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samedi 5 décembre 2015

Ice Watch: De beaux glaçons tout cons

C'est con, non ?:

HORLOGE GLACE

Ice Watch que cela s'appelle. L'horloge de glace. Place du Panthéon à Paris.

" Les glaciers de l'artiste devraient rester visibles jusqu'au 11 décembre prochain, dernier jour de la COP21, mais tout dépend de la température. Les morceaux restants, si tel est le cas, seront utilisés dans le cadre d'un programme éducatif dans les établissements scolaires et institutions culturelles. "

Il paraît, si j en crois et l'artiste et Yann Brossat, adjoint à la mairesse de Paris, qu'il s'agit de " bousculer les consciences ". Pour l'ambassadeur de France au Danemark, François Zimeray, socialiste s'il en est, proche de Laurent Fabius, cette Ice Watch est " un magnifique travail avec une touche tragique pour sensibiliser les gens. Les mots ne peuvent pas tout dire, l'art oui."

Perso, je trouve dommage qu'ils n'aient pas pensé à mettre au milieu un gros plug anal blanc, c'eut été si fun, si merveilleux, si bousculant...

Aux dernières nouvelles, cette merde oeuvre aurait été financée par une ONG américaine Bloomberg-machin-chose et pas par le contribuable français.

Folie passagère 2997.
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mercredi 27 mai 2015

Panthéon: Ce qu'il faut retenir du discours de François Hollande...


Que si elle était encore vivante Germaine Tillon serait dans les camps de réfugiés qui attendent les exilés de Syrie et d'Irak,

Que, aujourd'hui, Germaine Tillon se serait levée pour aller chercher les filles enlevées par Boko Haram,

Qu'il ne faut pas confondre solidarité et assistanat,

Que Najat Vallaud Belkacem serait la fille spirituelle de Jean Zay (interdisciplinarité),

Que ces 4 panthéonisés sont la chair et le visage de la République,

Qu'il a laissé perplexe Mickael Darmon,

Que l'histoire n'est pas une nostalgie, elle est ce que nous en ferons,

Que si l'intégration ne se fait pas ce n'est pas la faute de la République, c'est faute de République ( je l'aime bien celle-là),

Que l'on peut trouver un lien entre le dérèglement climatique, la réforme territoriale et ces 4 grandes figures de la résistance,

Qu'il ne faudrait pas que les pauvres soient suspectés de vouloir le rester...,

Que La France vient de loin. Elle porte au loin. Elle doit voir loin...,

Que 2 femmes + 2 hommes cela donne 4 destins, 

Qu'il ne faut pas rester Indifférent face aux catastrophes, aux désordres climatiques, à l’épuisement de notre planète..., 

Qu'un tel moment de communion nationale ne doit pas empêcher Président de prendre un bain de foule, 

Que Pierre Brossolette était un socialiste gaulliste libre, au point de braver l’autorité du Général, 

Qu'il n'a pas oublié de faire allusion à l'esprit du 11 janvier,

Qu'il fallait rester vigilant,

Qu'il ne fallait pas haïr la ligue des droits de l'homme, la démocratie, les juifs, les protestants, les libres penseurs... et les Franc-Maçons... comme du temps de Vichy...,

Que, séquence gore oblige, Pierre Brossolette ne redoutait pas " le spectacle de ses chairs déchirées, de son sang répandu, de sa mâchoire brisée, de ses doigts écrasés...",

Que... même en une telle occasion Président n'est pas fichu d'avoir un costume ajusté,

Ben voilà, c'est à peu près tout. Un long, peu émouvant et curieux discours avec tout plein de République, de fraternité, d'égalité et de laïcité, dedans, dessus, dessous et autour.

Et on nous dit que Président jugeait que ce discours qu'il préparait depuis six mois serait sans doute l'un des plus important de son quinquennat... Bon, si on nous le dit, c'est que cela doit être vrai. Mais une certitude, dans deux jours, personne ne s'en souviendra. N'est pas Malraux qui veut.

Sur ce, j'ai un apéritif qui m'attend. Bonne soirée, même en Socialie.

Folie passagère 2787.
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mardi 26 mai 2015

Demain, je n'aurai pas aimé être Pierre Brossolette, Germaine Tillon, Geneviève de Gaulle-Anthonioz ou Jean Zay.


