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mercredi 6 avril 2016

Ce type est vraiment une buse !

Qui a déclaré ce matin à un journal allemand: " Mais ce n’est pas en enlevant la nationalité que l’on peut combattre le terrorisme " ?

En juillet 2015, 6 mois après les attentats chez Charlie et à l'hyper kasher, c'est le même qui déclarait: " La déchéance de nationalité, ou l’indignité nationale, vous savez toutes ces choses de droite qui sont de l’ordre du symbolique et qui n’apportent rien à la lutte contre le terrorisme. " 

Et puis, il y a eu le 13 novembre et ses 130 morts, alors, le même, se posant en rassembleur de la Nation au congrès de Versailles, a voulu inscrire la déchéance de nationalité dans la constitution. 

Et voilà qu'après avoir empoisonné le débat public pendant plus de 4 mois avec son projet de réforme constitutionnelle comportant le volet " déchéance ", projet ayant entre autre chose fait exploser un peu plus sa majorité et entraîné la démission de Mam' Taubira ( seul point positif du bordel ambiant d'alors ), ce qui nous sert de Président reconnaître à nouveau que la déchéance de nationalité,... ça ne sert à rien ! 

Ce type est vraiment une buse !

Folie passagère 3128.
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jeudi 31 mars 2016

Déchéance présidentielle. La mort rôde à l'Elysée...


Lu et entendu sur le site d'Europe 1, inhabituel,  une chronique plutôt ravageuse, mais...:


" Dans les couloirs du Palais, on murmure que le président de la République est fini. Pourtant la candidature de François Hollande en 2017 n'a jamais été aussi sûre.

La déchéance de nationalité enterrée par le président de la République marque la fin d'un feuilleton de quatre mois. Face à cet échec, le doute et le découragement gagnent l'Elysée.

Échec. "On est mort de chez mort", confie-t-on dans les couloirs de l'Elysée. "C’est l’échec du président", entend-on encore. Ce qui est inédit, ce n’est pas l’abattement qui gagne le premier cercle mais c’est le fait qu’il soit exprimé, détaillé, démontré. L'abandon de la déchéance est vécu à l’Elysée comme le coup de grâce d’un chemin de croix de quatre mois. Révision constitutionnelle enterrée, remaniement mal orchestré, loi El Khomri mal maîtrisée. Trois échecs, et un seul responsable : François Hollande. 

Fin de règne. Le président est protégé par les institutions, mais peut-il encore tenir, continuer à gouverner et réformer ? Il semble que pour la réforme, ce soit terminé. Il ne lui reste qu'à tenir, dernière qualité qu’il peut essayer de démontrer aux yeux des Français, dans l'attente de résultats économiques qui éclaireraient positivement son bilan.

Déroute de la gauche. Paradoxalement, la candidature de François Hollande en 2017 n’a jamais été aussi probable, pour ne pas dire certaine. Pourquoi ? Parce que ses concurrents, Martine Aubry, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, les frondeurs tous ont une certitude : la gauche sera défaite en 2017. Selon un sondage du Cevipof paru jeudi dans Le Monde, l'ensemble de la gauche ne pourrait cumuler au premier tour que 33% des voix au maximum. Un score désastreux. Certes, un sondage est la photographie d'un instant T, mais là c’est la photo d’une déroute annoncée.

Résurrection. Cette déroute, personne n’a vraiment envie de l’affronter parmi ses concurrents, car tous se disent que c’est à François Hollande de payer l’addition. Qu’il y aille ! Viendra ensuite le temps de la reconstruction et des ambitions. Mais tous ces croque-morts pressés de l’enterrer oublient une chose : c’est Pâques en ce moment, le temps de la résurrection. François Hollande a ressuscité au moins dix fois depuis ses débuts en politique : monsieur 3%, président en scooter en une d’un tabloïd, président insulté par Leonarda, etc. En politique on n'est jamais mort, et surtout pas François Hollande. "

Hollande est un véritable boulet et aura mis à mal le pays comme rarement; on aimerait pouvoir se réjouir de cette déchéance présidentielle mais méfiance, en effet, en politique...

