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vendredi 14 novembre 2014

Quand Bernard Cazeneuve se déballonne ... Malaise


J'ai écouté Cazeneuve lors de sa énième conférence de presse. Il m'a presque fait pitié.

Il annonçait les mesures qu'ils avaient décidé de prendre, lui et le gouvernement, suite à la mort du gentil et inoffensif Rémi Fraisse... afin que plus jamais ça !

Les gendarmes sont dorénavant privés de grenades offensives, arme de répression et de dispersion qui avait pourtant fait ses preuves depuis plus de cinquante ans. Un mort en cinquante ans, nous dit-on et nous répète encore Thierry Mandon (député PS) ce matin sur Itélé. Lors de manifestations "brûlantes", les gendarmes devront tout filmer; comme si tel n'était déjà pas le cas. Et ces mêmes gendarmes devront être accompagnés d'une autorité civile (qui?) chargée, avec les militaires, d'évaluer la juste réponse à donner à ceusses du camp d'en face. On imagine d'avance les conciliabules... On y va ou on y va pas, on frappe ou on frappe pas, on gaze ou on gaze pas, on arrose ou on arrose pas,... ou bien encore: on laisse faire ?

Sommes-nous aptes à juger du bien-fondé de ces nouvelles mesures en faveur de la protection des manifestants ? Je ne suis pas sûr mais ce que je sais c'est que depuis des années, qu'on le veuille ou non, les forces de l'ordre, dans les manifs, font bien leur boulot. Elles sont même une référence dans le monde entier. Alors quand j'ai entendu Cazeneuve, j'ai éprouvé une sorte de malaise: les coupables, c'étaient forcément les flics. Et tant pis si ils se prenaient à Sivens mortiers et cocktails Molotov, comme l'attestent les images, et non pas des cailloux et des mottes de terre, comme se plaisent à le répéter en boucle les Julien Dray et autres "fighteuses" comme Françoise Degois (c'est ainsi qu'elle se définit elle-même).

Oui une sorte de malaise de voir un ministre de l'Intérieur se déballonner devant la pression des écologistes comme Mamère, Cosse, Joly , de Rugy ou devant ces manifestants extrémistes de gauche qui partout où ils le peuvent, à Sivens, à Nantes, à Toulouse, à Rennes ou bien encore à Paris, se font un plaisir de casser du CRS ou de mettre à sac des quartiers entiers.

Un gars, au cours d'affrontements violents entre manifestants et gendarmes, est mort à Sivens. Ce sont des choses qui peuvent arriver mais suffisamment rarement pour que l'on puisse saluer le professionnalisme des forces de l'ordre, professionnalisme sans lequel les Remi, depuis le temps, on les ramasserait à la pelle...

Au lieu de cela, par manque de courage et sans doute par clientélisme électoral, sous couvert d'une volonté d'apaisement et de plus jamais ça, Cazeneuve et le gouvernement préfèrent "deshabiller" les gendarmes.

Après ces déclarations de notre Cazenave, les manifestant doivent penser avoir de beaux jours devant eux, sans doute jubilent-ils; Julien Dray, Mamère et consorts, aussi. Les gendarmes certainement moins.

Malaise...

Folie passagère 2532
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

samedi 1 novembre 2014

Mathieu Burnel a parlé et le bordel s'est installé...

Hier soir sur le plateau de Ce soir ou jamais, diffusé par une chaîne du service public, il y avait ce type:

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Mathieu Burnel qu'il s'appelle, c'est l'un des ex inculpés dans l'affaire de Tarnac. Hier soir, donc, sur le plateau, opposé à Corine Lepage ou Pascal Bruckner, ce "zozo" s'est présenté comme un porte-parole de la jeunesse révoltée de Sivens. Enfin, quand il dit jeunesse, parlons plutôt de bandes organisées d'antifas, de jeunes d'extrême gauche et d'anarchistes masqués, casqués et armés. Au cours du débat, il a prôné "une riposte adéquate" face aux violences policières; au Nouvel Obs, on appelle cela "un petit moment de conflit de génération". Poursuivant, le gusse a donc dit que "l'heure de la riposte était arrivée" et "qu'il fallait tenir en respect les forces de police par tous les moyens possibles". Il appelait à manifester partout aujourd'hui, à Nantes, à Toulouse, partout, en souvenir de Rémi Fraisse.

Il semblerait qu'il ait été entendu:

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C'est la troisième fois que Nantes est mise à sac en 8 mois, comme Rennes, Toulouse, Gaillac,...

On imagine sans mal le bonheur de Mathieu Burnel, surtout que pour le moment personne ne l'a vu à Nantes ou ailleurs aujourd'hui. Par contre, à Nantes, on balance des bouteilles d'acide sur les flics...

En fait ces "jeunes" ont peut-être bien raison: casser, c'est gagné !

Voyez les bonnets rouges, ils ont cassé, ils ont gagné. Voyez à Sivens, on casse du gendarme, on gagne.

C'est à nous faire regretter de n'avoir rien cassé lors des manifestations contre le mariage zinzin.

On attend les déclarations d'un Valls ulcéré, d'un Cazeneuve offusqué, d'un Président scandalisé. On nous dira que l'on ne peut pas ainsi porter atteinte au pacte républicain et blablabla... On nous annoncera qu'une dizaine d'interpellations ont été effectuées (Souvenez-vous des innombrables GAV lors des Manif pour Tous, souvenez-vous de Nicolas Bernard-Buss) et puis on se dépêchera d'occulter le problème en attendant la prochaine mise à sac. Vous verrez même que ces abrutis d'écolocons d'EELV qui soutenaient les émeutiers de Sivens viendront nous expliquer que ce qui se passe à Nantes, ça, non, ils ne veulent pas, c'est pas eux; c'est exactement ce que vient de dire M. de Rugy sur BFM...