Pendant deux jours, nous allons vivre à l'heure de la panthéonisation de quatre grandes figures de la résistance. Le choix du Président s'est porté sur Pierre Brossolette, Jean Zay, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillon; deux hommes et, parité oblige, deux femmes, c'est bien , c'est dans l'air du temps, la parité. La vraie parité sera le jour où l'on n'aura plus besoin de dire parité oblige. Mais passons...

Difficile de critiquer le choix fait par Président de ces 4 personnalités, elles sont en effet de grandes figures de la résistance; tout juste, pourrait-on reprocher à Jean Zay d'avoir conchié notre drapeau mais comme on ne doit pas dire du mal des héros que la gauche s'est choisie comme icônes, nous ne nous permettrons pas de saloper sa mémoire.

Quatre résistants, donc, qui seront honorés par la République hollandaise... qui, soyez en assurés, va mettre les petits plats dans les grands pour que ce moment soit inoubliable. On se demande bien d'ailleurs ce qui devra être inoubliable: leurs entrées, la cérémonie et la mise en scène de celle-ci ou bien le discours de Président dont on sait qu'il veut que celui-ci soit aussi mémorable que le célèbre " Entre ici Jean Moulin... " Pauvre Jean Moulin, pauvre André Malraux...

D'après ce que nous savons, il va y avoir des symboles à la pelle, symboles imaginés-pensés-créés pour l'occasion par Président. A commencer par ces 4 figures qui chacune incarneront désormais les valeurs de la République: A Brossolette le résistant, la liberté. A Germaine Tillon la féministe, l'égalité. A Geneviève de Gaulle-Anthonioz, fondatrice d'ATD Quart Monde, la fraternité. Et à Jean Zay.... la laïcité. La classe !

Les quatre cercueils dont deux vides, ceux des deux femmes, escortés de la Garde Républicaine, emprunteront le trajet pris par la 2ème DB lors de la libération de Paris pour rejoindre le Panthéon. Là, sur le parvis, on va chanter, danser, faire venir tout plein de jeunes, discourir - un beau et grand discours que notre grand homme du moment prépare, parait-il depuis des mois - et enfin faire entrer dans le Saint des Saints de la Patrie aux grands hommes et grandes femmes reconnaissante. A ce moment précis du passage des quatre cercueils de la lumière à l'ombre du grand monument, on entonnera le Chant des Partisans ( musique d'Anna Marly, paroles de Joseph Kessel et Maurice Druon ). Normalement, c'est là que nous devrions verser tous des larmes.

La suite se fera dans la plus grande intimité: Président, entouré des familles des panthéonisés et filmé de haut, de coté, de face et de dos avec , qui sait, peut-être une rose à la main, accompagneront ces quatre grandes figures vers leur ultime demeure. Question émotion, ça devrait déchirer grave. Et dans huit jours, tout sera oublié sauf, et vous êtes priés de vous en souvenir jusqu'à très longtemps, les mots de président: Son discours mémorable...

Alors que dans une conversation j'ironisai sur cette cérémonie, une gauchiste de salon m'interpella: " allons bon, t'as un problème avec la résistance maintenant ? ". Je lui répondis que je n'avais aucun problème avec la résistance, encore moins avec le choix de ces quatre personnes ( encore que pour Jean Zay...) mais que je pensais que l'on est jamais aussi bien honoré que par ses pairs et que Président, en ayant fait ce choix, voulait en quelque sorte,  entrer dans l'Histoire par procuration, se donner une stature de résistant des temps modernes, celui qui contre vents et marées maintient son cap, droit dans le mur; posture qui me paraissait complètement stupide, surjouée, usurpée. On ne peut honorer quelqu'un qu'à la condition d'être soit même honorable et, selon moi, Président n'est pas un homme d'honneur, tout juste un politicien habile à récupérer la bravoure d'autrui.

Demain, je n'aurai pas aimé être Pierre Brossolette, Germaine Tillon, Geneviève de Gaulle-Anthonioz ou Jean Zay.

