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vendredi 11 septembre 2015

François Hollande: Et hop ! Un petit mensonge de plus au passage !


Hier le ban et l'arrière-ban des amoureux de la planète étaient réunis à Paris, à l'initiative de Président, pour lancer, en France, la mobilisation générale en faveur de la COP21 qui aura lieu début décembre à Paris. Ils y étaient tous: le gouvernement au grand complet, les stars de l'écologie comme Arthus-Bertrand ou Nicolas Hulot (sans son gros bateau à moteur) quelques préfets, des artistes, des élus, les écolos encore en grâce, des journalistes en pagaye et des tas de gens concernés par ce grand raout ou par l'environnement, allez savoir... Enfin bref, une grande messe avec tapis vert et petits fours.

Chacun y est allé de son petit discours: Valls, La Royale, puis Président.

Quand Président a pris la parole, tout le monde a écouté sagement et tout le monde a applaudi. Sauf que Président, au début de son discours, disponible sur le site de l'Elysée, a commis, sans que personne ne bronche ni ne relève par la suite, un gros mensonge puisque j'imagine que question planète il en connait un rayon.

Il a dit ceci: 

" Les scientifiques ont su depuis 20 ans rassembler tous leurs travaux -et je veux ici les saluer- pour montrer à l’humanité que le réchauffement climatique est non pas un phénomène naturel, mais lié à la combustion des énergies fossiles et aux comportements humains. Ça a été bien dit : ce n’est pas la planète qui se dérègle, c’est le vivant, qui lui-même est responsable de cette détérioration et c’est lui, le vivant, qui est en cause. "


Comment peut-on à ce point mentir sans même se déballonner ! Parce que cet homme devrait savoir ( et il le sait forcément, c'est donc un menteur ) que les premiers symptômes du réchauffement actuel de la planète ont été détectés en 1830, en Suisse, avec le début du recul des glaciers. Ce réchauffement s'est confirmé dès la seconde partie du XIXème siècle avec le recul généralisé de tous les glaciers alpins, à une époque où ni les usines ni les autos ne pouvaient encore générer de grandes masses de CO². Il sait aussi forcément qu'avant que la banquise ne se mette à fondre ces dernières années, fut un temps où le Groenland était une terre verte avant de se transformer en banquise; preuve s'il en est des caprices climatiques de notre planète bien avant que l'homme n'émette des tas de choses qui pue... 

Alors oui, on peut discuter sur les conséquences des activités humaines qui aggravent sans doute le réchauffement naturel ; encore que la masse de CO² anthropique ne compte que pour moins de 1% de la masse des gaz à effet de serre d'origine naturelle (dont 95% de vapeur d'eau !) mais prétendre comme il l'a fait hier que seul le vivant, c’est à dire l'homme, est responsable de ce réchauffement est un mensonge pur et simple. mensonge n'ayant d'autre but que de dramatiser la situation afin de parvenir à ses fins: Une COP21 réussie!

Notre planète a ses humeurs : période de réchauffement et chaleur entre les IX et XIIème siècles, période de refroidissement du XIII au XIXème siècle... Et l'on repart vers le chaud ! Le soleil et la planète font ce qu'il veulent ! L'homme participe à son dérèglement mais n'est en aucune manière le salopard pour lequel tous ces " écolos de salon " aimeraient le faire passer et dire que le réchauffement climatique n'est pas naturel n'est qu'un mensonge de plus !

Étonnamment, aucun commentateur avisé ne s'est donné la peine de le contredire.

Folie passagère 2899.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 16 juillet 2015

Une pollution " estimée " à 100 milliards et... 7 milliards d'impôts en plus !


" Le rapport de la commission d’enquête du sénat donne depuis mercredi matin des sueurs froides à tous les Français : la pollution de l’air coûte 100 milliards d’euros à la France. 42 000 « décès prématurés », « un tiers de la dette grecque » ! Les images choisies par les communiqués officiels donnent le ton. Mais comment en arrive-ton à faire ce calcul ? Voici les coulisses de cette supercherie.


