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jeudi 5 novembre 2015

L’immigration d’aujourd’hui, ce sont les terroristes de demain !

Il s'en passe des choses au Sénat, ce genre de choses que l'on ne nous montre pas... De tels propos auraient été tenus à l'Assemblée, je gage que cela aurait fait le tour de tous les JT...

Quand un sénateur (non-inscrit), Jean-Louis Masson, dit, du haut de la tribune, ce qu'il pense de l'immigration... C'était à l'occasion d'un débat sur le droit de vote des étrangers le 13 octobre dernier. On sait depuis hier que le gouvernement a définitivement jeté  aux oubliettes cette promesse du candidat Hollande d'accorder le droit de vote aux étrangers non communautaires:


On sera d'accord, ou pas, avec ses propos mais ne dit-il pas tout haut ce que des tas de gens pensent tout bas, ce que des tas de gens commencent à oser dire ?
" On a l’impression qu’on ne peut pas avoir dans notre société ou cette assemblée, un avis sur l’immigration qui soit divergeant de ce que pensent les soi-disant bien-pensants. Je le dis très clairement : je suis hostile à l’immigration pour des raisons conjoncturelles et structurelles. Actuellement, une veuve d’agriculteur touche beaucoup moins que ce que touche un immigré qui n’a jamais travaillé pour la France. Par le passé, nous avons eu d’énormes vagues d’immigration : des Polonais, des Italiens, des Portugais. Et c’était des gens qui ne posaient pas de problèmes... Et il faut le dire. Et c’était également le cas de gens venus du Sud-Est asiatique. Et très souvent, leurs enfants étaient les premiers de la classe. Actuellement, avec des gens qui viennent d’autres endroits, ce ne sont ni les premiers de la classe… Par le passé l’immigration conduisait à l’assimilation. Aujourd’hui elle conduit au communautarisme. Il y a des quartiers où on ne va plus. Et ce sont les mêmes gens qui sont dans ces quartiers. Il n’est pas pensable qu’on ait des piscines où on sépare les hommes et les femmes, qu’on fasse des menus communautaristes dans les cantines scolaires. Tout à l’heure, on nous a dit que l’immigration avait conduit à des gens qui étaient de très bons Français, des Français remarquables. C’est vrai : Necker, Madame Curie, etc. C‘étaient des Français remarquables. Simplement, j’aurais aimé que la liste continue. Mohamed Merah, Amedy Coulibaly, ce sont les terroristes aujourd’hui ! L’immigration d’aujourd’hui, ce sont les terroristes de demain ! "
Je vous laisse imaginer les réactions de la bien pensance sénatoriale...

Folie passagère 2958.
Jean-Louis Masson au palais du Luxembourg, le 25 avril 2014.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 11 octobre 2015

Alain Juppé: Un homme en colère !


Marrant tout de même pour un gars qui ne perd pas une occasion de tacler ceux de son (supposé ) propre camp... Vous en pensez quoi de Juppé ? Vous en pensez quoi de ce billet qu'il a publié hier sur son blog ?
" Piquer une bonne colère est parfois salutaire. Et aujourd’hui les raisons d’être en colère ne manquent pas ! 
Contre l’abaissement du débat public, la course à la vulgarité, la recherche du bon mot, ou mieux encore du gros mot qui fera la une des médias … et en même temps nourrira la dérision quotidienne que ces mêmes médias entretiennent avec délectation au détriment des hommes politiques. 
Contre le nouveau « politiquement correct » que nous serinent à longueur de bavardages télévisés les chantres du déclinisme, les nostalgiques d’un prétendu « âge d’or », les Cassandre qui annoncent l’effondrement de la civilisation occidentale. 
Contre les partis qui jouent sur les peurs des Français et dessinent le visage d’une France ratatinée dans ses égoïsmes, frileuse devant le monde global, barricadée dans d’illusoires frontières nationales, prête à jeter aux orties l’union construite si patiemment avec nos voisins européens. 
Contre les falsificateurs qui diffusent le mensonge sur les réseaux sociaux et profitent d’un lâche anonymat pour attiser les haines. 
Contre la sottise qui inspire la caricature d’une France de race blanche et insulte du même coup les Français de Guadeloupe, les Français de Martinique, les Français de Guyane , la belle société multiraciale de la Réunion, je n’oublie pas les Polynésiens, les Calédoniens de toutes origines, nos compatriotes venus d’Asie, du Vietnam par exemple… pardon de ne pas citer tous les Français qui savent que la patrie française ne se définit pas par la couleur de la peau mais par le partage du bien commun que constituent les valeurs de la République, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, l’égalité entre les femmes et les hommes, le respect de la laïcité. 
Contre l’arrogance des bien-pensants qui se réclament bruyamment des racines chrétiennes de la France sans y être vraiment fidèles. Certes notre pays a des racines chrétiennes, ce qui ne veut pas dire qu’elles soient exclusives ! J’ai été élevé dans la religion catholique et j’y demeure attaché. C’est pourquoi j’ai retenu des Evangiles, des Pères de l’Eglise, de l’enseignement des papes que les valeurs chrétiennes, c’est l’amour du prochain, l’accueil de l’étranger, le respect de l’autre, l’attention porté au plus petit, au plus faible, au plus pauvre. 
Voilà, j’avais envie de vous dire tout cela. Naturellement, on se calme. J’ai une confiance inébranlable dans le bon sens des Français. Alors, ensemble, résistons aux vents mauvais. Faisons-nous confiance. "