Les petits gars d'aujourd'hui, voyez-vous, ils sont d'extrême-gauche et à ce jour, depuis deux ans et demi, aucun groupuscule d'extrême gauche n'a eu droit aux coups de mentons de Manuel Valls.

Et à Toulouse, c’est entrain de dégénérer.

Que ce soit à Nantes ou à Toulouse, ces manifestations n'étaient pas autorisées... mais elles ont eu lieu et le bordel s'est installé...

Elle est belle ta République, Pépère... Au fait, dis-nous Président, un gars qui appelle à casser du flic, comme Mathieu Burnel, il risque quoi en Socialie ?

Folie passagère 2518.
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mercredi 29 octobre 2014

Rémi a joué. Il a perdu.

(Vidéo de 28;58 tournée par un manifestant)


(Le condensé de la précédente par France 2)

Beaucoup de billets ont déjà été écrits sur cette journée qui, commencée de manière plutôt pacifique, s'est tristement achevée par la mort d'un jeune homme de 21 ans, le désormais célèbre Remi Fraisse. C'était sur les lieux du futur barrage de Sivens. 

Je ne connais rien des détails techniques, financiers, environnementaux qui ont prévalu et motivé la construction de ce barrage destiné à l'irrigation et non à la production d’électricité et à vrai dire, je m'en fous. La seule chose que je sais, c'est que toutes les autorisations avaient été données pour sa construction et que celle-ci avait été approuvée par la majorité du conseil général du coin.

Non, dans cette histoire, ce qu'il faut retenir c'est qu'un jeune de 21 ans "est mort pour la cause qu'il défendait" disent certains pseudos bisounours. C'est con de mourir si jeune. C'est dur pour la famille et les amis. C'est dur pour le papa qui répond à toutes les questions que lui posent les journalistes. Oui, c'est triste et comme l'a dit Président, faisons preuve de compassion. C'est important la compassion quand un jeune tombe sous les coups des CRS: "Terreur d'Etat", c'est ainsi qu'a été titrée cette vidéo par le manifestant qui l'a tourné. Oh oui, c'est si dur qu'on ne saurait demain "construire un barrage sur un cadavre". C'est si dur que l'on imagine même pas que les partis politiques puissent avoir envie de polémiquer avec; mention spéciale aux ecolocons d'EELV ou à Noël Mamère.

Oui, et bien une fois que l'on a dit ça, que l'on a posé les éléments de langage ( Paix à son âme, compassion pour la famille, nous pensons à lui, etc...) qui feront que l'on ne vous prendra pas trop pour un salaud, on se pose et on regarde ces deux vidéos. Et on se dit que Rémi, le gentil Rémi qui aimait les oiseaux (comme je l'ai entendu dire par une manifestante) et qui était passionné par les questions environnementales, oui, on se dit que si il n'a pas mérité de partir si jeune, sans doute n'a-t-il rien fait pour échapper à son triste sort. Non mais regardez les images ! On a affaire à qui ? On voit des énergumènes qui ont envie d'en découdre, qui cherchent l'affrontement avec les forces de l'ordre et qui n'hésitent pas quand ils chopent un flic à lui taper dessus. Bref, on voit "des jeunes" casqués et armés qui font le coup de feu, comme on dit. Ils savent très bien pour les avoir plusieurs fois affronté à Sivens, à Gaillac, à Notre Dame des Landes ou à Nantes qui ils ont en face d'eux: des forces de l'ordre, elles aussi casquées et armées. des forces de l'ordre qui savent elles aussi à qui elles ont affaire pour les mêmes raisons (près de soixante gendarmes ont été blessés depuis les débuts de la "contestation " à Sivens ). Autrement dit les deux camps ont l'habitude de ces "échauffourées". Alors permettez-moi de dire que si Rémi Fraisse est mort, c'est parce qu'il jouait à la guerre, comme ses potes. Il a joué au con, il a perdu.

La bêtise de Rémi Fraisse et de ses amis est d'avoir voulu jouer à la guerre pour quelques hectares de bois; et bien désolé, pour moi quelques hectares de bois ne valent pas de prendre le risque de mourir. Il a pris un risque, en parfaite connaissance de cause (ou inconsciemment, ce qui serait encore plus stupide), il a perdu. On ne joue pas avec le feu impunément.

Qu'aurait-on dit si c'était un gendarme qui était décédé ? On aurait dit: " Il est mort en service commandé et laisse une femme et deux enfants ". Sonnez clairons. Et oublions.

Hier soir, tard, j'ai suivi Ça vous regarde sur LCP. Le président (PS) du conseil général était interrogé en direct live. J'ai vu comment, l'homme visiblement sous tension, subissait la pression des journalistes. Je l'ai entendu lâcher, sans doute lui-même surpris par ses propos, qu'il allait suspendre la construction du barrage. Elle est donc suspendue jusqu'à nouvelle ordre. Un petit gout d'écotaxe m'est revenu: le pouvoir, totalement légitime dans ses décisions (puisque validées par l'exécutif, local pour Sivens, national pour l'écotaxe), recule devant quelques furieux. Une nouvelle fois.

Vous l'aurez compris: Ne comptez pas sur moi pour pleurer Rémi Fraisse.

Folie passagère 2515.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.