Le grand observateur indéboulonnable de la vie politique qu'est Alain Duhamel à qui on demandait à quoi servait une panthéonisation répondit: " La Panthéonisation permet d'entretenir la mémoire et la fierté nationale. Ce genre de cérémonie entretient l'unité. ". J'ai ri.

Folie passagère 2786.
Quatre figures de la Seconde Guerre mondiale au Panthéon - Académie de Paris | Quoi de neuf sur le Web en Histoire Géographie ? | Scoop.it
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lundi 24 février 2014

Outrage au drapeau


Puisque la Nation se doit d'être reconnaissante avec les Grands Hommes, Président  a décidé de faire entrer au Panthéon 4 nouvelles personnalités, "de grandes figures qui évoquent l'esprit de résistance": Pierre BrossoletteGeneviève de Gaulle-Anthonioz , Germaine Tillion et Jean Zay. On attendait une femme, une féministe, une Olympe de Gouges, parité oblige nous eûmes la surprise d'entendre les noms de 2 hommes et de deux femmes. Président aimerait-il surprendre ?

Mais, je pose la question, peut-on considérer comme juste que la Nation honore un personnage qui considérait le drapeau national, le bleu, le blanc et le rouge, comme "un vil torche-cul", "une saloperie" ? La Nation reconnaissante peut-elle occulter le poème ci-dessous écrit par Jean Zay, grande figure socialiste et franc-maçonne de la III ème ?

"Le drapeau

Ils sont quinze cent mille qui sont morts pour cette saloperie-là… 
Quinze cent mille dans mon pays ; quinze millions dans tous les pays. 
Quinze cent mille hommes morts, mon Dieu !… 
Quinze cent mille hommes pour cette saloperie tricolore… 
Quinze cent mille hommes morts, dont chacun avait une mère, une maitresse, des enfants, une maison, une vie, un espoir, un cœur… 
Qu’est-ce que c’est que cette loque pour laquelle ils sont morts ? 
Quinze cent mille morts, mon Dieu ! quinze cent mille morts pour cette saloperie, quinze cent mille éventrés, déchiquetés, anéantis dans le fumier d’un champ de bataille ; quinze cent mille que nous n’entendrons plus jamais, que leurs amours ne reverront plus jamais. 
Quinze cent mille pourris dans quelque cimetière, sans planches et sans prières… 
Est-ce que vous ne voyez pas comme ils étaient beaux, résolus, heureux de vivre, comme leurs regards brillaient, comme leurs femmes les aimaient ? Ils ne sont plus que de la pourriture… 
Pour cette immonde petite guenille. 
Terrible morceau de drap cloué à ta hampe, je te hais férocement ; oui, je te hais dans l’âme, je te hais pour toute la misère que tu représentes, pour le sang frais, le sang humain aux odeurs âpres qui gicla sous tes plis, je te hais au nom des squelettes… 
Ils étaient quinze cent mille… 
Je te hais pour tous ceux qui te saluent, je le hais à cause des peigne-culs, des cons et des putains qui traînent dans la boue leur chapeau devant ton ombre ; je hais en toi toute la vieille oppression séculaire, le dieu bestial, le défi aux hommes que nous ne savons pas être ; je hais tes sales couleurs, le rouge de leur sang, le bleu que tu volas au ciel, le blanc livide de tes remords… 
Laisse-moi, ignoble symbole, pleurer tout seul, pleurer à grands coups, les quinze cent mille jeunes hommes qui sont morts et n’oublie pas, malgré tes généraux, ton fer doré et tes victoires, que tu es pour moi de la race vile des torche-culs".

Jean Zay - 6 mars 1924

Curieusement, après l'annonce faite au Mont Valérien par Président, aucun média n'évoqua ce poème, cet accroc de taille dans le parcours d'un homme que la Socialie d'aujourd'hui ne pouvait pas ne pas honorer.

Je doute que l'entrée au Panthéon de Jean Zay eut été acquise aussi facilement si le grand public avait eu connaissance de ce poème...

Folie passagère 2153.
Jean Zay, un juif intégriste au Panthéon | Bibliothèque de combat
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vendredi 6 septembre 2013

Ne laissons pas entrer ces joyeuses au Panthéon !