Si les enfants apprennent dès leur plus jeune âge à ne pas additionner les torchons et les serviettes pour comprendre les mathématiques, il n’en est pas de même pour les auteurs du rapport qui donnent pêle-mêle les grandes causes de la pollution de l’air dans un joyeux inventaire qui va du diesel aux produits chimiques des agriculteurs, en passant par la rénovation du Panthéon1. Les particules fines cohabitent avec les pesticides, les voitures avec les monuments historiques, l’ozone avec l’azote, les cancers avec l’asthme et même l’absentéisme dans les entreprises, le tout devant achever de nous convaincre que l’homme est un loup pour l’homme et qu’il faut faire quelque chose.

Qu’on se rassure, la solution est déjà trouvée : il s’agit de faire accepter aux Français de nouvelles taxes. Comme le fameux consentement à l’impôt est un peu mis à mal, il faut, pour emporter l’adhésion du contribuable, le convaincre que tout cela est pour son bien. Et c’est très exactement ce qui est dit avec cette tentative de créer la panique : on meurt trop tôt. Sauf si on accepte de payer un peu plus d’impôts.

Ce qui laisse néanmoins perplexe est que ce chiffre affolant s’est répandu comme une traînée de poudre dans tous les médias ce mercredi alors que le rapport n’a pas encore été publié ! Comment les journalistes peuvent-ils savoir ce qu’il y a dans l’étude puisqu’elle n’est pas encore publique ? Il n’y a eu que le communiqué de presse, ils n’ont pas pu faire leur propre enquête et se contentent donc de répéter benoîtement ce qu’on leur a dit. L’État aurait tort de se priver d’un aide de camp aussi efficace.

Un coup d’œil sur le site du sénat permet de comprendre comment a été élaboré le rapport : 50 heures d’auditions (en à peine 4 mois) des « acteurs » contre la pollution, une sorte de lutte participative dont on trouve le détail ici et qui ne contient qu’un seul médecin (un chef de service de pneumologie). Le rapport a été élaboré par des politiques et des administratifs.

Mais comment a-t-on calculé le coût ? Des données ont été récoltées concernant les hospitalisations, les consultations, les transports sanitaires mais comment peut-on savoir si le patient est hospitalisé ou en arrêt de travail à cause de la pollution ? Ce n’est pas noté dans son dossier médical. Donc à moins d’avoir additionné tous les diagnostics de troubles respiratoires et de leur donner comme cause la pollution, il n’est pas possible d’identifier un rapport de cause à effet. Même un pic de consultations pour problème respiratoire, lié dans le temps à un pic de pollution pourrait n’être qu’une corrélation. Ou pire, pourrait avoir comme cause des troubles d’anxiété.

Regardons quelques détails qui, eux, sont scientifiquement prouvés et permettent de se faire une petite idée personnelle sur cette question de pollution de l’air qui coûte si cher à la société.

Prenons l’exemple le plus utilisé dans l’étude : l’asthme. D’après l’étude, il serait en forte augmentationà cause de la pollution de l’air. Or aucune étude médicale ne prouve cette corrélation. L’asthme est une maladie du système immunitaire. Ce qui est scientifiquement prouvé, c’est que l’asthme est d’origine immunitaire et génétique. Ce qui est scientifiquement prouvé, c’est que ce sont les pollens qui représentent les allergènes les plus fréquents.

Leïla Aichi explique bien qu’il y a un manque d’études scientifiques pour prouver la corrélation entre pollution et problèmes de santé. Qu’à cela ne tienne : le manque d’étude est déjà une preuve en soi qu’il y a danger caché.

Enfin, lorsque l’argument avancé est l’augmentation du nombre de cas d’affections respiratoires en consultation, ce qui prouve que la pollution augmente et crée des problèmes de santé, on pourra rétorquer que le nombre de consultations médicales augmente partout, de toute façon, pour toutes les causes, et surtout celles qui sont futiles et remboursées. On peut donc faire dire aux chiffres absolument ce qu’on veut : il suffit de tordre les courbes, faute de les inverser.

