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mardi 6 décembre 2016

Un hystérique en campagne, un Sinistre à Matignon, un roquet à Beauvau

Quelle mise en scène, tout de même !:


C'est sûr que là, on a autant de whites, de blancos, que de blacks, z'ont même été, pour l'occasion, nous chercher un asiat'. C'est formidable cette diversité ! Manuel Valls, chantre de la diversité, on se marre ! Le même qui veut rendre à la France ce qu'elle lui a donné. On croirait du Sarko... en plus mauvais. En plein état d'urgence, l'hystérique de Matignon a donc lui aussi décidé de quitter le navire et de se lancer dans la primaire des gauchistes. C'est bien, le voilà se rêver en hystérique de l'Elysée, pauvre France. Faire gagner tout ce qui nous rassemble ? C'est quoi ce " tout " ? Ce " qui nous rassemble " ? J'ose espérer que l'animal ne compte pas sur moi pour que je me range derrière lui. Non mais, le retour du terrorisme, c'était nous, parait-il. Les réactionnaires de la manif pour tous, c'était nous. Le sectarisme, c'était nous, aussi. Alors ça va , tu peux aller crever la gueule ouverte pour que je me rassemble derrière un séant qui n'a jamais bossé. Tu m'as conchié pendant des années et bien, à mon tour de t'assurer que ma France, celle à laquelle j'appartiens, celle que j'aime, elle n'est pas prête de te soutenir, " Frangin ". Plutôt voter Filoche !



Et comme tu te casses pour nourrir ton ambition, pour te rêver calife à la place de celui qui t'as fait, il a fallu que ce qui nous sert de Président, pour encore 5 pénibles mois, te trouve un successeur. Je craignais le pire, il nous a donné le sinistre. Le sinistre Cazeneuve. Frère trois-points devant le bâtisseur, ton " frère " comme tu as dit cet après-midi. Et dire que pas un journaliste n'a relevé; c'est dire si ces pour ces gens-là, la gamelle est bonne. Cazeneuve... L'homme, à en croire ces mêmes journalistes, que tout le monde trouverait très bon, très professionnel, même à droite, on semble l'apprécier, il a été épargné, qu'ils disent. Ben voyons ! Apprécier Cazeneuve ? Je ne connais personne, à droite, qui aimerait apprécier ce baiser de la mort. Plus sinistre que lui, tu meurs. Plus lèche-babouche que lui, tu crèves. Plus laïcard que lui, tu crèves aussi. Le seul Sinistre de l’Intérieur à avoir plus de 230 morts au compteur ! Tu parles si c'est bon pour l'image. Le gars qui a poussé pour faire voter la Loi Renseignement, le gars qui claironnait que " prôner le Djihad n'est pas un délit ", le gars qui n'a jamais perdu la moindre occasion de nous flinguer à l'Assemblée, à défaut de pouvoir le faire en vrai. Le gars qui, pile-poil, un an après le 13 novembre, s'en va poser la première pierre d'un centre culturel-cultuel muzz. Et nos aboyeurs de BFM, d'Itélé, de France 2 ou de BFM voudraient faire croire à la terre entière que, même, à droite, on le chouchouterait... makash, walou ! Cazeneuve premier ministre, Cazeneuve, Premier Sinistre, va falloir mesurer nos abatis, les loulous, faisez gaffe à quoi vous dîtes désormais. 

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Chaises musicales obligent, et puisque L'ex de Matignon s'est barré pour battre la campagne et qu'à sa place Cazeneuve a pris rang de Premier, voilà t'y pas qu'après le Sinistre, tu nous mets un roquet à Beauvau ! Bruno Le Roux, ministre de l'Intérieur ! Après les promos canapés, v'là les promos dérapages sectaires. Parce que franchement, plus bel exemple de sectarisme gauchiste, y a pas. Le gras qui a pesé de tout son poids pour faire virer Zemmour d'Itélé, le gars qui n'a jamais eu de mots assez forts pour fustiger tout ceux qui ne pensaient pas comme lui, ça promet ! L'ancien, comme Cambadélis et Rossignol, bénéficiaire des largesses de la MNEF. Un fidèle d'entre les fidèles qu'ils ont dit dans le poste et bien plaise au ciel, qu'entre fidèles, vous couliez tous ensemble l'année prochaine. Parce que là, trop, c'est trop.

Débarrassé d'un hystérique, nous voilà avec un Sinistre et un roquet, je vous le dis, méfi les amis ! On est mal barrés.

Cinq mois, p'tain que c'est long, cinq mois !

Folie passagère 3381
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dimanche 2 octobre 2016

Il ne s'est rien passé à Louveciennes aujourd'hui...


Vous avez vu cette petite vidéo ? C'est sympa, bon enfant, non ?

Un petit défilé d'environ 5 000 personnes si j'en crois les rares gazettes qui en ont parlé. Cela ne s'est pas passé bien loin, à un jet de scooter de Paris, à peine trente minutes de la Défense en voiture, presque à portée des micros de BFM, d'Itélé, de TF1 ou de France 2 pour peu que ceux-ci veuillent bien faire le déplacement... Ben non... Cela fait bientôt deux heures que j'écoute distraitement les infos - un moyen comme un autre de se remettre doucettement d'une soirée longue, longue, longue et d'une nuit courte, courte, courte - et rien. Rien, que dalle, nada, nibe. Pas une télé pour rendre compte...

Ah, c'est sûr, elles nous causent toutes de Trump qui n'aurait - pas une n'a les coucougnettes de nous dire " Trump n'a pas "; conditionnel de facilité journalistique - pas payé ses impôts depuis 18 ans... Franchement qu'est-ce que nous en avons à faire, nous, de savoir s'il a ou non payé ses impôts ? Et bien nous en avons à faire qu'avec toutes les saloperies que nos médias déversent sur le bonhomme, nous serions près de 9 Français sur 10 à n'en point vouloir du Trump comme Président ! 

Elles nous causent aussi de foot, de météo ou de l'église de St Etienne de Rouvray qui a rouvert ses portes aujourd'hui après purification ( genre, chez les cathos, on exorcise...) et en présence de la " communauté " muzz du coin qui, naturellement, vit en parfaite harmonie avec la " communauté " catholique du même coin... C'est fantastique de voir, grâce à nos médias, comment tout le monde s'aime là où le père Hamel fut égorgé comme un banal mouton un jour d'Aïd. 

Ils nous causent ainsi de tout et de rien, des lignes de trains de nuit qui ferment, mais pas trop du referendum qui a lieu aujourd'hui en Hongrie, mais beaucoup des futures primaires socialistes qui prennent forme et surtout énormément de Juppé qui domine tous et tout...

