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mardi 28 février 2017

Réserve parlementaire: quand y a du flouze, y a un loup !

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Je ne doute pas un instant que l'association Aide et Partage au Burkina fasse du bon travail en aidant les populations locales et, après tout, pourquoi le député PS d'Ardèche, Pascal Terrasse, n'aiderait-il pas cette association à hauteur de 1 500 euros. Comme je ne doute pas non plus de la mission humanitaire que s'est donnée l'Association Aide et Solidarité au Burkina Fasso qui a elle reçu 1 000 euros du député UDI de la Mayenne, Yannick Favennek. Curieusement, ces deux associations ont des lieux de domiciliation différents, l'une est à Bernée (53), l'autre à La Batie (26) et pourtant, quand on cherche sur internet, on s'aperçoit que l'on tombe toujours sur la même association dont la présidente est une certaine Marie-Pierre Bigot. Qu'a donc bien pu faire cette Bigot pour que deux députés fort éloignés géographiquement et politiquement la financent ? Nos deux députés sont-ils de vrais philanthropes ? Iront-ils, à nos frais ou aux leurs, sur place, vérifier de la bonne utilisation de ces 2 500 euros que vous et moi, sans le savoir, nous leur avons donné avec nos impôts ?

Qu'est-ce qui a donc pu motiver Cécile Duflot pour qu'elle finance, avec notre pognon de contribuable, à hauteur de 10 000 euros, l'Association de Culture Berbère du 20ème arrondissement de Paris, à hauteur de 10 000 euros la fédé des assoces de solidarité avec les immigrés, à hauteur de 7 000 euros pour, je cite, " l'Organisation du bilan de la mise en place des conseils citoyens de l'Association de la Coordination nationale des pas sans nous. " de Toulouse ( sic et ouf !).

N'est-il pas étrange que Sergio Coronado (EELV), député des Français de l'étranger finance à hauteur de 3 000 euros la 4ème compagnie des pompiers de Santiago du Chili ?

A quel titre le député LR de Mazières finance-t-il, toujours avec notre pognon, l'Académie Internationale des Arts et spectacles ? En quel honneur, moi qui suis opposé à l'euthanasie, devrais-je permettre à Jean Glavany, député PS, de financer à hauteur de 5 000 euros l'Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité de l'affreux Roméro ? Pourquoi devrais-je me sentir solidaire des anciens travailleurs de chez Renault moi qui n'ai jamais eu de Renault mais qui participe, comme vous, à hauteur de 5 000 euros, via le député LR, Thierry Solère, à leur association d'Anciens ?

Voilà quelques exemples de ce que devient ce qu'on appelle la réserve parlementaire. Chaque député de base dispose de 130 000 euros (Bartolone, patron de l'Assemblé dispose lui de 520 000 euros dont 230 000 iront à la fondation jean Jaurès et 80 000 à l'Institut François Mitterrand) et tout ce beau monde fait absolument ce qu'il veut de ce pognon: 82 millions d'euros distribués sans qu'aucune règle d'attribution n'ait été édictée ! 82 millions sur les 90 millions prévus dans la loi de finance 2016.

Et tout le monde touche, des associations en tous genres, un vrai inventaire à la Prévert, de l'association des anciens combattants de Plougastel à la Boule Lyonnaise en passant par celle de l'Apprentissage de l'Art du tissage Africain, des associations de travailleurs, religieuses, communautaristes, d'autres à but politique évident, etc... C'est Pognon Pour Tous !

Vous me direz, certains députés, de droite comme de gauche, sont plus " carrés " et ne donnent qu'à des communes en manque de moyens (investissement collectivités, 48% des 82 millions), qui pour la rénovation d'une école, qui pour celle d'une chapelle, d'un trottoir, d'une courre d'école, etc... c'est vrai et c'est encore heureux. Au moins là, on peut voir de manière concrète ce que devient l'argent mais pour la majorité de ces "dons" (au moins pour la cinquantaine de pages que j'ai consulté, sur 166), il est totalement impossible pour une quelconque institution de vérification ou pour les généreux donateurs de vérifier la bonne utilisation des sommes allouées. 

Impossible donc de vérifier ce que devient l'argent mais la distribution de celui-ci étant laissée à la seule discrétion du député, on ne peut s'empêcher de penser que l'altruisme de nos députés ne soit teinté de clientélisme et d'électoralisme quand ce ne sont pas des " dons idéologiques ". C'est ainsi que l'on peut constater que les députés LR financent plus facilement des associations de parachutistes ou d'anciens combattants quand à gauche, on aura tendance à financer associations d'aides aux travailleurs, aux quartiers, aux immigrés, etc... Maillage territorial indispensable pour exister en politique...

