Le congrès PS de Reims, c'était en 2008. A l'époque, les chaînes d'infos en continu n'avaient pas la place qu'elles ont aujourd'hui; sinon, sans doute aurions-nous assisté au même spectacle lamentable que celui auquel nous assistons depuis hier. Alors, à gauche, camembert !
Ceci dit, quelle pantalonnade et quelle lamentable image l'UMP nous offre depuis hier.
Voilà un parti qui ne devrait avoir qu'une chose en tête, la reconquête, et le voilà nous offrir une guerre des chefs pitoyable. Dès le début de cette campagne interne, cela sentait le souffre: la surenchère sur les parrainages, une animosité croissante entre les belligérants et un scrutin dont on annonçait, avant même qu'il ait lieu, qu'il serait entaché de multiples fraudes. Ambiance !
Une campagne électorale qui a du coûter des millions: plus de 90 meetings pour chacun des candidats.
Une campagne, dans un premier temps, à fleurets mouchetés, puis l'escalade des mots. Des mots et des discours qui finalement n'auront guère éclairé sur les véritables différences programmatiques entre les deux candidats. Un Fillon plus rassembleur, plus " soft " capable sans doute de ratisser plus large. Un Copé prônant la droite " décomplexée ". Et au final, le grand cirque d'hier soir.
Un Copé s'auto-proclamant vainqueur avant même que la commission des opérations électorales ne valide les résultats, opérant de facto un véritable putsch sur cette élection. Impardonnable ! Un Fillon, en demi-teinte, plus posé, revendiquant lui aussi la victoire mais plaçant celle-ci dans l'attente d'une validation par la COCOE.
Quant à Copé, en tant que secrétaire général en poste, comment a-t-il pu organiser aussi mal cette élection ? ...
Du Grand Guignol ! A dégoûter plus encore les citoyens de la chose politique. Distribution générale de baffes !
Et de donner à la gauche tous les moyens d'ironiser !
Quel gâchis ! Lamentable. Les mots me manquent.
Bon ceci dit, à l'image de ce qu'ont vécu les socialistes en 2008, les choses rentreront dans l'ordre, peu à peu.
Folie passagère 1450.