Oui, nos médias sont vraiment étranges. Ils font l'info plutôt que nous donner l'info... Curieux métier, non ? 

Parce que tout de même, une manifestation de 5 000 personnes dans un petit coin de banlieue parisienne, ce n'est pas courant ! C'est tout de même, à la louche, trois ou quatre fois plus que ces foutues marches blanches médiatisées qu'on organise à la moindre sordide occasion, non ? Et là, queue-de-chie. Bon, faut dire que cette manif, un frais dimanche d'automne, c'est pour dire merde non aux migrants, non à l'installation, même provisoire, d'une réserve de migrants, non au fait que l'on impose à la population locale des gens dont elle ne veut pas, non au plan de répartition géographique du sinistre Cazeneuve, plan destiné à vider Calais ! Sans déc', sont trop bons nos dirigeants actuels: Infoutus qu'ils sont depuis 4 ans à vider Calais, les voilà avoir trouvé la solution: éparpiller façon puzzle toute la misère de la Jungle sur tout le territoire ! D'accord, pas d'accord, on ne vous demande pas votre avis: Circulez, y a rien à voir ! Y a rien à filmer !

Alors pensez-vous, 5 000 personnes qui défilent... Chut, faudrait surtout pas que cela donne des idées à d'autres. Rideau, censure, motus et bouches cousues: Il ne s'est rien passé à Louveciennes aujourd'hui.

Absolument rien ! : 



addendum: France 2 a trouvé 2 minutes dans son JT de 13h00 pour parler de cette manifestation et évoquer " enciron 1 500 personnes "...

Folie passagère 3302.
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samedi 13 août 2016

La scandaleuse circulaire qui supprime la notion d'immigration illégale

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Une circulaire des ministères de l'Intérieur et du Logement abolit la distinction entre immigration régulière et immigration illégale. Pour Alexis Théas, ce principe ouvre les portes de la France à une immigration encore plus massive (Tribune parue le 12 août sur Figaro Vox )

" Le 1er août 2016, les ministres de l'Intérieur et du Logement ont publié un communiqué passé totalement inaperçu dans la torpeur de l'été mais d'une importance capitale sur le plan de l'évolution des mentalités et de l'idéologie politique française. Ce texte marque une inflexion profonde de la conception française de l'immigration. Jusqu'alors, celle-ci était fondée sur la distinction entre l'immigration régulière et l'immigration illégale. La première, conforme à la loi, était destinée par exemple à accueillir des travailleurs dont la France peut avoir besoin, à former des étudiants dans l'intérêt de la France ou du pays d'origine, ou bien à assurer le principe d'unité familiale. Elle était évaluée à environ 200 000 personnes par an - ce qui est considérable dans un pays dévasté par le chômage. En revanche, les migrants en situation irrégulière, entrés ou séjournant en infraction avec la loi, devaient impérativement repartir dans leur pays, volontairement ou par la contrainte. Tel était le principe. Cette différence, pour la première fois depuis que l'immigration est devenue un sujet politique au début des années 1980, est désormais officiellement condamnée par l'Etat. Le migrant en situation irrégulière n'a plus vocation à être reconduit dans son pays, mais à être accueilli en France et pris en charge par la puissance publique, au même titre qu'un étranger en situation régulière ou qu'un citoyen français en difficulté.

Communiqué du 1er août 2016: «Créé le 25 février dernier à l'initiative de Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, et d'Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l'Habitat durable, le comité de suivi du plan de mise à l'abri des migrants sans-abri s'est à nouveau réuni mardi 26 juillet 2016. Présidée par Emmanuelle Cosse, en présence de représentants du Ministère de l'Intérieur, du Ministère de la Famille, de l'Enfance et des Droits des Femmes et de la Préfecture du Pas- de-Calais, cette séance a rassemblé une trentaine d'associations engagées dans l'accompagnement des migrants. Les pouvoirs publics ont tenu à saluer leur travail et leur mobilisation pour faire face à cette crise migratoire sans précédent. A cette occasion, le ministère de l'Intérieur et le ministère du Logement et de l'Habitat durable ont présenté aux associations la Charte de fonctionnement des Centres d'Accueil et d'Orientation (CAO). Répondant à un souhait partagé de l'Etat et des acteurs associatifs, et rédigée au terme de plusieurs semaines de dialogue avec les opérateurs des CAO, cette charte édicte des règles claires de fonctionnement et décrit les principales prestations délivrées aux migrants sans-abri qui y sont accueillis: conditions d'accueil et de localisation, taux d'encadrement, restauration, évaluation - juridique, sociale et médicale - de la situation des personnes accueillies et accompagnement adapté, sécurité, etc. La prise en charge en CAO doit ainsi permettre aux personnes migrantes sans-abri de bénéficier d'un temps de répit et d'engager, si elles le souhaitent, une démarche de demande d'asile. Elle leur permet également d'avoir accès à une offre de soins adaptée et d'être orientées rapidement vers des structures qui correspondent à leur situation (CADA pour les demandeurs d'asile, etc.). Depuis le 27 octobre dernier, 148 Centres d'accueil et d'orientation ont été ouverts sur l'ensemble du territoire national pour un total de près de 2000 places qui ont permis de mettre l'abri plus de 4700 personnes dans des délais très resserrés.»
Ce communiqué enterre donc toute notion d'immigration irrégulière. Il abolit le clivage entre légalité et illégalité en matière d'immigration. Il va dans le sens de la loi du 6 mars 2016, dont les dispositions reviennent à rendre très difficiles l'application des mesures d'éloignement. Il proclame que la France a le devoir d'accueillir et de prendre en charge tout étranger sur son territoire, qu'il soit autorisé à entrer et à séjourner ou qu'il ne le soit pas. De facto, le principe ainsi proclamé abroge l'idée de frontière ou de respect du droit de l'entrée et de séjour. Les associations humanitaires, les idéologues, les partisans de la liberté totale d'immigrer en rêvaient depuis au moins quarante ans. M. Cazeneuve et Mme Cosse l'ont fait. La question est de savoir quel sera l'ampleur de l'appel d'air que cette transformation profonde de tous les fondements de la politique d'immigration française est susceptible provoquer à terme. Le communiqué annonce une France ouverte, qui n'éloigne plus ses migrants illégaux mais au contraire les accueille. Le potentiel d'émigration est infini: des centaines de millions de personnes déshéritées et désœuvrées, dans ce monde en ébullition, ne songent qu'à trouver un point d'accueil. Le gouvernement, par ce communiqué officiel, leur ouvre les portes de la maison. Reste à savoir si la France, qui compte cinq millions de chômeurs, de gigantesques problèmes de logement, des centaines de milliers de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, un millier de cités sensibles dévastées par la violence, l'exclusion, le communautarisme, l'islamisme radical, si cette France a les moyens de ce grand appel généreux. Mais pour M. Cazeneuve et Mme Cosse, c'est une autre affaire. Et ce n'est visiblement pas la leur. "

Avec les socialistes au pouvoir depuis 2012, l'entreprise de démolition de la maison France s'accélère, il faut que  cela cesse. Dès que possible.