( à lire en complément, " La presse flingue François Hollande " )

Folie passagère 3119.
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mercredi 30 mars 2016

La déchéance, " C'est de la merde ! "

La déchéance, " c'est de la merde ! ":


La preuve ? : France 2 ouvre son journal de treize heure sur la disparition de Jean-Pïerre Coffe et lui consacre près de 10 minutes. Pour un Président qui, acculé par sa majorité explosée et une droite sénatoriale qui, pour une fois, a fait son boulot, renonce à toute réforme constitutionnelle, ce sera tout juste 2 minutes !

R.I.P, Jean-Pierre Coffe !

Folie passagère 3118.
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mercredi 3 février 2016

Déchéance de nationalité: la classe politique se vautre dans un débat absurde


La déchéance de nationalité... J'étais pour comme l'écrasante majorité des Français, je le suis toujours et pour toute personne ayant porté atteinte à la Nation et ayant montré, par ses actes, qu'il n'aime pas la France. N'étant pas tout à fait débile, je sais bien que cette déchéance et la modification, paraît-il nécessaire, de la Constitution ne sont pas simples à mettre en oeuvre et que cette déchéance pose quelques problèmes difficiles à résoudre: apatridie, relégation, etc... Néanmoins j'approuve l'idée comme je suis pour la suppression de la bi-nationalité ( a fortiori, de la triple, coucou, Esther... ).

Je suis pour, donc, mais tout de même, n'y a-t-il pas quelque chose de proprement scandaleux et de ridicule de voir ainsi la classe politique perdre son temps et son énergie là-dessus ? Qui plus est pour un truc qui serait déjà prévu dans les textes ? Président a jeté, sans visiblement trop réfléchir, comme à son habitude, un pavé dans la marre en proposant ce truc-là et voilà la gauche se jeter sur ce symbole et se déchirer comme jamais. Un coup, j'en veux, un coup, j'en veux pas, un autre coup, j'en veux mais en changeant le texte puis en le réécrivant, si possible en y rajoutant, va comprendre, l'acquisition du droit de vote pour les étrangers, sans compter ceux qui n'en veulent pas du tout. Et la droite dire oui, puis non, puis peut-être, puis allons-y mais sur le texte initial que la grande majorité des Français n'a même pas lu...  Bref, nous voilà avec une idée que toute la classe politique a applaudi le jour de son annonce à Versailles et qui, quelques jours après, sème la zizanie dans le landerneau politique...

Comme si il n'y avait rien de plus important et d'autres priorités ! La droite votera-t-elle ? J'espère que non, finalement, ce serait faire un cadeau inutile à Président. La gauche votera-t-elle ? Les jours passent et rien ne semble moins sûr... Pataquès et gros flop en prévision !

Mais le temps passe, le quinquennat se poursuit, la dette augmente, les déficits se creusent, les PME, les TPE et les artisans galèrent toujours, la courbe du chômage ne s'inverse pas, la précarité continue de faire des ravages, les migrants continuent de migrer et Schengen n'est toujours pas réformé, les communautarismes s'accroissent, le terrorisme continue à terroriser, les taxis, les VTC, les agriculteurs, les pêcheurs, les aiguilleurs du ciel, etc... mettent chacun leur tour le bronx dans le pays, chacun partant du principe qu'il s'agit d'emmerder les autres et le pays tout entier pour obtenir gain de cause, subventions et aides diverses. La situation est toujours aussi pourrie à Notre-Dame-des-Landes et elle continuera de pourrir au moins jusqu'à l'après-présidentielle...

Vous l'aurez compris, rien ne bouge, rien ne s'améliore, la France continue de sombrer pendant que la classe politique se vautre dans un débat dont 99,99 % des Français savent qu'ils ne seront jamais déchus de leur nationalité ! Absurde ! Totalement absurde !

Il serait peut-être temps de siffler la fin de la récré.

Folie passagère 3053.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 28 décembre 2015

De la déchéance de nationalité aux funérailles du parti socialiste.

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Revenons un peu sur cette déchéance de nationalité si vous le voulez bien. Parce que au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, si j'en ai parlé, je n'ai pas dit ce que je pensais.