Et si le bon sens des Français n'était pas celui auquel semble croire Juppé, il fait quoi " le meilleur d'entre nous " ?

Alain Juppé en colère, laissez-moi rire...

Folie passagère 2930.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 25 février 2013

Du vocabulaire comme arme de persuasion massive


Dans son bouquin La France Orange Mécanique, Laurent Obertone nous ressort une citation de Nietzsche: " Encore un siècle de journalisme et les mots pueront. " Ainsi, Obertone nous montre que sciemment les journalistes et les politocards, du moins ceux pour qui la bien-pensance et le politiquement correct sont les seuls Arts de Dire, c'est à dire la quasi totalité de ces deux espèces, usent d'un vocabulaire dont l'emploi permet de minimiser les faits, de diminuer l'impact d'une décision prise; en un mot de dédramatiser le fait ou la chose.

Ainsi, on dira d'une violence qu'elle est gratuite lorsqu'il n'y a pas de butin; d'un muzz qui égorge puis brûle sa fille parce qu'elle a couché sans son autorisation, les journaleux vous parleront de crime d'honneur !

Et bien en politique, c'est pareil. Lorsque l'on veut faire passer un projet de loi inutile ou une idée folle, on choisit son vocabulaire pour dédramatiser, pour faire passer la pilule, pour endormir éventuellement les oppositions. Pour culpabiliser les réfractaires ou, au contraire, pour désinhiber les timides. Du mariage homosexuel, on a fait un mariage pour tous, histoire de souligner sa qualité supposée progressiste, son humanité tout en limitant la possibilité d'offrir en pâture aux homophobes les gays, les trans et les bis. Ce n'est pas le mariage gay, c'est le mariage pour tous ! Yalla !

Un autre exemple m'a sauté aux yeux en lisant une interview* de Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris, à qui l'on demande ce qu'il pense des salles de shoot. Lisez, c'est de la bonne:

" L'appellation salle de shoot est choquante car elle renvoie à une dévalorisation des personnes, elle suggère un lieu de débordement alors qu'il s'agit d'une structure médico-sociale fermée, avec protocole, où ne peuvent entrer que des personnes toxicomanes avérées. Elles sont prises en charge avec des éléments d'information sur les toxicomanies et leurs problèmes connexes: surinfection, risques occurrents, etc... ainsi qu'une possible mise en contact avec des structures de sevrage, bien qu'il ne s'agisse pas du but premier. Il est essentiel de comprendre que cette structure n'aura pas vocation à régler la question globale de la toxicomanie en France. Elle ne concernera que les personnes en situation de grande précarité sociale, SDF ou habitants de squats, fortement engagés dans la toxicomanie, souvent en situation d'infection de VIH, ou de VHC. La salle de consommation que nous allons expérimenter à Paris sera une réponse au problème posé par les  injecteurs de rue, cette frange minime de la population qui se drogue quasi quotidiennement aussi bien dans les halls d'immeuble que sur la voie publique, au vu et au su de tout le monde. C'est une réponse humble à cette détresse profonde. "