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mercredi 3 août 2016

De la Serbie à Sainte Rita...

Petit jeu du mercredi matin: Saurez-vous trouver une femme parmi ces migrants filmés à la frontière serbe ?



Quant aux photos ci-dessous, c'était ce matin, en France, à Paris, l'évacuation musclée de l'église Sainte Rita (promise à la destruction) par la police du sinistre Cazeneuve. 12 cars de CRS pour faire cette sale besogne. Au lendemain des funérailles du père Jacques Hamel, vous, je ne sais pas, mais perso, je trouve cela pitoyable, presque odieux.





Folie passagère 3261.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 21 juin 2016

Dis moi Cazeneuve, tu peux m'expliquer ça ? :


Bon, on nous a dit que l'on était en guerre et en état d'urgence, que le contrôle aux frontières avaient été plus ou moins rétablis et que le plan Vigiprate était rouge écarlate. On nous a même dit que la coopération internationale avec les services de sécurité étrangers était activée. On nous a aussi dit et rabâché que toutes les mesures de sécurité avaient été prises et renforcées pour que l'euro de foot se passe bien avec un minimum de débordements. On nous a même dit que la police française travaillait avec des " spoteurs " russes, des flics physionomistes chargés d'identifier les hooligans.On imagine donc que tous les services de l'Etat sont sur le pied de guerre pour empêcher les indésirables de venir perturber notre quiétude. 

Alors Bernard, explique moi comment un ultranationaliste russe qui, après avoir mis le souk à Marseille avec ses hooligans, a été expulsé du pays samedi et se retrouve 2 jours plus tard en train de faire le guignol dans le carré VIP du stade de foot de Toulouse... Hein, tu peux m'expliquer ? Parce que là, vois-tu, je ne comprends pas. Je sais bien que le risque zéro n'existe pas mais tout de même... 

Le gars est parfaitement identifié, ce n'est pas un muzzlamiste infiltré au milieu de milliers de migrants qui débarquent. On connait son visage, on a ses empreintes, on sait où il vit, il est connu pour mettre le bazar lors de matches de foot, il est fiché comme ultranationaliste. Tes services l'ont expulsé samedi et le voilà de retour. Comment donc est-ce possible ? 

Personne à Moscou pour te prévenir de son nouveau départ ? Personne à Barcelone pour l'avoir identifié à son retour ? Personne à la frontière franco-espagnole pour te prévenir de son passage ? Personne à l'entrée du stade pour " tapisser " les hooligans ? Personne pour reconnaître sous un petit chapeau, derrière des lunettes noires et une barbe de trois jours un gars reconnu comme dangereux fouteur de merde ? Aucun filtrage à l'entrée du carré VIP ? P'tain, heureusement que le gars n'est pas un terroriste !

Avoue Bernard que ça fait tout de même beaucoup ? Non ? Alors explique moi comment Alexandre Chpryguine a-t-il pu se balader tranquille au stade avant d'être enfin poissé plus de 15 minutes après son arrivée dans le carré VIP ? On voudrait savoir.

T'auras remarqué, Bernard, que je te tutoie ce qui pourrait apparaître comme irrespectueux sauf que finalement, toi et moi, on est pareil, question sécurité, nous sommes totalement incompétents.

Folie passagère 3209.
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dimanche 27 décembre 2015

Le ridicule " respect pour les musulmans " de Bernard Cazeneuve

On croit rêver en lisant ce tweet de Cazenave ! Et le gars ne se rend même pas compte du ridicule de ce qu'il tweete ... Enfin quand j'écris ridicule, je devrais dire scandaleux !
Ainsi donc, en terre chrétienne, les chrétiens auraient besoin d'être protégés, par des muzz, de surcroît ...

Il a raison Ménard, elle a raison Gilly, voilà qui met la rage ! Non mais allo quoi ! Réveil Cazeneuve ! Depuis quand c'est aux citoyens, de surcroît muzz, d'aller protéger les lieux de culte catholiques ? Le gars en charge de notre sécurité se félicite que des muzz soient allés sécuriser quelques églises le soir de Noël... Et tout ça au nom d'une pseudo concorde nationale dont il doit être un des rares à y croire !

Vous me direz qu'on a quand même trouvé quelques couillons pour approuver cette démarche...

Virez-moi ce clown !

Ce gars est une super buse, une buse de compétition, un champion dans la catégorie " Je suis couillon mais je ne le sais pas ". Y a franchement des coups de pieds au cul qui se perdent !

Je m'interroge néanmoins: Admettons que nous formions des milices citoyennes pour sécuriser les territoires perdus de la République, il dirait quoi le croque-mort ? " Respect pour ces valeureux citoyens qui protègent nos cités " ?

Virez-moi ce clown !

Folie passagère 3022.
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dimanche 15 novembre 2015

Les fantasmes de Bernard Cazeneuve et de France Inter...


Dites moi, les biquets, vous n'avez rien contre une jolie perle journalistique ? Et bien je vous en ai dégoté une superbe. Un article paru sur le site internet de France Inter, radio publique. L'article, en date du 14 septembre dernier, est titré actuellement sur le site:

 " Des terroristes parmi les migrants ? ", Point d'interrogation... Lisez donc:

" L'argument est répété à longueur d'interviews par des personnalités comme Marine Le Pen ou Christian Estrosi : des terroristes se cacheraient parmi les migrants. Au ministère de l'Intérieur on semble ne pas y croire. On le voit depuis deux semaines, l'accueil des réfugiés syriens et irakiens n'est pas sans créer une certaine crispation dans une partie de la population. Avec pour leitmotiv le fameux risque d'une infiltration terroriste parmi les réfugiés. Le maire de Nice, par exemple, affirmait en août que "parmi les migrants nous avons des terroristes de Daesh qui s'infiltrent". 

La menace est-elle réelle ? Au ministère de l'Intérieur, on la balaie d'un revers de la main. Cette infiltration est un fantasme, un chiffon rouge agité par l'extrême-droite pour faire peur aux Français. Place Beauvau, on assure que les migrants qu'on laisse entrer en France sont ceux qui veulent y demander l'asile. Or quand on fait une demande d'asile, on laisse nécessairement ses empreintes, on se fait photographier, et les services de l'OFPRA (l'office de protection des réfugiés) consultent les fichiers de police français et internationaux. 

