophes furent des penseurs chrétiens.

Les chrétiens ne gouvernent pas la France : c'est cela la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la définition même de la laïcité. Chacun y est libre de pratiquer le culte de son choix mais les religions n’ont rien à voir avec le pouvoir temporel.

Mais c'est un pays chrétien dans sa culture et dans ses mœurs, c’est un pays ouvert, accueillant, tolérant, et c'est ce pays que doivent respecter ceux qui veulent y vivre.

Nos compatriotes de confession juive, qui sont présents sur notre sol depuis près de 2000 ans, qui ont tant enrichi nos sciences, nos arts, nos industries, qui ont donné si souvent leur sang pour le drapeau, dont les ancêtres reçurent la Croix de Saint Hélène, reposent dans le sanctuaire de Douaumont ou furent ensevelis sur les chemins du Vercors, ils le savent bien et cela ne les a jamais empêchés d'être pleinement juifs et d'être pleinement français.

Cette politique de la Nation devra défendre les droits essentiels de notre régime politique.

L'égalité entre les hommes et les femmes : il n'est pas acceptable dans notre pays qu'on veuille interdire aux jeunes filles de porter des pantalons ou des jupes courtes, qu’on les injurie au motif qu'elles sont amoureuses de l'homme de leur choix, qu’on refuse de leur serrer la main, qu’on leur impose le port du voile. Si vous vivez en France, l’égalité entre les hommes et les femmes, vous devez la respecter car telle est notre identité, non négociable.

Tout comme est non-négociable la liberté d'opinion et d'expression, droit essentiel y compris pour critiquer la religion dès lors qu'on respecte ceux qui croient.

Je suis chrétien. Les plaisanteries de mauvais goût contre l'Eglise ne me font pas rire. Mais je suis Français : je me battrai pour qu'on ait le droit de faire ces caricatures. Ce qui est vrai du catholicisme est vrai de l'islam. Je n'accepte pas cette police de la pensée qui, sous prétexte d'islamophobie, voudrait restaurer le délit de blasphème. En France, on a le droit de critiquer les religions. Qui ne le comprend pas ne mérite pas d'être Français. Le racisme contre les personnes ? Insupportable. Le droit à critiquer les croyances, les doctrines, les idéologies quelles qu'elles soient ? Imprescriptible. Si vous vivez en France, vous respectez cela car telle est notre identité.

Cette politique de la Nation devra reconstruire l'école. Je parle de l'école comme creuset de la Nation et fabrique de citoyens. Depuis des décennies, les militants du parti pédagogique, au nom de l'adaptation à la diversité des origines et des parcours, au nom de la lutte contre la discrimination, se sont échinés à détruire méthodiquement le respect de l'autorité, l'apprentissage de la langue, la transmission de notre histoire nationale, de nos mœurs, de nos valeurs, de nos manières de vivre. Ils ont détruit ce qu’on appelait les humanités. Nous les reconstruirons car l'école doit être le conservatoire de la culture française, des valeurs de la République, du savoir-vivre français.

Cette politique de la Nation devra consacrer la restauration de l'autorité. Je m'inscris dans une tradition politique qui, de Bonaparte au Général de Gaulle, considère que l'autorité est la condition de la liberté. Sans l'autorité, c'est la loi de la jungle et la loi de la jungle, elle est dure pour le faible. Sans l'autorité, le casseur ou le braqueur fracasse la vie du paisible commerçant, le petit voyou terrorise le sage adolescent, les bandes de bons à rien empêchent le citoyen ordinaire de dormir et l'intimident pour lui interdire de se plaindre. Sans l'autorité, une poignée de gauchistes séquestrent un petit patron et bloquent une usine, une poignée de salafistes répandent une idéologie délétère. L’autorité je la revendique et je l’assume. Je respecte la liberté, je respecte la contradiction, je respecte le débat. Mais force doit rester au Peuple souverain et à la loi.

J'ai été le Chef de l'Etat. J'ai exercé le pouvoir pendant cinq ans dans des conditions terribles, celles de la plus grave crise économique et financière traversée par le monde depuis 1929.

Aujourd'hui, quel gâchis ! Avec des taux d'intérêt qui n'ont jamais été aussi bas, avec un prix du pétrole extrêmement compétitif, avec un taux de change particulièrement favorable, avoir une croissance si faible, un taux de chômage si élevé malgré les radiations et les stages bidons - deux fois celui de l'Allemagne ou du Royaume Uni - quel épouvantable gâchis. Heureusement que les socialistes n'étaient pas aux manettes en 2009 ! Que serait devenue la France ?

Être Président de la République française, c'est se tenir au niveau de l'Histoire, surtout quand un vent mauvais souffle sur la vénérable Nation dont nous sommes les héritiers.

Pour présider ce pays, il faut de la lucidité, il faut du courage, il faut de l'autorité.

Il faut se tenir au-dessus des petits compromis, des petits calculs et des petits arrangements pour n'avoir qu'une fidélité, la fidélité au peuple souverain et n'avoir qu'une obsession, celle de la grandeur nationale.

Il faut mettre le peuple au cœur de tout.

Ce Peuple, le Peuple Français, je veux non seulement que nous lui rendions la parole, et donc la dignité, mais je veux aussi que nous lui rendions l’hommage qu’il mérite.

Oui, hommage au Peuple Français qui a façonné nos paysages de ses mains et ensemencé la terre de sa peine.

Oui, hommage au Peuple Français qui, génération après génération, a conquis sa liberté sur les servitudes, sur les corvées et sur tous les privilèges.

Oui, hommage au Peuple Français qui a vu parfois mourir le plus beau de sa jeunesse pour que la jeunesse à venir, celle qui n’était encore qu’une possibilité, puisse naître libre et Française.

Oui, hommage au Peuple Français qui sait qu’il va devoir transformer la France et la transmettre plus forte.

Oui, hommage au Peuple Français qui veut que l’on s’adresse à lui comme à un grand peuple et non pas comme à un conglomérat de clientèles électorales.

Oui, hommage au Peuple Français qui veut entendre la vérité et refuse d’être bercé par ces mensonges qui rabaissent la France.