82 millions tout de même ! 82 millions d'argent public (donc fourni par le contribuable) dépensés sans qu'il y ait obligation de fournir d'une part le moindre justificatif ou processus décisionnel et d'autre part sans qu'aucun contrôle, a posteriori, ne soit effectué; vu le nombre de chèques distribués, on serait d'ailleurs dans l'impossibilité technique et matérielle de vérifier. 

On est, avec cette réserve parlementaire, dans la quasi même situation qu'avec l'enveloppe dont disposent les parlementaires pour rémunérer leurs assistants: le flou le plus total. Et comme le disait si bien la vieille Lilloise: " Quand y a du flou(ze), y a un loup ".

Doit-on supprimer la réserve parlementaire ? Pas forcément si elle était entièrement consacrée à des projets d'investissements des collectivités, seules dépenses qui peuvent être véritablement contrôlées. Pour le reste, basta !

Vous savez quoi...  Pour les sénateurs, c'est  153 046 euros par tête de pipe et 3 millions pour le président Larcher et ses vice-présidents; le tout pour un montant global de 52 millions dont 81,5% ont été consacrés au financement d'investissements des collectivités et 18% au financement d'association.

Folie passagère 3466
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr


Et n'oubliez pas d'apporter votre contribution... Cinq ans d'Hollande, ça se fête ! Les premières publications à partir de demain!

jeudi 5 novembre 2015

L’immigration d’aujourd’hui, ce sont les terroristes de demain !

Il s'en passe des choses au Sénat, ce genre de choses que l'on ne nous montre pas... De tels propos auraient été tenus à l'Assemblée, je gage que cela aurait fait le tour de tous les JT...

Quand un sénateur (non-inscrit), Jean-Louis Masson, dit, du haut de la tribune, ce qu'il pense de l'immigration... C'était à l'occasion d'un débat sur le droit de vote des étrangers le 13 octobre dernier. On sait depuis hier que le gouvernement a définitivement jeté  aux oubliettes cette promesse du candidat Hollande d'accorder le droit de vote aux étrangers non communautaires:


On sera d'accord, ou pas, avec ses propos mais ne dit-il pas tout haut ce que des tas de gens pensent tout bas, ce que des tas de gens commencent à oser dire ?
" On a l’impression qu’on ne peut pas avoir dans notre société ou cette assemblée, un avis sur l’immigration qui soit divergeant de ce que pensent les soi-disant bien-pensants. Je le dis très clairement : je suis hostile à l’immigration pour des raisons conjoncturelles et structurelles. Actuellement, une veuve d’agriculteur touche beaucoup moins que ce que touche un immigré qui n’a jamais travaillé pour la France. Par le passé, nous avons eu d’énormes vagues d’immigration : des Polonais, des Italiens, des Portugais. Et c’était des gens qui ne posaient pas de problèmes... Et il faut le dire. Et c’était également le cas de gens venus du Sud-Est asiatique. Et très souvent, leurs enfants étaient les premiers de la classe. Actuellement, avec des gens qui viennent d’autres endroits, ce ne sont ni les premiers de la classe… Par le passé l’immigration conduisait à l’assimilation. Aujourd’hui elle conduit au communautarisme. Il y a des quartiers où on ne va plus. Et ce sont les mêmes gens qui sont dans ces quartiers. Il n’est pas pensable qu’on ait des piscines où on sépare les hommes et les femmes, qu’on fasse des menus communautaristes dans les cantines scolaires. Tout à l’heure, on nous a dit que l’immigration avait conduit à des gens qui étaient de très bons Français, des Français remarquables. C’est vrai : Necker, Madame Curie, etc. C‘étaient des Français remarquables. Simplement, j’aurais aimé que la liste continue. Mohamed Merah, Amedy Coulibaly, ce sont les terroristes aujourd’hui ! L’immigration d’aujourd’hui, ce sont les terroristes de demain ! "
Je vous laisse imaginer les réactions de la bien pensance sénatoriale...

Folie passagère 2958.
Jean-Louis Masson au palais du Luxembourg, le 25 avril 2014.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 3 juillet 2014

Le Sénat à l'épreuve du Mondial !