Trop risqué, trop lent, peu efficace (sic)

Si une personne est recherchée, ou signalée par exemple pour radicalisme, c'est non : elle n'obtiendra pas le statut de réfugié et pourra même être expulsée. 

D'autre part, tout peut aussi se résumer en une question : quel avantage aurait l'organisation de l'État islamique à infiltrer l'un des siens parmi les migrants ? Les risques sont nettement supérieurs aux avantages. Le voyage vers l'Europe dure au minimum plusieurs semaines, il y a également un risque de périr en mer... Bref ce n'est pas le moyen le plus efficace pour parvenir à ses fins, quand d'autres filières existent. 

La menace serait donc marginale, surtout si on la compare à la menace domestique. C'est celle qui est la plus préoccupante. Le ministre rappelle ainsi Beauvau que Mohammed Merah, Mehdi Nemmouche et les frères Kouachi étaient bel et bien français, et que Sid Ahmed Glam vivait en France depuis des années. "

Ah, au fait, saviez-vous comment, avant d'être modifié depuis vendredi soir, cet article était titré originellement ? Non ?

Il était titré: " Réfugiés: Le fantasme de l'infiltration terroriste "... On sait désormais, depuis le drame, que c'est peut-être bien France Inter et la place Beauvau qui fantasmaient...

Folie passagère 2973.
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samedi 29 août 2015

Cazeneuve et les musulmans: entre dhimmitude et clientélisme

Un discours, certes long, de ce qui nous sert de sinistre de l'Intérieur (et des cultes) mais qui vaut la peine d'être lu... Assurément, en Socialie, l'avenir semble radieux pour les musulmans...




Discours de M. Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, en clôture de la réunion de l'Instance de dialogue avec le culte musulman, lundi 15 juin 2015


" Monsieur le Président [du CFCM, Dalil Boubakeur],
Messieurs les recteurs,
Messieurs les imams,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs,

Cette journée de dialogue entre les pouvoirs publics et les Français de confession musulmane aurait pu se prolonger fort longtemps, si j’en juge par la richesse des travaux qui se sont déroulés dans le cadre de quatre ateliers et dont nous venons d’entendre le compte-rendu.

La charge m’incombe pourtant de mettre provisoirement un terme à ces échanges, d’en tirer des conclusions – que j’espère aussi consensuelles que possible - et surtout d’indiquer les perspectives qui s’offrent à nous, afin que les objectifs que nous nous sommes fixés, fondés sur des diagnostics partagés, ne restent pas lettre morte. Mais avant d’en venir à ces considérations prospectives, je voudrais revenir sur l’esprit qui a présidé à cette rencontre exceptionnelle et sur le sens que nous avons voulu donner à ce dialogue.

Le Gouvernement, comme l’a rappelé le Premier Ministre ce matin, a souhaité susciter la réunion de cette Instance de dialogue parce qu’il est des questions très concrètes qui concernent l’exercice du culte musulman en France et qui méritent d’être traitées de façon concertée entre les pouvoirs publics et les représentants des fidèles.

Le Gouvernement a souhaité ce dialogue parce qu’il n’entend pas que les questions liées à l’exercice de votre culte fassent l’objet de polémiques démagogiques ou d’instrumentalisation à des fins partisanes.

Le Gouvernement a souhaité ce dialogue parce qu’il croit à la vertu de la laïcité : ce principe qui garantit à chacun la liberté de conscience – la liberté de croire ou de ne pas croire – et qui permet aux croyants de pratiquer leurs cultes dans des conditions dignes et paisibles. Tels étaient les objectifs de la loi fondatrice de séparation des Eglises et de l’Etat, adoptée en 1905. La laïcité, comme l’a rappelé ce matin le Premier Ministre, c’est donc la neutralité religieuse de l’Etat. Ce n’est pas le refus du dialogue que l’Etat entretient avec toutes les religions. Ce n’est pas davantage une démarche offensive visant à faire disparaître toute expression du fait religieux de l’espace public. La laïcité, ce n’est pas l’interdiction des repas de substitution dans les cantines scolaires. Cela, ce n’est pas la laïcité, c’est son instrumentalisation politique au détriment des seuls musulmans. La laïcité, ce n’est pas davantage l’interdiction du port du voile sur les plages. La laïcité, c’est ce principe qui transcende nos convictions et nos croyances et qui nous permet de vivre en bonne intelligence les uns avec les autres. C’est ce qui fait que nous formons une communauté nationale et que nous pouvons nous retrouver dans un même idéal de citoyenneté, dans le respect des lois communes et dans le rejet de toutes les formes d’intolérance. C’est donc au nom la laïcité que l’Etat doit garantir aux Français de confession musulmane le libre exercice de leur culte et qu’il doit en parler avec eux.

Nous en avons débattu au cours des mois passés au sein de tous les départements, en métropole comme dans les Outre-mer. Plus de 5000 personnes engagées dans l’Islam de France ont souhaité participer aux échanges organisés à l’initiative des préfets. J’en ai débattu personnellement avec le président et les membres du bureau du Conseil français du culte musulman. J’en ai débattu avec les responsables des principales fédérations de mosquées. Je me suis rendu à la rencontre des Français de confession musulmane dans leurs mosquées, à Bordeaux, à Carpentras, à Strasbourg, en Avignon ... pour en débattre encore. Et je continuerai de le faire. Inlassablement.

Et voici que s’achève cette journée d’échanges, riche de propositions et d’idées nouvelles.
La première condition de l’exercice libre du culte, c’est la sécurité. L’Etat doit naturellement assurer la protection des mosquées et garantir à chaque musulman, comme aux croyants de toutes les confessions, la faculté de pouvoir librement et paisiblement pratiquer sa religion, sans craindre d’être agressé, ni de subir pour cette raison des discriminations. Je sais que c’est un sujet qui préoccupe fortement, à juste titre, les Français de confession musulmane. J’ai déjà eu l’occasion de dire, notamment à Bordeaux au mois de février dernier, que je comprenais cette inquiétude et que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour apaiser ces craintes et procurer aux Français musulmans la tranquillité d’esprit à laquelle, comme chaque Français, ils ont droit. Dans la République, personne ne doit être menacé en raison de son origine, de sa croyance ou de ses opinions.

Face à la recrudescence des actes frappant les musulmans depuis le mois de janvier, face aux menaces pesant sur la sécurité des mosquées et des centres communautaires, le Gouvernement, bien entendu, n’a pas attendu la réunion d’aujourd’hui pour réagir. Mais nos échanges de ce jour étaient l’occasion de réfléchir aux moyens que nous pouvons mettre en œuvre pour mieux lutter contre ce fléau que sont les actes antimusulmans.