Oui, hommage à ce Peuple Français auquel nous devons rendre les sacrifices qu’il n’a jamais refusé à la France

Le peuple veut l’autorité de l’Etat, nous la rétablirons.
Le peuple veut que soient reconnus le travail et le mérite, nous les réhabiliterons.
Le peuple veut que l’on soit intraitable sur le respect de nos valeurs, nous le serons.
Le peuple veut qu’il n’y ait pas de droits sans devoirs, nous refonderons notre système social autour des droits et des devoirs.
Le peuple n’en peut plus de la multiplication des taxes et des impôts, nous mettrons fin au matraquage fiscal des classes moyennes.
Le peuple n’en peut plus de l’impuissance face au chômage de masse, nous mettrons les entreprises au cœur de notre projet car sans entreprises, il n’y a pas d’emploi.
Le peuple veut la fin des zones de non-droit, nous rétablirons la République sur tout le territoire.

Battons-nous pour la France qui nous dépasse et nous sublime, battons-nous pour notre langue et notre culture, battons-nous pour nos parents qui nous ont transmis notre patrie, battons-nous pour que nos enfants retrouvent confiance en l’avenir, battons-nous que la France soit une terre d’espérance, battons-nous pour que la France retrouve sa vocation universelle et sa place en Europe, battons-nous pour que vive la France et pour que vive la République.
Nicolas Sarkozy, le 8 juin 2016.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

102 commentaires:

  1. Il y a peu, c'etait l'homme du metissage obligatoire, dissolution de la nation & otan.

    Va comprendre LOL



    RépondreSupprimer
  2. Qu'est ce que je donnerai pour voir les gauchistes avoir a voter Sarko en se bouchant le nez une nouvelle fois.
    5 ans de perdu de plus, le caniche de Merkel choisira toujours de sauver l'euro plustot que la France.

    RépondreSupprimer
  3. C'est exact, pas grand chose à jeter. Par contre ce qui manque, on espère que ça viendra, c'est un plan concret parce qu'on en a marre des déclarations d'intentions que ça vienne d'un côté ou de l'autre. Ou est le programme économique? Que va-t-il proposer et faire si élu pour solutionner les problèmes de tous les jours de la majorité silencieuse, sachant que la marge de manœuvre est pas grasse entre l’historique de la dette, la globalisation, l’Europe et tout ça.
    On subit une politique socialiste, de droite ou de gauche, depuis 40 ans. Est-il le bon cheval pour faire autre chose ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. "e programme économique?"

      Comme si il avait le choix!!, il fera du Hollande, de la devaluation interne (essayer de baisser le cout du W, des jeunes seulement car rien ne peut etre demande aux CDI/Retraites/fonctionnaires) car la devaluation externe (egalitaire)est impossible tant que l'Euro existe.

      De la parlotte pour les naifs, ici il essaye de limiter les depart vers le FN, la prochaine fois, il esseayera de piquer a Juppe.Du vent.

      Supprimer
    2. M Mau: le programme économique viendra en son temps, c'est à dire dès qu il aura annoncé sa candidature, pas avant. Il a eu l intelligence de ne rien dire à ce sujet et de laisser les autres dévoiler leurs projets et peu donc adapter le sien en fonction des réactions, de l évolution, etc... Est-il le bon cheval ? chacun son avis tranché là dessus. Perso, j en avais fait un billet, et dès lors que j accepte le système actuel ( élections présidentielles puis législatives, constitution de la 5eme, ... ) et compte tenu de l'offre politique tant a droite qu a gauche, je pense qu il est le meilleur pour le job

      Supprimer
    3. Oui c'est un fin politicien probablement bien entouré et bien conseillé. On va dire que sa stratégie de communication est la bonne. Passera t il l'obstacle Juppé (qui serait un bien mauvais choix ...)? Alors qu'il a l'opinion contre lui (c'est ce qu'on nous donne à manger tout les jours ...).

      Supprimer
    4. @M Mau il a l opinion contre lui? Comme tu dis, c'est ce qu on nous donne à manger. ça reste a prouver, rappelons tout de même que malgré toutes les casseroles qu on lui a mis au cul et l acharnement que gauche et médias ont fait, il fit tout de même 48,...% en 2012. Pour un mec qui aurait tous les défauts du monde, c'est tout de même un score honnête

      Supprimer
    5. Exact, sa résilience est remarquable !

      Supprimer
  4. Par amitié, je ne ferais aucun commentaire.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Grandpas: au contraire, ça m intéresse, je te crois suffisamment intelligent pour etre moins tranché que Lowcarber

      Supprimer
    2. En faisant simple, Sarkozy est un opportuniste, mais en 2017 dans les car où je dépose un bulletin dans l'urne, je voterais pour ce Monsieur non pas par adhésion mais par nécessité.
      Je n'oublie pas ses nominations de socialistes comme ministre, même si il avait ses raisons.
      Je tiens quand même à préciser quelque soit son adversaire au second tour.
      Entre deux maux, il faut choisir le moindre.

      Supprimer
    3. @Grandpas: Un opportuniste ??? là, je ne vois pas. Macron, geoffroy Didier, Placé sont des opportunistes mais Sarko, non, il a bien des défauts mais pas celui-là

      Supprimer
  5. Vraiment c'est revigorant et enthousiasmant à lire ce texte !
    Sarko à le nez pour trouver ses plumes (cf. nombreux discours en tant que candidat en 2007 qui lui ont donné la victoire), mais ensuite, qu'en reste-t-il ?
    Pas grand chose...
    Il fait ce que l'Europe lui demande de faire, il fait ce que les E.-U. souhaitent, mais remettre la France debout ? C'est un costume trop grand pour lui, il n'a qu'une ambition d'ego et malheureusement pas une ambition souveraine pour une Nation.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Dame Ginette: Il parait que pour ce discours il n a recouru à aucune plume selon les Journalistes D'allonne ( le Monde ) et Cabana ( Le Point ).