Alors, tandis que le monde tremble, que la crise perdure, que la Syrie brûle, que le chômage continue à augmenter et que Pépère se ridiculise à Saint Petersbourg, il y a tout de même un problème grave qu'il va nous falloir régler d'urgence, citoyennes, citoyens: Qui allons-nous expédier au Panthéon ? Chaque président de la République aime "panthéoniser" une personnalité; ça fait chouette dans le CV de l'heureux élu, encore plus dans celui du président en exercice: une belle cérémonie (1 million d'euros au bas mot), un joli discours et en quelque sorte, une entrée par procuration dans la Maison des Grands Hommes.

Pépère n'échappe pas à la règle, il veut sa cérémonie et donner au peuple une nouvelle grande figure à honorer. Il a bien fait comprendre à tous les intervenants du processus de panthéonisation que ce serait bien que cela soit une femme. Car le Panthéon n'abrite en son sein que deux nanas pour 69 hommes. Cépabien. Une consultation est donc lancée via le site du Centre des Monuments Nationaux. Vous pouvez, si vous en avez le courage, suivre le chemin et présenter votre candidat, c'est assez ardu et long, mais au moins aurez-vous la conscience tranquille quand sera connu le nom de l'heureuse élue. Notez le féminin que j'emploie puisque de toutes façons, ce sera une femme. Le tout est de savoir ce que l'on veut: Une ex-esclave (in)connue sous le nom de Dame Solitude, la féministe Olympe de Gouges, une ethnologue-féministe-résistante anti-colonialiste telle que Germaine Tillion, une anarcho-franc-maçonne-communarde et féministe comme Louise Michel ou bien encore Simone de Beauvoir, celle dont on se souvient pour son célèbre: " on ne naît pas femme, on le devient " et son Deuxième Sexe. Pourquoi je vous parle de celles-ci ? Parce que ce sont celles qu'une kyrielle d'organisations et d'associations féministes, gauchistes, progressistes et toussa proposent. Le lobbying fonctionne à fond et l'issu semble prévisible: ce sera l'une de ces joyeuses.

Autant vous dire que pas une de ces drôlesses n'aura ni mes faveurs, ni ma voix. Une femme au panthéon, je veux bien, deux ou trois, pourquoi pas, je ne suis pas raciste, mais pas une des ces égéries gauchistes et féministes. J'aime pas les gauchistes, encore moins les féministes.

Alors qui proposer ? J'ai bien pensé à une femme, une comme toutes les autres, une qui aurait élevé quelques enfants avec amour, une femme toute simple qui aurait œuvré pour le pays, une toute modeste, ni riche, ni pauvre, une madame Martin quelconque qui n'aurait jamais démissionné, une mère quoi ! J'en connais des tas mais elles n'ont aucune chance, elles ne sont pas connues et n'ont pas cherché à l'être. Alors Simone Veil ou Simone Weil, les deux le mériteraient amplement mais l'une est une icône catholique, donc aucune chance, et l'autre n'est pas encore décédée. On parle un peu de Lucie Aubrac, mouais, pourquoi pas. Aliénor d'Aquitaine me plairait bien, reine et business woman avant l'heure. Ou bien Edith Piaf parce qu'elle le vaut bien. J'ai pensé aussi à  Anne Franck mais elle n'est pas Française, à Geneviève Anthonioz de Gaulle mais il faudrait amputer quelque peu son patronyme pour qu'elle ait une chance d'être honorée par la Socialie, à Geneviève de Galard, l'ange de Dien Bien Phu, Jeanne d'Arc ? pas possible, trop typée.

Qui ? Oui, qui mettre au Panthéon plutôt que de laisser une de ces joyeuses désirées par la Socialie ?

A vrai dire, je ne sais pas qui choisir, peut-être bien Geneviève de Galard ou Lucie Aubrac, pas facile. Par contre, ce qui est sûr c'est  que sur le machin qui servira d'abri à l'élue, il est inscrit: " Aux grands Hommes, la patrie reconnaissante " et je suis bien étonné qu'aucune de ces féministes de salon n'ait pensé à lancer une polémique et réclamer la modification de l'inscription. " Aux grandes femmes et aux grands hommes, la patrie reconnaissante "...

Et vous, attelez-vous à la tache, vous verrez, la chose n'est pas si facile: Quelle femme au Panthéon ?

Folie passagère 1889.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.