Comme vous le savez, le Gouvernement veille déjà à ce que 1000 mosquées fassent l’objet d’une protection par les forces de l’ordre et par les forces armées. Il y a eu trop d’agressions commises contre des mosquées depuis le mois de janvier, mais elles n’ont jamais fait de victimes et je crois donc que cet effort a un impact fortement dissuasif. Ce dispositif sera donc maintenu tant que l’état de la menace le justifiera. Le préfet Coudert, qui a succédé dans cette mission au préfet Latron, est l’interlocuteur des musulmans pour organiser cette protection. En outre, le gouvernement a décidé de consacrer 9 millions d’euros sur les trois prochaines années au financement d’équipements de sécurité, comme des caméras de vidéo-protection, dans les mosquées où le besoin s’en fait sentir. S’agissant de la répression des actes et des menaces commis contre des musulmans, des mesures immédiates ont également été prises. Dès l’an passé, j’ai ainsi donné instruction aux préfets de signaler systématiquement aux procureurs de la République tous les actes anti-musulmans, mais aussi racistes et antisémites, dont ils auraient connaissance.

Le préfet Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, a élaboré à la demande du Gouvernement un plan extrêmement ambitieux et cohérent, qui a été annoncé le 17 avril et dont il a rappelé ce matin les principales mesures. Je ne reviendrai pas sur chacune d’entre elles, mais voudrais insister sur trois points.

D’abord, je crois comme vous que la réalité du phénomène odieux que constituent les actes anti-musulmans est certainement sous-estimée, parce que trop de victimes hésitent à porter plainte : « A quoi bon ? se demandent-elles trop souvent, Qui donc m’écoutera ? » Il faut donc lutter contre ce sentiment de résignation, améliorer l’accueil des victimes, encourager les dépôts de plainte et faire savoir que la détermination de l’Etat à lutter contre ce fléau est sans faille. C’est pourquoi le gouvernement a demandé que L'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), organisme chargé de rendre compte des évolutions des phénomènes délinquants et criminels en France ainsi que des réponses pénales qui y sont apportées, traite ce sujet dans le cadre d’une enquête de victimisation réalisée chaque année. En accord avec la Garde des Sceaux, je souhaite également que soit précisément évaluée la réponse judiciaire qui est apportée aux actes anti-musulmans : le bilan des condamnations prononcées à raison de tels actes doit être publié chaque année. Mais je vous demande également de contribuer à cet effort en relayant auprès des Français musulmans le message que je vous adresse. Il faut que les victimes portent plainte contre les actes et les menaces dont elles font l’objet ; je ne peux pas m’engager à ce que chaque auteur soit identifié, mais je m’engage à ce que chaque plainte sérieuse soit instruite.

Ensuite, chacun peut constater que le développement d’Internet et des réseaux sociaux, qui constitue par ailleurs un facteur de progrès exceptionnel, contribue également, hélas, à la diffusion des discours de haine, qu’ils soient dirigés contre les musulmans ou contre d’autres catégories de citoyens. Nous devons donc faire en sorte qu’Internet ne soit pas un espace de non-droit. C’est pourquoi j’ai engagé un dialogue avec les multinationales de l’internet et c’est également pourquoi j’ai décidé de renforcer nos moyens affectés à cette mission en créant bientôt une unité spécifiquement dédiée à la lutte contre la haine sur la toile. Mais là encore, nous devons travailler ensemble, pour améliorer le dispositif de signalements des messages de haine dirigés contre les musulmans. Rien ne serait pire que la résignation.

Enfin, au-delà des violences, au-delà des propos qui tombent sous le coup de la loi, je sais que l’image de l’Islam dans notre pays, ou la dégradation de cette image, constitue une autre source d’inquiétude. Je sais en particulier que, à la suite des événements de janvier, certaines déclarations, certains commentaires n’ont pas évité le piège de l’amalgame, du raccourci et de l’outrance, et que vous en avez été blessés. Pour ma part, comme je l’ai déjà dit, je comprends que les musulmans soient exaspérées de devoir sans cesse expliquer qu’ils n’ont rien à voir avec les attentats perpétrés sur notre sol. Je m’associe à votre indignation face à certains des propos qui ont été tenus. Mettre en relation les exactions de quelques individus avec les comportements et les valeurs de cinq millions de Français musulmans relève soit d’une coupable ignorance, soit d’une malhonnêteté inacceptable.

Plus généralement, je voudrais que nos concitoyens - et au premier chef ceux qui exercent une responsabilité publique ou qui aspirent à en exercer une – sachent s’approprier cette valeur fondamentale dans le débat public qu’est le respect. Comme tous les Français, les Français de confession musulmane aspirent à être écoutés et respectés. Chacun d’entre nous, lorsqu’il prend la parole, doit se représenter l’impact que ses propos auront sur celui qui l’écoute. Cela n’interdit ni le débat, ni le fait d’être en désaccord avec son interlocuteur. Mais le respect d’autrui est une responsabilité qui s’impose à toute autorité – politique, économique, journalistique, morale, religieuse – comme du reste à tout citoyen. C’est là la condition pour que nous vivions tous dans une société libre et apaisée.

Enfin, il est connu que les préjugés naissent de l’ignorance. Je crois donc également à la nécessité de faciliter l’accès du grand public à une meilleure connaissance de l’Islam et de la civilisation arabo-musulmane. Le ministère de la culture va entreprendre un travail de recension des projets portés par les institutions culturelles et audiovisuelles – France Télévision, l’INA, l’Institut du monde arabe, le Louvre, pour n’en citer que quelques-unes -et qui répondent à cette ambition. Des crédits publics seront également engagés pour soutenir les projets de recherche dans le domaine de l’islamologie, de l’étude de l’Islam de France et de la connaissance du monde arabo-musulman. Leur affectation précise sera annoncée à la rentrée.

Mais il appartient naturellement aux musulmans eux-mêmes d’être les acteurs de ce combat pour une meilleure connaissance de l’Islam comme religion et comme civilisation. Ce doit être, à mon sens, l’une des principales raisons d’être de la nouvelle Fondation de l’islam de France, qui aura bien entendu par ailleurs d’autres objectifs dans les domaines du culte, de l’éducation et de la solidarité. La gouvernance de cette Fondation devra faire toute sa place aux Français de confession musulmane, dans les champs de l’économie, de l’administration, de l’université et de la culture. Une mission de préfiguration sera mise en place d’ici l’été afin que cette nouvelle Fondation puisse être opérationnelle avant la fin de l’année.