Il y a quelques jours, des parents d'élèves et des professeurs s'étaient adressés à ce qui nous sert de ministre de l 'Education Nationale pour demander que les épreuves du brevet des collèges soient décalées de deux heures afin que les collégiens puissent regarder le match de foot qui était diffusé, la veille, à 22 heures. Tollé et niet ministériel. Encore heureux !

Aujourd'hui, ce sont les sénateurs, emmenés par le président du groupe socialiste, qui demandent au président du Sénat, Jean-Pierre Bel, d'abréger la séance de demain car l'équipe de France joue à 18 heures. Les sénateurs passionnés à ce point par le foot ? Je veux bien mais tout de même, merde, quand même ! Voilà des gens payés grassement (au forfait) avec nos sous et qui voudraient sécher une ou deux heures de séance pour voir des garçons courir après un ballon ! Mais de qui se moque-t-on ?

Sauf à considérer que cette demande ne soit que purement démagogique: montrer qu'ils sont, eux les ultra-privilégiés de la République, ventripotents dans les palais nationaux, comme les Français, avec les Bleus.

Jean-Pierre Bel leur accordera-t-ils cette pause ? A suivre ...

Qu'ils commencent déjà par faire preuve tout au long de la saison parlementaire d'assiduité !

Folie passagère 2358.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 6 novembre 2013

Chère Najat, chère Karine, chère Marisol...

Chère Najat, chère Karine,

Vous êtes extraordinaires toutes les deux et je n'ai pu résister à l'envie de vous écrire une petite bafouille, là, vite fait, ce soir, je la posterai dès demain matin en souhaitant qu'elle vous chauffe le cœur lorsque, ensemble, mais à distance, chacun de notre côté, nous boirons le café qui réveille.


Chère Najat,

Tout d'abord, je tenais à te dire que je t'avais admiré lorsque dimanche dernier, sur BFM, tu nous a parlé. Ta parole, c'est comme du petit lait, on le boit et pour un peu on en redemanderait. Quand tu parle, c'est beau. On sent que ton discours a été soigneusement préparé, que tu crois à ce que tu dis et que ta parole est vérité, forcément, tu es ministre, on a envie de te croire. Alors, tu vois, quand tu as évoqué la réforme des retraites, que tu nous a dit que c'était une bonne réforme, faite de consensus, de dialogue et de justice, j'y ai cru.  Tu avais raison, d'ailleurs, cette réforme tout le monde l'a bien vécu, peu de manifestations, un succès pour la nouvelle équipe à laquelle tu appartiens. Oui, vraiment de la belle ouvrage. Dommage que je sois allergique au petit lait.


Chère Karine,

Toi aussi tu m'as épaté. D'abord, parce que je garde un excellent souvenir de cette interview que tu avais donné au journal La Provence, interview dans laquelle tu déclarais: " Effectivement, je suis l'un des députés les plus visibles. J'ai le sentiment surtout d'être extraordinairement influente dans l'équilibre croissance - austérité. Ma voix a fortement porté et le Président de la République l'a entendue. De même pour la loi bancaire. J'avoue que cette capacité à faire bouger les lignes dès la première année de mon élection a sans doute surpris... C'est aussi le fruit de ma motivation, de mon ambition et de mon énergie." On sentait dans tes propos d'alors toute la modestie et l'humilité qui siéent à une future femme d'Etat. Pour en revenir à ton émission avec Calvi, oui, j'ai trouvé que ton discours sur cette même réforme des retraites sonnait juste. Malgré l'odieux Delapierre du Front de gauche qui n'arrêtait pas de te critiquer, tu as gardé la tête froide et tu nous a dit, je cite de mémoire, que cette réforme était grande et belle, le fruit d'une large concertation et que cela changeait de celle qu'avait menée Sarkozy et Fillon. Cette réforme exprimait selon toi la solidarité, le partage et la justice avec les générations futures. Ça, c'est vachement gentil de penser aux générations futures, j'ai apprécié. On sentait que c'était tes tripes qui parlaient; les miennes vibraient, enfin, on allait prendre la mesure de la catastrophe qui s 'annonçait si tu n'avais pas fait, avec tes amis,  cette réforme. Tu as été égale à toi-même, c'est à dire convaincante et pédante. Et puis, ce volet pénibilité et ce non report de l'age de départ à la retraite couplé avec un allongement de la durée de cotisation, chapeau, fallait oser, tu as osé.