A vrai dire, je pense que c'est une bonne chose: Je ne vois pas pourquoi une personne bi-nationale qui par ses actes aura nui à la France devrait garder la nationalité française. Sa nationalité, on l'aime ou on la quitte, de gré ou de force. Dès lors que par des actes terroristes on démontre vouloir nuire au pays et à ses habitants, on doit être automatiquement, une fois les peines exécutées, déchu et expulsé. Point barre. On sait bien que cette mesure est plus symbolique qu'autre chose et que cette menace de déchéance ne fera pas bien peur aux islamo-terroristes ( parce que c'est bien eux qui sont visés, n'est-ce pas... ) mais moi j'aime bien les symboles. C'est important les symboles. Regardez les socialos, quand il a fallu stimuler la concorde chère à Président, qu'est-ce qu'ils ont fait ?  Ils nous ont enjoint de sortir le drapeau bleu-blanc-rouge que pourtant ils conchiaient depuis des années. Les symboles, même eux les gauchistes, quitte à les utiliser à leur profit, savent reconnaître qu'ils ont une force !  Alors allons-y pour la déchéance de nationalité. Avec tous les garde-fous nécessaires, mais allons-y !

Quand aux gauchistes qui aujourd'hui disent gnan-gnan-gnan, pas de ça chez nous, pas de stigmatisation, défense du droit du sol etc... Je leur rappellerai qu'ils se sont tous levés, à Versailles pour applaudir Président, qu'ils ont tous salué son magnifique discours à deux balles dans lequel, avec force, il annonçait vouloir instaurer la déchéance pour les bi-nationaux, y compris pour ceux nés en France. Applaudissements ne vaudraient pas acquiescement ? Bande de tartufes !

Je rappellerai  aussi à ces gauchistes qui ne veulent rien entendre de ce projet qu'un de leur pays frère et dont l'équipe gouvernementale est membre de l’internationale socialiste ( comme le parti socialiste français ), la si proche Algérie, a inscrit depuis au moins 2005 dans son code de la nationalité la déchéance de nationalité et que le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ne badinent pas avec ceux qui ne respecteraient pas la Nation. Lors de l'instauration de ce nouveau code de la nationalité en Algérie, de mémoire, aucun gauchiste français n'a moufté.

Je rappellerai à ces mêmes tartufes qu'être Français est peut-être un droit dès lors que l'on naît sur le territoire ( pour faire simple ) mais que cela implique aussi des devoirs: respecter la Nation, ses textes, ses institutions, sa loi, ses habitants, l'intégrité du territoire, etc... Que l'on peut ne pas être d'accord avec ces devoirs mais que seul le débat peut permettre une modification de ceux-ci, en aucun cas la violence. 

J'irais même plus loin que l'hystérique de Matignon. Quitte à réformer la constitution sur la question de nationalité, J'ajouterai que toute personne prétendant à un poste électif devra renoncer à sa double nationalité s'il en a une. Lorsque l'on veut représenter les Français, on se doit de n'être que Français. Prenons le cas d'Esther Benbassa, sénatrice EELV tri-nationale, quel discours tiendra-t-elle lorsqu'il faudra débattre de l'éventualité d'une admission de la Turquie dans l'Union ? Défendra-t-elle les intérêts français ou ceux de la Turquie ? A qui fera-t-elle allégeance ? Comment croire à son éventuelle sincérité ?

Mieux encore, toute personne prétendant devenir fonctionnaire (forces de l'ordre inclues) ne pourra qu'être français et uniquement français. Comment croire, par exemple, à la rigoureuse impartialité d'un fonctionnaire franco-algérien qui serait chargé d'accorder visa, passeport, allocations diverses à des ressortissants, par exemple, maghrébins ?

On nous dit qu'il y a un problème d'identité française; certains en leur temps, on voulu aborder le sujet... On nous dit maintenant que le drapeau et toussa, c'est important... Certains, non sans succès, parlent de suicide français, d’identité heureuse ou malheureuse... On sait qu'il y a des problèmes d'intégration ou d’assimilation... On les entend ceux qui disent " on est chez nous ! ". Oui, il y a bien un problème d'identité, quoi de plus logique quand on considère comme normal qu'un individu puisse être à la fois Français et Marocain, Français et Algérien, Français et Turc. Non, on ne peut être à la fois ceci et cela, qui plus est quand une des " moitiés " est issue de culture et de religion radicalement différentes de ce qui a fait et fait la France.