L’exercice du culte, c’est également l’existence de lieux de cultes appropriés, en nombre suffisant pour permettre aux fidèles qui le souhaitent de se rendre à la prière. Des lieux qui respectent les conditions de sécurité s’imposant aux bâtiments recevant du public. Des bâtiments qui constituent un lieu de rassemblement mais aussi un sujet de fierté pour votre communauté. Il existe aujourd’hui environ 2400 mosquées et salles de prières en France. Certaines sont imposantes et même majestueuses : à Paris, bien sûr, à Lyon ou à Strasbourg où je me suis rendu. D’autres sont plus modestes. Par rapport à ce qu’était la situation il y a 20 ou 30 ans, le progrès est globalement considérable et il témoigne de la ténacité des membres de votre communauté – et souvent aussi, de l’attitude positive des élus locaux. Je veux saluer à ce titre la présence parmi nous de représentants de l’association des maires de France. Mais le nombre de ces mosquées, comme cela a été dit dans nombre des réunions préparatoires à cette instance, tenues dans les départements, n’est toutefois pas suffisant aujourd’hui pour répondre à toutes les attentes des musulmans de France. Les projets mettent des années à se concrétiser. Les règles d’urbanisme sont parfois vécues comme des contraintes supplémentaires. Et les financements ne sont pas toujours faciles à réunir.

A cet égard, vous n’ignorez pas que la loi de 1905 impose à l’Etat une abstention rigoureuse, puisqu’elle prévoit que l’Etat ne subventionne aucun culte. La religion n’est plus en France, depuis plus d’un siècle, considéré comme un service public que l’Etat prendrait en charge. Son organisation et son financement relèvent exclusivement des fidèles, ce qui est aussi pour eux un gage d’indépendance et de liberté. Mais ce principe n’exclut pas, comme vous le savez également, que les collectivités locales puisse faciliter l’aboutissement de certains projets de construction : en mettant à disposition des terrains dans le cadre de baux emphytéotiques ; en garantissant des emprunts ; ou encore en contribuant au financement de la partie culturelle de projets immobiliers à caractère mixte.

Bien des difficultés naissent sur le terrain du fait que les modalités précises d’application de ces règles ne sont pas toujours bien connues, par les responsables d’associations cultuelles mais également par les élus. Il en va de même, du reste, des règles d’urbanisme auxquels ces projets de construction sont soumis, ou encore des règles de gestion et de fiscalité applicables à ce patrimoine une fois qu’il est construit. L’Etat veillera scrupuleusement au respect de ces règles, afin que les musulmans de France puissent bénéficier de lieux de culte irréprochables sur le plan de l’architecture et de la sécurité. Réciproquement, je n’accepterai jamais que des projets de construction de lieux de culte soient bloqués par des élus au mépris du droit, ou en utilisant le droit de l’urbanisme comme un prétexte, par calcul politique.

Il ne faut donc pas que des malentendus surgissent et que des exigences légitimes, notamment en matière de sécurité, soient faussement interprétées comme des manœuvres pour bloquer tel ou tel projet. Nous avons donc besoin, sur ce sujet, de clarté et de pédagogie. J’appuie donc fortement le projet issu de l’atelier qui s’est réuni ce matin consistant à créer un groupe de travail rassemblant les responsables musulmans et ceux des autres cultes, l’Association des Maires de France, ainsi que les administrations concernées afin d’évaluer l’application de ces diverses règles. Cette initiative rejoint du reste l’une des propositions du rapport que le sénateur Hervé MAUREY a consacré au financement des lieux de cultes. Les conclusions des travaux de ce groupe mériteront d’être largement connues. Je sais que l’AMF publie à l’intention des élus locaux un guide très utile « Le Maire et les édifices cultuels » qui pourrait être actualisé. Le ministère de l’Intérieur soutiendra pour sa part la publication d’un Guide destiné aux responsables des associations cultuelles afin de répondre aux questions, souvent très concrètes, qu’ils se posent : en matière de gouvernance, de fiscalité, d’administration, de relations avec les pouvoirs publics etc. Ce ministère facilitera la diffusion de ce Guide auprès du plus grand nombre.

La question des cadres religieux, aumôniers et imams, est également au cœur des préoccupations des musulmans. Je sais que vous êtes attentifs à leur formation, à leur statut, parce que vous attendez beaucoup du service qu’ils rendent à vos communautés. Je me félicite donc de la présence de nombreux imams et aumôniers au sein de cette instance de dialogue. Leur contribution aux travaux de ce jour a été particulièrement utile. Par ailleurs, dans un contexte ou des prêcheurs de haine, très présents sur Internet, s’adressent à une jeunesse souvent ignorante des valeurs de l’Islam, il est important que des figures d’autorité morale et d’érudition soient à même de porter un autre message, conforme à un Islam de paix, un « islam de lumière » tel que l’a défini ce matin Dalil BOUBAKEUR. C’est là le souhait de beaucoup de familles, parmi celles que je rencontre et qui veulent éviter à leurs enfants le piège tragique d’un parcours de radicalisation violente, qui risque de les mener sur les chemins de l’exil, du crime et de la mort. Le même sujet concerne naturellement les aumôniers pénitentiaires, qui exercent leur mission avec beaucoup de dévouement et sont trop souvent confrontées aux menées de prêcheurs auto-proclamés, qui tentent d’enrôler leurs co-détenus dans des projets radicaux, parfois criminels.

Bien entendu, la formation théologique des imams ne regarde pas directement l’Etat. Ce n’est pas son rôle, pas plus que celui de former des prêtres, des rabbins ou des pasteurs. Mais l’Etat peut faire en sorte que soient proposées aux ministres du culte des formations appropriées dans des matières profanes : droit du culte et principes de la laïcité, histoire et sociologie des religions en France, gestion des associations cultuelles, dialogue interreligieux, etc. De tels diplômes universitaires de formation « civile et civique » sont proposés aujourd’hui dans six universités : à Paris, Lyon, Strasbourg, Montpellier, Aix-en-Provence et Bordeaux. Dans la communication que j’avais présentée devant le Conseil des Ministres le 25 février, j’avais annoncé que nous nous efforcerions de doubler ce nombre. Cet objectif est en passe d’être atteint. Je peux vous annoncer que trois formations supplémentaires seront ouvertes en septembre 2015 à Paris-Sud, Lille et Toulouse, et trois autres encore en 2016.

Le Gouvernement a décidé que cette formation sera très rapidement rendue obligatoire pour le recrutement des nouveaux aumôniers, dans les prisons, les hôpitaux et les armées. Un décret viendra bientôt formaliser cette obligation. Bien entendu, des commissions pourront juger que les candidats qui détiennent d’autres diplômes ou qui bénéficient d’une expérience appropriée seront dispensés de la nécessité d’en passer par cette formation ; mais l’essentiel est que les aumôniers soient bien armés pour répondre aux nombreuses difficultés qui peuvent se poser dans l’exercice de leur importante mission.

