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mardi 28 mai 2013

Avec la bénédiction de Stéphane Hessel: Entrez en résistance !




" Les mots ont toujours un sens et il faut leur donner leur signification. Il y a eu hier (dimanche, Ndlr) des débordements qui utilisent les mots de la seconde Guerre mondiale, de la lutte contre le nazisme, à des fins qui n’ont plus rien à voir avec ce que ces mots ont signifié. La Résistance, c'était par rapport au nazisme, à l'Occupation. La collaboration, c'étaient des Français qui étaient avec l'occupant. Et le fascisme, le nazisme, la dictature, c'était une époque qui heureusement est révolue. Donc nul n'a le droit d'utiliser ces mots pour défendre des idées, si on peut appeler ça des idées, d'aujourd'hui. "

Voilà ce qu'a déclaré hier Pépère devant les élèves proprets du lycée Buffon. On passera sur la syntaxe et les gargouillis pour ne retenir que deux choses: En Socialie, le président seul a le droit de donner une signification aux mots que les Français pourront éventuellement utiliser. Les idées qu'une " poignée d'individus " défendaient hier dans la rue ne sont pas à ses yeux des idées d'aujourd'hui...

Hou, les vilains réacs-ringards-conservateurs qui ont l'outrecuidance de ne pas penser comme Pépère...

Pendant ce temps là, à l'extérieur...


Ainsi donc, certains, dont je fais partie, emploieraient le mot résistance à tort et à travers... Laissons donc à Stéphane Hessel, chouchou de la Socialie, celui à qui Pépère rendit hommage en grande pompe dans la cour des Invalides, le soin de nous dire ce qu'est la résistance: " Le moteur de la résistance, c'est l'indignation ".

Dès lors, chers amis, avec la bénédiction de Papy Hessel, si tout ce à quoi vous assistez depuis que Pépère est au pouvoir vous indigne, n'hésitez plus: Entrez en résistance !

Folie passagère 1736.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 27 février 2013

Mort de Stéphane Hessel: La Socialie effondrée...


C'est dur d'être blogueur. Vous écrivez pour être lu, éventuellement pour engager, en commentaires, quelques débats, parce que vous aimez ça, que c'est une activité qui peut-être intellectuellement enrichissante... et toussa, quoi !

Et paf ! Stéphane Hessel, juste parmi les justes ( smiley ) a le mauvais goût de passer l'arme à gauche.

Alors, devant la détresse de la Socialie constatée sur twitter et parce que vous êtes humain et compatissant, vous vous dites qu'il ne faut pas en rajouter avec les mauvais chiffres du chômage, les prix qui flambent, le pouvoir d'achat qui régresse, le CESE qui se fout de la gueule de 700 000 Français, l'inconsistance et les reniements hollandais... Oui, devant tant de chagrin, vous vous dites vivement qu'on le mette six pieds sous terre, qu'on puisse dès lors reprendre les hostilités...

Décernons à Cécile Duflot, Michèle Delaunay, Faouzi Lamdaoui et Yann Galut les palmes du chagrin ( et de la récupération ):

Cécile Duflot: " Garder Stéphane Hessel tout près, l'écouter dire des poèmes de Rimbaud ou d'Apollinaire sur le CD  "Une voix pour la poésie". Merci Stéphane Hessel. Merci."

Michèle Delaunay:  " J'apprends avec un immense chagrin la mort du cher, combatif, plein de panache, porteur de gaieté et de culture, Stéphane Hessel. Il représente tout ce que mon Ministère veut porter : la combativité et le panache de l'âge."

Faouzi Lamdaoui: " Stéphane Hessel, grande autorité intellectuelle et morale de la Résistance, de la République entre désormais dans l'Histoire..."

Yann Galut, député PS, 47 ans: " Stephane Hessel un immense Monsieur...en souvenir de nombreux combats communs."
 
Toute la question maintenant est de savoir si nous aurons droit à un hommage national socialiste; au Panthéon, aux Invalides ?... Mais vite alors que l'on puisse revenir aux choses sérieuses...

Un registre de condoléances est à votre disposition en commentaires.

Folie passagère 1593.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 9 avril 2012

" Excisez-vous ! " C'est Papy Hessel qui vous le dit !

En voilà une chronique qui m'a fait rire de bon matin, café en main et clope au bec. Elle est de Patrick Besson pour Le Point . Titrée " Excisez-vous ! " ou quand Patrick Besson prend la plume pour rédiger, sous la dictée, la nouvelle adresse, loufoque, de papy Hessel à la jeunesse de France:


" Jeunes gens qui n'avez pas connu la barbarie, qui n'avez pas eu à vous battre contre la Bête immonde, qui n'avez pas traversé l'époque où la brutalité n'était pas endiguée par la Déclaration des droits de l'homme, dont j'ai rédigé - ma modestie dût-elle souffrir de cet aveu tardif - la plus grande partie, jeunes gens, écoutez un vieil homme qui se sent tout jeune, un ancêtre dont le coeur bat aussi fort que celui de l'enfant généreux et tendre qu'il fut un jour et qu'au fond il est resté, et ce vieil homme qui, chaque instant, se réjouit d'être au monde et se désole du mal qui s'y fait n'a qu'une chose aujourd'hui à dire :

- Excisez-vous !

Oui, l'excision : n'est-ce pas la seule solution qui reste à l'humanité pour qu'elle aille mieux, pour que le sionisme cesse de pourrir la vie quotidienne au Moyen-Orient, pour que les enfants d'Afrique n'aient plus faim, pour que les petites filles et les petits garçons d'Asie ne soient plus exposés aux abus sexuels, pour que les échanges commerciaux soient plus équitables entre le Nord et le Sud, pour que la collaboration culturelle soit pleine et entière entre les pays pauvres et les pays riches ?

Je vous le dis, sans orgueil et sans impolitesse, conscient de l'importance de mon message sans toutefois l'exagérer :

- Excisez-vous !

Je ne sais pour quelle raison à la suite de mon appel à voter Fidel Castro au premier tour des élections présidentielles françaises, puis de mon appel à voter Louis XI au second tour de ces mêmes élections, on m'a emmené dans cet hôtel bizarre - pourquoi y a-t-il des barreaux aux fenêtres ? - mais peu importe l'endroit où je me trouve, je répète et répéterai jusqu'au bout de mes forces encore grandes malgré mon âge, avec mon optimisme intact qui a résisté aux tortures de la Gestapo comme à la censure capitaliste :

- Excisez-vous !

Par un contresens, hélas, trop fréquent dans l'histoire des hommes et des femmes, l'excision a paru une erreur sociale, voire une faute de goût, mais je le dis en toute décence et en toute responsabilité, en toute humanité et en toute morale :

- Excisez-vous !

C'est ce que je dis toujours au directeur de l'hôtel, un grand et beau monsieur avec une blouse blanche et des lunettes que tout le monde appelle docteur, peut-être est-il diplômé de droit, ou alors c'est pour se moquer de lui, et aux femmes de chambre et de ménage, toutes en blanc avec des chignons et des coiffes, quand ils me ramenèrent à ma chambre, croyant peut-être que je ne pourrai pas y aller tout seul, alors que j'ai mes jambes et ma tête de vingt ans :

- Excisez-vous ! "

Folie passagère 1114.
 
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.