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lundi 25 avril 2016

De la légitimité des mauvais élus...

( On a dit: pas le physique ! )

Sur les 19 élections législatives partielles effectuées depuis l'entrée au Château de Président, seules 3 furent remportées par le PS; la troisième, c’était hier à Nantes où les 90 000 électeurs de la circonscription étaient appelés aux urnes pour élire à la députation le remplaçant de J-M- Ayrault.

C'est la socialiste Karine Daniel qui l'a emporté. Mais peut-on parler de victoire quand on se fait élire avec 75% d'abstentions ? Peut-on parler de victoire quand on est élu avec, en gros, seulement 13% du corps électoral ?

Parce que si vous lisez les journaux ce matin ou si vous avez regardé la télé, tout le monde vous dit que la dame a été élue avec 55% des suffrages. Certes, des suffrages exprimés mais en réalité, sur 90 000 suffrages potentiels, seuls 11 142 voix se sont portées sur la candidate socialiste. 11 142 sur 90 000 ! Karine Daniel est donc une mauvaise élue, une mal élue.

La dame est donc élue, avec tout ce que cela comporte ( pouvoir local et national, indemnités, temps de parole, vote des lois, etc...), par une ridicule minorité, 12% de votes " blancs " et une écrasante majorité silencieuse !

Alors, dans ces conditions, y-a-t-il de quoi se réjouir comme l'a fait l'inénarrable Cambadélis ? Certainement pas.

Peut-on dire que Karine Daniel est " légitime ". Oui si l'on pense à la notion de légalité. Elle a été élue dans les règles. Certainement pas si l'on considère qu'un député est sensée représenter tous les électeurs de sa circonscription.

C'est exactement ce qui est arrivé à notre flan présidentiel: Est-on légitime quand on est élu par seulement, de mémoire, 38% du corps électoral ? Oui, juridiquement. Et quand, par la suite, on mène une politique de guignol qui déçoit même ces 38%, on se retrouve avec un Président avec seulement 15% d'opinions favorables, du jamais vu sous la cinquième:

Base trop fragile à l'élection + politique catastrophique par la suite = remise en cause de la légitimité.

Une certaine rectitude morale, de la droiture, comportement hélas quasi-absent dans la classe politique, devraient normalement imposer à Karine Daniel et à tous ceux qui sont élus dans de pareilles conditions de refuser la charge pour laquelle ils ont été " élus". Je sais, je rêve !

Mais cette élection nantaise prouve une nouvelle fois à quel point notre système est à bout de souffle et de quelle manière les Français se désintéressent de la chose publique.

Pourquoi ne pas changer les règles en imposant un quorum qui, par exemple, ferait qu'une élection ne serait valable que si, le candidat recueille, au minimum les voix de 45% du corps électoral ? Pourquoi, comme dans d'autres pays, ne pas rendre le vote obligatoire ?

Politiquement, la France est schématiquement coupée en 3: 30% des Français votent à gauche, 30% à droite et 30% à l'extrême-droite. Le prochain Président sera donc élu par une minorité. Restera-t-il " légitime " longtemps ? Oui, si il a rapidement, dès la première année, des résultats positifs, non si tel l'actuel, il commet bévues sur bévues. Dans ce cas, rapidement, il dégringolera dans les sondages et une écrasante majorité des Français, comme aujourd'hui, aura beau jeu de dire: Nous ne lui faisons pas confiance: il n'est plus légitime.

Folie passagère 3153.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

vendredi 7 février 2014

De la légitimité de François Hollande...


" C'est tuer la justice avec son glaive que de dire : ce qui est établi est légitime ; il n'y a de légitime que ce qui est juste." (Pierre-Claude-Victor Boiste)

La question de la légitimité de hollande est de plus en plus fréquemment remise en question. Cette remise en question vient, et c'est fort logique, essentiellement de gens "de droite"; mais pas seulement si j'en crois certaines de mes lectures blogosphériques. L'argument des légitimistes est simple: Il a été élu dans les règles, en respectant la Constitution, par une très faible majorité du peuple Français. C'est ainsi. Et il n'y a pas à discuter.