Alors, toutes les deux, je tenais à vous faire part de ma haute considération et de tout mon soutien. Parce que quand j'ai appris que le Sénat, aujourd'hui, par 346 voix contre 0, avait rejeté tout en bloc votre juste et belle réforme des retraites, je me suis dit que vous étiez vraiment des incomprises, même chez vos amis. Balayez votre amertume,  moi, je vous ai compris, vous êtes en fait archi-nulles mais vous ne le saviez pas encore. Pas dimanche pour toi Najat, ni toi Karine, Lundi. Aujourd'hui, vous savez.

Alors bisous, les filles, sachez que votre charisme, votre incapacité à être comprises de vos collègues sénateurs autant que votre nullité m'ont conquis et ça, ça n'a pas de prix.



Chère Marisol,

Toi, c'est pas pareil, t'es quand même une belle garce; excuse cette franchise, il n'y aura que toi et moi pour lire cette bafouille, mais avoue quand même que ce que tu as balancé sur twitter ce soir, ce n'était vraiment pas sympa pour Karine et Najat. Surtout Najat qui est ta collègue au gouvernement Elles se défoncent la couenne pour nous vendre le bout de gras et toi, ministresse, tout comme Najat, tu les casse en approuvant et en félicitant, en 140 caractères, le Sénat; je te cite: "Sans surprise, les sénateurs socialistes ont voté contre un texte dans lequel il ne restait rien : ni justice, ni financement. Merci à eux !". Faudra que tu m'explique ! Tes copines, elles me disent deux soirs de suite que cette réforme est juste et que son financement est assuré et toi, tu dis le contraire. C'est qui ka raison alors ? Encore une fois, on est perdu. Et ça, c'est encore moins sympa pour ton boss qui ne cesse de nous dire que le cap est tenu, que la solidarité gouvernementale est solide et que la justice est au cœur de son projet. Au fait Marisol, ta réforme, comment vas-tu la vendre maintenant aux députés ?

Tiens, pour la peine, je ne te fais même pas la bise, parce qu'en plus t'es moche dans ton cœur.

Folie passagère 1981.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 12 juin 2013

Droit de vote des étrangers: Esther Benbassa à la manoeuvre


Où l'on reparle d'Esther Benbassa, la sénatrice écolo aux trois passeports... Avec son collègue Serge Coronado et le soutien du gouvernement, elle organisera le 24 juin, dans les locaux du Sénat, une cérémonie d'octroi symbolique du droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers non communautaires aux élections locales. Il parait que cette " cérémonie " a pour but de mettre la pression sur Pépère afin que celui-ci ne renonce pas à sa promesse de campagne. Qu'il se rassure, pépère, mais voilà une promesse qu'il pourrait renier sans que cela ne me perturbe le moins du monde... 

Ceci dit, Pépère, sur le sujet, n'est pas fou: rien aujourd'hui ne laisse supposer qu'il aurait, en congrès, la majorité des 3/5ème nécessaire pour brader à nouveau notre constitution.

Cette mascarade n'est pas sans me rappeler celle qu'organisa Noël Mamère en sa mairie de Bègles mariant 2 homosexuels de façon officielle, puisque ceint de son écharpe tricolore, mais symboliquement, puisque rien ne rendait légale cette union. Il fut même suspendu, me semble-t-il, de sa fonction de maire pendant quelques mois par les autorités de la République. Peu importe, par abus de langage, il pouvait être écrit: Le premier mariage gay a été célébré en France. La marche du " progrès " était enclenchée.

Mais revenons à la dernière initiative de Benbassa... qui question manipulation de l'opinion est loin d'être une quiche.

Ou comment avec du symbolique, amener progressivement les choses; comment, en organisant sous les ors de la République et avec la bénédiction du gouvernement, un truc bidon pour faire croire à la population et aux éventuels opposants limités du bulbe que la chose est normale, allant de soi... acquise en somme. Bien joué... 

Plus rusée encore de la part de Benbassa et d'une certaine presse acquise à sa cause (ou qui se contente de recopier bêtement une dépêche AFP)  est la façon avec laquelle on présente la chose. Ainsi dans Libé ou sur le Lab D'Europe 1, on peut lire une même phrase: " [Benbassa et Coronado], Auteurs d’une lettre ouverte en décembre 2012 au président Hollande sur ce sujet, rappellent que ce droit adopté en 2000 à l’Assemblée nationale a été voté par le Sénat le 8 décembre 2011. "

Adopté en 2000 par l'Assemblée Nationale et votée par le Sénat en décembre 2011. Autrement dit, bande de nazes xénophobes, puisqu'il en est ainsi, pourquoi refuser ce qui a été voté ? Vous suivez ... Le lambda moyen lisant cela pensera donc que puisque la chose est "entérinée" par les deux chambres, séparément, y a plus qu'à conclure ! 