      Pas grand chose? Faut voir, prend l exemple du soi disant scandaleux discours de Grenoble. Il n en reste a priori rien puisqu il n a pas été réélu et pourtant tout ce qu il avait dit a été soi mis en place par les socialos sois remis dans le débat par ces mêmes socialos.
      Costume trop grand pour lui, je ne crois pas, il a maintes fois lors de son précédent mandat, surtout a partir de 2009 qu'il était à la hauteur de la fonction

      Supprimer
  6. Oui,lors de la primaire de droite ce sont bien les positions des candidats sur les questions d'identité nationale de pratiques culturelles et d'attitude face à l'islam dans l'espace social qui vont faire la différence. De ce point de vue le discours est très fort.
    Mais en même temps, nous savons que celui qui prononce ce beau discours a fait de Mayotte un département français à part entière...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. ho oui j'avais oublie la catastrophe de Mayotte, et le traite de Lisbone.

      y a pas a dire le gars a du culot d'en appeler a la souverainete/valeurs/identitie apres son quinquenat.

      Supprimer
    2. @Blaise:
      Bien d accord, tout ce qui tourne autour de l identité, immigration, Islam sera un enjeu majeur non seulement de la primaire mais aussi de la présidentielle. Marrant d ailleurs d'avoir vu les gauchistes se saisir du sujet depuis quelques temps alors qu ils fustigèrent comme pas possible Sarko quand celui ci lança l idée d un grand débat là dessus (maladroitement, chacun juge)
      Pour Mayotte, je t invite à prendre connaissance de son histoire et de tout le processus qui a fait qu elle est devenue département français avant d en faire endosser à Sarko la seule responsabilité .

      Supprimer
  7. Joli discours mais total enfumage.
    Jean N.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @jean N: Les commentaires lapidaires ont l avantage de ne rien apporter au débat.
      Enfumage pour toi peut etre, pour d autres non.

      Supprimer
  8. Ce qui me gêne c'est l'anaphore de la fin du "discours" qui me rappelle étrangement quelqu'un qui avait de même avec " moi président ....." et on voit le résultat .

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Claude Henri: Hollande aura aussi réussi celà: saloper une figure de rhétorique puissante

      Supprimer
  9. Excellent discours pour gagner une primaire à droite, mon cher Corto ! Juppé et Fillon auront du mal à s'aligner. Reste à savoir ce qu'en dira le peuple ? Pour ma part je n'ai rien lu qui me dise qu'il en appellera à lui pour infléchir les traités européens passés et à venir (TIPP) ! Or 61% des Français sont eurosceptiques et, pour l'instant tout le monde s'en fout ! On continue à nous tenir le discours que "la France seule n'est plus rien", qu'elle doit se soumettre à un ordre euro-atlantique, etc, ce qui va à l'encontre de ce beau discours qui fait l'éloge de la souveraineté de la France.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @marianne: pour gagner à droite voire un peu plus a droite que la droite.
      Mais je crois qu effectivement la France, seule n'est non pas " plus rien " mais " rien " du tout. Aujourd'hui, aucun pays au monde ne peut fonctionner seul. C'est très perturbant mais c'est ainsi. reste a savoir comment, compte tenu des accords et traités on peut restaurer une certaine souveraineté.
      Sarko et ses soutiens travaillent sur ce sujet, on verra bien ce qu ils proposent. Je rappelle qu en 2012, il avait proposé de réformer Shengen et qu aussitot gauche et extrême droite lui ont soi tapé dessus soit ironisé.

      Supprimer
    2. Corto:"compte tenu des accords et des traités. .." : rappelle toi Lisbonne...
      Oui,le discours est beau...
      Mais désolé, je ne peux plus faire confiance en cet homme là. ..que tu défends souvent en justifiant ses attitudes par de la fine stratégie politicienne.. (cf ta réponse sur l'attente de son programme économique..)
      Ceci n'enlève rien à l'intérêt du débat que tu sais instituer sur ton blog!Amitiés.

      Supprimer
    3. En effet, beaucoup de gens, comme vous, mon cher Corto, ont entériné, depuis qu'on le leur serine, que la France est trop petite et que "aucun pays au monde ne peut fonctionner seul". Et puis il y a aussi des gens qui pensent autrement, avec des arguments à la clé. Cela peut être intéressant d'entendre cet autre son de cloche :

      https://www.youtube.com/watch?v=L-9zdlsKWSg

      Supprimer
    4. @marianne: Un autre son de cloche marqué du seau de Debout la France et du Front national ? je veux bien mais pas besoin de visionner, je sais d'avance ce que Ardinat a à dire.

      Supprimer
  10. C'est vrai, un beau discours, mais comme tous les discours de nos politiques qui nous disent ce que l'on veut entendre, est-il réaliste et réalisable?
    Comment pourra t'il être suivi d'effet, avec toutes ces assocs bien pensantes qui ne demandent qu'à hurler pour se prouver qu'elles existent...
    Pour l'instant, rien de concret, pas de précisions sur les mises en œuvre, c'est comme disait @claude-henri17, ça nous rappelle étrangement un certain discours du Bourget...
    Je suis un peu désemparé par ce qui nous attend l'an prochain et pour l'instant, je ne vois pas le "sauveur" qui va nous sortir de ce bourbier dans lequel nous sommes depuis des années...
    Pour l'instant on joue sur le foot pour que les abrutis se satisfassent autour d'une pizza et d'un ballon rond et hop on oublie tout le reste!
    Bien cordialement à toi Corto et continue!!
    JDx38

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @JDX38/ Tu as parfaitement raison ce discours que je trouve excellent est bien une déclaration d'intentions, reste a savoir ce qu il mettra en face. Son programme qu il proposera pour la primaire est quasi bouclé, nous verrons.
      Le " sauveur " je ne le vois pas non plus et je n attends pas de sauveur, je ne crois guère aux miracles mais je crois fermement que dans la classe politique et compte tenu de mes idées, Sarko est le seul qui puisse nous faire avancer.

      Supprimer
  11. Rien à jeter, en effet, mais beaucoup à rajouter.

    Dire que la France est un pays d'églises ... et un pays blanc !!!

    Ce ne sont pas les élites qui ont renoncées, mais le peuple. Peuple qui se refuse à être raciste, et qui se fait bouffer. C'est aussi simple que ça.