Enfin, il n'y a pas, je veux bien mais nous est-il (encore) permis de nous interroger, de réfléchir et d'avoir une vison quelque peu différente ?

Parce qu'il a été élu, hollande est légitime dans son rôle de président. Reste donc dans un premier temps à savoir si les conditions de son élection ont satisfait aux exigences de légitimité. Il a gagné pour plusieurs raisons: 
- La disparition de DSK du paysage politique
- De tous les candidats à la primaire socialiste, il était le plus à même de rassembler au delà du camp purement socialiste. Il a réussi à siphonner au centre, à droite mais aussi à l’extrême droite.
- Un accord douteux avec EELV.
- Un programme, 60 propositions et des promesses dont certaines sont d'une démagogie achevée, d'autres proches au mieux de l'amateurisme, au pire du mensonge (prévisions de croissance ou renégociation du Traité Européen par exemple)
- La complaisance des médias à son égard et la haine créée et entretenue vis à vis de son concurrent.
- Un excellent discours au Bourget. Une anaphore percutante
- Le fait, pour le camp socialiste, de n'avoir pas été en responsabilité depuis longtemps et donc de n'avoir pas à porter les conséquences de la crise subie depuis 2008.
- Une campagne en demi-teinte à droite.

Un candidat de circonstances, par défaut, démagogue à souhait, menteur mais rusé et calculateur. Il est donc élu, mal élu, de justesse: 51, 64% des suffrages exprimés, un taux d'abstention de 19% et des votes blanc ou nuls à hauteur de 5, 82%.  11 millions de Français ne se seront donc pas exprimés soit près de 25% des inscrits; autrement dit 1 Français sur 4 n'a pas choisi hollande; seuls 39% du corps électoral a voté hollande, une autre vision du concept de majorité qualifiante... 

Règles mises à part, peut-on remettre en cause cette légitimité dès lors qu'elle n'est portée que par 39% du corps électoral et à peine 51% des suffrages exprimés ? Non, niet, nada ! La règle est la règle. La légitimité constitutionnelle du Président est donc inattaquable.

Peut-on néanmoins contester une légitimité telle que l'entendrait le sens commun, le sens populaire ? Se poser la question, c'est savoir ce que veut dire pour le commun des mortels le mot légitime. Est légitime: quelqu'un qui ne ment pas, qui met en accord ses paroles et ses actes, quelqu'un en qui on a confiance, quelqu'un en qui "on se retrouve", quelqu'un dont on sait que ce qu'il dira le lundi ne sera pas contredit par lui-même ou les événements dès mardi venu, quelqu'un dont la crédibilité ne peut être altérée par ses propres actes ou par l'action de ses amis, quelqu'un que l'on peut suivre parce que l'on sait qu'il prend le bon chemin, quelqu'un que l'on veut croire, quelqu'un que l'on peut croire, quelqu'un qui ne déçoit pas (ou tout du moins pas aussi rapidement), quelqu'un qui ne se ridiculise pas et qui ne ridiculise pas ceux qu'il est chargé de représenter, quelqu'un dont on sait qu'il nous protégera... quelqu'un d'exemplaire !

Dès lors et vu sous cet angle, peut-on considérer qu'un président qui ne remplit pas ces qualités est légitime ? Comment se fier à quelqu'un que les événements et La Courbe contredisent chaque jour ? Peut-on discuter de la légitimité d'un homme qui en moins de 20 mois ne réunit sous son nom que 19% d'opinions favorables (tous records battus). Peut-on ainsi  remettre en cause la légitimité d'un homme que personne ne semble vouloir nous envier ? Peut-on discuter de la légitimité de ce président en qui nous n'avons plus confiance ?

Peut-on ? Il me semble que oui.

Folie passagère 2127.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 26 mars 2013

De la légitimité de François Hollande...


A propos du mariage zinzin, je lis ça et là, y compris sous la plume de gens de droite, qu'il n'y a aucune raison de se plaindre: C'était dans le programme de Pépère, il a été élu. Dans la foulée, le parlement est passé à gauche. La messe est dite. Circulez ! Ainsi, nous souffle-t-on que hollande est légitime, force de loi est aux urnes !