La rigueur scientifique qui entraînera de nouvelles augmentations d’impôts n’est nulle part remise en cause. « Des » études prouvent… Lesquelles ? Faites par qui ? Avec quels chiffres ? Collectés de quelle manière ? La pollution est qualifiée d’ « aberration économique », comme si l’aberration économique n’était pas flagrante dans d’autres domaines. C’est ce rapport qui est une aberration scientifique. Tous les moyens sont décidément bons pour faire accepter aux Français, qui ont déjà peu de culture scientifique, des idées ésotériques pour ne pas dire franchement malhonnêtes. La taxe sur l’air qu’on respire n’est pas bien loin.

Article paru sur Contrepoints sous le titre: Coût de la pollution: L'imposture


Et une question qui me taraude: Combien de journalistes et autres individus répandant cet affreux chiffre de 100 milliards ont pris le temps de lire ce rapport de plus de 300 pages, on ne peut plus orienté, le rapporteur étant sénatrice EELV et les personnes interrogées, pour la plupart, elles aussi, favorables à la cause.

Enfin, la seule chose à retenir, c'est la principale proposition (n°12) émise: aligner la taxation du diesel sur celle de l'essence, un réajustement qui, d'ici 2020, devrait rapporter à l'Etat plus de 7 milliards d'euros par an (base étude Cour des comptes 2011, cf page 61) ! Une paille ! Gageons, à voir avec quel empressement La Royale s'est jeté sur ce rapport sans l'avoir lu, que l'Etat saura se bouger les fesses pour passer très rapidement une loi en ce sens...

Bon, okay, l'Audacieux avait promis qu'il n' y aurait plus d'augmentation d'impôts, c'est vrai ; comme il est vrai et bien connu que pour le porte-monnaie du lambda moyen, impôts et taxes, cépapareil !

Folie passagère 2846.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 11 juillet 2011

Ecolo-con ! ( suite et fin, en principe )


Après ce brillant billet sur la consommation responsable, il me vient à l'idée ce matin de questionner EELV.

Vous le savez tous, se joue en ce moment la primaire chez les écolos. Une bataille à fleurets même pas mouchetés entre l'écolocoptère Hulot et Jolie-Joly. Logiquement et d'après les premières tendances, la dame de Norvège devrait l'emporter.

Mais là n'est pas mon interrogation.

L'agence très officielle pour les économies d'énergie, l'ADEME, vient de nous pondre (avec vos sous) une étude très sérieuse dont la conclusion fait peur: l'envoi de courriers électroniques (email) a de facheuses conséquences sur l'environnement puisque producteur de CO2 ! Compte-tenu du nombre d'emails envoyés chaque jour, l'impact sur Ma Terre serait phénoménal !

Et donc, me direz-vous...

Ben oui, les écolos pratiquent la primaire par vote libre des adhérents à la cause. Le vote se fait soit par courrier, soit par... emails. Vous voyez où je veux en venir ?

" Selon les calculs de l’Ademe, un employé d’une entreprise française de 100 personnes qui envoie un courrier de 1 mégaoctet à quelqu’un qui passera cinq minutes à le lire sur son écran, sachant que le message restera stocké pendant un an, entraîne l’émission de 19 grammes d’équivalent CO2 ".

Sachant que l'organe centralisateur d'EELV aura reçu en 2 tours de scrutin, pas loin de 30 000 emails, je vous laisse deviner les dégâts sur l'environnement d'un vote par internet !
Force est de reconnaître que le PS est plus écolo que les écolos puisque, chez eux, pour les primaires faudra se déplacer pour aller voter ! En voiture ?

Tout ça pour dire que je ne sais pas qui est le plus con dans cette histoire: L'ADEME qui fait des études con-cons, EELV qui sciemment participe à la production de CO2 ou moi qui relaie pareilles conneries...
Allez savoir !

Folie passagère 739.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.