    J'allais dire "texte démagogo", mais j'ai compris à la fin quand j'ai vu l'auteur.
    Sarkozy l'atlantiste, Sarkozy l'européiste, Sarkozy l'islamiste n'a JAMAIS défendu les français quand il était au pouvoir.
    Il défends la république, des valeurs, mais pas le peuple.

    D'ailleurs, il ne fait que faire semblant dans ce texte, ou il joue de la proximité avec le peuple.

    Bien entendu ce texte n'a qu'un seul objectif, prendre des voies aux FN.
    D'ailleurs des discours comme ça, Sarkozy en a déjà plein pendant qu'il était au pouvoir. Pour quel résultat au juste ?

    Mais il n'y a qu'un et un seul sujet à aborder, c'est la démographie.
    Tant qu'on ne parle pas de CE sujet, on ne pourra résoudre aucun autre.

    Donc, enfumage total.

    Parlons donc de la démographie. Ca se résume en 2 mots : trop tard.
    Voila.
    On est déjà à 1/3 des naissances de parents originaires d'afrique, et ce sera 1/2 pour la prochaine génération.
    Il est beaucoup trop tard. Sans blanchitude, ce pays ne pourra pas préserver sa culture chrétienne. Impossible, face aux assaut du McDo et de la Burqua.
    Le peuple français s'est fait voler son pays.
    C'est fait.
    Soit il le reprends par la force (mais je ne crois pas qu'il en ai la force ni même la volonté), soit ... il se fait une raison et arrête de râler.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Jésus comme les premiers apotres, étaient des arabes... C'est quand même croustillant ensuite de faire l'apologie d'une religion apportée par des migrants syriens comme Pierre (ce n'était évidemment pas son vrai prénom).

      Supprimer
    2. @Yoananda: enfumage, etc... chacun peut avoir son avis. je ne reviens donc pas sur ton commentaire.
      Par contre, une question: qu'es-tu prêt à faire, toi, personnellement , pour reprendre le pays, éventuellement par la force ( je te cite ), que nous nous serions fait voler ?

      Supprimer
    3. @Corto74
      ta question est légitime.
      Je peux seulement te dire que ce n'est pas la place pour en discuter. Je penses que tu t'en doutes.

      Supprimer
    4. @ Benelos


      "Jésus comme les premiers apotres, étaient des arabes"

      Les Arabes, à l'époque de Jésus, étaient confinés en Arabie appelée aujourd'hui saoudite; ils ne sot arrivés en Palestine que 7 siècles plus tard...

      Supprimer
  12. C'est qui Nicolas Sharkozi ?
    Homo Orcus

    RépondreSupprimer
  13. "Il n'y a, pour moi, pas grand chose à jeter dans le discours qui suit..."Tout dépendra de ce qu'il a l'intention de garder,mais quel charlot il a pas honte le type!Tu es prêt a en reprendre pour 5 ans?Tu nous la joue groupie aveugle

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Zen aztec: bien sur que je suis prêt à en reprendre pour 5 ans et je te pense suffisamment intelligent pour ne pas me prendre pour une groupie aveugle

      Supprimer
  14. En parler c'est bien le faire c'est mieux. Arrêtons les paroles et agissez messieurs les politiques. Grande gueule petit bras.

    RépondreSupprimer
  15. ce qui est bien avec sarko, c est qu il aura navigue sur toutes les vagues, et apres 5 ans de presidence pitoyable, il essaye encore de faire le coup, 1 fois ca va, pas 2

    RépondreSupprimer
  16. J'ai voté Sarko en 2007 car il avait déjà ce genre de discours. Malheureusement ce fut un quinquennat de déception. Juppé n'en parlons pas...la droite molle dans toute sa splendeur. Alors franchement je sais plus quoi faire sinon céder aux chimères du FN

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Bl Zoreil: céder aux chimères... On ne t as pas dit que les chimères comme les sirènes n'existaient pas ? Et tu serais prêt a voter pour qqchose qui n existe pas ?

      Supprimer
  17. Sarkozy a droit à la repentance
    Il a souffert, il ne refera pas les mêmes erreurs
    Je le préfère au Pépé bordelais tenu à la culotte par Tareq Oubrou
    À Fillon resté muet entre 2007 et 2012. Comme il a dû souffrir !
    Au robot preformaté Bruno Lemaire, débitant les truismes et les promesses toutes faites

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci l'oiseau bleu d'accorder à NS le droit à la reconnaissance de ses erreurs et sa volonté de faire autrement. Comme chaque humain a ce même droit. Ce serait bien que chacun de ceux qui écrivent ici fasse de même.

      Supprimer
  18. Pas grand chose à jeter en effet...après il faut traduire en actes cette remarquable analyse...comme on dit "chat échaudée craint l'eau froide".
    Je veux bien croire qu'il aura appris de ses erreurs du passé mais je fais "confiance" à toute la gauche et ses médias pour intensifier leur campagne anti-Sarko qui n'a jamais cessé malgré sa défaite de 2012.
    Je voudrais y croire encore et garder espoir que cette fois, c'est la bonne mais j'ai peur que le mal soit profond et que la confiance ne revienne jamais...le scénario catastrophe d'un Juppé candidat sonnerait le glas du nécessaire changement...affaire à suivre...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @nana: Chat échaudé craint l'eau froide, nous sommes d accord et je comprend parfaitement les réticences de certains. Qui d'autre que lui, en l état actuel des choses et du personnel politique sur la ligne de départ de cette présidentielle à venir ?

      Supprimer
  19. Il faut aussi faire confiance à Juppé and Co pour lui savonner le planche avec toutes déclarations perfides.

    Annie

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Annie: et ils vont pas se géner, suffisamment bêtement en tout cas pour que Cambadélis s en donne a cœur joie " la baston a commencé a droite "

      Supprimer
  20. Très beau discours, ma foi, à la fois gaullien et chevènementiste sur le fond.Rien à y redire; on peut y rajouter la célèbre citation de Bertold Brecht, communiste vivant en RDA, après les grèves de Berlin de 1953 " Si le peuple est mécontent de ses dirigeants, il faut dissoudre le peuple et en élire un autre".

    Une réserve personnelle sur l'usage excessif du référendum, mais c'est accessoire.