Ceci dit, il me faut, avec regret, remercier Président et son hystérique de Matignon parce que grâce à eux, il nous ait donné un magnifique spectacle, celui d'assister à l'implosion du parti socialiste. En 2009, un dit-philosophe français écrivait: " Le PS, ce grand corps malade, va mourir ? Non. Il est mort. Personne, ou presque, n'ose le dire. Mais tout le monde, ou presque, le sait. (...) La seule chose sûre c'est que ce Parti qui fut celui de Blum et de Jaurès est en train de perdre ce qui lui restait d'âme – et doit disparaître ". Après le virage social-démocrate de Président, les promesses de campagne oubliées, la nomination comme premier ministre de Mr 5% à la primaire socialiste, l'arrivée de Macron au gouvernement, j'en passe et des meilleures, et aujourd'hui cette histoire de déchéance de nationalité promue de longue date par la droite, nous assistons aux funérailles du parti socialiste. Rien ne sert d'attendre un hypothétique sondage Odoxa pour en avoir la confirmation.

Folie passagère 3023.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 23 décembre 2015

Taubira n'a pas à démissionner. Elle aurait dû être virée !


Ainsi donc, nous aurons assisté, presque incrédules, à l'une des plus belles guignolades qui nous ait été donné de voir, peut-être, depuis que la cinquième république existe !

Celui qui nous sert de Président promet devant le congrès - ce n'est pas rien, tout de même - d'inclure dans la constitution la déchéance de nationalité pour tous les bi-nationaux ayant commis des actes terroristes. La quasi-totalité de la classe politique applaudit. Même si en son sein, y compris à Matignon, quelques réserves sont émises: droit du sol et toussa, faut pas jouer avec les valeurs de la République et tout, et tout... Quelques résistances plus fermes s'expriment chez les marioles de ce qui reste d'EELV et chez les rigolos de l'extrême-gauche. mais globalement, unité nationale post-attentats oblige, on est d'accord ! Président a promis, Président fera !

Et puis voilà que Dam' Taubira, voix éminente de notre gouvernement, d'Algérie où elle se trouve pour on ne sait trop quelle raison, déclare que la déchéance ne sera pas inclue dans la réforme constitutionnelle. Traduction de toutes et de tous: Président recule et se renie à nouveau, encore une fois ! Puisque la vérole guyanaise, n° 4 du gouvernement, en charge du dossier, le dit, c'est que cela doit être vrai !

Tollé général justifié: Une promesse présidentielle faite devant le Congrès ne saurait être reniée pour des raisons politiciennes. Il en va de la crédibilité du pingouin élyséen.

Dans la soirée, sans doute ayant entendu le bruit des remous, Président organise au palais une petite réunion préparatoire au Conseil des ministres d'aujourd'hui. Des rumeurs courent que finalement, il maintiendrait la déchéance de nationalité. Et zig, et zag, un pas en avant...un pas en arrière... 

Mais alors, s'il maintient le projet, qu'est-ce qui a pu faire que la Guyanaise s'autorise une telle annonce ? Se croit-elle tout permis ? A-t-elle parlé en son propre nom ? S'est-elle cru au dessus de la parole présidentielle ? Était-elle consciente du camouflet qu'elle infligeait à Président ? A-t-elle eu l'autorisation de Président d'annoncer cela, celui-ci se ravisant compte tenu du tollé général, et ce faisant, contredisant sa ministre de la Justice ?

Alors oui, ce matin, après un pataquès pareil, pataquès permettant de douter sérieusement de l'appareil d'Etat, de la cohésion gouvernementale et de l'autorité présidentielle, l'hystérique de Matignon annonce que la déchéance de nationalité fera bien partie de la réforme et que ce sera... une farouche opposante à ce projet, l'arrogante Taubira, qui aura le privilège de mener à mal bien la réforme, réforme qu'elle avait pourtant officiellement annoncée comme expurgée de la déchéance de nationalité ! Non, mais on croit rêver ! On hallucine ! Et ce poison qui ose dire que " parole première et parole dernière appartiennent au chef de l'Etat " ! Elle qui en premier a annoncé que... enfin bref ...

Résultat du match: déchéance de crédibilité pour toute cette équipe de bras cassés, Président et ce gouvernement, tous incapables de la moindre cohésion, victimes de querelles intestines et coupables de maintenir en son sein un tel poison.