Sur le principe, nous sommes d'accord, il a été (mal) élu. A ce titre, ce qu'il met en train, organise, fait voter ou dépense serait légitime, normal, républicain. Et ferme ta grande babelle si tu n'es pas content.

Sauf que lorsqu'il y a tromperie, mensonges et abus de confiance, on est en droit de se demander si cette fameuse légitimité demeure. Qui plus est lorsque celle-ci est assortie d'une côte de popularité aussi catastrophiquement basse. Qui plus est lorsque quelques 5  élections législatives partielles plus tard, on constate les frémissements d'un revirement de tendance. Qui plus est quand on ment effrontément sur le nombre de manifestants défilant par trois fois dans Paris, manifestations ne comportant pas uniquement des gens de droite...

Avec la loi Taubira, je le dis, il y a eu tromperie, un dol dirait le juriste. Lors de la campagne électorale, Pépère a fait de belles promesses, toutes aussi démagogiques les unes que les autres, toutes emballées d'un magnifique marketing progressiste.

Il en va ainsi de sa promesse n°31 d'instaurer le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels. Nos modernoeuds, épris d'égalitarisme et de justice pour tous, n'ont vu que le papier cadeau, la forme et pas le fond, normal, à ce moment là, la loi n'était pas élaborée. Compte-tenu du massif dénigrement dont fut victime le produit concurrent, les otaries ont applaudi une telle promesse, sans constater les impostures et les mensonges, et hollande fut élu. Le mariage zinzin, priorité des priorités dans un pays qui sombre, pouvait voir le jour. Et la surprise pour nombre de Français fut considérable. Il s'agissait de bien plus que d'un simple mariage gay dont on accouchait mais ni plus ni moins qu'un profond remaniement des fondements de notre société: mariage pour tous, adoption pour tous, assistance médicale à la procréation pour tous, deux papas, deux mamans, marchandisation inévitable du corps de la femme et des enfants à venir, etc... j'en passe et des meilleures... Là était la tromperie, le vice caché, l'embrouille, appelez cela comme vous voulez, le dol !

Autre exemple avec son fameux slogan: " Le changement, c'est maintenant ! " Avez-vous vu un quelconque changement si ce n'est la liste des taxes et impôts qui ne cesse de s'allonger chaque semaine. Nous étions loin du slogan de campagne mais bien plus proche d'une publicité mensongère, non ?

Autre exemple, voulez-vous ? Son engagement n° 9: " Le déficit public sera réduit à 3% du produit intérieur brut en 2013. " Comment pouvait-il promettre pareille gageure alors que tous les économistes sérieux annonçaient la chose comme impossible ? Mais les otaries continuaient d'y croire et d'applaudir. Nettement moins maintenant.

Promesse n° 11: " Je renégocierai le traité européen issu de l’accord du 9 décembre 2011 en privilégiant la croissance et l’emploi (...) ". Tous les eurosceptiques, les Montebourg et autres pourfendeurs des diktats bruxellois d'applaudir et de voter pour Pépère. Il ne fallait pas être grand clerc pour savoir ce qu'il adviendrait de cette promesse.

4 exemples simplement, il ne faudrait avec une foultitude d'autres alourdir ce billet. Mais 4 exemples qui prouvent à eux-seuls que l'élection d'hollande ne repose que sur des mensonges et des promesses démagogiques; de la production industrielle de dols et de tromperies. Dès lors, peut-on se poser la question de la légitimité de hollande ? Au bout de seulement 10 mois ?

Personnellement et sans hésiter, je dis oui. Non seulement on doit se poser la question de la légitimité de hollande mais tels que nous sommes partis, il viendra d'ici peu le temps de la remettre en cause. Il n'y a pas de légitimité qui tienne lorsqu’elle ne repose que sur des mensonges et des tromperies.

Le promoteur peut tromper l'acheteur, c'est du brigandage et à ce titre punissable. La maison France n'a pas à être la victime d'un charlatan.

Folie passagère 1634.
 
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.