    Reste à savoir ce qui, dans ce discours, relève de la conviction sincère et ce qui relève de la stratégie électorale.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Elie Arié: sincère ? pas sincère ? Va savoir. et a la limité ce n'est même pas la question qu il faut se poser mais de quelle façon nous proposera-t-il de transformer ce discours d'intentions en réalisations concrètes.
      Sincère ? Pour l'avoir rencontré " de près " deux fois sans caméra ni micros et, scoop qui sait, une troisième bientôt, sincère ? j aurais tendance à dire que oui mais qu en politique la sincérité est à l épreuve des évènements...

      Supprimer
  21. Corto. Sincèrement, je vous considère comme qq'un d intelligent, au dessus de la moyenne, tres nettement. Mais comment l intelligence peut adouber Sarko??
    Destruction de la Lybie, mondialisme, N.O.Misme etc etc..moi je comprends plus.
    Matador

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La globalisation de l'économie n'est plus, depuis longtemps, un choix, mais un état de fait incontournable; la seule marge d'action, aujourd'hui, d'un gouvernement français est dans l'UE... et, même là, cela n'a rien l'évident.

      Supprimer
    2. @Matador: adouber qui d autre ?
      Et si comme tu le dis je suis d une intelligence supérieure à la moyenne, ce que je ne discuterai pas, tu devrais justement t'interroger sur l éventuelle justesse de mon choix

      Pour la Libye, un peu simpliste de n y voir qu un raté de Sarko ( j en avais fait un billet d ailleurs il y a quelques temps ).

      Supprimer
    3. Pour la Libye, le raté est sans doute moins dans l'intervention elle-même (quoique avoir dépassé la mission et trompé Poutine qui n'avait pas mis son véto n'était pas très malin, on ne l'y reprendra plus...) que dans l'absence de toute préparation de ses suites - comme pour celle des USA en Irak, d'ailleurs.

      Supprimer
    4. @Elie Arié: dépassé la mission ??? mouais. Absence de préparation de la suite, nous sommes d accord. Rappelons tout de même que quand l intervention s arrêta, nous étions , de mémoire, en fin octobre 2011, Sarko était, comme toute la classe politique ( qui avait soutenu l intervention) en campagne électorale et qu un GVT de transition avait été validé par la communauté internationale. Hollande, comme ses collègues, aurait du s en occuper une foi élu ou tout du moins apporter son soutien au nouveau pouvoir libyen. Il n en fit rien. Comme ses collègues chefs d'Etat.

      Supprimer
    5. La mission de l' ONU se limitait à protéger les populations civiles, et n'incluait absolument pas la possibilité d'abattre le régime.

      Supprimer
    6. @Elie Arié: de mémoire, la résolution de l ONU autorisait la coalition internationale à écrabouiller tout ce qui menaçait les vies civiles, le tout exprimer en terme diplomatique

      Supprimer
  22. J'avoue que penser un seul instant voter Sarko me dépasse totalement à moins d'avoir pecho Alzheimer !
    Homo Orcus

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Homo Orcus: perso, ça va, j ai toujours une très bonne mémoire.

      Supprimer
  23. C'est du très bon Guaino.
    Mais cela ne me fera pas voter Sarkozy.
    Désolée, j'ai déjà vu et donné.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @lamouette: il n a pas été écrit par Guaino. Et tu voteras pour qui ?

      Supprimer
    2. Je voterai MLP, même si je ne suis pas d'accord avec ses regards enamourés vers le CRIF (mondialistes).
      C'est tout de même l'héritière (oui, c'est clair ! Mais on a encore le droit d'hériter, pour le moment) du parti de son père, qui dit la vérité depuis 50 ans.
      Même si elle commet des erreurs, c'est la plus honnête.
      Le seul problème, c'est que je ne suis pas sûre qu'elle veuille du pouvoir suprême.
      Heureusement que sa nièce la pousse un peu. Ainsi que tous les militants derrière.
      Et c'est quand même elle qui a les positions les plus claires sur le "stop à l'immigration".
      Ce n'est pas loin de me suffire, car c'est le point le plus dramatique pour nous, Français. Le pays est ruiné. Pas que par l'immigration, d'accord, mais celle-ci est l'application dramatique d'une politique mondialiste dont Sarko est largement parti prenante.

      Sur le texte que tu cites :
      c'est un très beau texte, que Sarko est bien incapable d'écrire.
      Il est bon à l'oral. Pas à l'écrit. En campagne, il sait se servir des compétences qui l'entourent. C'est une qualité qu'on peut lui reconnaître.
      Pour le reste, c'est sans moi.
      Mais il va survivre, hein, t'inquiète ^^

      Supprimer
  24. Retour dans l'OTAN, referendum de 2005 bafoué, discrimination positive...
    C'est bon, ça suffit.

    RépondreSupprimer
  25. "Est-ce vraiment à l’Europe de réglementer la puissance des aspirateurs ou la taille des mangeoires et des perchoirs à poules dans les élevages?"
    Je crois que oui, c'est le rôle de l'Europe: c'est dans un souci de parler de choses identiques, sinon, bonjour la distorsion de concurrence entre pays.
    Un de mes clients m'expliquait par exemple qu'en Sardaigne, ils considéraient un aliment "bio" pour les poules pondeuses, un aliment qui n'avait pas de matières premières OGM (en fait, uniquement le soja, soit quelques %). Alors qu'en France (en Corse, à quelques encablures) , il fallait que 90% des matières premières de l'aliment soit certifié "bio". D'où un écart de prix considérable entre deux aliments prétendus "bio".
    ça peut paraitre ubuesque de prime abord, ces standardisations, mais c'est la condition sine qua non pour pouvoir échanger entre pays (je n'ai pas dit commercer, on pourrait mal le prendre).

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @douar: c'est effectivement un rôle que l on a dévolue a juste titre a l Europe. Dans mon ex boulot, j ai été chargé entre autre d'harmoniser entre les différents pays du groupe les gammes de produits que nous voulions acheter pour mieux les acheter, cela passait automatiquement par la constitution d'un tronc commun, de produits communs avec des caractéristiques identiques. Au début ce fut dur: résistance des fournisseurs et plus encore avec nos chefs de rayons locaux, trois ans après, on avait gagné 15% de marge et 20% de volume en plus: tout le monde était content

      Supprimer
  26. Enfin du beau , du grand , du vibrant , du vrai , tout y est , rien ne manque , Bravo Nicolas Sarkozy !