J'entends certains réclamer la démission de Taubira. Pour qu'elle le fasse, encore faudrait-il qu'elle ait un minimum de rectitude, donc, elle ne démissionnera pas; trop heureuse de continuer son oeuvre de destruction méthodique. Et elle ne doit pas démissionner, elle s'en grandirait. Elle aurait du être virée, sur le champ ! Pour cela, encore eut-il fallu que Président ait lui aussi un minimum de rectitude et de coucougnettes. Visiblement, des deux, il semble dépourvu.

Folie passagère 3019.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 22 décembre 2015

Déchéance de nationalité: Hollande se déballonne ! Façon Cahuzac !

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Alors comme çà, le guignol - comment le définir autrement ? - qui nous sert de Président a décidé de revenir sur un engagement qu'il a pris solennellement devant le parlement réuni en congrès à Versailles il y a à peine un mois ! C'est extraordinaire !

Que disait-il le 16 novembre dernier ?:

" Cette révision de la Constitution doit s’accompagner d’autres mesures. Il en va de la déchéance de nationalité. La déchéance de nationalité ne doit pas avoir pour résultat de rendre quelqu’un apatride, mais nous devons pouvoir déchoir de sa nationalité française un individu condamné pour une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou un acte de terrorisme, même s’il est né français, je dis bien « même s’il est né français » dès lors qu’il bénéficie d’une autre nationalité. 

De même, nous devons pouvoir interdire à un binational de revenir sur notre territoire, s’il représente un risque terroriste, sauf à ce qu’il se soumette, comme le font d’ailleurs nos amis britanniques, à un dispositif de contrôle draconien. "

Déchéance de nationalité qu'il proposait après avoir, lui et ses amis, tant critiqué Sarkozy qui l'avait évoqué en 2010 ! Oui, oui, notre cador national, chef suprême des armées, quasi proclamé père de la Nation par les médias à ce moment-là, parmi tout un lot de mesures, proposait en réaction aux attentats du 13 novembre d'instaurer lé déchéance de nationalité ! Et toute la gauche, ce jour-là aussi, d'applaudir. Et tous les parlementaires se lever. Un grand discours qu'on nous a dit ! My ass !

Le problème, à la limite, n'est pas d'être pour ou contre la déchéance de nationalité, n'est pas de savoir si c'est efficace ou pas, "humain " ou pas, " fasciste " ou pas... Non, le problème est que nous avons le Président du pays, qui devant la représentation nationale au grand complet et par lui convoquée à Versailles qui est capable d'annoncer un truc, de prendre un engagement et de se dédire un mois après ! N'avait-il pas réfléchi à ce qu'il annonçait ? Il faut croire que si puisqu'il répéta par deux fois " même s'il est né en France ". Discours construit à la va-vite ? Dans l'improvisation la plus totale ? Difficile à croire quand on a une armada de conseillers pour vous donner un coup de main et éventuellement relire.

Que nenni ! Son discours, qui plus est devant le Congrès, une occasion qui ne se présente guère qu'une ou deux fois par au cours d'un mandat, a été pensé et certainement très travaillé. Pensait-il, compte tenu des événements, que tout le monde le suivrait ? Y compris la gauche de sa gauche ? Oui, je le pense. Il pensait que... Faisait-il un calcul politique, pensant qu'avec ses propositions, il limiterait un tant soit peu la casse annoncée aux régionales ? Et que tant qu'à faire, il pourrait siphonner u n brin au centre et à droite ? Je le pense aussi. Promettait-il cela tout en sachant qu'il ne tiendrait pas l'engagement ? C'est possible et c'est encore pire puisque, les yeux dans les yeux, ce jour-là, il nous aurait menti.

Sauf que... Benêt s'est planté et, les régionales consommées et à une encablure de la prochaine présidentielle, il ne peut pas se permettre de se mettre à dos, plus que ce n'est déjà le cas, une partie de sa majorité, l’extrême-gauche, sa perle guyanaise et toute les bande de droitsdelhommistes stipendiés... alors, il recule, il renonce, il se renie, se dédit... encore une fois, une nouvelle fois !

Mentir au peuple lors de la campagne présidentielle ne lui avait pas suffit, le voilà recommencer, façon Cahuzac, devant le congrès !

Il a transformé un engagement solennel pris devant les Français en reniement, en mensonge. Ce type est une buse, capable de s'auto-piéger ! Et d'aucuns voudraient le reconduire...

Sortez le clown !

Folie passagère 3017
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France, 2019.