Dans la même perspective, la Garde des Sceaux a décidé de revaloriser fortement le statut des aumôniers pénitentiaires. Ceux-ci effectuent aujourd’hui un travail méritoire et difficile et ne bénéficient toujours pas des contreparties leur permettant de mener une existence décente. Je crois que chacun en convient. Alors que 60 nouveaux aumôniers musulmans doivent être recrutés dans toute la France, pour commencer à combler le déficit existant, nous voulons revaloriser très fortement la rémunération globale dont ils bénéficient afin d’attirer des candidats de grande qualité et de renforcer leur présence effective dans les établissements.

S’agissant des « imams détachés » qui continuent d’être affectés en France par leurs pays d’origine, nous avons ouvert des négociations avec les gouvernements algérien, marocain et turc, afin d’obtenir que ceux-ci s’engagent également à passer un diplôme de formation civile et civique à leur arrivée en France. N’étant pas Français, il est nécessaire qu’ils acquièrent une connaissance sérieuse des principes et des lois qui régissent l’exercice du culte en France. Il est également nécessaire qu’il maîtrise notre langue pour pouvoir s’adresser en France aux fidèles. Je connais bien sûr l’importance que revêt la langue arabe comme langue liturgique, comme langue d’accès aux textes sacrés de l’Islam. Mais il faut aussi que les imams puissent dialoguer avec les autorités civiles et avec leurs fidèles.
Permettez-moi de rappeler qu’il existe, pour l’Eglise de France, un canon du Concile de Tours datant de l’an 813, qui prescrivait déjà aux clercs catholiques de s’adresser aux fidèles « dans la langue des masses (« rustica lingua ») afin que tous puissent plus facilement comprendre ce qui est dit. » Cela n’a pas empêché les catholiques de conserver longtemps le latin comme langue liturgique ; mais ce n’est pas une mauvaise règle que de s’adresser à des auditeurs dans une langue qu’ils puissent comprendre. Ce doit être une exigence, en tout cas, pour les imams étrangers détachés car c’est la maîtrise de la langue française qui leur permettra de jouer pleinement leur rôle social – et non pas seulement liturgique – au bénéfice de la communauté. Au demeurant, la présence de ces imams détachés se comprend historiquement en raison de la relative pénurie d’imams français et formés en France. Il n’appartient pas à l’Etat, comme je l’ai dit, de se mêler de ces formations qui sont aujourd’hui assurées par des instituts de théologie privée. Il est toutefois important que l’université française, avec ses méthodes et dans le respect des valeurs qui sont les siennes, puisse délivrer des cours de haut niveau dans des disciplines que les futurs imams pourront souhaiter étudier en complément de leur formation « confessante ». C’est pourquoi je me félicite du projet de l’université de Strasbourg, à l’initiative du Professeur Messner qui est parmi nous et que je salue, de compléter son cursus de mastère en islamologie par un cursus de licence.

L’exercice du culte, c’est encore le fait de pouvoir accomplir sans difficulté particulière les pratiques rituelles que prescrit une religion : prescriptions alimentaires (hallal), célébration des fêtes (Aïd), rites funéraires ou pèlerinages. Je sais que beaucoup de musulmans souhaiteraient voir l’Etat intervenir davantage dans l’organisation du commerce hallal. L’abattage rituel ne s’oppose pas au principe de laïcité ; bien au contraire, il est l’une des composantes de la liberté de culte. Certains imaginent toutefois que l’Etat pourrait instituer un système de taxe sur ce commerce, qui servirait ensuite à financer les besoins du culte musulman. Au risque de les décevoir je me dois de dire que cela n’est pas possible dans un régime de laïcité. L’Etat ne saurait instituer ni prélever une taxe à des fins religieuses. C’est donc aux musulmans eux-mêmes qu’il reviendrait d’établir un tel système de financement du culte, s’ils le souhaitent, non à l’Etat laïc.

Mais d’autres pratiques rituelles peuvent appeler une intervention de l’Etat, souvent en lien avec les collectivités locales. Bien des efforts sont déjà engagés en vue d’organiser des abattoirs provisoires dans les meilleures conditions à l’occasion de la fête de l’Aïd. Ils restent en nombre insuffisant et les porteurs de projets sont trop souvent découragés par la leur coût et la complexité de leur mise en place. A la suite de vos travaux, je propose donc qu’un groupe de travail rassemblant des responsables religieux, le ministère de l’agriculture et le ministère de l’Intérieur soit constitué rapidement afin d’évaluer le dispositif actuel dans sa globalité et de diffuser les bonnes pratiques qui le méritent.

S’agissant des pratiques funéraires, je comprends que les demandes de carrés confessionnels dans les cimetières ne sont pas partout également satisfaites. Cette question est amenée à prendre de l’ampleur, au fur et à mesure que vieilliront les générations de musulmans nées en France, qui aspireront naturellement à enterrer leurs défunts en France. Or dans les cimetières communaux, le regroupement de fait des sépultures de même confession est non seulement permis mais encouragé par les textes. Je souhaite donc que l’administration procède à un bilan de leur application, afin de pouvoir envisager les mesures à prendre pour assurer une meilleure mise en œuvre.

S’agissant enfin de l’organisation du pèlerinage à la Mecque, le Hadj, je tiens à saluer les efforts déjà accomplis par les agences de voyage avec le concours des administrations et qui ont déjà abouti à l’adoption d’une « Charte de qualité » pour l’organisation de ce pèlerinage. Il s'agit d'un premier pas encourageant. Néanmoins, trop de pratiques commerciales abusives ont encore cours. Trop de prestations sont d'une qualité insuffisante au regard de la réglementation française. Je souhaite donc que le travail entrepris entre la coordination des agences de voyages et les ministères des affaires étrangères, de l'économie et de l'intérieur se poursuive et aboutisse rapidement à des résultats tangibles pour les pèlerins. Je souhaite que la coordination des agences prennent toutes les dispositions pour que la satisfaction de leur clients fasse l’objet d’un audit par un organisme neutre et impartial. Les avancées de cette démarche de qualité bénéficieront à tous et feront de cette coordination un acteur incontournable.