Et bien non, il suffit de fouiller un peu, cela prend à peine 5 minutes, pour s'apercevoir que rien n'a été ni voté ni adopté. En 2000, c'est une proposition de loi qui a été adoptée par l'Assemblée et non une loi, proposition de loi qui n'a jamais été soumise au Sénat, donc ni votée, ni adoptée par les deux chambres: Poubelle!

En 2011, le 8 décembre pour être précis, le Sénat, tout juste passé au rose,  se contente d'adopter avec une courte majorité de 6 voix ce qui n'est rien d'autre, là aussi, qu'une proposition de loi.

En résumé, au jour d'aujourd'hui, rien, absolument rien, ne  permet de dire, si ce n'est abuser son monde, que: ce droit a été adopté en 2000 à l’Assemblée nationale et a été voté par le Sénat le 8 décembre 2011." Projet et/ou proposition de loi n'ont jamais eu, enfin pas encore, force de loi.

Méfions-nous donc des manipulations. Ce n'est pas au singe que l'on apprend à faire la grimace me direz-vous... Et bien si, trop souvent.

( crédit photo du haut: ici )

Folie passagère 1753.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 16 avril 2013

La trahison du Sénat

Le billet de Marianne...




« Le Sénat est une institution de la Vème République et forme, avec l'Assemblée nationale une des Chambres du Parlement français. A ce titre, il vote la loi, contrôle l'action du gouvernement et évalue les politiques publiques. »

C'est du moins ce qu'en dit Wikipedia, mais la vérité oblige à dire que, grâce à son mode d'élection au suffrage indirect très peu démocratique, le Sénat qui est très peu représentatif de la population française, offre surtout un refuge de luxe aux députés recalés par le suffrage universel, ainsi qu'une fin de carrière extrêmement lucrative à de vieux députés après parfois jusqu'à sept ou huit mandats législatifs*.

Quoiqu'il en soit, à chaque élection présidentielle, on nous fait miroiter une réforme du Sénat à cause des vices rédhibitoires mentionnés ci-dessus.

A titre d'exemple, De Gaulle avait déjà proposé une réforme du Sénat dans son référendum perdu de 1969, et Ségolène Royal avait promis que le Sénat serait réformé et démocratisé ajoutant même que cela ne l'aurait pas gênée de le supprimer.

Or voilà que le Sénat, déjà si peu démocratique, vient de procéder à un véritable coup de force contre le peuple, ce vendredi 12 avril 2013, en votant à main levée sur l'ensemble du texte modifiant le droit du mariage.

La procédure de vote à main levée qui ne permet pas de savoir qui a voté quoi, est courante pour le vote des amendements à un texte au fil de son examen mais n'est, en principe, jamais appliquée pour le final de l'ensemble d'un texte.

Ainsi que l'écrit l'ancien sénateur Bernard Seillier dans une tribune du Figaro de ce lundi 15 avril :

« La loi modifiant le mariage dans le Code civil appelait à l'évidence un vote par scrutin public, compte tenu de son importance. »

La garde des Sceaux, elle même, n'avait-elle pas reconnu que ce texte amènerait un « changement de civilisation » ?

Chaque parlementaire était donc tenu d'assumer son vote devant les électeurs et devant l'Histoire.

Le sénateur Seillier nous explique que le vote public aurait pu être facilement décidé pour peu que soit la Garde des Sceaux, ou le président du Sénat, ou un président de groupe, ou trente sénateurs présents l'aient demandé.

« Or le 12 avril, aucun de ceux-là qui avaient la capacité effective de soumettre le texte à un scrutin public ne l'a demandé, alors que tout le monde en France l'attendait pour savoir comment chacun avait voté....

Il est évident qu'une entente préalable entre toutes ces personnes était intervenue pour qu'il n'y ait pas de scrutin public susceptible de révéler le véritable vote de chacun et vraisemblablement l'absence de majorité pour adopter le texte...