    Chan

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Chan: Absolument, reste à transformer l'essai en propositions et en actes concrets.

      Supprimer
  27. presque d'accord avec cet article, presque.
    Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime! il est complice (George Orwell)

    les politiciens dans leur ensemble me donnent des envies de massacre, et c'est encore plus vrai pour les enarques et les sciences po qui sont complétement ravagé.

    La France sera sauvé par les français le jour où ils décideront de se débarrasser des politiciens de carrières plutôt que de les suivre bêtement. D'ailleurs, toutes les périodes de renoncement ont été suivit par des périodes de violences plus ou moins intense.


    tabb

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @tabb: Ouf ! Sarko n'a ni fait l'Ena ni Science-Po, tiens c'est peut-etre là aussi l une des raisons de l acharnement de certains contre lui.

      Supprimer
    2. Je crois que si, Sarko a fait Sc-Po !
      Il était même responsable des jeunes gaullistes, à l'époque.
      Mais il n'a pas terminé, je crois, il n'a pas eu son diplôme, ce qui n'est pas une tare.

      Supprimer
  28. Beau discours. Dommage que celui qui le tient ait passé cinq ans à l'Elysée.

    RépondreSupprimer
  29. Géo

    Sarkozy ferait moins de mal que le Juppollande.
    Mais il est lié.

    La seule solution à mon sens est qu un désastre général,économique et financier,entre autres,chasse la classe politique actuelle et mette au pouvoir des dirigeants avec une âme de guerrier,comme il s en est trouvé dans le passé,pour tailler dans le vif et faire les réformes radicales qui s imposent,avec le soutien populaire enfin réveillé par ce désastre.
    Ce qui amènerait aussi la destruction de l UE.pro-Atlante usa et permettrait,après le grand ménage,de fonder une Europe où chaque pays ayant retrouvé sa création monétaire,formerait de nouvelles alliances en fonction de p.i.b. compatibles mais aussi autour d un ciment culturel commun à l Occident,pour redonner à cette terre l éclat qu elle a perdu,du fait de massacres mondiaux généralisés qui ont aspiré ses forces vives au profit des USA et...de leurs cartels qui sont malfaisants pourla quasi majorité des humains sur terre.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Géo: la seule solution serait... oui, ben en attendant, on en est loin, très loin de cette solution alors on fait avec ce que l on a.

      Supprimer
  30. J’ai lu avec attention ce discours qui est très bien fait. Cela rappelle ceux de 2007, à croire que Guaino aurait repris du service pour l’écriture et que Buisson n’est pas très loin, pour l’inspiration.

    Comme tant d’autres, j’ai une confiance limitée dans le personnage qui a commis beaucoup d’erreurs graves et beaucoup menti et trompé au cours de son mandat. D’un autre côté, il faut bien admettre qu’il est loin d’être éliminé du jeu politique. Il prépare son retour au premier plan avec patience et intelligence.

    Cela ne sera pas évident mais je crois qu’il est suffisamment déterminé pour y parvenir et liquider avec férocité ceux qui se mettraient en travers de son chemin. Ce qui est évident, en revanche, c’est que le vainqueur de la primaire à droite à toutes les chances d’être le prochain président de la République.

    Mais, pour ce qui me concerne, cela n’est pas le plus important. Sur le fond, nos idées à propos de l’identité, la sécurité, l’existence même de l’entité française notamment sont en train de s’imposer. Portées par d’autres, cela n’a pas la même résonance qu’avec un politicien comme Sarkozy qui a déjà dirigé notre État.

    Grâce à lui, le basculement de l’opinion va être encore plus massif et précipiter je l’espère l’élimination du socialisme à la française qui nous empoisonne depuis 40 ans. Certains vont dire qu’il se rallie à notre cause et reprend le discours de Marine Le Pen ; peut-être et après ? L’essentiel est que le discours dominant soit le nôtre peu importe qui le défend à la tête de l’État.

    Ce discours est donc un signe très encourageant du ralliement forcé de l’oligarchie à notre cause et à celle de notre nation. Tu vas voir, Corto, nous allons être débordés sur notre droite et bientôt passer pour des modérés !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Purée, c'est pas possible comme les Français ont la mémoire courte.
      Partis pour reprendre Sarko pour 5 ans !
      Je vais émigrer moi ^^

      Supprimer
    2. @Ribus: ah que ça fait du bien de lire un commentaire pondéré ! merci !

      "Certains vont dire qu’il se rallie à notre cause et reprend le discours de Marine Le Pen " oui ben certains sont des idiots à moins qu ils aient la mémoire courte. Sarko, pour qui le suit et écoute ce qu il dit n a pas attendu MLP. Il suffit pour s en convaincre de relire les discours d i celui de la campagne de 2007 et des années suivantes. En 2007, MLP se mouchait encore dans les kleenex de son papa. Je suis consterné par le nombre de gens qui " maudissent " Sarko sans avoir été plus loin que ce que nous les medias ont bien voulu nous faire avaler. Tiens, fais un sondage: Combien de gens ont lu le discours de Dakar, de Grenoble , de Toulon ?
      Ceci étant dit, du moment que nos idées sont portées avec raison et intelligence, ça me va.

      @La Mouette: je le redis, a priori, Guaino n y est pour rien. Et si Sarko t insupporte au point d'émigrer, surtout ne te gêne pas. Pour une rebelote avec Hollande, tu te barres aussi ?
      Méfi toi, La Mouette, ton peu de considération pour ceux qui ne sont pas d'accord avec toi ou ne pensent pas comme toi reviens au même que les discours sectaire des gauchistes: ils finissent par lasser et insupporter.
      A priori, je ne suis pas débile profond ni limité de la carafe, dit-on, toi même d ailleurs l a dit, alors avant de cracher bêtement sur Sarko, essaies de comprendre et d avoir assez d ouverture d esprit pour tenter de comprendre pourquoi des gens comme moi supportent encore Sarko.