Le lieu de débordement devient structure médicalisée. Il ne faut pas dévaloriser des personnes qui malheureusement n'en sont plus. Les junkies deviennent des toxico toxicomanes avérés.  La salle de shoot de consommation, c'est que pour des personnes en grande précarité; ces mêmes junkies qui se défoncent dans la rue deviennent des injecteurs de la rue (sic), une réponse humble etc... comment après avoir lu ainsi la chose en refuser le projet. Et puis, cachons la misère plutôt qu'elle nous fasse honte... Oui, un " cachons ce sein que je ne saurai voir " revisité façon XXIème siècle.

Oui, après avoir lu Le Guen, il faudrait être un parfait salaud pour refuser cette salle de consommation; n'est-il pas ?

Et bien cela tombe bien, je n'accepte pas ce genre de projet, je suis donc un salaud. Plus encore, je refuse que sous couvert d'un langage bien poli au politiquement correct l'on masque la réalité et que l'on se serve de ce même langage pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Une racaille est une racaille, un junkie est un junkie; appelons les choses ou les gens par ce qu'ils sont, ça évitera bien des malentendus.

Méfions-nous des mots qu'emploient les bien-pensants ou les politocards, à défaut de puer, ils nous enferment dans un schéma de pensée unique mortifère pour la liberté de... penser.

( *interview au Figaro Magazine du 21 février 2013 )

Folie passagère 1590.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 11 juillet 2012

Soyez -iste, soyez -phobe, mais fermez là !


Allez, encore un ! Robert Ménard est éjecté d' Itélé. Ménard, on apprécie ou pas, était depuis plus de deux ans un petit peu comme la caution " réac " de la chaine, un p'tit prince de la polémique. Avec lui, c'était comme avec Zemmour, la culture en moins, pas de politiquement correct, un franc-parler bien à lui. Mais bon, il faut croire qu'il n'est plus dans l'air du temps. 

" Je suis déçu et en colère. Il y a encore quelques semaines, la directrice générale d'I-Télé m'assurait que tout allait bien. Mais c'est vrai, l'air du temps est au conformisme et pas à l'impertinence. Que voulez-vous, le manque de courage, la peur de déplaire, les pressions, tout cela fait beaucoup pour certains. Je le regrette. J'ai aimé travaillé sur cette chaîne. Aujourd'hui sur I-télé, comme d'autres médias d'ailleurs, on assiste à une reprise en mains. C'est dommage pour le pluralisme de l'information. "

Il y a encore quelques semaines...

Personnellement, je ne l'appréciai pas plus que cela si ce n'est de l'entendre vitupérer contre la langue de bois, les idées toutes faites et la bien-pensance. Je crains néanmoins qu'il ait raison. " L'air du temps est au conformisme, pas à l'impertinence " ni à la remise en cause des idées reçues. On est entrain de nous aseptiser les discours, on nous les lisse, on nous les édulcore.  Le politiquement correct, le refus de la critique des gens en place, la bien-pensance, tout cela s'instaure et s'installe de plus en plus. Insidieusement, par le vocabulaire que l'on vous prie instamment d'utiliser - minorités visibles, diversité, technicienne de surface, travailleuse du sexe... - ou plus officiellement par l'éviction des esprits libres. Libres parce qu'osant appeler un chat, un chat, un con, un con.

Soyez -iste, soyez -phobe, libre à vous, pour l'instant, mais fermez-là, bouclez-là.

Ne pas contrarier, ne pas choquer, ne pas critiquer, ne pas provoquer, ne pas dire... si ce n'est façon Grand Journal, c'est à dire, de façon bien policée, bien à gauche, bien dans le sens du vent et de l'époque. Tout n'est plus qu'éléments de langage préalablement passés à la censure du sacro-saint politiquement correct et du progressisme de bon aloi. Ce mouvement nous enfume et nous brouille la vision concrète des choses. Le moule est quasiment prêt.

Ça fout la trouille tout de même, non ?

Folie passagère 1253.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.