C'est une véritable ignominie, qui assujettit toujours plus nos institutions à la politique de la dissimulation, du mensonge et de la magouille. C'est l'insoutenable hypocrisie des détenteurs du pouvoir politique qui est flagrante.

Quelle peur a saisi le gouvernement, le président du Sénat, tous les présidents de groupe (socialiste, UMP, Union des démocrates et indépendants-UC, communiste, républicain et citoyen ; rassemblement démocratique et social européen, écologiste) pour empêcher chacun d'entre eux de demander un scrutin public sur le texte » ?

Et le sénateur Seillier de conclure :

« La décadence de la vie parlementaire accélère celle de nos institutions. Peut-il y avoir encore demain un fondement à l'autorité politique ? Comment justifier encore l'obéissance des citoyens ? L'affaire est à suivre. L'accélération de l'histoire est saisissante. »


" La trahison du Sénat " par Marianne Arnaud.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 15 avril 2013

François Hollande sera-t-il le fossoyeur de la Vème République ?


France - le 26 février 2013 - Le CESE après avoir pris ses ordres du gouvernement Ayrault jette à la poubelle une pétition rassemblant 700 000 signatures contre le projet de loi Taubira.

France - 24 mars 2013, Paris - La police de Manuel Valls utilise des gaz lacrymogènes et des coups de matraque contre des familles.  Cette même police qui fera tout ce qui est en son pouvoir pour éviter que l'on sache véritablement le nombre de manifestants à avoir défilé ce jour-là.

France - 1er avril 2013 - Parce qu'il porte un sweat-shirt au logo de La Manif Pour Tous, un père de famille se promenant avec femme et enfants dans les jardins du Luxembourg est emmené au poste de police et verbalisé. Il n'en ressortira qu'à la condition de ne pas porter le vêtement qui trouble l'ordre public.

France - 15 avril 2013 - 70 personnes en garde à vue à Paris pour avoir manifesté pacifiquement contre le mariage pour tous. Prises d'empreintes, fichage, relevés d'ADN, comme pour des voyous, comme aux temps d'avant où l'on muselait par l'intimidation les opposants; voilà comment la république socialiste de hollande considère ceux qui ne sont pas d'accord avec lui.

France - 12 avril 2013 -  Les sénateurs, toutes tendances confondues, en votant à main levée l'adoption du projet de loi réalisent un des plus beau déni de démocratie de ces dernières années. Ce faisant, les sénateurs cachent aux électeurs qu'ils sont censés représenter ce pour quoi ils ont voté.

Alors que le texte arrive en deuxième lecture à l'assemblée nationale après avoir été adopté vitement et à main levée au Sénat, le gouvernement n'exclue pas sur certains articles du texte de légiférer par ordonnances. Voilà la république socialiste de François hollande.

Alors que les manifestations se multiplient sur tout le territoire, alors que tous les sondages sur le sujet montrent l'inversion de tendance avec plus de 55% des Français opposés aujourd'hui au mariage et à l'adoption pour les couples homosexuels, à la PMA et à la GPA, le pouvoir en place ne tient aucun compte de cette opposition, pire il l'ignore, elle n'existe pas, elle est réprimée. Voila la république socialiste de François hollande.

En ignorant sciemment cette opposition et en la réprimant, le gouvernement provoque ce que tout gouvernement soucieux du bien public se doit d'éviter: diviser le pays comme jamais il ne l'a été sous la Vème république et entraîner, à dessein, un mouvement pacifique à plus de radicalisation. Voila la conception du débat selon François hollande.

En accélérant le processus législatif, le gouvernement souhaite tuer le débat, tuer la contestation, tuer le mouvement d'opposition et empêcher que ne se tiennent d'autres manifestations d'envergure telle que celle prévue le 26 mai. De facto, le gouvernement met un frein à l'un des principes fondamentaux de  notre pays: la liberté d'expression. Voilà sous quel régime nous vivons aujourd'hui.

Aujourd'hui, le président de la commission des lois à l'Assemblée, Jean-Jacques Urvoas ( PS ), annonce, face caméra, que peu importe le nombre d'amendements déposés par l'opposition parlementaire en deuxième lecture, on en débattra pour la forme,  mais au finale, on " fera un conforme ". Voilà la conception du débat des socialistes.