      Supprimer
    3. Je me suis mal fait comprendre, Corto.
      Ce n'est pas Sarko en soi qui m'indispose au point de parler bêtement d'émigrer (ce que je ne ferai jamais, tu t'en doutes bien).
      Mais c'est le coup du "on oublie, on reprend les mêmes et on recommence".
      Tu imagines que je serai tout aussi en colère si Hollande repassait !
      Ca voudrait dire soit que les Français refusent désormais de voter, soit qu'ils sont devenus totalement amnésiques.
      C'est valable en cas de réélection des deux derniers présidents.
      Ce que je crains fort, c'est que les choses se passent comme chez Estrosi : une élue avec 64% des voix. Certes, mais 64% de 20% de votants ! Tu parles !

      Je ne suis pas sectaire, Corto, je le prouve tous les jours en écrivant par-ci par là, justement sans sectarisme.
      Et je pense très sincèrement que refuser de prendre du neuf pour essayer de changer les choses, c'est justement ne pas vouloir sortir de sa secte.
      En toute amitié.

      Supprimer
    4. "essaies de comprendre et d avoir assez d ouverture d esprit pour tenter de comprendre pourquoi des gens comme moi supportent encore Sarko."
      Justement Corto, c'est ce que je ne comprends pas, sauf s'il s'agit d'une amitié personnelle, la seule raison qui vaille.
      L'homme est peut-être intéressant, mais l'homme politique nous a trahis.
      C'est toute l'affaire.
      Cela dit, je répète que le texte est très beau.
      Il ne peut être que de Guaino, pour qui j'ai de l'admiration et de l'estime (sauf quand il se "trompe de bouton" au moment du vote sur la loi du mariage gay. Mais nul n'est parfait).
      Tu vois bien que je ne suis pas sectaire ^^

      Supprimer
    5. Hollande est loin d être mauvais, il est 100 fois meilleur que Sarko

      Hollande a assez bien tenu tête à Merkel ( il s est bien foutu de la gueule des teutons sur les réfugiés ), il réduit les charges des entreprises, la loi Sur le travail n est qu une réponse obligatoire à l euro : dévaluation interne

      Pas trop mal pour une bande de socialo

      Supprimer
    6. @la Mouette: il ne peut être que de Guaino ? Ah bon ? qu en sais tu ? Des journalistes dignes de foi et pas trop vérolés s étonnaient, renseignement pris, que ce soit bien Sarko qui l ai écrit.

      Et qui a dit " on oublie et on recommence " ? personne à ma connaissance.
      Tu serais en colère si Hollande repassait de la même façon que si cétait Sarko qui revenait. Tu préfère Juppé ? Fillon, Melenchon ? Poutoux ?... Marine peut-être ? Pour faire du nouveau avec de l inconnu, avec quelqu un et un parti qui n ont ni l'experience ni les reseaux ni la crédibilité pour gouverner. Libre a toi mais perso, le chaos ne m excite pas. Que Marine soit élue ? je ne lui donne pas 3 mois avant d exploser en vol.
      Je n ai rien contre la nouveauté mais uniquement quand celle-ci a um minimum de crédibilité et d expérience. je me souviens de l inquiétude de JMLP en 2002 au soir du premier tour, en gros, " mais putain comment on fait si je suis élu " . Il n était pas prêt, n avait pas l experience , pas les réseaux, pas le " ducroire " à l international et encore moins l appareil d Etat. MLP, c'est pareil.

      Tu ne veux pas émigrer et bien ne dis pas que tu veux émigrer, c'est stupide et n apporte rien au débat. Tu veux rester en France et bien vois, dans l offre politique, celui ou celle qui est capable de diriger envers et contre tout le pays et de le conduire à l international. C'est le travail que j ai fait. Ni plus, ni moins. Tu donne s en quelque sorte dans le passionnel pas dans le raisonné. C'est là que se loge le sectarisme.

      Supprimer
    7. @ribus Merci Après avoir lu toutes les inepties des anti-sarko je peux aller dormir. Bien gentil de ne pas vouloir de NS mais je ne vois personne d'autre avec de l'expérience comme la sienne, la volonté que les Français aiment la France comme lui l'aime pour la vie. Il a vécu un quinquennat très dur avec cette crise venue des USA, s'il n'avait pas été là nous serions comme la Grèce.

      Supprimer
  31. Pas mal, encore que tout ceci prend bien garde de ne fâcher personne sinon la Gauche au pouvoir. Bref, Sarko président ne fera rien de toutes ses promesses et sans doute le contraire car il a les mêmes maîtres qu'Hollande. Avec tout le respect que j'ai pour toi : es-tu naïf à ce point ?!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Pharamond: soit tu ne me lis pas assez souvent soit tu te méprends totalement. Essaies juste , calmement et de façon dépassionnée, de te demander pourquoi quelqu un comme moi qui n a rien de naïf soutient Sarko.

      Supprimer
    2. @Pharamond: je t invite a lire le commentaire de Ribus un peu plus haut qui convient parfaitement à un soutien, comme moi, de Sarko.

      Supprimer
    3. J'ai essayé de façon calme et dépassionnée, et je ne vois toujours pas. Le commentaire de Ribus ne m'éclaire pas plus, j'en suis désolé. Je crois, cher Corto, que tu penses que Sarkozy est le moins pire. Pourquoi pas ? Mais de là à le soutenir... Entre la peste et le choléra je préfère le choléra, moins létale, pourtant je ne me vois pas trouver des agréments aux symptômes cholériques.

      Supprimer
    4. @Phramond: tu as parfaitement pigé: je soutiens Sarko parce qu il me semble etre le moins pire de tous les prétendants et que je n en vois pas d autres.
      J ajoutes quand même que je le soutiens aussi parce que je n ai pas aimé comment les médias ont manipulé l opinion pour dénigrer le personnage et son action

      Supprimer
    5. Si c'est dans un soucis de justice tu devrais plutôt soutenir le FN parce que dans le registre manipulation de l'opinion par les médias ce parti a en pris 100 fois plus que Sarkozy dans les dents.
      Pour ce qui est de soutenir le moins pire c'est pour moi sans aucun intérêt puisque les différences sont infimes entre tous ces candidats made in Bruxelles. L'échéance funeste pour notre pays arrivera de toute manière à seulement plus ou moins tôt selon le "gouverneur" de la France. Tu es démocrate, je ne le suis plus, pas de cette démocratie en tout cas, cela fait la différence. Mais tout de même, croire à ces discours aux élans patriotiques, je ne sais pas comment tu fais...