Comme pouvez le constater, beaucoup reste à faire et la réunion d’aujourd’hui n’est donc que le commencement d’un processus. C’est la raison pour laquelle l’exercice qui nous a réunis aujourd’hui a vocation à se répéter, au moins une fois par an, dans la forme qu’il a prise. Il traduit notre souhait d’avoir un dialogue plus nourri, une méthode plus efficace associant toutes les administrations ayant en partage dans leur domaine de compétence l’un ou l’autre sujet qui vous concerne. Ainsi pourrons-nous, de façon régulière, faire le bilan des réalisations en cours, de ce qui a été fait et de ce qui reste encore à faire. Des sujets importants pour les musulmans de France, comme l’enseignement confessionnel, n’ont pas été abordé aujourd’hui. Nous continuerons donc à échanger, à dialoguer, le cas échéant à tenter d’apporter des réponses aux questions nouvelles qui pourraient surgir, en parfaite coordination avec l’action du CFCM qui garde un rôle important et central, dont je veux saluer l’actuel président, le recteur Dalil Boubakeur, ceux qui l’ont entouré et celui qui s’apprête à lui succéder, Anouar KBIBECH. Bref, l’instance de dialogue a vocation à devenir un rendez-vous régulier entre l’Etat et les représentants de l’islam de France. Ce sera également le cas des consultations préalables qui ont eu lieu dans chaque département et qui se sont révélées fort utiles et dont les participants ont souhaité le prolongement.

Bien sûr, entre chaque réunion, nous devons travailler pour faire en sorte que les différents sujets que nous avons identifiés aujourd’hui avancent et trouvent des solutions satisfaisantes. C’est là l’objectif qui doit tous nous mobiliser. Certaines questions relèvent des compétences et des prérogatives de l’Etat : pour ce qui les concerne, ne doutez pas de la détermination du Gouvernement à prendre sans tarder les mesures qui s’imposent. D’autres devront faire l’objet de groupes de travail menés en commun : je pense par exemple aux règles applicables en matière de construction et de gestion des mosquées, au régime de protection sociale des imams, ou encore à l’organisation de l’Aïd. Enfin, bien entendu, d’autres matières, qui sont, elles, strictement théologiques, ne peuvent par définition relever de l’intervention de l’Etat.

Avant que nous nous séparions, je voudrais dire un mot plus général.

On le sait peu, ou plutôt on l’oublie trop souvent, mais c’est une vieille histoire que celle de la présence des musulmans en France. Une histoire qui remonte très loin dans le temps, jusqu’au Moyen Age, notamment dans les régions du sud de notre pays. Entre Bordeaux et Narbonne, dans l’ancienne Septimanie, mais aussi en Provence, des communautés musulmanes – certes minoritaires, mais qui n’en étaient pas pour autant négligeables – ont ainsi vécu jusqu’au XIIe siècle. Je crois que nous devons tous prendre enfin conscience de cette part de notre histoire commune, dont l’islam de France est aujourd’hui l’héritier
Souvenons-nous de l’ancienneté de la belle mosquée de Saint-Denis de la Réunion et souvenons aussi des raisons qui ont présidé à l’édification, dans les années 1920, de la Grande Mosquée de Paris. Ce symbole magnifique au cœur de la capitale fut en effet alors conçu comme un témoignage de reconnaissance à l’égard des dizaines de milliers de soldats musulmans morts pour la France entre 1914 et 1918. Faut-il également rappeler le sacrifice des soldats musulmans qui participèrent, entre 1940 et 1945, au combat national contre le nazisme et à la Libération du territoire national ? Enfin, aurions-nous oublié combien fut décisive la part prise par les immigrés venus d’Afrique du Nord, puis d’Afrique noire, dans la reconstruction du pays après la guerre et dans son développement économique au cours des « Trente Glorieuses » ?

Par le sang qu’ils ont versé, par leur labeur, par leurs talents, les Français de confession musulmane ont façonné et continuent à façonner la France – la France qui est notre bien commun. C’est en gardant toujours présentes à l’esprit cette histoire et cette réalité que nous devons poursuivre le dialogue qui nous a rassemblés aujourd’hui.

Monsieur le Président,
Mesdames et messieurs,
Vous vous apprêtez à célébrer le mois du ramadan, au cours duquel sont mis à l’honneur la famille, la prière et la compassion envers les plus pauvres.
J’aurai plaisir à accepter le plus grand nombre possible des invitations qui m’ont été adressées à venir partager avec vous, dans les mosquées de France, le moment joyeux de la rupture du jeune, dans un esprit de respect et de fraternité.
Cet esprit de respect mutuel et de fraternité qui a inspiré le dialogue qui a été le nôtre aujourd’hui et qui doit toujours être de règle dans la République.

Vive la République, vive la France."

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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 20 août 2015

10 millions ! Et Cazeneuve d'accepter cette aumône...


Cazenave et son homologue britannique se félicitent de l'accord conclu entre les deux pays visant à ... et c'est bien ça le problème, visant à on ne sait trop quoi... Il paraît qu'on va créer une nouvelle salle de surveillance pour le tunnel, qu'on va créer un nouveau centre de commandement conjoint à Calais, que les anglais, sur deux ans, vont nous refiler 10 millions d'euros pour " gérer " la situation et sécuriser un peu plus le site d'Eurotunnel, blablabla... 

Bien, et c'est avec ça qu'on va limiter l'afflux de " migrants " dans la région de Calais ? Je demande à voir. Et la France, désormais 6ème puissance mondiale, de se satisfaire de recevoir une aide de 10 millions d 'euros, comme si celle-ci n'était pas capable d'assumer cette charge. Grands seigneurs, les british nous refilent 10 millions; une aumône quoi, que comme tout bon pays nécessiteux qui se respecte nous acceptons avec le sourire ! Je rêve !

Une belle opération de com' dans laquelle tous les médias sont tombés. 10 millions quand il en faudrait des centaines, voire quelques milliards pour " gérer " le problème à la source, c'est à dire, en Méditerranée. Dix millions quand il suffirait que les Anglais fassent savoir au monde entier qu'ils refouleront tout "migrant" entrant. 10 millions quand il suffirait que l'Angleterre abroge toutes les spécificités locales qui attirent les immigrés. 10 millions quand la nouvelle jungle va en coûter des dizaines, etc... Et l'on devrait se satisfaire de cet accord visant à... améliorer, je cite, " les conditions d'accueil des migrants à Calais " ! Ben voyons, construisons-leurs des HLM new style à énergie positive tant qu'on y est, avec eau chaude, wi-fi et connexion internet illimitée tant qu'on y est !

Tant que nous ne ferons pas comprendre à tous ces gens, pour de bon, que, que ce soit en Angleterre ou en France, nous ne voulons pas d'eux, tant que ne sera pas mis en place un vrai plan de reconduite à la frontière ou au pays des " migrants " arrêtés, tant que les dits-migrants sauront qu'ici, ou en Angleterre, ils seront pris en charge et bien accueillis: ils continueront d'affluer.

C'est aussi simple que cela. Tout le reste n'est que pipi de chat. Voilà !

Folie passagère 2873.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.