Le même Urvoas annonce que ce projet de loi a été débattu sereinement et abondamment en première lecture puis au sénat, il est donc temps d'abréger. Peut-on considérer, que sur un sujet qui "engage un changement de civilisation " ( dixit Taubira ), il y a débats alors que l'on connait à l'avance le résultat des dits-débats, de par la composition politique de l'assemblée et dès lors que deux ministres ( Taubira et Bertinotti ) ont annoncé avec autorité à qui voulait l'entendre: la loi sera votée et les premiers mariages auront lieu dès l'été prochain. Non, il n'y a pas eu de débats véritables; sur un tel sujet, le seul débat valable et démocratique eut été celui qui trouve sa conclusion par un referendum populaire. Mais l'avenir de notre " civilisation " ne peut prétendre, en Socialie, à un referendum. Voila dans quelle démocratie nous vivons.

Alors même si l'issue du processus législatif ne fait aucun doute à l'Assemblée, tout n'est pas encore joué et il faudra attendre les conclusions définitives du Conseil Constitutionnel avant de mettre un terme à cette opposition; opposition qui, lasse de n'avoir pas été entendue, ne pourra, d'ici là que se radicaliser, peut-être jusqu'à l'excès. Hollande en sera le seul et unique responsable.

En moins d'un an, hollande aura réussi ce que même Sarkozy n'avait pas réussi à faire: diviser comme jamais les Français; il aura, les exemples sont d'ores et déjà nombreux pour étayer cette thèse, à de nombreuses occasions été le vecteur ou le complice de plusieurs dénis de démocratie. N'attendons pas qu'il devienne le fossoyeur de la Vème république.

Et continuons plus que jamais, sans relâche, à manifester contre ce projet de loi et contre le déni de démocratie que s'apprête à commettre, avec la bienveillance d'hollande et du gouvernement, nos parlementaires.

Folie passagère 1667.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 12 avril 2013

François Hollande veut du sang, il n'a qu'à demander !

 

" Il y a en chacun d'entre nous une émotion profonde qui emplit l'hémicycle lui-même et nous ressentons le climat qui nous enveloppe en ce moment. Vous avez renforcé le pacte républicain, nous reconnaissons simplement la pleine citoyenneté des couples homosexuels. " a déclaré ce qui nous sert de ministre de la Justice après que son projet de loi eut été adopté ce matin par le Sénat.
 
Et bien elle se goure la greluche guyanaise ! Le pacte républicain n'est absolument pas renforcé. Jamais sur un sujet de société, la population française n'a été aussi divisée. Jamais depuis que la Vème existe un gouvernement n'a snobé avec autant de mépris les millions de personnes, qui par 3 fois, sont descendus dans la rue pour dire non à ce projet. Jamais, sur un sujet aussi important, nous avons vu un Sénat, à moitié vide, voter presque en catimini et à main levée une loi. Jamais, alors que le pays souffre de tous les maux, un gouvernement n'avait osé bousculer à ce point un calendrier parlementaire en avançant de près d'un mois la deuxième lecture du texte à l'Assemblée cherchant ici, sans aucun doute, à occulter le scandale Cahuzac.

Oui, je suis colère car si je conçois volontiers que l'on puisse vouloir faire évoluer la société, la manière avec laquelle le gouvernement et l'actuelle majorité ont mené, depuis le début, cette histoire de mariage zinzin est révoltante.

J'entends ça et là des gens dire qu'ils craignent une certaine radicalisation d'une partie de la société et du mouvement d'opposition au projet de loi Taubira; mais comment pourrait-il en être autrement !

Le gouvernement et sa majorité parlementaire auront tout fait, depuis 10 mois, et pas seulement à propos du mariage zinzin, pour provoquer non seulement l'opposition mais aussi une partie de ses " amis ".

En refusant catégoriquement d'écouter l'opposition, opposition que l'on ne doit pas comprendre comme uniquement " de droite ", le gouvernement socialiste d'hollande a pris un risque énorme: celui de rompre justement le dit-pacte républicain. Au moins sur ce point pourra-t-il se vanter d'avoir réussi !

François Fillon disait récemment que le gouvernement ne devait pas prendre le risque d'une nouvelle manifestation d'opposition au projet; il n'a pas été entendu. Nous n'avons pas été entendu. Le peuple n'a pas été entendu.

Le gouvernement a pris ses responsabilités. Il sera donc comptable et responsable de la contestation violente qui pourrait venir.

Parce que rien n'est encore figé, le 26 mai, nous serons à nouveau à Paris, encore plus nombreux.

" Hollande veut du sang, il n'a qu'à demander "...

Folie passagère 1663.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.