      Supprimer
  32. "ton peu de considération pour ceux qui ne sont pas d'accord avec toi ou ne pensent pas comme toi reviens au même que les discours sectaire des gauchistes: ils finissent par lasser et insupporter."

    Je ne vois pas comment tu peux dire ça...Tu me vois vraiment comme une sectaire alors !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @la mouette: je te vois comme une sectaire ? absolument ! Vois ma réponse plus haut.

      Supprimer
    2. Cher Corto,
      Sur le texte: je dis Guaino mais je peux me tromper, évidemment !
      Sur le reste : tu me demandes pour qui je vais voter, je te réponds.
      Là dessus, tu m'enguirlandes et tu me traites de sectaire.
      Avoue que c'est cocasse...
      Cherche un passage où je crache sur ton poulain. Tu n'en trouveras pas.
      Tu trouveras un inventaire bien incomplet de ses actes de trahison.
      Je n'y peux rien et cela ne fait de moi ni une gauchiste, ni une sectaire.
      Désolée.
      Effet miroir.
      Bon, j'arrête avec ca et là-dessus.

      Supprimer
  33. Je remercie @ribus. Je vous remercie aussi d'avoir mis in extenso le texte superbe de ce passionné de la France qu'est Nicolas Sarkozy, texte que je n'arrivais pas à trouver. Il est toujours bon de lire l'original et non ce qu'on lui fait dire. L'éditorialiste de La Croix aujourd'hui remet en cause les mœurs chrétiennes dont parle NS ; je vais pouvoir lui dire ce que NS en a dit exactement. Comme vous le dites pour les autres textes prétextes à accusation de NS parfois je me demande si on les a lus, même les journalistes. Certes NS n'est pas le sauveur miraculeux qui surgira et remettra tout en ordre, d'ailleurs quel ordre : celui de Hollande, de Mélenchon, des Le Pen, des cégétistes, des nuitdeboutistes, etc. Mais actuellement comme vous - et cela me réconforte - je crois que c'est l'homme le plus à même de redonner ou donner le goût d'être Français et de s'engager pour que nous puissions vivre dans la meilleure harmonie possible. A St André nous avions l'horizon vers lequel marcher ensemble. Certes il faut ensuite un programme, mais avec toute son équipe Les Républicains il travaille. J'ai même répondu à certaines de leurs questions comme il y invite tous ceux qui veulent participer à l'élaboration des propositions. Et le prochain Président de la République doit avoir assez de passion, d'ardeur à la tâche, d'amour de la Patrie-Nation, de courage pour prendre les coups, car l'actuel laisse notre pays dans un état pitoyable ici, chez nous, et aux yeux du monde entier. Et le spectacle des poubelles en est le plus désastreux et horrible symbole. Qu'en 2017 nous puissions voir des milliers de drapeaux bleu-blanc-rouge et non le lamentable fourbis de la place de la République au soir de la dernière élection présidentielle. Merci encore Corto74. Continuez d'écrire svp. J'aime vos réponses toujours posées, documentées, amicales, pourtant parfois les interlocuteurs sont plutôt primaires dans leurs réactions, leur lecture. Pardonnez la longueur de mon message, je ne viens pas si fréquemment.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Marie Thérès Victorion: Et bien nous voilà parfaitement en phase ! merci pour ce commentaire. merci.

      Supprimer
  34. Marie Therese Victorion:on peut ne pas patager votre enthousiasme pour NS sans pour autant avoir le sentiment d'être "primaire".Un certain nombre de fidèles de ce blog,dont je fais partie,ne partagent pas votre avis,et ont ,je crois,exprimé leurs opinions en les étayant sur des faits précis...qui sont loin d'être anodins...Et l'argument principal que vous developpez est que NS est,a priori,le "moins mauvais..."
    Avouez que c'est,aussi,assez primaire comme argument,et pas de nature à susciter l'enthousiasme...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @gridou: Vu dans quel état est le pays , il ne me semble pas si débile que cela que de choisir celui qui selon nous semble le moins mauvais. Nul ne peut occulter les erreurs qu a commise Sarkozy , est-ce pour autant que l on doit et d'une l accabler, et de deux se passer de lui ? Dès lors que l on accepte le système ( les élections, le suffrage, notre constitution, exercer son droit de vote, etc... ), on se doit de porter celui qu on sent etre le plus a même de nous sortir de la mouise et de redonner un semblant de luste à la France et à l'Etat. Nous choisissons Sarkozy, sans doute aussi faute de mieux. Si tu as mieux a proposer, je suis tout prêt a etudier la question

      Supprimer
  35. Un long débat passionné et passionnant dans lequel je ne veux pas m'immiscer (même si j'ai tendance à penser comme La Mouette que la plume est trop belle pour être celle de Sarkozy)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @jean-marc: je devrais savoir, avec certitude, vendredi prochain si Sarko est le seul auteur de ce discours.

      Supprimer
  36. Superbe discours mais bien sûr, nous savons bien qu'il y a loin de la coupe au lèvres et que ce n'est guère facile de transformer des mots en actes. Messieurs les politiciens, je ne crois plus en vos jolies sérénades, désolée.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne sais pas où tu as dégoté la photo de Hollande en campagne mais elle vaut son pesant d'or.

      Supprimer
    2. @Juliette Evola: comme dis plus haut, ce discours est un discours d'intention ( qui a fait mouche si j en crois la réaction de la classe politique, y compris chez les Républicains ) attendons de voir , même si j ai ma petite idée et un petit doigt bien averti, ce qu il mettra en face de ses belles paroles.

      jean-marc: sur le net

      Supprimer

Les TROLLS seront systématiquement catapultés. Dépollution oblige ! Les commentaires d'anonymes quasi-systématiquement rejetés . La modération des commentaires étant activée, leur parution peut prendre quelques temps. Les commentaires hors-sujet ne seront pas validés.